Brest

« Shame on you », un podcast remarquable et passionnant sur l’affaire DSK

Podcast Shame on you - Affaire DSK - Marine Pradel et Anne-Cécile Genre _Fin février, sortait le dernier épisode de la série « Shame on you ». Un podcast passionnant de 8 épisodes sur l’affaire DSK. Une affaire que l’on redécouvre par les yeux et surtout par la sensibilité de deux journalistes, Marine Pradel et Anne-Cécile Genre. Deux femmes qui ont couvert l’affaire, en 2011, au plus près, à New York. Deux personnes qui, comme beaucoup d’entre nous, ont subi le déroulé des faits sans vraiment en comprendre toute leur portée. Douze ans plus tard, elles reviennent sur cette affaire qui aura marqué le monde, comme la goutte d’eau qui engendra ensuite la vague #Metoo dans le cinéma américain, avant de déferler sur l'Occident tout entier.

Les deux histoires

Ce podcast, raconté avec une grande précision et étayé de nombreux témoignages, raconte finalement deux histoires concomitantes.

La première, la plus singulière, est celle qui en fit un phénomène mondial. C’est le contre-récit des contes anciens ou modernes, dans lesquels le puissant prend justement soin de la plus faible. Au fil des épisodes, nous découvrons la vérité d’alors, un homme au plus haut de l'échelle sociale occidentale, le directeur du FMI : riche, décomplexé, ivre de sa toute-puissance, dont il mesure parfaitement la protection sociale qu’elle lui offre. De l’autre côté, une jeune femme africaine, émigrée aux États-Unis dont elle ne maîtrise pas les codes et qui a déjà dû acheter sa liberté par deux fois, pour acquérir un petit espace d’indépendance. Une petite porte de liberté lui ouvrant le droit d'être femme de ménage, dans un Sofitel new-yorkais.

Cette première histoire, presque caricaturale si elle était écrite dans un roman, c’est cette rencontre entre ces deux mondes, ces deux êtres en tous points opposés. Là, dans cette chambre d'hôtel, va se jouer la réalité de chacun. La domination sexuelle consommatrice de l’un sur l’impossibilité de réagir de l’autre, prise dans sa précarité sociale, cumulée à une soumission culturelle qui l’astreint au silence pour garder son honneur.

La première histoire finit par la faillite de la justice et de la presse, parfaitement analysée au fil des échanges, qui s’acharnera sur la victime plutôt que de la soutenir et de lui rendre sa dignité. L’homme riche et puissant peut se payer des avocats qui fouillent la vie de sa victime pour travestir la vérité à son avantage. La femme précaire et isolée ne donne pas les bonnes réponses et n’offre pas les bonnes images, à une presse avide de sensationnel. La messe est dite dans cette Amérique surmédiatisée, hystérisée. La Justice n’a pas parlé.

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Vivre à Brest - Le mot de la fin : Démission

François Cuillandre démissionToute affaire a une fin, quelle qu’elle soit. Comme j’ai pu l’annoncer, ceci sera probablement la dernière note que j’écrirai au sujet de l’affaire Vivre à Brest. Je crois  avoir dit ce qu'il y avait à dire, entre le livre et les différentes notes que j’ai pu écrire au cours du déroulé judiciaire (retrouver tout ici).

Pour conclure, je souhaitais laisser la parole au principal et dernier intéressé par le sujet : le maire de Brest, monsieur Cuillandre. Sans le vouloir, il a lui-même exprimé la seule conclusion respectable pour lui, dans cet extrait collector [1] qui a été immortalisé lors de la première conférence de presse [2], le 26 novembre 2018, seulement cinq jours après que l’affaire éclate.

Lors de cette conférence de presse, en dépit de toute précaution pour la présomption d’innocence, monsieur Cuillandre chargea de toutes ses forces Alain Masson. Dès l’introduction de son propos, il insista d’ailleurs pour renommer l’affaire Vivre à Brest comme « Affaire Masson » (voir article du Télégramme et argumentaire écrit de cette conférence de presse, qu'il me donna juste après, ici). Mais, là ne sont pas les paroles qui vont marquer cet entretien.

