Mer

Artic Blues - L'exposition de l'été aux Capucins

IMG_20190623_183444J’ai eu le grand plaisir d’inaugurer samedi dernier l’exposition événementielle de l’été aux Capucins avec Alain Schuhl, Directeur général délégué du CNRS et Luis Tito de Morais, Directeur du LEMAR à Brest. Artic Blues est une exposition qui fait sens à Brest.

Initiative portée par des chercheurs brestois souhaitant transmettre l’émotion ressentie au cœur des univers glacés des pôles, l’exposition Artic Blues part de l’effondrement dramatique du stock de coquilles Saint Jacques dans les années 60 en rade de Brest. Cette crise d’un écosystème qui portait toute une économie de la pêche en local fut à l’origine d’un travail de recherche. Celui-ci mobilisera de nombreux scientifiques jusqu’à voyager aux pôles à la recherche d’une cousines éloignée de notre coquille, à la durée de vie de … 500 ans : l’Artica islandica.

Ces petits êtres agissent comme des moines calligraphistes dans les stries de leur coquille, écrivant minutieusement les données de notre biosphère et des mouvements de la mer. Les chercheurs n’ont plus qu’à recueillir ces témoignages du temps pour analyser l’évolution de notre terre, gravée et conservée dans la glace des pôles.

Par la sensibilité des artistes embarqués dans ces expéditions polaires, Actic Blues nous fait partager une partie de l’émotion de ces milieux inaccessibles. Elle nous relie au vivant tout en témoignant du travail des chercheurs qui agissent dans des conditions d’exceptions.

Ce projet artistique et scientifique s’inscrit pleinement dans la volonté et l’attention que nous portons ici à Brest, pour agir ensemble pour la connaissance, l’action et la mobilisation sur des enjeux aussi fondamentaux que le dérèglement climatique et la protection de notre patrimoine vivant.

Journal du CNRS sur l'exposition

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De Brest'Aim aux récits héroïques des océans

2018-02-13_21h29_04Cet après-midi avait lieu de conseil d’administration de Brest’Aim qui votait la participation au capital de la future société organisatrice de la course des « Ultim ». Cette prochaine course de maxi-trimarans qui partiront de Brest fin décembre 2019.

L’occasion de remonter le temps de cette fascination pour la voile et la course en solitaire que j’avais déjà étant jeune. Une profonde admiration pour ces défricheurs d’océans que furent Moitessier, Jeantot, Kersauson ou Lamazou.

J’avais adoré La longue route et rêvé avec les récits des victoires de Jeantot ou Lamazou et aux exploits de Kersauson. Alors bien loin de Brest, mon horizon était dans un imaginaire sublimé? de la solitude des océans du Sud. Les yeux rivés sur l’affiche d’un Crédit Agricole 1 trionphant, punaisée en bonne place sur un mur de ma chambre.

Aujourd’hui je suis bien loin des quais si longtemps parcourus en rêvant. Me voici dans cette nouvelle histoire qui s’écrit à la suite du Golden Globe Challenge, du BOC Challenge et du Vendée Globe. Ces courses qui m’ont tant fait rêver, vers cette course de l’extrême des Ultim qui nourrira assurément encore beaucoup d’imaginaires, de terriens en soif de grand large.

Avant d’être des courses, ces tours du monde sont des aventures humaines hors du commun, hors du temps, dans l’espace authentique des océans. La puissance symbolique de ces exploits solitaires est encore créatrice de récits héroïques, d’un appel à se dépasser dans ce monde souvent trop blasé.

Nous avons encore besoin de cela. Ces exploits nous relient à nous-même autant qu'aux autres. Ils nous relient aussi à notre planète océane qui parait d’autant plus petite et fragile, que le temps d’en faire le tour se raccourci.

Avec la course des Ultim, une belle nouvelle aventure commence, dans cette grande aventure autour des océans qui se poursuit.


Fêtes nautiques de Brest : un très beau millésime 2016

IMG_2502Il n’y a pas à dire, quand le beau temps est de la partie, plus rien ne peut nous arrêter ! Brest 2016 restera dans l’histoire de ces fêtes nautiques comme une très belle année.

Pendant six jours, plusieurs centaines de milliers de personnes auront profité d’un merveilleux spectacle sur le port ou en rade. Ces très belles perspectives de bateaux en tous genres et en différents lieux resteront dans nos mémoires, comme autant d’images qui donnent à Brest son identité maritime, mais aussi culturelle et festive.

Je retiendrai de mes déambulations sur la fête ces fabuleux tableaux vivants offerts par les bateaux en Penfeld, au pied du château, agrémenté de quelques lances à eau en guise de brumisateurs. Je retiendrai aussi l’ambiance musicale, passant d’un style à l’autre, au gré des promenades sur les quais. Je retiendrai cette vue de la rade de Brest, immense Colisée nautique emplie d’une multitude de voiles de toutes formes qui virevoltent gaiement, avec pour seul objectif celui de profiter de l’instant présent. Je retiendrai ces deux beaux feux d’artifices, dansant avec la lune, sous des milliers d’yeux rassemblés pour admirer le spectacle des cordages, des mâts et des haubans scintillants. Je retiendrai tous les bénévoles qui ont œuvré en tous lieux de la fête pour accueillir et guider nos visiteurs venus d’ailleurs. Je retiendrai enfin toutes cette foule rassemblée, partageant ensemble ces mêmes émotions, devenues aujourd’hui autant de souvenirs d’une ville en fête et l’impression partagée d’avoir participé à un événement hors du commun.

Brest 2016, c’est un peu comme un feu d’artifice. Rien ne se ferait sans une grande préparation en amont, avec cette volonté de donner à un instant T, le plus beau des spectacles aux personnes venues l’admirer. Cette préparation, c’est beaucoup d’engagements, de travail et de pression sur le temps long. La réussite de la fête tient aussi beaucoup sur ces personnes qui font que tout cela est rendu possible. Maintenant que la morsure du soleil n’est plus à craindre, je leur tire mon chapeau !

Quelques photos ...

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La question du barreur

Differentes_alluresDans mes plus jeunes années, j’ai eu la chance de faire pas mal fait de voile, sur différents types de supports.

La voile est une source d’apprentissage à bien des égards. C’est aussi une belle façon de se déplacer, à l’interface entre deux fluides, en jouant sur les réglages et le plus souvent en équipe. J’ai pris la mauvaise habitude de rechercher les similitudes avec la société qui m’entoure et j’avoue que parfois, cela peut s’avérer riche d’enseignements, y compris lorsque l’on fait de la politique !

Par exemple, le maniement de la barre lorsque l’on va dans le sens du vent, ou que l’on cherche à remonter contre le vent, surtout par fort vent et mer formée.

