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Tinergie : une success-story made in Brest !

Tinergie CoproEn 2016, Tinergie va passer une nouvelle étape de son développement en s’attaquant à la rénovation énergétique des copropriétés de Brest métropole. Retour sur une histoire qui a commencé en 2012, pour porter aujourd’hui de plus grandes ambitions pour le climat.

Lors de l’écriture du Plan Énergie Climat Territorial (PECT) de Brest métropole en 2011, est apparu rapidement que le premier enjeu auquel nous devions répondre, serait la rénovation énergétique des bâtiments. En effet, environ 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de notre métropole sont en lien avec du bâti (habitat et tertiaire), loin devant les déplacements qui représentent tout de même 30%.

Comment arriver à développer des actions individuelles d’économies d’énergie sur l’habitat alors qu'elles représentent toujours un gros investissement pour les habitants ? De plus, la rénovation est par définition techniquement compliquée et nous naviguons dans une complexité d’aides et de financements divers. Enfin, nous portons l’ambition d’un usage efficace de l’argent public, c’est-à-dire que chaque euro investi par un particulier, génère la plus grande économie, tant en GES pour notre plan climat, qu’en charges en moins pour l’habitant.

Ainsi est née l’idée de Tinergie. Un label, point d’entrée unique vers un dispositif d’accompagnement pour tous les habitants qui souhaitent porter un projet global de rénovation énergétique de leur logement. Un accompagnement technique depuis le diagnostic énergétique, jusqu'à la fin des travaux, complété par un accompagnement financier (incluant les aides de la métropole), afin de maximiser les chances que leur projet puisse voir le jour.

 

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Urbanisme : quand les petits chiffres cachent les grands

ID06-mouvement02On me demande souvent pourquoi il faut construire toujours plus de logement dans Brest. Il ne semble pas manquer de logements, il y en a partout ! Ce n’est pas faux qu’il y en ait partout … mais le besoin de nouveaux logements est en fait la conséquence de nos comportements et de nos façons nouvelles d’habiter la ville depuis 40 ans. Explication par quelques chiffres.

Les petits chiffres qui expliquent tout sont 3,3 et 2,2.

En 1970, sur le pays de Brest, il y avait en moyenne 3,3 habitants par logement. En 2010, toujours sur le pays de Brest, il y avait en moyenne 2,2 habitants par logement (moins de deux sur Brest). Ceci n’est pas une théorie, mais une observation qui porte le joli nom de « desserrement des ménages »1. Bon, 3,3 et 2,2 , ce n’est pas une révolution me direz-vous … et bien si !

On le comprend déjà mieux en le présentant dans l’autre sens, par logements. En 1970, il fallait 3 logements pour loger 10 habitants, alors qu’en 2010 il en fallait presque 5. En 40 ans, il a fallu construire près de 2 logements supplémentaires tous les trois logements existants. C’est beaucoup.

Si on se place à l’échelle du pays de Brest maintenant, en 1970 il y avait 325 000 habitants2 qui habitaient donc en moyenne 325 000 / 3,3 = 98 500 logements. En 2010, il y avait 390 000 habitants2 qui habitaient en moyenne 390 000 / 2,2 = 177 000 logements. Il s’est donc construit entre ces deux dates un peu moins de 80 000 logements. Dans les grandes masses, 80 000 logements c’est approximativement le nombre de logements à Brest. En 40 ans, nous avons reconstruit une seconde ville de Brest sur le territoire du Pays de Brest.

De 3,3 à 2,2 égale … une seconde ville de Brest !

 

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Et si nos collectivités équilibraient leurs émissions de GES ?

Brest_Bilan consommation énergie et GES 2013Bien que peu de brestois en aient conscience, grâce aux nombreuses actions volontaristes menées ces dernières années, Brest est aujourd’hui reconnue nationalement comme « pionnière en matière d’économie d’énergie »1.

Qu’en est-il de la consommation et production d’énergie ?

Petit focus en ce début d’année sur un nouveau document, élaboré courant 2015, dans le cadre des actions que la métropole porte dans son Plan climat. Comme souvent en matière de pilotage d’une politique, même si le cap est connu, il est intéressant de savoir où l’on est, pour évaluer où l’on va. C’est l’objectif poursuivi par ce premier rapport : Bilan 2013 des consommations d’énergie et de Gaz à Effet de Serre (GES).

Certains esprits taquins se demanderont comment se fait-il que le bilan 2016 ne sorte qu’en 2013 … Cela témoigne tout simplement du travail important pour aller tracer, puis compiler de la façon la plus rigoureuse l’ensemble des consommations et productions énergétiques de la ville de Brest, de la métropole et de ses services délégués. Cette première version, qui sera améliorée au fils des ans, permet aujourd’hui de donner une image intéressante des consommations des différentes politiques publiques menées par notre collectivité pour tous les habitants.

Je laisse à chacun le loisir de s’immerger dans tous les chiffres du rapport, mais personnellement j’en retiendrai deux. Deux chiffres synthétiques qui témoignent de l’enjeu et des ambitions de nos collectivités en la matière.

Pour poser les bases de l’enjeu, un seul chiffre : 15 millions d’euros2. C’est la facture énergétique annuelle payée par la collectivité sur les compétences directes ou délégués : fonctionnement des bâtiments (48%), transports (24%), eau et assainissement (14%) et éclairage publique (14%). On le voit, même si cela compte moins de 10% de l’ensemble des consommations d’énergie sur tout le territoire de Brest métropole, la diversité et la multiplicité des actions portées par nos deux collectivités pèsent significativement sur les consommations énergétiques. Enfin, cela rappelle bien que tous les Watt économisés, seront toujours aussi des euros de moins dépensés !

Un second chiffre intéressant : 92%. C’est le ratio entre les émissions de gaz à effet de serre évités par les productions énergétiques de la collectivité, par rapport à sa consommation totale. En effet, la collectivité est aussi productrice d’énergie « renouvelable » : photovoltaïque, solaire thermique, production de chaleur (UVED et chaudière bois), production d’électricité (UVED). Ceux-ci dépassent aujourd’hui les 9/10ème des consommations enregistrées par nos deux collectivités pour produire le service public.

Nos futurs développements prévus dans ce mandat : extension du réseau de chaleur, chaufferie bois, ballon de stockage d’énergie ou photovoltaïque, nous permettront probablement de compenser à plus de 100% nos consommations non renouvelables à l’horizon de la fin du mandat.

Alors Brest métropole, une collectivité zéro émission ? C’est possible, dans un futur plus si lointain !

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[1] Cf. reportage de France 5, Chauffage, le piège électrique qui prend exemple sur Brest pour les bonnes pratiques à suivre sur le territoire français. Visionnable sur YouTube ici. Partie sur Brest à la 35ème et 46ème minutes.

[2] Voir pages de synthèse du rapport, pages 46 à 48.


Plan climat de Brest métropole pour l'année de la COP21

Cop21-label_reduit_1Le plan climat de Brest métropole date déjà de quelques années. Il est le seul plan climat de France à avoir été conçu en même temps que le Plan de déplacement Urbain (PDU), le Plan Local de l’Habitat (PLH) et le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), auquel il a d’ailleurs donné le nom de “PLU facteur 4”, pour mieux afficher l’intégration de ces 4 documents de planification, mais aussi en clin d’œil à l’objectif Facteur 4 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050.

Comme beaucoup de grands pôles urbains, les axes de notre plan climat sont simples : près de la moitié des émissions de GES sur Brest métropole viennent du bâti (habitation et dans une moindre mesure tertiaire) et un bon tiers vient des déplacements (personnes et fret). Ces deux axes dépassent à eux seuls 75% des émissions. On comprend à la fois la pertinence de réfléchir PLU, PLH et PDU en même temps, mais aussi l’orientation des actions à engager pour remplir nos objectifs de réduction des émissions de GES.

Ainsi, depuis quelques années, un gros travail est fait par Brest métropole sur la question des transports, notamment l'augmentation de la part des transports en commun avec l’arrivée du tram, par exemple. Mais aussi tout un travail sur le bâti, avec la montée en puissance de Tinergie depuis 2012 sur la maison individuelle, qui se déclinera aussi prochainement sur les copropriétés. Idem sur le réseau de chaleur avec l’arrivée d’une chaufferie bois, mais aussi de la première installation de France d’un réservoir de stockage de chaleur, pour chauffer tout l’UBO. Pour ne citer que quelques actions.

Brest métropole est fortement acteur sur son plan climat. Reste que même si la collectivité est motivée, elle ne représente qu’entre 5% et 10% des émissions de GES du territoire. Les objectifs de division par 4 des GES à 2050 ne pourront pas être tenus sans les habitants et sans ce que l’on appelle la mobilisation de tous les acteurs.

Pour cette année particulière de la COP21 à Paris en décembre, nous avons donc décidé de mettre fortement l’accent sur ces 2 thèmes très importants : la prise de conscience et la mobilisation.

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Le Climat déclic, donnons de l'envie à agir dans le bon sens !

Logo ABrest métropole lance le Climat déclic, un concours auquel tout un chacun peut participer. Mais un concours, pour quoi faire ?

Il y a plein de façons d’aborder la question du dérèglement climatique. Aujourd’hui avec la COP21, on entend surtout parler des scientifiques qui arrivent à prédire les effets de l’activité humaine sur la régulation du climat et les écosystèmes, et cela ne donne rien de bon à l’arrivée. Nous savons tous que continuer comme cela revient tout simplement à scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Mais ça, c’est le job des scientifiques que de passer tout en équations pour nous dire ce qu’intuitivement on ne devine pas encore. Pire, nous dire ce que l’on ne devine pas encore … quand nous serons tous mort, puisque la fin du siècle ne sera pas à la portée de tous !

L’autre façon d’aborder la question du dérèglement climatique, c’est celle du citoyen, de l’habitant, de l’humain réfléchissant et choisissant le destin qu’il souhaite léguer à sa propre espèce.