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Nouveau stade - Obstruction à la démocratie citoyenne à Guipavas !

Collectif contre le nouveau stade 29Samedi dernier, j’avais l’intention d’assister à une réunion organisée par un collectif de citoyens qui s’opposent à la construction du nouveau stade au Froutven. Ayant été informé par un membre du collectif qui m’avait interrogé sur mes notes concernant le financement du stade (ici), j’avais décidé d’aller écouter leurs arguments.

À ma grande surprise, la maison de quartier de Coataudon à Guipavas était fermée lorsque je suis arrivé pour la réunion. Deux jours plus tôt, le maire avait retiré le droit d’utiliser ce lieu public pour la réunion. Le Collectif devait se suffire du parking pour expliquer l'annulation de la réunion.

La raison invoquée par l’édile de Guipavasien était de ne pas avoir été mis au courant de la nature de la réunion et de supputer qu’elle allait être une source de désinformation. Il avait également justifié l’annulation de la réservation par la nécessité de maintenir l’ordre public.

L’ordre public à Guipavas semblait-il être en danger, par ce froid samedi matin de janvier ? Si une trentaine de personnes calmes, principalement des retraités et des habitants, se réunissant pour discuter peuvent perturber l’ordre public, je me demande comment le maire qualifie les blocages des agriculteurs ayant cours en ce moment… Une troisième Guerre mondiale, probablement !

Idem, au-delà de cet Armageddon tant redouté à la maison de quartier de Coataudon, que penser d’un maire refusant que des citoyens organisent une réunion, sous le prétexte qu'il la juge comme de la désinformation, avant même la réunion. Va-t-il interdire toutes réunions politiques qui ne seraient pas en ligne avec sa pensée ?! Cela en dit long sur la nature du régime politique à Guipavas dans la période !

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Réponse au courrier de monsieur CUILLANDRE

Courrier FC-TF

Je dois bien l’avouer, je fus quelque peu surpris de découvrir une écriture bien connue sur l’enveloppe d’un courrier reçu dans ma boite aux lettres. J’avais déjà reçu des courriers d’avocats de sa part (ici), mais pas de courrier personnel, signé de sa main.

Alors même que le jugement de l’affaire Vivre à Brest n'était pas encore acté, la lecture de cette lettre ne fut pas sans me questionner, tant sur le but poursuivi par son auteur que sur sa réelle compréhension de l’affaire Vivre à Brest.

La lecture de la première partie laissait peu de doute sur l’intention déjà prise de plaider coupable et sur des discussions probablement déjà en cours avec le procureur qui avait, quelques semaines plus tôt, pris la parole dans la presse pour préparer les esprits. Lorsque l’on sait aujourd’hui que la condamnation ne fut que de 3 000 € fermes, autant dire que la négociation n’a pas été trop rude.

À la réception de ce courrier, il me fut déconseillé d’y répondre avant le jugement. J’ai donc gardé pour moi ce témoignage de l'état d’esprit du maire. Ce courrier révèle le peu de considération qu’il a pour la réalité des faits qui ont été révélés par l’enquête et que j’ai, pour une très large part, déjà expliqués dans un livre et sur mon blog.

Maintenant que l’affaire est close et qu’il est temps de refermer ce dossier, j’ai souhaité répondre à celui qui m’avait écrit afin d’argumenter point par point les contrevérités qui sont exposées dans le courrier. Faute de procès public en correctionnel comme l’avait requis la juge d’instruction, chacun repartira avec sa vérité.

Comme à son habitude, je ne doute pas qu’il ait largement fait lire sa prose à ceux qu’il souhaitait convaincre ou influencer, en se posant en victime et en traitant ses opposants de gens haineux. Je fais donc de même en rendant publique ma réponse ci-dessous.