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Notre civilisation va-t-elle s'effondrer ?

6688816997_9e181978b1_mGrace à internet, quasiment plus aucune de nos questions ne restent sans réponse. Grace aux réseaux sociaux, l’information nous arrive en temps réel d’un bout à l’autre de la planète. Grace à nos moyens de transport modernes, nous pouvons être demain à Paris ou à New York en seulement quelques heures. Grace à la médecine moderne, nous greffons des cœurs et produisons des bébés avec des éprouvettes. Grace à des petits écrans tenant dans une poche, nous pouvons voir et discuter avec presque n’importe qui dans le monde, quand nous le voulons.

Don d’ubiquité et omniscience, capacité à produire du vivant et à le réparer, repoussant ainsi les limites de la mort, serions-nous devenus des Dieux ?

Un article du Monde de dimanche dernier nous invite à plus de retenue : Notre civilisation pourrait-elle s’effondrer ? Personne ne veut y croire. De plus en plus de scientifiques pensent que notre civilisation est sur le chemin de l’effondrement, mais n’osent le dire de peur de passer pour des cassandres. « Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés... […] La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité. […] Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

En nous plongeant dans le déni d’une situation où nous mettons en danger les fondations mêmes de notre développement, nous nous enfonçons nous-même dans un piège dont les parois abruptes nous condamnent un peu plus chaque jour à ne plus pouvoir en ressortir. En tournant la tête aux alertes régulières qui nous sont envoyées par les scientifiques, nous profitons encore pour quelques temps d’une rente toxique qui détruit la promesse d’un futur meilleur, une sorte d’addiction mortifère.

Cette technologie qui nous entoure développe en nous une névrose, un complexe de supériorité qui nous éloigne d’une réalité moins reluisante. Nous devenons les fossoyeurs de notre propre civilisation. Nous pouvons nous en sortir, mais il faut se réveiller et nous mobiliser ensemble, afin de dessiner un horizon plus prometteur.

Photo : André Fromont sur Flickr : Un monde parfait


Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière

Brest biodiversite marine et cotièreAprès l’année 2010, où Brest avait été Capitale maritime de la biodiversité, nous avons souhaité organiser deux temps forts sur ce même thème en 2012. Au printemps, Brest métropole et ses partenaires ont proposé un évènement grand public, sur trois jours, pour les habitants et les scolaires (ici). Hier et aujourd’hui, avaient lieu les premières Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière, à Océanopolis (ici).

Commencées hier par un discours introductif de la Ministre de l’Environnement Delphine Batho et du Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité, ces rencontres se sont terminées dans la plus grande satisfaction des participants. Nous aurons pu faire un état des lieux des connaissances et des enjeux qui se nouent en ce moment sur la question de la biodiversité en mer. Ensuite, des groupes de travail auront produit des recommandations vers les collectivités maritimes afin d’être actrice sur les enjeux de biodiversité. Enfin, cet après-midi, nous avons conclu sur la perspective de la création d’un réseau de villes côtières traitant de ces enjeux, sur la durée.

Le rôle des territoires locaux n’est pas forcément très visible sur la biodiversité marine. Pour autant, il est essentiel. Nous sommes les territoires dont les patrimoines économique, social et environnemental peuvent être touchés par une dégradation de la biodiversité. Mais nous sommes aussi ceux qui sont directement en lien avec les habitants et les acteurs, ceux qui sont à même de produire les changements de façon volontaire, sans en passer par trop de règlementation. C’est vrai à Brest, comme en Afrique, en Asie ou outre-Atlantique.

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RFI – Autour de la question

RFIHier, j’ai participé à l’émission de Jean-Yves Casgha, Autour de la question, pour présenter la Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière que nous organisons à Brest, mardi prochain [ici].

Vous pouvez réécouter l’émission : 1ère partie et 2nd partie.

Radio France Internationale est une radio qui n’émet en France qu’à Paris, depuis la Maison de la radio, mais elle possède des relais partout dans le monde. Dépendante du Ministère des affaires étrangères, elle est un bon vecteur pour la francophonie.


Hyderabad, retour sur les impressions du sommet

8089399261_1f3579479d_mDifficile de faire un rendu exhaustif de cette conférence de l’ONU sur la biodiversité, alors que je n’y ai passé que trois jours et que je me suis surtout intéressé au Sommet des villes sur la biodiversité et non à la Conférence des parties (COP11). Cela étant, j’avais envie de livrer ici quelques impressions à mon retour.

Sur l’initiative de Brest métropole océane avec l’organisation d’une Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière en novembre prochain, celle-ci a été très bien accueillie. La question de la mer est centrale pour la biodiversité. D’abord la mer est un des plus grands réservoirs de biodiversité terrestre ; ensuite la question de la gestion côtière est probablement un des grands enjeux à venir, avec plus de 50% de la population mondiale vivant en bordure des mers d’ici à 2015 ; enfin parce que la mer a été un des grands sujets de débat de la COP11, car elle a la spécificité de n’appartenir à personne en zone internationale (la majeure partie de sa surface). Quid alors de zones protégés n’appartenant à personne ? Il existe déjà pas mal d’initiatives sur la question de la biodiversité terrestre. Par contre, la biodiversité marine semble moins investie. Notre initiative a donc été très bien accueillie, comme permettant de combler une lacune au niveau international.

Même si je n’ai pas pu participer au débat de la COP11, nous avons eu l’opportunité d’en percevoir les enjeux lorsque l’ambassadeur français de cette conférence a fait un point d’étape, à l’ensemble de la délégation française présente sur site. Dire que j’ai tout saisi serait osé ! Par contre, ce qui apparaît clairement dans les échanges, c’est la tension entre les états, sur la défense des intérêts respectifs. Ce genre de négociation apparaît comme un espace en tension et en rapport de force entre états, où les décisions se prennent de façon très lentes. Les enjeux financiers étant très importants, un seul état peut bloquer la négociation, ou en tous cas, son application. A l’opposé dans le Sommet des gouvernements infranationaux pour la biodiversité où j’étais, l’ambiance était très différente : beaucoup plus bienveillante et coopérative que dans la salle d’à coté. Cela me conduit à penser que si les négociations internationales entre états sont évidemment importantes, l’action à l’échelle des territoires infranationaux (communes, départements, régions) l’est tout autant et produira probablement une dynamique plus forte sur le court terme. Nos territoires sont probablement, à leur échelle, des acteurs importants dans l’ambition globale, qui se traduira à la fin dans les grandes négociations internationales, entre états.