L’autre façon, c’est aussi celle de notre quotidien, de nos choix et de nos non-choix. Celle du renoncement à ce qui détruit, mais aussi celle du changement, de la découverte et de l’apprentissage à ce qui continue à nous faire grandir. Celle de la compréhension d’une humanité liée par un destin commun. Celle enfin d’un sens partagé, à nouveau plus tourné vers l’aspiration pour un don aux futures générations, que sur un présent en perte de sens parce qu’au futur plus incertain.

Le dérèglement climatique est un risque, mais c’est aussi une formidable opportunité de changer, de grandir, de murir et de nous libérer du moins important pour revenir à l’essentiel. C’est clairement l’obligation de faire des choix, l’impérieuse nécessité de nous lancer vers un avenir fécond et nouveau.

Le Climat déclic, c’est tout cela !

Vers ce nouvel horizon, nous ne partons pas de zéro. Comme partout, il y a eu des résistants, des résiliants, des expérimentateurs, des précurseurs qui ont commencé à tracer des routes, leurs routes, en se faisant plaisir et en construisant un sens qui nourrit, parce que porteur d’un avenir meilleur.

Avec le Climat déclic, ce sont toutes ces personnes-là que nous souhaitons mettre en avant. Parce que tout comme les grandes, les petites initiatives sont autant porteuses d’avenir lorsqu’elles donnent l’envie à d’autres de se joindre à ce grand mouvement de l'aventure humaine.

Alors, n’hésitez pas … avec le Climat déclic,
l’important n’est pas vraiment de gagner,
mais c’est bien d'y participer ensemble !

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Retour sur la journée Couleur à Brest métropole

4789419881_2cdd85e7ac_zMercredi dernier avait lieu toute une journée sur la couleur au Mac Orlan. Expression de notre volonté politique de placer le thème de la couleur dans la ville au cœur du débat public, cette journée fut l’occasion d’exprimer et d’entendre les différents regards portés sur une question sensible. Cette journée fut aussi l’occasion de tracer l’esquisse de façons de faire différentes, qui pourraient être portées avec les habitants dans les différents quartiers.

La couleur dans la ville n’est pas un sujet politique facile. D’abord parce qu’elle est probablement considérée comme secondaire, plus superficielle que les façades qu’elle habille. Mais aussi parce que sur le thème de la couleur, bienheureux celui qui arrivera à trouver un consensus dans la population sur la bonne méthode pour décider de la bonne couleur, au bon endroit !

Il existe pourtant bien une attente forte de la population pour avancer sur ce sujet. A Brest plus qu’ailleurs, il y a un besoin de couleur qui exprime comme un besoin de lumière (quelque peu contrariée par notre météo préférée). La couleur apporte de la gaieté et de l’identité, elle trace des lignes et de donne du relief. Elle permet aussi, lorsqu’elle est harmonieusement agencée, de créer des quartiers où il fait bon vivre. 

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Réponse à RPB sur la question de l'habitat

Communiqué de presse transmis au Télégramme (et paru aujourd'hui ici) suite à l'article de vendredi, de l'opposition de droite brestoise, sur la politique de l'habitat [ici].

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Dans votre édition de ce jour, Rassemblement pour Brest (RPB), par la voix de Bernadette Malgorn, analyse subjectivement une enquête indépendante qui étudie les chiffres de l’habitat sur Brest métropole depuis dix ans. Elle dénonce le décalage entre les logements construits entre 2012 et 2014 (650 par an), avec l’objectif de production de logements du PLU Facteur 4, afin de maintenir notre population (1300 logements/par an). Sur la période mentionnée, RPB ne peut ignorer que la faiblesse du nombre de logements produit s’explique autant par l’annulation du précédent PLU et donc de l’incertitude juridique pour les opérateurs, que par la crise qui frappe durement tout le secteur de l’immobilier.

RPB propose maintenant de geler la création de nouvelles zones d’habitat, notamment aux Capucins où 560 logements sont attendus, au moment même où une reprise de fait sentir. Les professionnels et les salariés du BTP, qui comptent sur ces projets en ces temps difficiles, apprécieront surement.  

Autre idée lumineuse de la droite brestoise : donner la priorité à la rénovation urbaine. Merci,  mais c’est ce que nous réalisons ici depuis plus de dix ans : les quartiers de l’Europe, de Saint-Martin et de Recouvrance font ou ont fait l’objet de refontes urbaines qui changent la ville en profondeur, avec un investissement d’environ 150 millions d’euros sur ces dix dernières années. Le quartier de Bellevue vient d’ailleurs d’être retenu dans le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) pour la qualité de notre projet.

Une bonne politique de l’habitat ne se décline pas à grands coups de barre, mais en gérant les équilibres des différentes offres sur la durée. Critiquer sans rien proposer de crédible et s’auto proclamer visionnaire sur des actions déjà engagées, tout en votant contre tous les projets qui dessinent le Brest de demain ne feront pas avancer notre ville. Les électeurs brestois l’ont bien compris en rejetant par deux fois en un an ce qu’il est désormais convenu d’appeler la vision décliniste de la droite brestoise.

Thierry Fayret

Vice-président chargé de l’urbanisme, de l’habitat et du plan climat.


Tinergie – bilan 2014, la croissance continue !

Tinergie 2Après trois années pleines de fonctionnement depuis son lancement, le dispositif Tinergie continue à monter en puissance [Voir graphique]. Le nombre de contacts vers l’espace info énergie (EIE) d’Ener’gence aura ainsi été multiplié par 4 entre l’année 2012 et l’année 2014 (plus de 1000 contact cette année).

Tous les contacts ne finissent pas dans le dispositif Tinergie. Un certain nombre de particuliers feront leurs travaux sans rentrer nécessairement dans la démarche. Par ailleurs, une part significative des dossiers a pu être redirigée vers les dispositifs de l’ANHA qui proposent des niveaux d’aides supérieurs, en fonction des revenus des ménages.

Au total pour 2014, c’est un peu plus de 300 dossiers individuels de travaux de rénovation thermique qui auront été engagés via ces deux dispositifs sur Brest métropole (dont plus de 80 via Tinergie).

Un autre élément de satisfaction vient aussi de la qualité des projets soutenus. En effet, le gain moyen des projets soutenus par Tinergie en 2014 est de l’ordre de -55% sur les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit donc de projets vraiment qualitatifs pour la limitation de l’usage des ressources énergétiques et pour le climat.

Enfin, Tinergie et les aides à la rénovation énergétique sont clairement un moteur pour l’économie locale. Les 300 dossiers engagés en 2014 sont estimés à quelques 8 millions d’euro de travaux, rien que sur la part rénovation thermique. On le voit, la rénovation énergétique est une opportunité autant qu’un investissement dans l’avenir pour notre territoire.


La carte de Brest métropole, mieux que Google Maps !

Carte BrestLes données d’analyse et la compréhension d’un territoire sont d’autant plus lisibles qu’elles sont en lien avec une cartographie. Le SIG (Service d’Informations Géographique) de Brest métropole gère ces données pour produire les différentes visions de notre métropole et aussi du Pays de Brest. C’est une équipe peu connue, mais qui propose aujourd’hui des services à la pointe de la technologie.

Au début, il s’agit plutôt d’un outil très opérationnel pour les déplacements, les règlements d’urbanisme, les chantiers et les travaux de réseaux sur le terrain. Mais l’accessibilité de cette visualisation cartographique est aussi une façon de jouer la transparence avec les citoyens, en leur laissant la possibilité d’aller eux-mêmes consulter les données cadastrales ou de zonages du PLU, par exemple.

L’accès aux données publiques est possible à tous sur le site GéoPaysDeBrest. On y trouve des cartes, mais aussi un visualisateur puissant qui permet une balade très fluide dans les différentes couches de cartographies disponibles.

Les photos aériennes proposées sont aussi de bien meilleure qualité par rapport à celles que l’on peut trouver sur internet, comme sur Google Maps par exemple. A la fois la définition est meilleure, mais surtout, la donnée est plus récente puisque qu’elle se basse non pas sur des photos satellites parfois anciennes, mais des photos aériennes prises ces dernières années.

Par ailleurs, une version mobile et tablette plus légère est aussi disponible à l’utilisation [ici].

Enfin, demain ces données ne seront plus seulement surfaciques, elles prendront de la hauteur et du relief. Pour l’instant, la maquette 3D existe déjà, mais pour la balade, c’est encore plutôt réservé aux films ! Demain, la balade 3D en temps réel sera probablement accessible à nos souris !

Vidéo de la maquette 3D des capucins

Vidéo de la maquette 3D du projet de développement du port de Brest


Emission Terres & mers de Bretagne : la question foncière

La semaine dernière, j’étais invité à l’émission Terres & mers de Bretagne pour parler de la gestion du foncier vis-à-vis des enjeux agricoles de notre territoire.

Brest métropole travaille depuis de nombreuses années sur cette question, notamment au travers de ce que nous appelons la Cellule foncière. Cette instance réunit les professionnels de l’agriculture et les services de Bmo. Elle permet d’élaborer ensemble les stratégies de développement de l’urbanisation pour que l’impact soit le plus contrôlé possible et quand il existe, anticipé longtemps à l’avance.

De même, le PLU de Bmo pose des ambitions fortes de préservation de l’espace agricole, tout en permettant la poursuite du développement de notre agglomération, nécessaire à la dynamique d’ensemble du Pays de Brest et à son attractivité.


Les dessous de la politique de l’urbanisme à Brest

15488131058_495cf0b31d_zJ’entends souvent la même critique sur la politique de l’urbanisme à Brest. Cette critique est largement portée par l’opposition brestoise, mais elle se retrouve aussi dans l’esprit des habitants, parce qu’elle exprime aussi une forme de logique. Cependant, dans le monde complexe où nous vivons, une logique trop simple sous-estime souvent la réalité.

Explications.

 

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Guide des bâtiments économes en énergie

RTEmagicC_guideenergie_jpgDans le cadre des actions du plan climat de Brest métropole, la collectivité a réalisé un livret de recommandations pour guider les particuliers ou les maitres d’œuvre dans la réalisation de travaux d’amélioration thermique [ici]. Chacun peut y trouver des informations avant de partir sur son projet.

On ne le dira jamais assez, 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent du bâti sur Bmo. Il est donc primordial d’apporter des réponses à la rénovation thermique des maisons et des immeubles.