 

--------------\/--------------

 

Thierry FAYRET

 

A François CUILLANDRE

 

Objet : réponse au courrier de monsieur CUILLANDRE 

 

Monsieur,

Avant de refermer le dossier de l’affaire Vivre à Brest, je souhaitai répondre au courrier que vous m’avez envoyé à mon domicile, en mai dernier. Vos propres écrits sont probablement le meilleur témoignage de l’homme que vous êtes devenu. Je ne sais pas qui vous cherchiez à convaincre en m’écrivant, probablement que vous.

Pour m’en avoir fait lire quelques-uns à une autre époque, je connais les usages que vous faites de ce genre de courrier que vous écrivez à vos opposants. Vous les montriez ensuite à vos proches ou à des militants pour mieux vous justifier. Vous rajoutiez toujours que vous n’aviez jamais reçu de réponse, comme pour mieux prouver la justesse de vos propos. Puisque vous me mettez en cause dans votre écrit, vous me contraignez à y répondre, y compris publiquement. J’ai fait le choix de la sincérité et de la transparence dans cette affaire, je ne vais pas changer maintenant.

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Vivre à Brest - L’histoire de la Caisse noire

Vivre à Brest Histoire de la caisse noireComme nous l’avons vu dans la précédente note (ici), la Caisse noire de la majorité municipale de François Cuillandre reposait sur l’existence d’un compte bancaire issu de la création d’une association inactive depuis longtemps, nommée Vivre à Brest, et dont les raisons d'être statutaires étaient très extérieures à ce que fut l’usage du compte bancaire du même nom.

Ce compte associatif, initialement créé pour soutenir la publication d’un journal politique, va finalement surtout servir à collecter les indemnités des élus municipaux socialistes de Brest, avec le beau projet de les mutualiser. L’idéal affiché était de compenser ceux qui perdaient le plus en salaire du fait de leur mandat, grâce à ceux qui étaient bénéficiaires, pour diverses raisons [1]. Un système peu critiquable dans ses fondements pour des socialistes (bien plus dans ses méthodes 😉 !).

Le système de mutualisation semble avoir bien fonctionné jusque dans les années 2000, sous les deux mandats de Pierre Maille. Un précédent maire socialiste qui fut le président fondateur de cette petite association et, n’en doutons pas, un des penseurs de ce système mutualiste qui avait vocation à soutenir les moins bien lotis. À l'issue du dernier mandat de maire de Pierre Maille, le compte semble avoir été très bénéficiaire, malgré un engagement de l'association très au-delà du seul système de compensation des pertes de salaires [2].

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Vivre à Brest - Réaction suite au Conseil métropolitain

Cuillandre-Francois-IMG_3050-002Je dois dire que j'ai été passablement agacé en lisant le Télégramme samedi matin (ici). L'article retraçant les échanges en Conseil de métropole sur l'affaire Vivre à Brest témoigne bien de ce qui était à craindre. Une fois la pression du jugement retombée et même s'il y a eu condamnation, l'histoire est vite réécrite et le fond du dossier oublié.

On aurait pu espérer qu'à quelques jours de sa condamnation, le maire ferait profil bas, comme cela fut le cas devant la juge, lors de l’audience de CRPC que j'ai racontée ici. Il aurait pu faire amende honorable et bien non, il ne l'a pas fait. Comme depuis plus de 20 ans, lors des repas de pré-conseil à Kerbriant, les contre-arguments avaient été affutés, les rôles distribués et il ne restait plus qu'à contrecarrer fermement quiconque oserait évoquer le sujet. Aidé de trois valeureux vice-présidents venus à sa rescousse, monsieur Cuillandre semble avoir fait feu de tout bois pour tordre la réalité de ce que furent les dessous de l’affaire Vivre à Brest.

Je ne comptais pas évoquer ce que je vais écrire ci-après, mais ce Conseil montre à quel point ces élus au pouvoir à Brest sont dans l’affirmation décomplexée de contre-vérités déniant toute réalité de ce qui fut mis au jour par l'affaire.