Dernier point sur la présence et l’action des pays en voie de développement. Sur la question climatique, les pays les moins développés ont une tendance au « climato scepticisme ». Ils ont bien compris que les pays développés avaient bâti leur croissance en prenant une bonne part du gâteau des émissions de CO² et que les restrictions à venir les empêcheraient de se développer à leur tour. Sur la question de la biodiversité, c’est pratiquement l’inverse. Les pays les moins développés sont ceux qui sont frappés en premier par les effets de l’érosion de la biodiversité. Pour ces populations locales, le lien entre perte de biodiversité et pauvreté est très étroit : surexploitation des ressources ou cultures affaiblies par l’absence de défenses naturelles (nécessitant alors un recours à des produits chimiques chers). Par ailleurs, la propriété du vivant, via les brevets, pose de sérieux problèmes d’éthique et d’équité entre pays riches et pauvres. Pas étonnant donc que la question de la biodiversité soit une des inquiétudes portées fortement par les pays en voie de développement, ils sont les premiers touchés par ses effets. Le fait que la COP11 ait eu lieux en Inde, en témoigne aussi.


Hyderabad, Sommet des villes pour la biodiversité

International meeting on marine and costal biodiversityVoici le discours que j’ai lu hier pour Brest métropole océane (traduit en anglais ici), lors de mon intervention au titre des villes innovant sur les enjeux de biodiversité.

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Brest est une ville située à la pointe ouest de la France, face à l’océan Atlantique. Elle est au cœur d’un territoire très riche pour la biodiversité.

Notre agglomération est entourée par deux zones maritimes  classées : la Mer d’Iroise à l’ouest et la Rade de Brest qui est un des spots majeurs de biodiversité en Europe.

Entre ville, terre et mer, Brest s’est affirmée historiquement autour de sa vocation maritime. Identifiée comme un site stratégique pour la défense du Royaume, il y a 300 ans, sa vocation fut au début militaire. Puis « Brest militaire » fut aussi « Brest exploratrice ». C’est en partant de Brest que les explorateurs et naturalistes français du XVIII siècle sont allés explorer le monde et sa diversité : la Pérouse, les expéditions de Kerguelen ou de Bougainville…

Nos valeurs mêlent ouverture au monde, cohésion sociale et dynamisme. Elles sont reconnues dans la France entière. Il en découle une qualité de vie appréciée que je vous invite à venir découvrir, si vous passez par la France !

Malgré tout, nous avons aussi eu à faire à quelques évènements dramatiques qui ont forgé notre conviction que la richesse de notre biodiversité était aussi fragile, et que nous devions la préserver. Ainsi, en mars 1978, au cœur de ce patrimoine naturel, s’est produite une catastrophe écologique : le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz, provoquant l’une des pires marées noires connue à ce jour dans le monde.

Cet évènement a laissé des traces sur le territoire brestois, sur nos côtes, mais aussi dans les esprits. Il fut probablement le déclencheur d’une prise de conscience qui ne s’est jamais éteinte depuis. Il a conduit la collectivité à s’engager dans une démarche volontariste pour une approche locale des enjeux de biodiversité marine et côtière.

Très tôt donc, Brest a donc engagé des projets, des actions qui s’inscrivent aujourd’hui parfaitement dans les objectifs définis par la Convention sur la Diversité Biologique, de son Plan stratégique à 2020 et de sa déclinaison avec les Objectifs d’Aïchi, adoptés il y a deux ans, à Nagoya.

Aujourd’hui, trois éléments caractérisent la collectivité brestoise dans son engagement sur la biodiversité marine et côtière :

  1. Le premier est une concentration de chercheurs unique en Europe qui place la connaissance de la biodiversité au cœur de leurs travaux ;
  2. Le second est un engagement fort sur des actions de préservation, de gestion et de restauration
  3. Le troisième est une démarche volontariste de la collectivité d’intégrer les enjeux de biodiversité dans ses documents de planification urbaine.

 

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Objectif Hyderabad !

Cities for life summitLa onzième conférence des parties (COP11) sur la biodiversité a commencé lundi à Hyderabad en Inde. Il s’agit d’un temps fort organisé par l’instance de l’ONU qui s’occupe de la biodiversité (la Convention sur la Diversité Biologique - CDB).

Comme pour le dérèglement climatique avec les COP de Copenhague en 2009 et Cancun en 2011, ces conférences ont lieux tous les deux ans et ont pour but de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour d’un sujet donné. Pour la biodiversité, la précédente était la COP 10 de Nagoya, au Japon.

De nombreuses conférences se tiennent en même temps durant ces 11 jours. Conscient de la place des villes dans les changements de pratiques et l’évolution des mentalités, la CDB et l’ICLEI organisent en parallèle le Sommet des villes pour la biodiversité (Cities for life summit), les 15 et 16 octobre.

Brest métropole a été invitée à venir s’exprimer lors de ce sommet lundi prochain, dans le cadre des villes innovant à l’échelon local, afin de présenter nos actions passées, présentes et à venir, mais aussi notre environnement local, tant environnemental que scientifique ou institutionnel.

Ce sera l’occasion pour moi d’aller exposer tout ce qui se fait à Brest, au regard des Objectifs d'Aichi, adoptés à Nagoya en 2010. Ce sera aussi l’occasion d’inviter les autres villes aux Rencontres internationales de la biodiversité marine et côtière que Brest organise à Océanopolis, les 13 et 14 novembre prochains.


Visite spéciale à Océanopolis

Oceanopolis arrière scèneCet après-midi, petit tour à Océanopolis en compagnie de gagnants du jeu organisé par l’association Surfrider Foundation et Brest métropole, lors des derniers jeudis du port.

Les jeudis du port sont l’occasion de rassemblements importants sur le port de commerce. Qui dit rassemblement, dit aussi déchets. Nous avions observé, lors des jeudis du port précédents, qu’une part significative de ces déchets finissaient malheureusement dans le port, soit par négligence et indifférence du public, soit par amusement de personnes ne mesurant pas (ou n’étant plus en capacité de mesurer !) les conséquences environnementales de leur geste. Pour la saison 2012, nous avons donc décidé de faire appel à la Surfrider Foundation pour nous aider à la sensibilisation des plus jeunes, lors de la fête. Les bénévoles de l’association ont donc installé un stand et sont allés à la rencontre des groupes pour discuter sur les risques et faire un peu de pédagogie. En marge, un concours était organisé pour ceux qui ramènaient le plus de déchets au stand de la Surfrider. Le premier prix était une visite spéciale d’Océanopolis.

Cet après-midi, nous sommes donc allés, avec les trois jeunes gagnantes, à une visite guidée des trois pavillons et aussi des dessous de ce grand vaisseau mer. C’est toujours un plaisir de visiter tous ces aquariums avec les commentaires des passionnés d’Océanopolis. C’était aussi la première fois que je rentrais dans l’arrière-scène des aquariums. Cela n’a évidemment pas la magie du devant de la scène, mais c’est quand même un petit tour sympathique. Avis aux amateurs pour l’an prochain !