Le dispositif Tinergie fut une première étape. Initialement destiné aux particuliers habitants des maisons individuelles, il est devenu le portail d’entrée unique pour toutes les questions de rénovation énergétique. Le dispositif évolue et les premières réalisations sur des copropriétés sont dans les tuyaux. Il s’agit là d’un enjeu important pour Brest, mais aussi d’un niveau de complexité plus grand dans sa mise en œuvre.

Les restrictions budgétaires sur les collectivités territoriales risquent de ne pas faciliter la pérennisation des subventions pour la rénovation thermique des particuliers. Par contre, nous pouvons apporter un savoir faire et une sécurisation dans les programmes de rénovation. C’est l’esprit de ce livret et de ses fiches conseils qui permettront à chacun d’accéder à des recommandations techniques et indépendantes.


C’est la rentrée !

La rentréeAprès quelques semaines de repos (bien mérité), nous voici sur le bord du précipice, prêt à se lancer dans le vide d’une nouvelle année qui commence, à se lancer dans l’écriture d’une page encore blanche !

L’année passée aura été très monopolisée par les enjeux électoraux du mois de mars, coté politique avec les municipales, comme coté boulot avec les élections professionnelles. Pour l’année à venir, pas d’élection en vue (hormis les sénatoriales bien-sûr, mais ce n’est pas tout à fait pareil). Nous voici donc sur une période de calme, ce qui n’est pas un luxe pour construire un peu.

Pour cette année 2014-2015, plusieurs chantiers me tiennent à cœur.

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Club des initiatives locales pour la rénovation énergétique

TinergieMardi dernier a été fondé le Club des initiatives locales pour la rénovation énergétique, en présence de la ministre du logement, Sylvia Pinel. En introduction, j’y ai présenté notre portail Tinergie qui avait reçu l’an passé le Grand prix du jury des initiatives locales.

Tinergie reste encore un outil original, regardé de près par les autres villes de France. Il y a quinze jours encore, nous accueillions un groupe d’élus de Lilles qui souhaitaient voir comment fonctionnait notre portail pour la rénovation énergétique.

L’année 2013 aura été la première année pleine de fonctionnement. Quel bilan tiré de Tinergie ?

Il y aura eu plus de 800 contacts de générés via le portail. Environs 220 projets auront été lancés via Tinergie en 2013. Cent porteurs de projets auront touché les aides de Bmo et 120 autres auront été pris en charge par le dispositif de l’ANAH qui s’adresse aux revenus plus modestes. Ces chiffres sont à minima, car il est probable que Tinergie ait suscité des projets qui ensuite n’auront pas cherché à rentrer dans le dispositif.

On estime globalement que Tinergie aura généré 2 500 000 € de travaux de rénovation thermique, pour un financement sur une année de l’ordre de 250 000 €. Un euro d’aide génère donc environ dix euros de travaux, purement de rénovation énergétique. En moyenne, les projets portés auront eu des gains énergétiques de 43%.

Tinergie s’adresse aujourd’hui aux projets sur des maisons individuelles. Cependant, nous travaillons activement sur un déploiement de Tinergie vers les copropriétés. C’est une étape importante pour notre territoire où de forts enjeux existent dans ce domaine. Là aussi, Brest métropole océane continue à souhaiter défricher le terrain. Nous sommes aux avant-gardes sur la question du tiers financement qui minimisera l’impact financier des couts de rénovation pour les habitants.

Sur la question de l'habitat, la rénovation énergétique est probablement l’enjeu de ce début du XXIème siècle. Cela prendra du temps. Nous devrons être innovant pour trouver les bons outils afin de faciliter les projets du territoire et bénéficier par là-même, d’une belle opportunité en terme d’emplois.


Au nom de la loi, je vous déclare …

Mzriage_civil_vdmjLa fonction d’élu municipal donne un pouvoir magique. Celui de prononcer la phrase : « Au nom de la loi, je vous déclare unis par le mariage ». Et plouf, comme par enchantement, deux individus deviennent un couple, faisant par là-même mentir le plus célèbre des axiomes mathématiques : un plus un, peuvent faire un.

Etant de permanence toute la semaine, j'avais hier l’avantage de passer ce merveilleux samedi après-midi ensoleillé, dans les salons de la mairie de Brest, afin de procéder à quatre mariages. Dire que cela m’enchantait serait probablement mentir. J’aurais bien commencé l’après midi par une petite sieste, après une semaine chargée, suivie d’une petite sortie en famille. Mais bon, les mariés n’attendent pas, c’est bien connu. J’ai revêtu mon costume, bouclé ma cravate, enfilé l’écharpe tricolore et fort de mon pouvoir magique, je suis allé officier !

Faire des mariages, cela m’impressionne toujours. Ce n’est pas la difficulté de l’exercice en lui-même qui met la pression, mais la perception de l’importance du moment pour ceux qui le vivent. Même si on en fait plusieurs à la suite, chaque mariage est un moment unique pour les mariés. Il ne s’agit donc pas de faire les choses à moitié.

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Prise de fonction sur une nouvelle délégation

623071_brest-portAprès l’élection, vient le temps de la mise en place de la nouvelle équipe et des nouvelles responsabilités. Adjoints à la ville de Brest et vice-présidents à Brest métropole océane ont été nommés lors des premiers conseils (ici). De ma délégation sur la rade et le littoral, je passe à l’urbanisme, l’habitat et le plan climat.

Lors du dernier mandat, j’avais travaillé avec Jean-Pierre Caroff sur l’écriture du plan climat dans le cadre de ce qui est aujourd’hui le « PLU x 4 » : le plan local d’urbanisme intercommunal facteur 4, intégrant les PLU sur les 8 territoires de BMO, le PLH : Plan Local de l’Habitat, le PDU : Plan de Déplacement Urbain et le PECT : Plan Energie Climat Territorial. Je ne pars donc pas de rien, même si le monde de l’urbanisme est encore pour moi un peu nouveau.

L’urbanisme, c’est la fabrique de la ville au sens le plus large qui soi. C’est façonner l’écosystème urbain dans l’intérêt et pour le bien-être des habitants qui y vivent et y vivront. Le temps de cycle d’une ville est à l’échelle du siècle. Sur six années de mandat, nous sommes donc plus sur des petites touches que sur des bouleversements profonds. Mais la ville s’anticipe, se projette en fonction des enjeux auxquels on souhaite répondre.

L’urbanisme, c’est un travail qui amène à prendre en considération l’ensemble des facteurs autour d’un projet et le premier d’entre eux, c’est le facteur humain : l’avis des habitants, leurs attentes et leurs besoins, à moyen et long terme.

Le mandat sur l’eau fut passionnant. Je pense que cette nouvelle responsabilité, au service des habitants du territoire, le sera tout autant.

A suivre ...


Un mandat au fil de l’eau !

Cours eauDernier jour de ce mandat à Brest métropole en tant que vice-président en charge de la rade et du littoral. Demain en conseil de Bmo, une page se tournera. Je souhaitais donc en profiter pour conclure ce qui fut pour moi une très belle aventure de 6 ans, sur la question de l’eau dans toute sa diversité.

L’eau, c’est la vie ! Après l’air que nous respirons, c’est le bien le plus précieux, le plus indispensable à la vie. On a vite tendance à oublier et à penser que l’ouverture du robinet suffit pour faire jaillir cette eau limpide et fraiche. Tout un mandat à découvrir qu’il n’en est rien et que tout cela demande une vigilance continue, d’importants investissements, un travail de fond avec de nombreux acteurs et sur un territoire qui ne se suffit pas des limites administratives.

L’eau, c’est d’abord sa gestion qualitative. Depuis tout le travail engagé sur le bassin versant via le Syndicat de l’Elorn, mais aussi par son traitement au travers de la nouvelle Société Publique Locale Eau du Ponant. C’est aussi la minimisation de l’empreinte écologique d’une collectivité de plus de 200 000 habitants qui rejette dans un milieu naturel fragile, unique et qui nous est indispensable : notre rade de Brest. La plus belle rade du monde, ne dit-on pas ?

L’eau, c’est aussi sa gestion quantitative. Dans le milieu naturel d’abord, pour faire face aux périodes de sècheresses, avec le barrage du Drennec à Sizun. Mais aussi dans les réseaux, sous nos pieds, dans les réservoirs et les châteaux d’eau qui se remplissent et se vident comme les marées, deux fois par jours. Une gestion tout en finesse et en anticipation, de façon à toujours disposer d’eau à toute heure de l’année.

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Premier conseil municipal

1010302_10151779189704058_8473517707141812172_nHier matin avait lieu le premier conseil municipal de Brest pour la mandature 2014-2020.

Contrairement aux conseils municipaux classiques où nous passons principalement en revue des délibérations gérant la ville, celui-ci relevait exclusivement de la mise en route du Conseil. Les délibérations étaient majoritairement sur des élections d’élus à des fonctions : le maire d’abord, puis les 21 adjoints de la municipalité. Nous avons fini par quelques nominations sur des instances spécifiques comme le CCAS, la Commission d’Appel d’Offre (CAO) ou le CA des pompes funèbres communales (PFCA), par exemple.

Du fait du « scrutin proportionnel, avec une prime majoritaire » de l’élection municipale, ce jeu de nomination revêt un caractère plutôt symbolique. En effet, la liste gagnante dispose d’une large majorité au conseil (aujourd’hui, 42 sièges sur 55 pour Brest). Il y avait donc peu de surprise à attendre de ce conseil.

Première réunion officielle après l’élection, ce conseil n’en est pas moins instructif sur les positionnements des deux listes élues. Comme il était prévisible, madame Malgorn aura joué le jeu de l’obstruction systématique, sans vraiment arriver d’ailleurs à trouver des angles d’attaques pertinents, sur un ordre du jour pour le moins cousu de fil blanc. Bardée d’un code civil Dalloz bien en vue, ses interventions relevaient plus de la nécessité d’exister et de poser ses marques, que du débat constructif promis par l’opposition en début de séance.

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Les dessous de la couronne à Brest !