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Affaire Vivre à Brest : Trois vérités qui auraient mérité une audience correctionnelle

Pieds Nickelés Image À la suite de la CRPC (Comparution pour Reconnaissance Préalable de Culpabilité) ayant vu monsieur Cuillandre condamné pour recel d'abus de confiance, l'affaire Vivre à Brest est close. La décision très discutable du procureur de Brest d'offrir au maire une justice dérogatoire à ce qu'avait proposé la juge d'instruction conduit au classement de l'affaire, sans possibilité de contester ou d'aller plus en avant pour faire la vérité. L’opacité restera donc sur le système de gouvernance brestois, qui aura existé de 2001 à 2017 et qui continue à produire ses effets encore aujourd'hui.

Dans les affaires qui secouent en ce moment même notre démocratie, au plus haut sommet des responsabilités, les audiences correctionnelles montrent comment les juges se font une opinion beaucoup plus éclairée sur le fond d’une affaire. Le travail d’un juge d’instruction est, comme son nom l’indique, de rassembler des faits. C’est l'audience correctionnelle qui permet de faire intervenir, de questionner, de croiser les témoignages des accusés, des parties civiles et aussi aux citoyens et à la presse de pouvoir écouter et se faire son opinion. À Brest, le mois dernier, le procureur nous a privés de cet espace de discussion, de confrontation et de justice [1]. Ce n'est pas pour autant qu'il faut passer à autre chose sans poser les questions qui dérangent.

Lors d'une audience correctionnelle, au moins trois sujets auraient mérité d'être questionnés sur leur sincérité. Derrière ces seules trois questions, probablement qu’une autre réalité, une autre histoire, serait apparue aux yeux de tous. Je vous propose donc, dans cette presque dernière note sur l'affaire, de s'autoriser à lever le tapis sous lequel ont été balayées trois grandes vérités qui divergent profondément du discours qui nous a été servi :

  • Le lieu : une association qui n'existait plus
  • Les protagonistes : une alliance improbable
  • Les bénéfices : la réalité cachée des détournements

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Le maire de Brest, un délinquant pas comme les autres

FCLors de mes mandats d'élu, il m'est arrivé de marier deux personnes. La cérémonie d'un mariage est un moment « magique », au premier sens du terme : deux personnes célibataires rentrent dans la salle des mariages, l'élu demande le consentement à chacun, puis prononce la formule magique et c'est un couple qui ressort de la mairie. Wonderful !

Jeudi dernier, au Tribunal judicaire de Brest, il y a eu aussi un phénomène de transmutation sociale. Le maire de Brest, François Cuillandre, est rentré comme prévenu présumé innocent dans l'affaire Vivre à Brest, la juge lui a demandé son consentement sur l'acceptation des charges qui pesaient contre lui et il est ressorti avec le titre de « délinquant ». Une appellation qui lui ressemble vraiment !

Quelques lignes pour vous partager ce moment mémorable, plutôt honteux dans l'histoire de la ville de Brest, qui dura trois bonnes heures et sans lancer de riz à la fin !

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Communiqué suite à CRPC de François Cuillandre dans l'affaire Vivre à Brest

Tribunal de BrestEn tant que partie civile, je tiens à exprimer ma position sur cette Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC) de monsieur Cuillandre dans l'affaire Vivre à Brest. Cette décision de justice était attendue, après les déclarations tout à fait étonnantes du procureur de Brest en avril dernier, plaidant pour une justice plus accommodante pour les responsables politiques.

Cette CRPC constitue une défaite indéniable pour la transparence dans la vie publique et pour la probité des responsables publics, car elle nous prive d'un débat contradictoire sur une affaire qui touche au cœur même du fonctionnement de nos institutions. Une affaire qui a mis en cause le 1er magistrat de notre ville, M. Cuillandre, dont les expressions n’auront fait que varier tout au long de l’affaire.

Ce « plaider-coupable » de M. Cuillandre peut être interprété comme une fuite de ses propres responsabilités. Une fuite de celui qui ne souhaite visiblement pas que les questions des parties civiles soient entendues publiquement, en correctionnel.