[Photo : pavillon tropical, grande barrière de corail ... backstage. C'est peu dire que le corail à besoin de lumière pour vivre !]


Décennie des Nations Unies pour la biodiversité

A quelques jours du démarrage de la onzième réunion de la Conférence des Parties sur la diversité biologique (COP 11) qui se tiendra à Hyderabad, en Inde, du 8 au 19 octobre 2012, je vous conseille le visionnage de cette vidéo sur la Décennies des Nations Unies pour la biodiversité. Cela retrace efficacement l'un des plus grands enjeux de ce siècle.


Natura 2000

Hier, avait lieu un comité de pilotage Natura 2000 Elorn, à Landividiau. Le document d'objectifs ayant été validé, nous passons à la phase action dans la gestion du site et la mise en place des premiers contrats Natura 2000.

Mais l'objet de cette note n'est pas de vous refaire le CoPil d'hier, dont vous trouverez tous les éléménts essentiels sur le site internet [ici]. Par contre, je souhaitais mettre en ligne la vidéo très belle et très pédagogique qu'a réalisé la DREAL Basse-Normandie sur les sites Natura 2000 qu'accueille son territoire.

Je vous la laisse découvrir ci-après, cela peut sembler long, mais les belles images et l'intéret du commentaire font largement oublier la durée ! ! 

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TK Bremen, retour d’expériences

Tk bremenCe matin le premier comité syndical de l'année de Vigipol avait lieu à Brest. L'occasion de revenir sur l'accident du TK Bremen et sur ses conséquences. Le nouveau préfet maritime de l'atlantique, l’amiral Jean-Pierre Labonne, nous a retracé dans les détails la chronologie de l'échouage et les suites qui y ont été données.

L'accident en lui-même semble relever d'une faille dans le commandement du cargo puisque les demandes de secours ne seront lancées qu'une heure et demi avant l'échouage final, rendant impossible toute manœuvre de remorquage. Les trois enquêtes en cours établiront les raisons exactes de l'accident et les erreurs dans la manœuvre ou dans la prise de décision.

A l'opposé, sur l'après échouage, il semble que les différents intervenants, armateur, assureur et responsables publics, aient fait preuve de responsabilité, ce qui conduit à ce que l'impact premier de l'échouage trouve une issue rapide et acceptable.

Le retour d'expérience de cette affaire (encore récente) fait cependant apparaitre deux autres préjudices importants, trop faiblement anticipés par les différents acteurs, dès le début de la crise. Si la gestion de l'amas de ferraille et les rejets d'hydrocarbure auront tout de suite été intégrés, la gestion de la communication et la marée humaine qui aura suivie l'accident auront probablement fait des dégâts plus durables.

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Livre : La vie, quelle entreprise !

La vie quelle entreprise Je viens de finir le livre de Robert Barbault et de Jacques Weber, « La vie, quelle entreprise ! Pour une révolution écologique de l’économie » et je dois avouer en recommander chaudement la lecture.

Au fil des notes de ce blog, il m’arrive de m’évertuer à tenter de rendre compréhensible la biodiversité et son incommensurable utilité pour le vivant et donc pour l’Homme. Ce livre atteint cet objectif avec brio et intelligence, c’est un magnifique tour d’horizon sur le sujet.

L’ouvrage aborde d’abord avec pédagogie la question de la biodiversité et pourquoi elle est au centre de tout, sorte d’épine dorsale du vivant qui lui permet de résister aux chocs, aux crises. Vient ensuite le temps de replacer l’humain dans tout cela, de faire le bilan de son action et de dresser un état des lieux objectif des risques qui pèsent sur nous. Pour enfin conclure par une vision de ce qui pourrait donner lieux à des opportunités pour l’Homme, en relation avec son milieu et ses références économiques.

Le livre donne beaucoup d’exemples, s’appuie sur de nombreuses expérimentations scientifiques ou d’expériences de changement menées aux quatre coins du globe. Il revient sur beaucoup d’idées préconçues que l’on nous a peu à peu fait prendre pour des évidences, mais qui en fait servent un modèle économique et non l’Homme. C’est un livre qui remet en question et qui éclaire sur une question complexe, parce qu’oubliée, mais qui relève après tout de beaucoup du bon sens.

A se procurer dans toutes les bonnes librairies et devrait être dans toutes les bonnes bibliothèques !

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Une renaissance pour Recouvrance et un tablier pour le tramway !

P1030523 87,5 m et 625 tonnes, telles aurait pu être les informations figurant sur le faire-part de naissance. Sauf qu’il ne s’agit pas ici d’une naissance, mais bien d’une renaissance pour le pont de Recouvrance !

Remorqué par le Zephyrus, le nouveau tablier du pont de Recouvrance a « accosté » cet après-midi à Brest. Il restera au port de commerce encore quelques jours puisque que la pose du tablier historique (âgé de 57 ans, dimanche) se fera le 26 juillet prochain. La patience étant une vertu, il devra encore attendre un jour de plus le passage du Tourville, avant de prendre sa place définitive entre les 4 piliers, le 28 juillet.

En 1954, lors de sa construction, le pont de Recouvrance était le plus grand pont levant d’Europe. Il fut détrôné depuis par ceux de Rouen et de Bordeaux. Aujourd’hui, il reprend ses lettres de noblesse puisque qu’il redevient le plus long pont levant d’Europe … accueillant un tramway !

Au-delà du voyage, de l’architecture et de ses mensurations, l’arrivée du tablier du pont de Recouvrance a une réelle dimension symbolique et affective pour Brest.

C’est évidemment d’abord une étape historique dans la vie de cet édifice, classé au patrimoine des Monuments de France. Sa singularité structurelle, avec ses 4 piliers hissant une travée mobile, fait de lui un symbole de Brest, reconnaissable partout ailleurs. Sa localisation centrale dans l’agglomération, au cœur historique de la cité, lui donne un rôle particulier. Enfin, comme tous les ponts, c’est un objet de transition, de liens, qui se voit aujourd’hui complété par le passage de notre tramway, outils d’agglomération permettant aussi de relier différents quartiers de Brest.

L’arrivée du tablier du pont de Recouvrance marque indéniablement une étape dans la construction de notre agglomération. Une étape qui prend racine dans un passé qui nous appartient à tous, un passé à qui nous devons ce que nous sommes. Mais cette renaissance depuis le centre historique marque aussi le futur de Brest, de son agglomération, de son pays, tournés vers des enjeux nouveaux.

Le Brest de demain s’écrit aujourd’hui et un bout de cette histoire vient d’arriver aujourd’hui, par la mer.