Galette des roisL’an dernier, « l’affaire de la couronne » comme on pourrait l’appeler, à fait parler d’elle à Brest. En effet, les petits chanceux et les petites chanceuses ayant trouvé une fève dans leur part de galette n’auront pas eu droit à une couronne. Crime de lèse-majesté, ils n’auront pas pu être consacrés roi ou reine !

Bon, même si nous ne sommes pas là dans un événement majeur sur le plan scolaire, l’affaire ayant fait un buzz national, il est peut-être temps de dire deux mots de cette fameuse couronne qui fit couler beaucoup d’encre par son absence.

Comme les années passées, il y avait bien une couronne de prévue. Sauf qu’en 2013, l’entreprise qui gère la délégation de service public de restauration scolaire (le fermier) avait décidé de se faire un peu de pub au passage, sans en avertir personne. Ils avaient apposé leur beau logo et souhaitaient « une bonne épiphanie » aux enfants. Ce faisant, ils contrevenaient à deux principes de leur contrat avec la collectivité : ne pas faire apparaître son nom sur de la publicité vis-à-vis des enfants et, ce que l’histoire a surtout retenue, le caractère religieux du terne « épiphanie ».

Il a donc été décidé de demander à notre fermier de reprendre sa couronne, eu égard aux deux libertés qu’il s’était permis, sans même en avertir auparavant les services de la ville. Nous étions mis devant le fait accompli, alors qu’ils ne pouvaient pas ignorer ces deux règles. 

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Les dessous du prix de l'eau

EauNouveaux articles « éclaboussants » sur le prix de l’eau [ici et ]. Brest aurait le prix de l’eau le plus cher des communes de plus de 100 000 habitants. Alors que nous sommes passés en SPL en 2012, le prix de l’eau n’aurait pas baissé. Au contraire, de 2009 à 2013, il aurait augmenté de +14%, passant de 3.71 €/m3 à 4.23 €/m3.

Ce genre d’article fait toujours sensation et est toujours suivi d’une vague de prises de position qui relèvent souvent peu le débat. Pourtant, derrière les chiffres se cachent une réalité bien différente.

Le prix de l’eau ramené au m3 est un indicateur qui ne traduit pas réellement l’augmentation du prix de l’eau pour l’habitant. On le sait, les consommations d’eau baissent de 2 à 3% par an depuis 10 ans, grâce aux efforts faits sur la limitation des gaspillages. A facture constante, le prix de l’eau grimpe donc mécaniquement … mathématiquement devrait-on dire !

Avec une baisse de 2.5% des consommations d’eau, le prix de l’eau ramené au m3 est 2.5% plus cher, alors que la facture moyenne de l’abonné n’a pas varié d’un centime !

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Qualité de vie au travail et coopération

Cooperation_wheelLe thème de la qualité de vie au travail est dans les tuyaux depuis quelques années maintenant, il revient dans l’actualité avec la discussion sur l’ANI de ces derniers mois.

Depuis les vagues de suicides médiatisés à France Télécom ou à Renault, la question des risques psychosociaux (RPS) a fait son apparition dans l’entreprise. Il aura fallu aller au bout de la souffrance au travail pour prendre conscience des dérives des modes de management de ces dernières années.

Pourtant critiqués depuis longtemps par des psychologues ou des sociologues du travail ayant observé en « off » leurs dégâts collatéraux, ces méthodes de « gestion des ressources humaines » ont fini par considérer les salariés comme n’importe quel élément entrant dans la fabrication d’un produit : négociation des couts = négociation des salaires ; gestion à flux tendu = précarisation et annualisation ; optimisation fonctionnel = intensification des taches ; spécification fonctionnelle = développement des référentiels et des normes ; etc … Le fait de ne plus considérer l’humain pour ce qu’il est et d’amplifier la pression par un management de plus en plus individualisé aura conduit à développer des pathologies psychologiques lourdes et, quand elles ne conduisent pas à irréparable, pouvant laisser d’importantes traces dans la vie des salariées.

En 2010, prenant conscience de l’enjeu, un rapport intéressant est sorti à la demande du Premier ministre de l’époque (F. Fillon), écrit par un président de Groupe, une DRH et un syndicaliste [ici]. Plus récemment en avril dernier, Terra Nova a produit une note écrite par Martin Richer [ici], reprenant les préconisations de 2010, en les complétant. Ainsi, il y est notamment recommandé le « renforcement des managers sur le terrain » et la « restauration des espaces de discussion et d’autonomie dans le travail ».

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Tinergie, on en parle

Tinergie BrestVoici bientôt une année que le portail Tinergie a été lancé dans le cadre du Plan climat de Brest métropole. Cette semaine, nous avions droit à une petite reconnaissance nationale dans la revue Le Moniteur [ici].

C’est une bonne chose, car il est clair que nous avons un peu de mal à faire connaitre cet outil qui est pourtant, comme le dit l’article, assez innovant en France.

La rénovation thermique du bâti est un des enjeux majeurs sur la question climatique. Le bon accompagnement des particuliers dans leur démarche est donc primordiale, tant pour déclencher le passage à l’acte que pour produire des résultats de qualité.

Avec Tinergie, nous disposons d’un bon outil pour cette politique. Si son lancement se fait en douceur, il est certain que c’est une action qui a de l’avenir et que l’on risque de nous copier.


Brest, la bien gérée !

Mairie de Brest-001Allez, dernier petit post de l’année pour faire état, une fois n’est pas coutume, d’une analyse diffusée par le Figaro magazine et réalisée par une agence de notation des collectivités territoriales : Public Evaluation System [ici].

Cette étude calcule différentes dépenses pour des villes de plus de 100 000 habitants, en intégrant bien-sur l’intercommunalité dans les calculs ramenés à l’habitant.

Que découvre-t-on dans cette étude pour Brest :

  • Charges de personnel : 306 €/hab     (moyenne : 639 €/hab)
  • Dépenses d’équipement : 131 €/hab  (moyenne : 301 €/hab)
  • Dettes : 507 €/hab                           (moyenne : 1058 €/hab)
  • Frais de communication : 2.7 €/hab   (moyenne : 11.4 €/hab)
  • Frais de mission par élu : 787 €/élu   (moyenne : 688 €/élu)

Brest n’est pas une ile dans un monde vide, il est donc intéressant de comparer à la moyenne des 35 plus grandes villes de France (c.à.d celles ayant plus de 100 000 habitants).

Alors que l’opposition brestoise critique notre gestion et revient régulièrement sur l’augmentation de l’impôt, les chiffres de l’étude montrent en valeur comparée que nous sommes plutôt très raisonnable en la matière. Charges de personnel, dépenses d’équipement et dettes sont plus de deux fois inférieures aux moyennes françaises.

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Trophée Eco Actions : Brest à l’honneur !

Trophée des Eco Maires _ BrestMardi soir, de retour d’un déplacement professionnel, j’ai fait un rapide crochet par l’Hôtel Lassay de l’Assemblée Nationale. J’y ai reçu le second prix des Trophées Eco Actions, des mains de Claude Bartolone et de Georges Pernoud, pour le compte de notre collectivité.

Brest métropole avait déposé un dossier de candidature sur une action phare que nous soutenons depuis plus de 10 ans : « Désherber sans polluer, une gestion volontariste des espaces publics ». Face à cent autres dossiers venant de toutes la France et d’Outre-mer, nous avons décroché le second prix pour notre action en faveur de la qualité de l’eau, la santé et la biodiversité.

C’est en 2000 que la collectivité a engagé une réflexion et des actions sur ce sujet. Depuis douze ans, quatre de nos services se sont mobilisés sur le sujet : le service voirie, le service propreté et déchet, le service espaces verts et le service d’écologie urbaine. Transversalité entre les services, mais aussi entre les territoires puisque les 8 communes de Brest métropole ont avancé ensemble sur ce dossier.

Les résultats sont aujourd’hui au rendez-vous. A la fin des années 90, nous utilisions environ 1500 kg de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces publics, avec des incidences mesurées en termes de pollution de l’eau. Aujourd’hui, nous n’en utilisons plus qu’environ 10 kg (moins de 1% des quantités initiales), majoritairement pour la lutte contre les espèces invasives présentes sur certaines parcelles. L’amélioration s’est aussi ressentie sur les analyses d’eau.

Ce prix reconnait le choix des élus sur toute cette période, mais aussi le travail des services à transformer leurs pratiques pour l’entretien de l’espace public. Cette conversion aux techniques alternatives ne fut pas simple et nécessita un engagement de tous pour réussir sur la durée. Nous pouvons nous féliciter collectivement de cette reconnaissance nationale que nous recevons aujourd’hui.


Lutte contre l’abstention

Abstention-presidentielle-2012-9-677x477Depuis lundi dernier, je suis en charge de la lutte contre l’abstention au sein du conseil fédéral finistérien du PS. Voilà une question qui m’intéresse depuis déjà un certain temps et sur laquelle je ne pars pas tout à fait de zéro [ici]. C’est une question intéressante, car finalement peu travailler par le monde politique.

La meilleure façon de comprendre ce qu’est l’abstention, c’est peut-être tout simplement de la regarder en face, par les chiffres. Depuis quelques années, je me suis construis un graphique [ici] qui montre les courbes d’abstention, en fonction du type de scrutin. La présidentielle, les municipales, les législatives ou les européennes sont révélatrices du phénomène. S’il y a des écarts entre scrutins, les courbes témoignent d’une étonnante régularité, avec des tendances à la hausse très proches, basé sur un ratio de +0,5 point d’abstention par an.

Les cantonales et les régionales sont plus difficilement analysables car elles ont été liées, ou non, à d’autres scrutins, ce qui fausse les résultats. L’élection présidentielle est bien en ligne avec les autres, en dehors du point singulier que fut le 21 avril 2002 et qui induit après un décalage proche de dix points.

L’abstention n’est donc pas un phénomène chaotique. La régularité de son taux de progression tend plutôt à démontrer qu’il s’agit d’un phénomène d’usure et de décrochage lent, mais constant.