En effet, les 4 000 € avoués ne sont que la partie immergée d’une affaire dans laquelle de nombreux faits qui auraient pu être reprochés à Monsieur Cuillandre, y compris financiers, ne seront pas exposés.

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Un jugement de forme, qui oublie le fond

Justice aveugle _Je comprends bien que le Parti Socialiste de Brest soit joyeux de la décision de justice qui est tombée aujourd’hui, concernant l’assignation que j’avais lancée il y a plus d’un an (Précédentes notes sur le sujet ici). Mais regardons un peu plus le fond de cette victoire de papier, qui en dit long sur nos vieux partis politiques … patriarcaux.

La Justice considère simplement irrecevable ma demande et ne prend même pas la peine de regarder les arguments de fond. Elle ne retient qu’un argument de forme et donne raison au Parti Socialiste qui s’appuie sur l’article 4.3.1 de ses statuts :

« À défaut de saisine des premiers secrétaires fédéraux ou du Premier secrétaire et d'épuisement des voies de recours internes, aucune contestation des décisions du Parti et de ses instances ne pourra faire l’objet d’un recours juridictionnel. »

Un petit article dans des longs statuts, qui semble être la botte secrète des partis français (a priori la droite a le même dans ses statuts), pour ne pas être inquiétés de toutes dérives à leur fonctionnement interne, par des adhérents indélicats.

Pour résumer cet article, tant que vous n’avez pas épuisé toutes les voies de recours internes à votre parti (et cela peut être très long et épuisant, vu les pressions internes qui frolent ce que l'on qualifie de harcellement dans les entreprises lorsque vous contestez), vous ne pouvez faire valoir aucun de vos droits devant une justice indépendante. C’est un peu comme, si dans le cas d’un couple, une femme ne pouvait divorcer sans avoir l’accord de son mari ! En fait, cet article emprisonne les adhérents au bon vouloir des responsables du parti, sans possibilité de recours à une vraie justice. Pour un parti « démocratique » et de « gauche », c’est très désaligné des fondamentaux !

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Éclairage sur le Grand Stade au Froutven : 4 axes de questionnements cruciaux

Question financement grand stadeAprès mes précédentes notes « Grand stade : le compte n’est pas bon … du tout ! » et « Grand stade : Un projet dépassé, un projet du passé », je reviens sur les questions en suspens concernant le futur Grand Stade au Froutven. Au moins quatre axes de questionnement essentiels demeurent sans réponses sérieuses, impliquant nos collectivités pour l'avenir.

Axe 1 : L'énigme du financement du Grand Stade au Froutven

Malgré les annonces médiatiques et le coût final qui pourrait dépasser les 130 millions d'euros, le financement du Grand Stade au Froutven reste un mystère. Avant de prendre position, les élus de la Métropole de Brest et des collectivités territoriales impliquées doivent avoir une présentation détaillée du financement global, y compris les contributions des collectivités pour les aménagements de l'espace public indispensables au projet. Une décision éclairée ne peut être prise que dans la plus grande transparence. Actons qu’aujourd’hui, c’est plutôt l’opacité qui est organisée.

Axe 2 : Les implications du financement de l'emprunt

Un deuxième point majeur d'interrogation porte sur le financement de l'emprunt de 39 millions d'euros, qui couvrira 37 % du coût du stade et sera garanti à 50 % par les deniers publics de la métropole.

Depuis l'été dernier et les annonces dans la presse sur l’opération de « naming » du Grand Stade, nous savons qu’il portera le doux nom d’Arkéa (lire ici et ). Cette annonce laisse planer un (petit) doute sur le nom de la banque qui va prêter les 39 millions d’euros [1].

Cette situation soulève clairement des questions éthiques. Y aura-t-il une mise en concurrence de plusieurs banques, pour déterminer si le prêt accordé est réellement le mieux disant, comme c'est une obligation pour les emprunts publics ? [2 - Correction du 8/10/23] Nous pouvons en douter, puisque le projet est dit « privé » (alors que le public apporte plus de subventions et assume le risque, voir précédentes notes).