Info sur les travaux du pont de Recouvrance [ici]


Reportage Toxic Somalia

M53876 Presqu’une semaine après la fin de Safer Seas, il y avait hier soir une émission d’ARTE consacrée à la Somalie [ici] et notamment à la question de la piraterie en mer. Le reportage « Somalie, pirate ou piratée ? » par Paul Moreira apporte un regard nouveau sur cette question dont il a largement été question lors des journées Safer Seas à Brest.

L’enquête du journaliste met à jour les réseaux mafieux européens qui prospèrent sur l’élimination des déchets toxiques de nos sociétés : chimiques ou nucléaires. Le reportage montre comment des futs ou des containers de déchets hautement toxiques sont arrivés sur les cotes somaliennes, largués par des bateaux en provenance d’Europe [Infographie]. Il montre aussi les dégâts irréversibles de ces produits sur la santé des habitants, avec notamment des naissances avec des malformations particulières. Il montre enfin comment les pêcheurs de Somalie ont fini par prendre les armes, pour devenir de vulgaires pirates, faute de ne pouvoir combattre ceux qui les détruisaient lâchement depuis le large.

Le gouvernement somalien semble impuissant face à cela, pris dans des conflits internes au pays et n’ayant aucun bateau pour contrôler ses cotes. Les navires mafieux importent à la fois déchets toxiques et armes. Cela favorise ainsi les conflits armés internes qui jettent le pays dans le chao, tout en rendant la situation confortable pour tous ceux qui souhaitent se débarrasser de produits dangereux, à moindre coût.

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Safer Seas 2011 à Brest

SaferSeas_2011- Dans le cadre de ma délégation, j’ai passé quelques heures de la semaine dernière aux journées Safer Seas, qui se déroulaient au Quartz, à Brest. Colloque international sur la sécurité en mer, sous toutes ses formes, cette troisième édition semble avoir été un succès. De nombreux experts internationaux était présents, à la fois pour échanger entre eux, mais aussi pour rappeler que cette question devient un enjeux de premier ordre.

La sécurité en mer prend aujourd’hui plusieurs formes : sécurité des hommes en cas de défaillance matériel, mais aussi sécurité des hommes en cas de piraterie ou de prise d’otages, sécurité des milieux face à des catastrophes technologiques comme des marées noires ou face à de la malveillance économique, comme lors des dégazages ou des vidanges d'eaux de ballastes et enfin, la régulation des trafics en tous genres (licites comme illicites).

Les mer, les océans tranchent aujourd’hui avec la terre. Longtemps conceptualisés comme un ailleurs qui pouvait s’autogérer, au-delà des petites frictions côtières, les mers sont encore largement des espaces peu contrôlés.

Face aux politiques sécuritaires des nations et aux nouvelles technologies, tant sur l’aspect surveillance que sur l’aspect interception, la criminalité est rendue plus difficile à terre. De façon assez naturelle, elle se développe en mer. Le territoire est très large, la surveillance et l’interception plus difficiles et la collecte de preuves souvent impossible. Par ailleurs, le droit international dicte encore mal les règles de jugement à terre, de criminelles capturés en mer, au-delà des zones gérées par chaque nation. Il s’en suit donc un flou propice aux trafics (y compris d’humain) ou à la piraterie et à la prise d’otages contre rançon.

Même si cela reste encore aujourd’hui une criminalité localisée et tenant sur un petit nombre d’individus sur le plan mondial, le risque est grand de la voir se développer et changer d’échelle dans un monde en tension. Au fils des prises et des rançons, les criminels montent en gammes en terme de technologie d’interception et accentuent donc les risques.

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Eau du Ponant - Le logo

EDP_LOGOIl y a quelques mois, la société publique locale (SPL) créée par les 4 collectivités du nord Finistère (ici) s’était dotée d’un nom : Eau du Ponant. Elle se dote aujourd’hui d’une image, d’un logo.

Une image, c’est souvent aussi une recherche de sens. Chacun y verra surement des références à son propre environnement culturel.

Personnellement, j’y trouve la référence au Gwenn ha Du, drapeau de la Bretagne qui témoigne de l’ancrage de cette SPL à la pointe bretonne. Il y a la goutte d’eau, à l’image de la ressource d’eau douce qui reste à la base de la production de l’eau potable. Mais on trouve aussi les vagues, la mer, notre rade qui symbolisent aussi le milieu naturel, sensible à la qualité des eaux que nous rejetons. Enfin, quatre vagues pour quatre membres fondateurs que sont Brest métropole océane et les syndicats de Landerneau, de Kermorvan et du Chenal du Four.

L’image est bien choisie, car Eau du Ponant sera en effet à l’interface de tout cela. Le métier de l’eau potable et l’assainissement ne se résume pas aujourd’hui à pourvoir de l’eau aux robinets des maisons et à évacuer les eaux sales. Ce sont des métiers qui s’inscrivent dans ce que l’on appelle « le petit cycle de l’eau », avec en amont une nécessaire vigilance sur la qualité de la ressource et la quantité des eaux prélevées, afin de desservir une eau potable de bonne qualité, toute l’année. Et en aval, la nécessité d’une gestion de nos rejets urbains au milieu naturel, afin d’impacter le moins possible l’environnement.

Enfin, Eau du Ponant est à l’interface de 4 collectivités, elles-mêmes composées de plusieurs communes. Il s’agit donc bien d’une aventure collective, pour un vrai service public.

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Notons aussi qu’il s’agit là d’un vrai produit local, puisque ce logo est la création d’une artiste de Concarneau : Valérie Le Roux.


Brest capitale maritime de la biodiversité – Bilan 2010

La complète L’année de la biodiversité aura été une formidable occasion pour montrer que cette thématique est au cœur des préoccupations des Brestois. Plus d’une action tous les 4 jours en moyenne sur l’année 2010. Un grand nombre d’acteurs mobilisés et surtout, un maximum de rencontres et d’interactions entre eux sur le territoire. Cette année aura été une très belle réussite qui a aussi donné à tous l’envie de poursuivre sur ce sujet, en mêlant autant les scientifiques, que les associations ou les citoyens.

La chaine Tébéo a consacré une émission « La complète » sur le bilan de l’année 2010, le 25 janvier dernier. Celle-ci montre bien la diversité des approches et des actions qui ont eu lieux à Brest autour de la diversité biologique.

Vous pouvez retrouver l’émission ici.


Le vaisseau mer

Océanopolis La semaine dernière avait lieux les 20 ans d’Océanopolis à Brest. Vingt années que ce projet un peu fou a vu le jour, sorti de l’esprit d’Éric Hussenot et de Jean-Paul Alayse. Vingt années que le vaisseau de Jacques Rougerie s’est posé entre de la plage du Moulin blanc et la rade de Brest.