Lutter contre l’abstention, c’est d’abord se poser la question de ce décrochage, de ce désintérêt ou de ce manque de confiance d’une partie de plus en plus importante de la population française. C’est peut-être aussi questionner les sens de cette abstention, au regard des nouveaux usages de notre société. C’est enfin tenter de transformer les façons de faire de la politique pour combler aussi bien la défiance que le décalage entre les pratiques politiques et les attentes des citoyens, à l’orée de ce nouveau millénaire.


Premier secrétaire du Comité de ville de Brest

Logo-ps-newDepuis ce soir, me voici premier secrétaire du Comité de ville du parti socialiste brestois. J’avais annoncé ma candidature [ici], il y a deux mois et je m’y suis tenu. Le comité de ville est l’instance de coordination des trois sections de Brest, du parti socialiste. C’est à la fois le lieu où l’on travaille sur les questions politiques bresto-brestoises, mais c’est aussi un lieu d’impulsion, pour tout ce que fait le parti à ce même niveau.

Voilà quelques temps que je réfléchis à ce nouvel engagement. Je crois que l’échelon de la commune est pertinent pour arriver à faire de la politique avec les habitants. La situation est probablement un peu différente dans des villes moins grandes ou en zone rurale, mais dans une ville de 150 000 habitants, la tache n’est pas simple pour arriver à toucher les habitants et à faire de la politique avec eux. Cela reste à mes yeux un fort enjeu pour la démocratie.

Reconnecter les habitants avec le politique, travailler sur la défiance qui s’installe, tels sont les ambitions que je souhaite porter au cours de ce mandat. Car la politique n'est pas l'ennemie de la population, au contraire, elle est la garante de l'intérêt général, du bien commun. Chacun doit y avoir sa place et tous les avis comptes pour définir cet intérêt général, qui est tout sauf une évidence dans un monde complexe et pluriel.

Il est donc grave de voir se creuser un décalage entre la population et ceux censés travailler pour elle. Cela alimente les peurs et cela renforce ceux qui s'en nourrissent. Les démagogues, les extrêmes, les populistes aiment la peur des peuples. Ils savent très bien qu'elle est une arme pour mieux les enfermer, les priver de liberté, sans mur ni barreau. Les partis politiques républicains doivent lutter contre cela et faire, à droite comme à gauche, de l'intelligente en politique une priorité. Il ne s'agit pas d'une question de sondage, d'efficacité ou de popularité, mais peut-être juste une question de devoir par rapport à l'histoire.

Je n’attends pas de miracle, je n’attends pas une inversion de tendance spectaculaire, mais je crois que ce travail de fond est plus que nécessaire et doit être au cœur de nos préoccupations en tant que politiques. Alors … c‘est parti !


Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière

Brest biodiversite marine et cotièreAprès l’année 2010, où Brest avait été Capitale maritime de la biodiversité, nous avons souhaité organiser deux temps forts sur ce même thème en 2012. Au printemps, Brest métropole et ses partenaires ont proposé un évènement grand public, sur trois jours, pour les habitants et les scolaires (ici). Hier et aujourd’hui, avaient lieu les premières Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière, à Océanopolis (ici).

Commencées hier par un discours introductif de la Ministre de l’Environnement Delphine Batho et du Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité, ces rencontres se sont terminées dans la plus grande satisfaction des participants. Nous aurons pu faire un état des lieux des connaissances et des enjeux qui se nouent en ce moment sur la question de la biodiversité en mer. Ensuite, des groupes de travail auront produit des recommandations vers les collectivités maritimes afin d’être actrice sur les enjeux de biodiversité. Enfin, cet après-midi, nous avons conclu sur la perspective de la création d’un réseau de villes côtières traitant de ces enjeux, sur la durée.

Le rôle des territoires locaux n’est pas forcément très visible sur la biodiversité marine. Pour autant, il est essentiel. Nous sommes les territoires dont les patrimoines économique, social et environnemental peuvent être touchés par une dégradation de la biodiversité. Mais nous sommes aussi ceux qui sont directement en lien avec les habitants et les acteurs, ceux qui sont à même de produire les changements de façon volontaire, sans en passer par trop de règlementation. C’est vrai à Brest, comme en Afrique, en Asie ou outre-Atlantique.

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RFI – Autour de la question

RFIHier, j’ai participé à l’émission de Jean-Yves Casgha, Autour de la question, pour présenter la Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière que nous organisons à Brest, mardi prochain [ici].

Vous pouvez réécouter l’émission : 1ère partie et 2nd partie.

Radio France Internationale est une radio qui n’émet en France qu’à Paris, depuis la Maison de la radio, mais elle possède des relais partout dans le monde. Dépendante du Ministère des affaires étrangères, elle est un bon vecteur pour la francophonie.


Hyderabad, retour sur les impressions du sommet

8089399261_1f3579479d_mDifficile de faire un rendu exhaustif de cette conférence de l’ONU sur la biodiversité, alors que je n’y ai passé que trois jours et que je me suis surtout intéressé au Sommet des villes sur la biodiversité et non à la Conférence des parties (COP11). Cela étant, j’avais envie de livrer ici quelques impressions à mon retour.

Sur l’initiative de Brest métropole océane avec l’organisation d’une Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière en novembre prochain, celle-ci a été très bien accueillie. La question de la mer est centrale pour la biodiversité. D’abord la mer est un des plus grands réservoirs de biodiversité terrestre ; ensuite la question de la gestion côtière est probablement un des grands enjeux à venir, avec plus de 50% de la population mondiale vivant en bordure des mers d’ici à 2015 ; enfin parce que la mer a été un des grands sujets de débat de la COP11, car elle a la spécificité de n’appartenir à personne en zone internationale (la majeure partie de sa surface). Quid alors de zones protégés n’appartenant à personne ? Il existe déjà pas mal d’initiatives sur la question de la biodiversité terrestre. Par contre, la biodiversité marine semble moins investie. Notre initiative a donc été très bien accueillie, comme permettant de combler une lacune au niveau international.

Même si je n’ai pas pu participer au débat de la COP11, nous avons eu l’opportunité d’en percevoir les enjeux lorsque l’ambassadeur français de cette conférence a fait un point d’étape, à l’ensemble de la délégation française présente sur site. Dire que j’ai tout saisi serait osé ! Par contre, ce qui apparaît clairement dans les échanges, c’est la tension entre les états, sur la défense des intérêts respectifs. Ce genre de négociation apparaît comme un espace en tension et en rapport de force entre états, où les décisions se prennent de façon très lentes. Les enjeux financiers étant très importants, un seul état peut bloquer la négociation, ou en tous cas, son application. A l’opposé dans le Sommet des gouvernements infranationaux pour la biodiversité où j’étais, l’ambiance était très différente : beaucoup plus bienveillante et coopérative que dans la salle d’à coté. Cela me conduit à penser que si les négociations internationales entre états sont évidemment importantes, l’action à l’échelle des territoires infranationaux (communes, départements, régions) l’est tout autant et produira probablement une dynamique plus forte sur le court terme. Nos territoires sont probablement, à leur échelle, des acteurs importants dans l’ambition globale, qui se traduira à la fin dans les grandes négociations internationales, entre états.

Dernier point sur la présence et l’action des pays en voie de développement. Sur la question climatique, les pays les moins développés ont une tendance au « climato scepticisme ». Ils ont bien compris que les pays développés avaient bâti leur croissance en prenant une bonne part du gâteau des émissions de CO² et que les restrictions à venir les empêcheraient de se développer à leur tour. Sur la question de la biodiversité, c’est pratiquement l’inverse. Les pays les moins développés sont ceux qui sont frappés en premier par les effets de l’érosion de la biodiversité. Pour ces populations locales, le lien entre perte de biodiversité et pauvreté est très étroit : surexploitation des ressources ou cultures affaiblies par l’absence de défenses naturelles (nécessitant alors un recours à des produits chimiques chers). Par ailleurs, la propriété du vivant, via les brevets, pose de sérieux problèmes d’éthique et d’équité entre pays riches et pauvres. Pas étonnant donc que la question de la biodiversité soit une des inquiétudes portées fortement par les pays en voie de développement, ils sont les premiers touchés par ses effets. Le fait que la COP11 ait eu lieux en Inde, en témoigne aussi.


Hyderabad, Sommet des villes pour la biodiversité

International meeting on marine and costal biodiversityVoici le discours que j’ai lu hier pour Brest métropole océane (traduit en anglais ici), lors de mon intervention au titre des villes innovant sur les enjeux de biodiversité.

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Brest est une ville située à la pointe ouest de la France, face à l’océan Atlantique. Elle est au cœur d’un territoire très riche pour la biodiversité.

Notre agglomération est entourée par deux zones maritimes  classées : la Mer d’Iroise à l’ouest et la Rade de Brest qui est un des spots majeurs de biodiversité en Europe.

Entre ville, terre et mer, Brest s’est affirmée historiquement autour de sa vocation maritime. Identifiée comme un site stratégique pour la défense du Royaume, il y a 300 ans, sa vocation fut au début militaire. Puis « Brest militaire » fut aussi « Brest exploratrice ». C’est en partant de Brest que les explorateurs et naturalistes français du XVIII siècle sont allés explorer le monde et sa diversité : la Pérouse, les expéditions de Kerguelen ou de Bougainville…

Nos valeurs mêlent ouverture au monde, cohésion sociale et dynamisme. Elles sont reconnues dans la France entière. Il en découle une qualité de vie appréciée que je vous invite à venir découvrir, si vous passez par la France !

Malgré tout, nous avons aussi eu à faire à quelques évènements dramatiques qui ont forgé notre conviction que la richesse de notre biodiversité était aussi fragile, et que nous devions la préserver. Ainsi, en mars 1978, au cœur de ce patrimoine naturel, s’est produite une catastrophe écologique : le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz, provoquant l’une des pires marées noires connue à ce jour dans le monde.

Cet évènement a laissé des traces sur le territoire brestois, sur nos côtes, mais aussi dans les esprits. Il fut probablement le déclencheur d’une prise de conscience qui ne s’est jamais éteinte depuis. Il a conduit la collectivité à s’engager dans une démarche volontariste pour une approche locale des enjeux de biodiversité marine et côtière.