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Vivre à Brest - La politesse du maire

Tribunal de BrestIl serait malvenu, pour un syndicaliste comme moi, de critiquer une grève nationale des greffiers. Une « journée morte » pour revendiquer de meilleures conditions de travail et une reconnaissance de leur métier, par une justice à bout de souffle dont nous avons pourtant grand besoin.

À Brest, cette grève a ajourné au 16 novembre l'audience de CRPC prévue pour homologuer le « plaider-coupable » de Monsieur Cuillandre, le maire de Brest, dans l'affaire Vivre à Brest.

Du monde, il y en avait à notre convocation commune à 8 h 30, dans la salle d’audience du tribunal de Brest. Des avocats, des prévenus, des parties civiles, des juges et des journalistes. Mais point d'édile en vue.

Pourtant, un autre prévenu semblait tout heureux de comparaître aujourd’hui, son avocat lui ayant expliqué que les caméras étaient là pour un dossier bien particulier. Dans cette vie pas facile, il semblait heureux que parmi ses pairs convoqués, figure son maire inculpé. Cela devait lui redonner un peu d'humanité, un sentiment furtif d'égalité.

Mais d'égalité il n'y eut point dans cette salle d'audience ce matin. Le maire ne daigna pas se déplacer et le procureur se plia en quatre pour s'adapter.

« L'exactitude est la politesse des rois » ne dit-on pas. Ce matin, le maire de Brest semble avoir eu beaucoup mieux « affaire » !


Retour de bâton après la procédure-baîllon

François Cuillandre Cour appel rennes harcellement adeupaEn décembre dernier, j’avais eu le plaisir d'être mis en cause par l'Adeupa, pour diffamation de son Président, monsieur Cuillandre. Il m'était reproché d'avoir fait le lien entre la tentative de suicide d'une salariée sur son lieu de travail et le président de l’association, maire et président de la métropole de Brest, principale autorité morale susceptible de stopper un harcèlement moral du directeur de l’association qu'il dirigeait.

Un article du Télégramme de ce jour traite de l’audience en appel à Rennes de ce procès : L’ancien directeur de l'Agence d’urbanisme de Brest condamné pour avoir harcelé son assistante.

Nous découvrons que le directeur, qui avait été relaxé en première instance à Brest, y est finalement condamné. Mais surtout, fait instructif me concernant, la présidente de la cour d’appel de Rennes n’hésite pas à mettre en cause le président de l’association, évoquant un « manque de curiosité surprenant » de François Cuillandre, faisant la liste de toutes les alertes qui lui furent remontées et auxquelles il n’aurait « pas jugé utile d’y faire suite ».

Voilà qui est très intéressant. Ce sont justement les motifs qui me furent reprochés comme diffamants et portant atteinte à l’honneur de monsieur Cuillandre.

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Violences urbaines : Vouloir la paix, est-ce vouloir la justice ?

649f01fe6c372c12b1033697Le 14 juin dernier, les lycéens français étaient mis à l’épreuve sur un sujet de philosophie qui allait donner toute sa dimension, seulement 13 jours plus tard.

On peut imaginer que les auteurs du bac philo 2023 : « Vouloir la paix, est-ce vouloir la justice ? » avaient alors en tête le conflit ukrainien et l’impossible justice d’un retour à la paix, face à un dictateur devenu criminel de guerre. Mais il est impossible de ne pas faire le lien entre la question posée à tous les bacheliers et les déchainements de violence qui arrivèrent dans de nombreuses villes de France, après la mort d’un jeune, en âge de passer le bac.

De nombreux articles ont été écrits ces derniers jours par des spécialistes de différents horizons et c’est assurément un apport à la réflexion collective (je mets en fin de note quelques-uns des articles les plus intéressants que j’ai pu lire). On ne peut donc nier que les problèmes ayant fait naître ces violences sont multifactoriels et agir que sur un seul axe ne peut donner de résultat.