C’est toujours un véritable plaisir de se balader dans Océanopolis. Soit avec des enfants qui courent d’aquarium en aquarium et s’émerveillent de ces habitants bizarres de l’autre coté de la vitre. Soit en tant qu’adulte, à découvrir les liens entre les choses, les particularités du vivant et la richesse de ce monde en volume qui enferme plus de 90% de la vie sur terre.

La nouvelle exposition temporaire sur la biodiversité est superbe. On y chemine d’abord au travers notre l’histoire, depuis un monde qui croyait que la vie avait été créé en l’état, jusqu’à la découverte progressive de l’évolution des espèces. Ce qui est aujourd’hui une évidence (quoi que pour certains !) n’en fut pas une tout le temps. Il est amusant de ce replacer dans le contexte de l’époque et de se mettre à la place de ces hommes qui osèrent bousculer les fondamentaux de leur temps pour faire émerger l’inimaginable : que l’homme puisse descendre d’un poisson !

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Chalutage des algues vertes dans l’anse du Moulin blanc à Brest

Photo BMO - Direction écologie urbaine

Algues vertes. Le chalutage testé en rade

Le plan de l'État en Bretagne contre les algues vertes prévoit de tester le ramassage des algues vertes en mer, notamment dans l'anse du Moulin-Blanc. Brest Métropole Océane a devancé l'appel. Trois essais ont eu lieu, le dernier en avril.

Le plan de l'État pour le ramassage des algues vertes en mer ? une façon d'essayer de tarir ce qui peut arriver ensuite sur la plage ? évoque les baies de Lannion (22), Douarnenez et l'anse du Moulin-Blanc. Localement, l'idée fait son chemin depuis trois à quatre ans. «Il fallait trouver les partenaires et les subventions», résume Thierry Fayret, vice-président de BMO chargé de la rade et du littoral. La concrétisation est intervenue à l'été 2009, avec Ifremer, le Ceva (Centre d'étude et de valorisation des algues) et le comité local des pêches. 

Cette volonté s'inscrit aussi dans le Sage (Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau). Celui-ci a comme objectif de descendre, à l'horizon 2021, à22mg d'azote par litre contre 34 à 35. Mais cet objectif nesera pas pour autant suffisant pour en finir avec les algues vertes. «Le seuil de disparition est à 10mg», explique Thierry Fayret. «L'action de ramassage n'a de sens que si on mène les deux de front. Et si l'on continue de considérer la baisse des nitrates et des phosphates comme le plus important », poursuit celui qui est à la fois vice-président du Sage et président du syndicat de l'Élorn.

Article de Vincent Durupt paru ce jour dans le Télégramme de Brest. Lire la suite ici …


Eurêka !

Guide cables multidiamètres Allez ce soir, c’est vendredi, pas de surmenage bloguistique. Juste une petite note pour témoigner qu’en dehors de la politique et du syndicalisme, il peut m’arriver de travailler et d’avoir aussi de l’imagination !

Voici le brevet d’une invention que j’ai déposé l’an dernier avec un collègue de Thales : un guide câble pour des câbles multi diamètres. Nous ne résoudrons pas la faim dans le monde avec cela, mais bon, cela fait toujours chaud à son égo de savoir que l’on a été les premiers à y penser ! !

L’objectif de la dite invention est de permettre de trancanner plusieurs câbles de diamètres successifs différents, intercalés ou non avec des objets enroulables plus gros. Le fonctionnement du guide câble se fait sans partie mobile … et donc sans avoir à être actionné, comme sur les design existants auparavant. La forme spéciale (que décrit le brevet) permet d’assurer un guidage spire-à-spire du câble multi diamètres lors de l’enroulement sur le touret, sans aucune pièce de réglage en fonction des différents diamètres à passer dans le guide câble.


Première arrivée sur Brest

IMG_2714 C'était en juillet 92, je venais de décrocher mon A2C, à la base de l’école de voiles des Glénans de l’ile d’Arz, pour devenir moniteur sur habitable. À la fin du stage, trois motivés d'entre nous avaient décidé de pousser l’aventure jusqu'à Brest, où nous avions entendu parler d'une certaine fête nautique sympa de vieux gréements.

Le moniteur, une autre stagiaire et moi-même avons ainsi « débarqué » en train, à Brest. Je me souviens de quelques heures sur la fête, de la place de la liberté, d'une nuit en sac de couchage dans le gymnase de l’Harteloire ouvert pour l'occasion et d'une après-midi passée au Moulin blanc à rêver devant le trimaran de Kersauson, vainqueur du tour du monde en solitaire en 1989.

Rien d'extraordinaire là-dedans en fait, si ce n'est que l'un d'entre nous allait revenir à Brest, vainqueur du mythique trophée Jules Verne, près de 18 ans plus tard.


La Région Bretagne en campagne

Jean Yves Le Drian Hier, je faisais campagne pour les régionales. L’occasion pour moi de redécouvrir les différents champs d’actions du Conseil régional, car si plus de 75% des français estiment que ce que fait la Région est important, ils sont le même nombre à ne pas savoir ce qu’elle produit au quotidien !

Pas de discours de science politique ce soir, mais simplement trois exemples vécus, dans mon mandat, de relations constructives avec le Conseil régional de Bretagne.

D’abord sur l’eau, où la région est un acteur incontournable sur la politique de reconquête de la qualité de l’eau en Bretagne. Co-financeur avec le département ou l’agence de l’eau d’actions d’amélioration de la qualité des eaux, le Conseil régional milite aussi ardemment pour prendre en charge la politique de l’eau sur son territoire.

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Le syndicat de bassin de l’Elorn étend son territoire au net

SBE Le syndicat de bassin de l’Elorn se dote d’un nouvel outil pour sa communication : un site Internet tout neuf. L’objet de ce site est autant d’informer sur ce qu’est le syndicat, nouvellement reconnu en tant qu’EPTB (Établissement Public Territorial de Bassin) que d’informer de nos actions au fils du temps et au fils de l’eau.

Vous pourrez y retrouver l’actualité du syndicat, telle que la gestion du barrage du Drennec avec l’installation en cours des turbines hydraulique pour produire de l’énergie ou les grands programmes de gestion des rivières du SAGE, en passant par les actions Natura 2000 sur la biodiversité, les analyses d’eaux ou simplement les comptes rendus des comités syndicaux.

Le site capitalisera les actions du syndicat, mettra en avant les avancées sur l’amélioration des eaux de notre bassin versant et plus largement des qualités naturelles de notre territoire.

Alors n’hésitez pas à aller y jeter un œil de temps en temps !