Très tôt donc, Brest a donc engagé des projets, des actions qui s’inscrivent aujourd’hui parfaitement dans les objectifs définis par la Convention sur la Diversité Biologique, de son Plan stratégique à 2020 et de sa déclinaison avec les Objectifs d’Aïchi, adoptés il y a deux ans, à Nagoya.

Aujourd’hui, trois éléments caractérisent la collectivité brestoise dans son engagement sur la biodiversité marine et côtière :

  1. Le premier est une concentration de chercheurs unique en Europe qui place la connaissance de la biodiversité au cœur de leurs travaux ;
  2. Le second est un engagement fort sur des actions de préservation, de gestion et de restauration
  3. Le troisième est une démarche volontariste de la collectivité d’intégrer les enjeux de biodiversité dans ses documents de planification urbaine.

 

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Objectif Hyderabad !

Cities for life summitLa onzième conférence des parties (COP11) sur la biodiversité a commencé lundi à Hyderabad en Inde. Il s’agit d’un temps fort organisé par l’instance de l’ONU qui s’occupe de la biodiversité (la Convention sur la Diversité Biologique - CDB).

Comme pour le dérèglement climatique avec les COP de Copenhague en 2009 et Cancun en 2011, ces conférences ont lieux tous les deux ans et ont pour but de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour d’un sujet donné. Pour la biodiversité, la précédente était la COP 10 de Nagoya, au Japon.

De nombreuses conférences se tiennent en même temps durant ces 11 jours. Conscient de la place des villes dans les changements de pratiques et l’évolution des mentalités, la CDB et l’ICLEI organisent en parallèle le Sommet des villes pour la biodiversité (Cities for life summit), les 15 et 16 octobre.

Brest métropole a été invitée à venir s’exprimer lors de ce sommet lundi prochain, dans le cadre des villes innovant à l’échelon local, afin de présenter nos actions passées, présentes et à venir, mais aussi notre environnement local, tant environnemental que scientifique ou institutionnel.

Ce sera l’occasion pour moi d’aller exposer tout ce qui se fait à Brest, au regard des Objectifs d'Aichi, adoptés à Nagoya en 2010. Ce sera aussi l’occasion d’inviter les autres villes aux Rencontres internationales de la biodiversité marine et côtière que Brest organise à Océanopolis, les 13 et 14 novembre prochains.


Visite spéciale à Océanopolis

Oceanopolis arrière scèneCet après-midi, petit tour à Océanopolis en compagnie de gagnants du jeu organisé par l’association Surfrider Foundation et Brest métropole, lors des derniers jeudis du port.

Les jeudis du port sont l’occasion de rassemblements importants sur le port de commerce. Qui dit rassemblement, dit aussi déchets. Nous avions observé, lors des jeudis du port précédents, qu’une part significative de ces déchets finissaient malheureusement dans le port, soit par négligence et indifférence du public, soit par amusement de personnes ne mesurant pas (ou n’étant plus en capacité de mesurer !) les conséquences environnementales de leur geste. Pour la saison 2012, nous avons donc décidé de faire appel à la Surfrider Foundation pour nous aider à la sensibilisation des plus jeunes, lors de la fête. Les bénévoles de l’association ont donc installé un stand et sont allés à la rencontre des groupes pour discuter sur les risques et faire un peu de pédagogie. En marge, un concours était organisé pour ceux qui ramènaient le plus de déchets au stand de la Surfrider. Le premier prix était une visite spéciale d’Océanopolis.

Cet après-midi, nous sommes donc allés, avec les trois jeunes gagnantes, à une visite guidée des trois pavillons et aussi des dessous de ce grand vaisseau mer. C’est toujours un plaisir de visiter tous ces aquariums avec les commentaires des passionnés d’Océanopolis. C’était aussi la première fois que je rentrais dans l’arrière-scène des aquariums. Cela n’a évidemment pas la magie du devant de la scène, mais c’est quand même un petit tour sympathique. Avis aux amateurs pour l’an prochain !

[Photo : pavillon tropical, grande barrière de corail ... backstage. C'est peu dire que le corail à besoin de lumière pour vivre !]


Résolution de rentrée

Logo-ps-newNous voici dans un temps particulier pour notre parti ; celui de l’élaboration de notre avenir ; celui du souffle à redonner au militantisme ; celui des perspectives nouvelles ; celui de notre congrès.

Avec la victoire de François Hollande, la constitution de l'équipe gouvernementale et notre majorité aux deux chambres, nous avons changé de temps politique. Nos victoires doivent maintenant entrer dans nos mémoires et notre action doit se tourner vers l’ambition que nous portons et l’exigence de construction d’un futur meilleur, que nous devons aux citoyens, aux français.

Mal aimés et mal compris de notre époque, les partis politiques ne sont pas pour autant des collectifs d’un autre temps. Notre société a besoin de politique. Dans une période où les défis s’accumulent et les inerties contraignent le changement attendu par la population, la politique a un rôle central à jouer.

Les partis politiques sont de toute évidence des sphères où cette transformation, cette métamorphose comme diraient certains, peut avoir lieux. Ils sont à la fois des espaces où l’inspiration et la conscience politique se forgent, mais aussi des lieux où les vécus et les idées se confrontent et s’affrontent. Ce travail indispensable et essentiel pour la société permet de rendre plus lisible le monde dans lequel nous vivons, mais aussi trace les lignes de celui que nous voulons construire ensemble.

De 1997 à 2003, avec quelques jeunes camarades de mon âge, je me suis fortement investi au parti socialiste. Dans ma section d'abord, mais aussi au comité de ville et à la fédération du Finistère. Le choc du 21 Avril 2002, l'asthénie du parti qui s’en ait suivi, m'ont conduit à prendre de la distance avec nos instances dirigeantes, à l'issue du congrès de Dijon. Ce fut alors pour moi le temps de l’investissement syndical dans mon entreprise ; celui de mon élection au conseil municipal de Brest ; celui des engagements familiaux aussi.

Riche de toutes ces expériences et dans un contexte aux enjeux politiques importants, j’ai envie de m’investir à nouveau fortement dans mon parti, sur la ville de Brest. L’échelon local est pour moi celui du lien direct avec le citoyen. Il est celui où le travail sur la relation citoyen-politique peut avoir lieu, où il nous faudra innover et nous inscrire dans des fonctionnements nouveaux. Il est aussi celui du dialogue avec la population, par lequel la politique pourra reconquérir les lettres de noblesse qu’elle n’aurait jamais du perdre.

Ce travail m’intéresse. Il prolonge les expérimentations que nous avons déjà menées et les réflexions de notre contribution au congrès de Toulouse. C'est fort de ces envies, de ces défis, qu'en novembre prochain je souhaite être candidat au secrétariat du comité de ville de Brest.


Temps de travail en entreprise

5171243945_236d6eeded_nDepuis un mois, la Direction de mon entreprise a engagé des négociations sur le temps de travail. Objectif : rentrer dans le cadre de l’accord groupe Thales en augmentant le temps de travail à 210 jours travaillés par an et en passant les plus jeunes cadres au forfait jours. En tant que Délégué syndical central de l’entreprise, je suis aux premières loges de la négociation.

On pourrait se dire que le temps de travail, dans une entreprise composée à 75% d’ingénieurs et cadres, c’est un sujet de second ordre ... ils ne comptent pas leurs heures. Et bien, pas du tout ! Le temps de travail est vécu comme un contenant vis-à-vis de la sphère professionnelle, une limite, mais aussi comme un indicateur sur le contenu de ce travail et son adéquation contractuelle.

La fixation de la durée du travail, c’est la détermination de la limite qui sépare la sphère professionnelle de la sphère privée. Dans un monde moderne où les nouvelles technologies effacent ces limites et permettent autant de travailler chez soi qu’au bureau, la notion de temps de travail revêt la plus haute importance pour qualifier les deux sphères et donc qualifier les droits réciproques. Le travail salarié est un lien de subordination contractuel vis-à-vis de l’employeur, connaitre la limite de ce droit est une façon de maitriser un équilibre qui peut devenir instable, parfois.

Par ailleurs, dans des travaux de nature intellectuelle ou managériale, la mesure du temps de travail, c’est aussi une mise en lumière quantifiée de l’adéquation entre sa charge de travail, ses objectifs et le contrat que l’on a avec l’employeur. Rendre visible la réalité des heures passées, c’est aussi se donner les moyens d’objecter quand la charge de travail dépasse les limites et oblige à faire bien plus que le temps contractuel et parfois même, que le temps de travail légal.

Pour ces deux raisons, on comprend mieux que la notion de temps de travail arrive dans les premiers sujets de préoccupation des salariés, surtout quand le vécu au travail est parfois synonyme de stress, de frustration et de déphasage avec les façons de fonctionner de l’entreprise. La définition du temps de travail, ce n’est pas un sujet dont on parle beaucoup, mais c’est assurément un sujet hautement stratégique en entreprise.

Photo : Open Space © N. Calzas


Trois semaines sans tram et puis c'est tout !

Tram rue JJaurèsCa y est, nous voilà sur les rails de la dernière ligne droite ! Ce tram qui a investi nos vies comme un grand chamboule-tout de travaux et de métamorphoses de notre ville, va passer dans la réalité de nos usages urbains.

Dans le monde de la  communication, il y a un avant et un après internet. En terme de transport dans la ville, il y aura aussi un avant et un après un tramway, car celui-ci va mobiliser notre imagination pour repenser nos déplacements et les adapter intelligemment à ce nouvel outil. Il y aura probablement des irréductibles (il y a toujours des minitels !) mais on sent bien l’impatience des brestois à utiliser cette nouvelle colonne vertébrale de l’agglomération.

A partir de la semaine prochaine, les trams rouleront en mode opérationnel, mais à vide. Il s’agit de la dernière phase de mise au point : un run à blanc pour débugger les dernières imperfections et peaufiner les derniers réglages dans l’organisation du réseau. Terminé donc la phase de chantier et l’utilisation des rails comme place de parking, ça va rouler !

Enfin, comme pour tout bel évènement dans la vie, il faut savoir prendre le temps de le célébrer ensemble. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit renaitre un tram à Brest. Deux jours de fête et d’animations sont donc prévus pour accueillir le démarrage de notre tramway.

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le site du tram : www.letram-brest.fr ou directement sur le Tram est à nous.


Havre de paix pour la loutre d'Europe

37_HavredePaix3Jeudi dernier, en tant que président du Syndicat de Bassin de l'Elorn, j’ai signé une convention "Havre de paix pour la loutre d'Europe" au barrage du Drennec à Sizun, avec le président du Groupe Mammalogique Breton, Xavier Grémillet.

Les Havres de paix sont des conventions entre des propriétaires de terrains susceptibles d'accueillir la loutre et le Groupe Mammalogique Breton (GMB), association de protection des mammifères sauvages de Bretagne et de leurs habitats. Il y a aujourd'hui 45 Havres de paix en Bretagne, sur 280 ha et environ 34 kilomètres de berges.

La loutre est un animal plutôt discret qui a besoin de certaines conditions pour vivre et se reproduire. Ces conventions définissent quelques règles simples pour favoriser leur présence et aussi leur développement. En effet, la loutre est un animal qui a été durement touché, soit par l’exploitation de l’homme (chasse), soit par la mise en place d’infrastructure ou d’usage peu adapté à son mode de vie (routes, urbanisation, agriculture ou même diminition des sources de nourriture).

Comme beaucoup d’actions sur la biodiversité, l’enjeu n’est pas de sanctuariser un espace au profit d’une espèce. C’est au contraire, de comprendre comment l’homme interfère sur les autres espèces et d’apporter les corrections, quand ces impacts se font de manière inconsciente et bien souvent, sans aucune valeur ajouté. C’est une forme de vivre ensemble, en bonne intelligence, étendu à l’ensemble du vivant.

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Communiqué de presse sur les cyanobactéries au lac du Drennec

Logo-eptb-cmjmiconeCommuniqué de presse du Syndicat de Bassin de l'Elorn envoyé ce jour.

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Le 8 mars dernier, à la suite d’observations d’efflorescences algales aux abords du lac du Drennec, des analyses et un suivi ont été mis en place par le Syndicat de bassin de l’Elorn.

Les premières analyses ont montrés qu’il s’agissait de cyanobactéries référencées sous le nom de Planktothrix mougeotti. La présence de microcystines, qui sont des éléments toxiques, n’avait pas alors été détectée.

Depuis, un suivi hebdomadaire a été mis en place pour examiner le développement de ce phénomène qui est généralement très rare en cette période de l’année, et n’a jamais été observé sur ce site.

Dans le cadre de ce suivi, deux autres prélèvements ont été faits par les agents du Syndicat de Bassin de l’Elorn, les 16 et 23 mars derniers.

Les résultats nous sont parvenus hier après-midi.

· Le premier montre une très forte concentration de microcystines dans les eaux de surface prélevées dans une efflorescence (accumulation d’algues de couleur vert intense qui apparait en surface, sur les bords du lac, par temps calme). La concentration y est 20 fois supérieure au seuil admis pour la baignade et les activités nautiques.

· Le second, prélevé dans les premiers mètres au milieu du lac (au sein de la couche d’eau), montre une concentration inférieure au seuil de potabilité de l’eau.

D’après les informations portées à la connaissance du Syndicat de bassin de l’Elorn, un risque sanitaire existe pour les usages aux abords du plan d’eau, en présence de ces accumulations d’écume de couleur verte.

Dès réception de ces éléments, le Syndicat de bassin de l’Elorn a organisé, ce matin, une réunion en présence d’élus de Sizun et de Commana, de l’ARS, du Centre Nautique de l’Arrée et de l’AAPPMA de l’Elorn, afin de décider des premières mesures préventives à mettre en œuvre.

Ainsi, il a été décidé d’interdire la baignade, la pêche et les activités nautiques dans les zones présentant des accumulations d’écume ou de mousse verte (ces zones peuvent varier en fonction des vents dominants sur le lac).

La consommation des poissons pêchés dans le lac est interdite à titre de précaution.

Les communes de Sizun et Commana ont pris les arrêtés correspondant.

Une information du public va être mise en place dès demain sur site.

Enfin, les exploitants des usines de potabilisation d’eau présentes sur le cours de l’Elorn ont été informés des niveaux de microcystines observés, afin de mettre en place un suivi pour anticiper, le cas échéant, les mesures à prendre.

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Depuis la diffusion de ce communiqué, des précisions nous sont parvenues par les exploitants des usines d’eau potable. Ce type de pollution est normalement très bien traité par les stations de traitement par l’utilisation de charbon activé. Pas d’inquiétude donc à avoir sur la qualité de l’eau potable du robinet.

Pour plus d’info, deux documents intéressants sur le sujet : Les toxines cyanobactériennes ou sur le site du gouvernement ici.


Des cyanobactéries au lac du Drennec

Cyanobactérie drennecCe matin dans Ouest-France, un article : Nouvelle pollution au lac du Drennec, faisait suite à une conférence de presse organisée par l’AAPPMA de l’Elorn et l’association Eau et rivières. Sur un ton alarmiste, ils mettaient en garde contre l’apparition d’efflorescence de cyanobactéries repérées aux abords du lac du Drennec.

Contrairement à ce que laisse entendre l’article, les « autorités compétentes » suivent bien cette affaire puisque c’est le Syndicat de Bassin de l’Elorn qui a fait les analyses permettant de constater qu’il s’agissait de l’espèce Planktothrix mougeotti, comme mentionné dans l’article.

Renseignement pris auprès de spécialistes de la question, cette espèce de cyanobactérie (il en existe quelques milliers) n’est pas toxique. Son apparition pourrait provenir de la très faible pluviométrie récente qui n’aurait pas permis d’apporter les éléments minéraux propres aux développement des algues que l’on voit plus généralement dans le lac. La nature ayant horreur du vide, une autre espèce se serait alors développée, en présence non pas de nitrate (comme c’est habituellement le cas), mais seulement de phosphore, présent dans toutes les eaux de Bretagne et très faiblement présent au lac du Drennec.

La situation est-elle alarmante ? Rien ne le laisse à penser aujourd’hui. Certes, il existe des espèces de cyanobactéries toxiques, mais nos analyses ne montrent pas que ce soient celles-là qui se sont développées dans le lac et rien ne permet de dire que des cyanobactéries toxiques apparaitront par la suite. L’avenir est par nature incertain, mais la probabilité d’apparition d’éléments toxiques n’est donc pas plus grande aujourd’hui qu’hier. Nous avons donc mis en place un suivi préventif du phénomène sur la durée, mais pour le moment, rien ne dit qu’il en faille plus.

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Projet SapEAUné : la solidarité eau à Brest métropole

Photo Thierry 242Cette semaine a lieu le 6ème Forum mondial de l’eau à Marseille, l’occasion pour moi de revenir sur le projet de coopération entre Brest et Saponé, au Burkina Faso. Ce projet se déroule dans le cadre de la loi Oudin – Santini sur la solidarité internationale pour l’eau et l’assainissement. Il y a une semaine, j’étais sur place, avec Réza Salami, pour constater à la fois la nécessité de l’action, mais aussi son avancement.

Depuis moins d’un an, Brest métropole s’est engagée dans un vaste projet sur 3 ans avec la Commune de Saponé. L’objet est en premier lieu de produire le schéma stratégique sur l’eau potable et l’assainissement de la Commune, sorte de document de planification et de priorisation des actions sur son territoire. Ce travail s’inscrit dans la réforme de décentralisation du gouvernement burkinabais, via un document officiel appelé le PCD-AEPA (Plan Communal de Développement, pour l’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement).

Le second objectif est d’accompagner la Commune de Saponé pour faire évoluer les pratiques et les mentalités sur son territoire en termes de gestion de l’eau. Il n’est pas suffisant de construire des points d’eau ou des latrines, sans la mise en place de comités d’usagers du point d’eau ou d’une approche pédagogique sur l’intérêt de l’assainissement, le projet n’aboutira pas à un changement durable. Chaque action doit s’accompagner d’une démarche vers la population et comme que le projet vise à l’autonomie, d’une adhésion réelle de celle-ci. Des comités de gestion doivent donc être montés, à la fois pour faire fonctionner, mais aussi pour entretenir, réparer et aussi mettre en place une redevance permettant de gérer l’investissement sur la durée.

Dernier point du projet, à la fois le plus simple techniquement mais aussi le plus couteux financièrement, la création de points d’eau et de latrines. On parle d’accès à l’eau au Burkina quand on dispose d’un point d’eau à moins de 1000 m de chez soi et que ce point d’eau dessert au maximum 300 personnes. L’objectif du gouvernement et du PCD-AEPA est que pour 2015, 76% de la population du pays atteignent cet objectif d’accès à l’eau. Dans le cadre du projet avec Brest, nous créerons de nouveaux points d’eau et réhabiliterons des points d’eau existants, laissés à l’abandon, faute de moyen ou de comité d'usager pour leur entretien.

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Tinergie-Brest.fr

TinergieBrest métropole océane innove avec la création d’un site d’aide à la rénovation énergétique pour les propriétaires. La création d’un site de ce type est une première en France.

L’objectif de www.tinergie-brest.fr est de répondre à trois enjeux :

+ Atteindre nos objectifs du plan climat, avec une baisse des consommations et une baisse des rejets de CO2

+ Lutter contre la précarité énergétique qui touche de plus en plus de foyers du fait de l’enchérissement des coûts de l’énergie

+ Développer l’offre et la recherche de qualité chez les professionnels du bâtiment

Pour cela, Brest métropole a mis en place un portail internet qui aura vocation à accompagner la demande, sur des projets de rénovation thermique. Nous accompagnerons les projets techniquement avec l’appuie d’Ener’gence l’Agence locale de l’énergie du Pays de Brest, qui sera un maillon central de la démarche. Ils seront tout à la fois garant de la bonne compréhension des enjeux techniques de chaque projet, mais aussi du conseil sur la qualité puisque les entreprises proposées dans le portail devront satisfaire à un cahier des charges spécifique. Brest métroploe accompagnera aussi financièrement les projets (en plus des dispositifs existants), notemment via un mécanisme financier de reversemment des Certificats d'Economie d'Energie (CEE) aux particuliers, sur les travaux réalisés.