Des algues, à Brest

Moulin Blanc La tempête de ce weekend aura laissé quelques traces sur nos plages. Quelques dizaines de tonnes d’algues vertes se sont ainsi échouées en haut de la plage du moulin blanc qui, le reste de l’année, est généralement plutôt épargnée par ce phénomène.

Cet échouage est exceptionnel pour deux raisons. D’abord la force des vents, mais aussi la coïncidence avec des coefficients montants de marées. Ces deux phénomènes ont favorisé l'échouage puis l’accumulation d’importants stocks d’algues, en haut de plage (jusqu’à 30 à 50 cm d’épaisseur).

Si en soit l’échouage en masse de ses algues sur la plage est exceptionnel, leur présence ne l’est pas. La plage du moulin blanc est une large baie en eau peu profonde (moins de 5 m d’eau en fonction des marées) entre le polder et le pont de l’Iroise. Au sud, le chenal de l’Elorn ferme la boucle. Cette vaste étendue de près de 1,5 km² est en fait une sorte de prairie sous-marine d’algues vertes posées sur le fond.

La majorité de ces algues reposent dans une couche d’eau de 20 cm en partant du sol. D’après IFREMER, le stock global sur cette seule zone serait estimé à 300 tonnes l’hiver et 3 000 tonnes l’été. Normalement peu chahutées, ces algues restent sur le fond et c’est en faible quantité qu’elles apparaissent sur la plage puisque « seulement » 1/12e (250 tonnes) sont ramassées chaque année au moulin blanc.

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Les journées de la mer à Brest

Lors des journées de la mer qui se sont déroulées à Brest début juin, la ville a organisé un voyage de presse afin de rendre visible ce qui se fait en terme d’excellence sur la mer, chez nous, à la pointe Bretagne.

En plus de notre presse locale et régionale, une double page dans le Monde est parue, au début de l’été et 10 interviews radio sont passées sur RFI (Radio France Internationale) dans l’émission d’Arielle Cassim en juillet-août. La diversité et la richesse de ces interviews donnent d’ailleurs assez bien la force du positionnement de notre territoire sur les enjeux maritimes ... et ce n’est qu’un rapide aperçu, bien-sur !


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Un an de mandat, ça s’arrose ... à l’eau !

Au gré des rives de l'Elorn Les élections municipales datent du mois de mars 2008, mais c’est vers la mi-avril que j’ai été nommé vice président de Brest métropole océane, chargé du littoral et de la rade. Trois mois plus tard, j’étais élu président du syndicat de bassin de l’Elorn, trois mois encore après, président du comité de pilotage pour la mise en place de la charte Natura 2000 sur l’Elorn et six mois plus tard, vice président de la CLE (Commission Locale de l’Eau) qui s’occupe de la mise en place du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) sur l’Elorn.

Bon, sauf à vous laisser croire que j’aime à empiler les mandats pour remplir mon CV, il faut dire que ces quatre mandats ont un gros point en commun : l’eau. Chacun traite de façon différente mais complémentaire de l’eau à l’état naturel (douce ou salée) et des milieux qui en dépendent (faune et flore).

Il y a encore un an, le citadin que j’étais (et que je reste) n’imaginait pas tout ce qui existe en matière de gestion de l’eau. L’eau ne coule pas de source, ou plus exactement, ne coule plus de source !

Dans un environnement où l’homme a pris une place prépondérante par ses différentes activités, l’eau est devenue un élément naturel dont la qualité n’est plus assurée par la nature. L’eau est devenue une source d’enjeux et de conflits pour les différentes parties prenantes qui l’utilisent.

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Q790, crépidules et TBT

Q790 Des associations de protection de l’environnement ont fortement réagi ces derniers jours suite à l’annonce de la Marine de nettoyer à flot les parties mouillées de la coque Q790 (ex-Porte avion Clémenceau), envahies par les crépidules.

Hier, un journaliste de Ouest France m’a interpellé sur ce même sujet pour avoir un avis de la collectivité. En effet, Brest métropole océane a signé en juillet dernier le « contrat de rade » qui met en place des actions visant à protéger le milieu riche mais fragile qu’est la rade de Brest. Il souhaitait donc avoir notre sentiment sur les interpellations faites par les associations vers la Marine.

En tant que vice président chargé de la rade de Brest, j’ai demandé à la Direction de l’écologie urbaine de BMO, qui gère le Contrat de rade, de regarder ce dossier objectivement et de me donner un avis.

Trois éléments importants semblent étayer la thèse d’un impact faible sur le milieu de l’action entreprise par la Marine, sur la coque Q790.

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Lipypad : le piège de l’illusion comme remède à la crise

Lilypads Dans la catégorie bêtisier ce soir, ce nouveau projet de ville flottante à destination des réfugiés climatiques [ici].

Environ 250 millions de personnes risquent d’être privées de terre durant le siècle à venir, suite à la montée du niveau des océans. Des « grands penseurs » passent encore du temps à pondre des projets remarquables sur papier glacé, mais complètement inutiles dans la réalité, en dehors de se faire plaisir … ou de se faire un peu de pub !

Les 250 millions de réfugiés viendront principalement des régions à forte densité de population et souvent en voie de développement. A priori, les populations aisées de ces territoires trouveront toujours les moyens de racheter des habitations plus dans les terres. L’enjeu de ce 21ème siècle est donc le déplacement puis le relogement de population sans terre et à très faible revenu, puisqu’ayant tout perdu avec la montée des eaux.

Ce projet d’hôtel 5 étoiles soi-disant écolo (faisons le bilan carbone de sa construction !) ne répond donc en rien à la problématique que pose le réchauffement climatique et les réfugiés qui vont avec. J’engage plutôt cet architecte franco-belge à faire un tour du coté de l’ex-Sangatte pour voir comment se logent des réfugiés, en pleine forêt. Rien à voir avec son rêve de luxe (même si ce concept de ville flottante peut être intéressant, par ailleurs).

L’un des dangers du siècle à venir risque d’être ce genre d’illusion que certains nous font miroiter, par des rêves de la science ou de la technologie, pour faire croire que l'on a des réponses toutes faites aux enjeux planétaires. Tout ceci n’est qu’un mirage venu de la fin du 20ème siècle, avec ses grandes avancées techniques et scientifiques. La réalité du 21ème siècle sera plus abrupte que cela : elle nous demandera surement plus de remises en cause et moins de rêveries.


Ecosystèmes

1011990343_b4ab9211aa_b « L’écologie, c’est comprendre que les liens qui unissent les êtres vivants entre eux sont plus essentiels que les êtres humains eux-mêmes. Tout est lié. En mettant en danger l’un, on met en danger tous. »

  Laurent Ballesta (biologiste, plongeur et photographe)

Cette citation est issue du film « Au royaume du nautile » qui passe en ce moment à Océanopolis. Le film est très beau et vaut le détour, mais cette phrase, issue des propos du personnage central du film, va beaucoup plus loin.