Tinergie sera lancé lors du salon de l’habitat de Brest, le 5 mars prochain et il sera dès-lors possible de s’y inscrire. La démarche d’inscription est volontaire, gratuite et permet d'avoir un suivi, des conseils, des financements et surtout l'avantage de placer son argent au bon endroit, pour la rénovation énergétique de son logement.

Nota : "ti" signifie maison en breton !


Énergie, inversons les priorités

EnLiensLe second numéro du journal gratuit En Liens est consacré à l'énergie. Ce nouveau journal finistérien propose des articles afin de mieux comprendre les enjeux du développement durable. J'y ai écrit un article, dans la partie culture d'idées, qui tente de mettre en perspective la place de l'énergie dans notre développement moderne, mais aussi d'appréhender ce qu'elle pourrait-être dans notre développement futur.
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Dans les priorités des grandes nations du monde, la quête de la croissance vient en premier, puis vient la réduction de la pauvreté et enfin, aujourd’hui, les enjeux sur le dérèglement climatique. L’énergie est au cœur de ces trois sujets, mais y répondre réellement nous obligera probablement à inverser le sens de nos priorités.

L’impératif de croissance, grande croyance issue des modèles économiques et entrepreneuriaux, s’est imposé comme garant du bien-être et de la paix des peuples. Dans nos pays développés, la croissance fut étroitement liée à notre capacité à maîtriser l’énergie et à en faire baisser le coût.

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Natura 2000

Hier, avait lieu un comité de pilotage Natura 2000 Elorn, à Landividiau. Le document d'objectifs ayant été validé, nous passons à la phase action dans la gestion du site et la mise en place des premiers contrats Natura 2000.

Mais l'objet de cette note n'est pas de vous refaire le CoPil d'hier, dont vous trouverez tous les éléménts essentiels sur le site internet [ici]. Par contre, je souhaitais mettre en ligne la vidéo très belle et très pédagogique qu'a réalisé la DREAL Basse-Normandie sur les sites Natura 2000 qu'accueille son territoire.

Je vous la laisse découvrir ci-après, cela peut sembler long, mais les belles images et l'intéret du commentaire font largement oublier la durée ! ! 

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TK Bremen, retour d’expériences

Tk bremenCe matin le premier comité syndical de l'année de Vigipol avait lieu à Brest. L'occasion de revenir sur l'accident du TK Bremen et sur ses conséquences. Le nouveau préfet maritime de l'atlantique, l’amiral Jean-Pierre Labonne, nous a retracé dans les détails la chronologie de l'échouage et les suites qui y ont été données.

L'accident en lui-même semble relever d'une faille dans le commandement du cargo puisque les demandes de secours ne seront lancées qu'une heure et demi avant l'échouage final, rendant impossible toute manœuvre de remorquage. Les trois enquêtes en cours établiront les raisons exactes de l'accident et les erreurs dans la manœuvre ou dans la prise de décision.

A l'opposé, sur l'après échouage, il semble que les différents intervenants, armateur, assureur et responsables publics, aient fait preuve de responsabilité, ce qui conduit à ce que l'impact premier de l'échouage trouve une issue rapide et acceptable.

Le retour d'expérience de cette affaire (encore récente) fait cependant apparaitre deux autres préjudices importants, trop faiblement anticipés par les différents acteurs, dès le début de la crise. Si la gestion de l'amas de ferraille et les rejets d'hydrocarbure auront tout de suite été intégrés, la gestion de la communication et la marée humaine qui aura suivie l'accident auront probablement fait des dégâts plus durables.

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Des fondations ... à la construction

Logo _ SPL _ Eau du PonantLa Société Publique Locale Eau du Ponant fête ce mois-ci son premier anniversaire. Juste le temps de regarder un peu en arrière et un peu en avant, dans cette période charnière de la première SPL de France sur l’eau.

2011 aura été le temps des fondations

L’année 2011, débutée par la création de la Société Publique Locale et la mise en place de son Conseil d’Administration aura permis de poser les bases de ce nouvel outil public pour notre territoire. Ce fut une période de mise en route, à la fois pour l’équipe de salariés, mais aussi pour les administrateurs d’Eau du Ponant.

L’année aura permis de mettre en place les outils, tels que l’informatique de gestion permettant de gérer l’entreprise et l’ensemble des 260 000 usagers que nous aurons dans un an. Elle aura aussi permis de réfléchir à nos fonctionnements, notre relation aux usagers, nos enjeux et nos ambitions.

2011 aura été marquée par le travail sur le contrat avec Brest métropole (concession de 99 ans) et l’appel d’offre pour la gestion des usines du contrat de BMO, qui aura finalement été gagné par Véolia.

2011 aura aussi été un temps de travail sur le volet social pour tous les salariés qui vont rejoindre la SPL au 1er avril prochain. Une centaine de salariés, de BMO ou de Véolia, vont intégrer la SPL. Il nous fallait discuter avec eux des conditions d’arrivée. Après plusieurs étapes de discussion et d’échanges, cette phase s’est conclue positivement fin 2011 par un accord entre les différents interlocuteurs.

2011 aura enfin été le temps de la réflexion sur les futurs locaux d’Eau du Ponant qui devront accueillir l’ensemble du personnel, quelques mois après le début des contrats.

2012 sera le temps de la construction

De la phase préparation et de projet, nous passons cette année à la phase opérationnelle de la SPL.

Au 1er avril, la SPL deviendra l’opérateur pour Brest métropole océane. Trois mois plus tard, ce sera au tour du SIDEP, sur le territoire de Landerneau, La Roche Maurice, Plouédern et Trémaouzan et pour le Syndicat des eaux du chenal du Four. A la fin de l’année, le Syndicat Intercommunal des Eaux de Kermorvan clôturera cette phase d’intégration.

2012 sera probablement aussi le temps de la construction du siège d’Eau du Ponant qui accueillera une grande partie des 120 salariés et le matériel de l’entreprise.

Nous sommes dans l’entre-deux dans la monté en puissance de notre Société Publique Locale. 2012 sera assurément encore une année passionnante dans la création de ce nouvel outil public de gestion de l’eau et de l’assainissement.


Travail invisible

4649611436_e38be87ac2_mLors d’une des réunions publiques de mi-mandat organisées par le Maire de Brest, un membre d’un conseil consultatif de quartier (CCQ) est intervenu pour demander à ce que le travail des conseils de quartier soit mis plus en avant, fasse l’objet de publications de quartier, afin qu’il soit plus connu des habitants.

Ceci a fait écho à mon expérience syndicale, où l’on constate souvent un petit coup de blues chez certains élus qui ont du mal à percevoir l’utilité de leur présence dans des instances de représentation du personnel (CE ou DP), lorsqu’ils font face à une direction qui fait ce qu’elle veut et en tous cas, ne reconnait que rarement la pertinence des propos syndicaux !

Pourtant, je crois que les conseillers des CCQ, tout comme les élus du personnel, jouent un rôle important. Ils ne seront jamais, ni les élus de la ville pour les premiers, ni la direction pour les seconds, pourtant chacun s’inscrit dans un vrai travail qui au final produit plus d’intelligence collective.

Le malaise qui se pose aux uns et aux autres est que nous sommes dans une société où le travail doit être connu pour donner l’impression d’être reconnu. Or une large part de ce qui fait tourner la société, la démocratie ou même les entreprises tient à ce que l’on appelle du travail invisible, c'est-à-dire une somme de tout petits riens qui ne se voient pas, mais qui au final sont largement constitutif du tout !

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Plan climat : le diagnostic territorial

5535085701_34c1b80d15Un plan climat s’appuie d’abord sur le diagnostic du territoire : l’évaluation quantitative des sources d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES). Le Plan Climat de Brest métropole océane ne déroge pas à cette règle. Depuis plus d’un an, les services de la collectivité s’affairent à construire ce que l’on appelle le Profil climat de BMO, c’est-à-dire la cartographie des sources d’émissions de GES du territoire.

Le premier poste d’émission du territoire est sur le bâti. En tertiaire ou en résidentiel, il pèse à lui seul sur près de la moitié des émissions de GES (48%). Une grande part des bâtiments du territoire ont été produits durant la reconstruction de Brest, à une époque où les normes énergétiques n’existaient évidement pas. Contrairement à d’autres territoires où l’âge du bâti est plus étalé dans le temps, sur BMO, plus de la moitié des logements résidentiels ont été construits entre 1950 et 1975. Notre plan climat devra donc adresser cette question en priorité. 

Le second poste d’émission est sur les déplacements. Ces derniers pèsent pour un tiers (34%) de l’ensemble, soit en terme de transport de voyageur (26%), soit en terme de fret (8%). Sur la partie voyageur, c’est la mobilité quotidienne en voiture individuelle qui est très largement pondérante, c'est-à-dire les petits déplacements que nous faisons tous les jours (boulot, école, course, activité de loisir). Coté transport de marchandise, c’est évidemment le transport routier qui émerge. Pas de surprise, donc ! La question est maintenant de savoir comment faire évoluer cela.

Les autres 20% restants se partagent entre l’industrie et les déchets. L’industrie comprend pour moitié une part agriculture (ce qui est faible pour la Bretagne, mais BMO est sur un territoire urbain). Les déchets représentent 2 %.

En traçant les grandes lignes des sources d’émissions, le profil climat trace aussi les enjeux du Plan climat. Si nous voulons réduire les émissions de 20% à 2020, puis 80% à 2050, c’est évidemment en adressant les gros post es que nous y arriverons.

Un poste cependant n’apparaît pas dans le profil climat de BMO, c’est celui de la consommation. Pris dans la globalité des territoires des pays développés, le poste d’émission le plus important se situe dans notre consommation, mais du fait d’une production largement délocalisée en dehors du territoire, cette donnée n’apparaît singulièrement pas dans les profils climats de territoires. Elle n’en demeure pas moins une vraie réalité. La forte croissance des émissions de la Chine, par exemple, repose bien sur des consommations chez nous et non chez eux ! Il nous faudra aussi intégrer cela dans nos changements d’attitudes.