Au-delà du simple point de vue d’un défenseur de l’écologie et de la biodiversité, elle traduit dans une approche biologique que l’important ne se trouve pas dans les individus, mais dans les relations qui les unissent et les organisent.

J’ai toujours été passionné par les approches systémiques sur des domaines croisés. Je crois que ce qui est vrai pour le vivant, l’est aussi en ce qui concerne d’autres domaines, comme l’économie ou la politique, par exemple. Le vivant à mis des milliers d’années pour trouver des équilibres stables (en tout cas à notre échelle des temps). Son observation est une source d’enrichissement sur le plan organisationnel et comportemental.

Nous serions sages de prendre bonne note de la citation ci-dessus. Dans une société qui se tourne désespérément vers un individualisme stérile, des comportements d’accaparement mégalomaniaques et qui développe de plus en plus de crises dangereuses pour elle-même, il serait judicieux de revenir aux fondamentaux de ce qui marche … depuis des milliers d’années !


Des vieux gréements … à Sea orbiter

B2008_2 Lors de Brest 2008, j’ai eu la chance de pouvoir faire le Brest-Douarnenez à bord d’une goélette. En dehors de l’aspect simplement poétique du périple (qui ne m’aura pas échappé, malgré mon propos ;-), il m’est apparu que l’homme avait oublié d’habiter la mer et que peut-être, dans le futur, cela serait amené à changer …

Dans le long bord qui nous mena des Tas de pois au Cap de la chèvre, une image impressionnante m’a marquée : la mer s’était transformée en une autoroute de voiliers, de toutes tailles et de toutes formes. Comme nous naviguions tous dans la même direction, l’ensemble donnait une autre image que l’on a de la voile, avec des voiliers perdus au beau milieu de l’immensité d’eau, allant dans différentes directions, tel un mouvement brownien sans cohérence.

Il émanait de cette flottille une énergie impressionnante et à la réflexion, il y avait bien réellement dans cette flottille une énergie impressionnante. Plusieurs centaines de bateaux, pesant respectivement plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, venaient de s’avaler 50 km, en silence sans moteur et sans essence. J’avais oublié ma calculette à terre pour l’occasion, mais l’énergie de cette caravane nautique alignait sûrement les kWh. 

Sea_orbiter_2_2 La mer a toujours attiré les hommes pour y rechercher des ressources. La pêche en est le meilleur exemple. Peut-on imaginer que dans quelques dizaines d'années, des voiliers d'un autre type sillonneront les océans à la recherche du vent pour en tirer le meilleur parti en énergie. Verrons-nous un jour des marins d’un nouveau genre aller habiter des océans pour produire l'énergie des terriens. A la façon de la conquête de l’Ouest, y aura-t-il un jour une conquête des océans … pas seulement pour un passage avant de retourner à terre, mais aussi pour y séjournée un temps ou une vie.

Un des derniers projets de Jacques Rougerie invite à cette fiction. A la façon d'une station spatiale, le projet Sea Orbiter propose d'investir la mer ... pour y habiter.

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Littoral et rade de Brest

Rade_de_bVoilà, avait lieu cette après midi le premier conseil communautaire de Brest Métropole Océane, suite à l’élection de mars dernier. A cette occasion, une fois le Président François Cuillandre élu par le conseil, avait lieu la nomination et la validation par le vote des 24 vice-présidences de la nouvelle assemblée.

Je serai donc Vice-président, chargé du littoral et de la rade.

Ayant commencé au dernier mandat à m’intéresser à la problématique du développement durable, j’avais émis le souhait d’avoir une responsabilité en lien avec cette thématique. Aujourd’hui, je suis servi ! !

Le littoral et la rade de Brest sont des lieux où se mêlent tous les enjeux du DD : économiques, sociaux, environnementaux et de gouvernance, avec toutes les parties prenantes de ces espaces partagés.

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Coup de projecteur : Blog Energies de la mer

Energies20de20la20mer_2 Encore une initiative instructive et enrichissante de la société 3B Conseil (basée sur Brest et Paris), sur les énergies de la mer.

http://energiesdelamer.blogspot.com/

Comme le rappel ce site, la recherche dans ce domaine est autant un enjeux technologique au travers de l'innovation et de l'industrialisation des techniques de récupération de ces énergies en "libre service", mais aussi un enjeu économique dans un secteur émergent qui risque de prendre une place non négligeable dans les années qui viennent.

A l’heure où l’Europe s’est engagée dans le livre vert sur l’efficacité énergétique (réduction d’un facteur 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et production de 20% de son énergie grâce à des sources renouvelables d’ici 2020), la France, deuxième façade maritime mondiale, a tout intérêt à être motrice sur ces sujets : éolienne offshore, énergie des vagues et des courants, énergie thermique des mers, biomasse algue, énergie marémotrice, énergie osmotique, etc…

Voilà un site qui me semble avoir autant d’avenir que les énergies en question car l'innovation et l'intelligence viennent souvent des recoupements d'idées et de projets et non d'une personne seule, isolée de tout. Ce site contribue à rendre accessible et à fluidiser l'information sur ce sujet, c'est un atout.

Bon vent et bonne vague !

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57j 13h 34mn 06s

Joyon_brest_3 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes : c'est le nouveau record du tour du monde en solitaire à la voile, de Brest à Brest. Arrivé cette nuit, c'est ce matin que le navigateur a été fêté comme il se doit, sur le Quai Malbert du port de commerce.

A 51 ans, Francis Joyon devient le nouveau détenteur d'un record qui a longtemps fait rêver le jeune voileux que je fus.


Océanopolis

Animindo01 Il y a un endroit que j’aime particulièrement à Brest depuis que j’ai deux p’tits matelots, c’est Océanopolis. C’est un lieu un peu magique, surtout pour nous brestois qui pouvons nous y rendre quand il n’y a pas trop de monde.

C’est autant le plaisir des yeux, que l’émerveillement des enfants face à ses créatures d’un autre milieu qui se déplacent avec une lenteur que nous, terrien, semblons avoir oublié depuis longtemps. Mais c’est aussi la découverte au travers d’expérience basique, mais bien sympathique. J’adore refaire l’expérience de Coriolis qui a tenue (et tiens encore) en échec des générations de professeurs de physique, face à des élèves englués dans des équations pour le moins obscures. A Océanopolis, on appuie sur le bouton Marche et il n’y a plus qu’à regarder pour comprendre …

Si je devais n’en choisir qu’un, ce serait le pavillon tropical avec ses aquariums tout colorés. On peut y approcher Némo, Dory et quelques autres personnages du film. C’est mieux que les marches de Cannes …