Vu de ma fenêtre (qui est étroite, comme celle de chacun de nous, pris individuellement), au moins trois dysfonctionnements méritent d’être regardés dans les causalités profondes de ces violences urbaines.

  • La question centrale du rapport à la justice dans les inégalités.
  • La question de la doctrine de maintien de l’ordre ou de la paix.
  • La question du sensible dans nos quartiers prioritaires.

 

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Grand stade : Un projet dépassé, un projet du passé

I have a dream brest stadeDans ma précédente note : « Grand stade : le compte n’est pas bon … du tout ! », j’apportais la démonstration par les chiffres donnés lors de la conférence de presse du 19 juin dernier que ce stade s’annonçait comme financièrement porté par le public, alors qu’il allait être sous le contrôle actionnarial du privé. Par ailleurs, je montrais aussi le dépassement et la démesure des chiffres annoncés qui, en cumulé, arrivaient à environ 130 millions d’euros.

C’est un chiffre que l’on a du mal à visualiser, tellement il est important. Il est possible de le comparer aux 20 millions d’euros pour la réfection du Quartz, 40 millions d’euros pour la construction de l’Aréna, 25 millions d’euros pour la médiathèque des Capucins, 20 millions d’euros pour le téléphérique. Même le coût de la réhabilitation du site historique et emblématique des ateliers des Capucins, avec tous les aménagements qui ont été réalisés autour, n’a pas coûté plus de 100 millions d’euros (il y a eu de nombreuses recettes sur la vente du foncier). Pour dépasser ses sommes, il faut aller sur le projet de seconde ligne de tramway, estimé aujourd’hui à environ 200 millions d’euros ou de la première ligne, à 350 millions d’euros mais qui comprenait 11 km de rails, avec toute la rénovation du centre-ville de Brest et de certains quartiers, les rames de tramway et le changement du pont de Recouvrance.

130 millions d’euros pour un stade, c’est énorme. C’est se placer dans la logique politique du « quoi qu’il en coûte », mais pas contre une maladie qui tue, simplement pour des matchs sportifs. C’est juste disproportionné pour un stade dans une ville moyenne de la taille de Brest.

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Grand stade : le compte n’est pas bon … du tout !

Analyse - Plan de financement stade brestois 29 Froutven suite conférence de presse 12 juin 2023Lundi 19 juin, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de luxe à Brest, les deux frères Le Saint et le président de la Métropole, François Cuillandre, ont présenté le plan de financement de leur projet de grand stade. Il est intéressant d’analyser cette prestation, pour le moins décalée entre le discours et la réalité des chiffres.

Un bateau ivre budgétaire

Le premier point questionnant est la dérive financière du projet. En 2018, un premier projet des frères Le Saint avait été évoqué, pour un coût 100 % privé annoncé à 80 millions d'euros avant d'être réellement estimé à 130 millions d’euros. Il avait été révisé car beaucoup trop cher (et aussi potentiellement parce son design prêtait à rire !) En mars 2022, le budget de 85 millions d’euros restait à boucler. Pudiquement, les porteurs du projet annonçaient la nécessité d’un financement public dont les montants restaient à fixer. Il faudra encore attendre 6 mois, en octobre 2022, pour qu’un chiffre tombe : « 30 millions d’euros d’argent public sur un investissement global de 100 millions d’euros », soit 30 % d’accompagnement public. On notera que moins d’un mois plus tôt, en septembre 2022, François Cuillandre annonçait dans la presse : « le niveau d’engagement de la collectivité n’est pas décidé ». A croire que l’enveloppe de 30 M€ soit tombée du ciel entre le 21 septembre et le 12 octobre 2022 !

La semaine dernière, en juin 2023, l’annonce est faite, toujours par les mêmes compères, que le budget du stade est de 106,5 millions d’euro (c’est précis !) et que les subventions publiques représenteront un quart (25%), soit 27 millions d’euros.

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Vivre à Brest : Vers un déni de justice ?

OFL’information est tombée en fin de matinée (ici) et a de quoi surprendre à plus d’un titre. Sous la plume des deux journalistes d’Ouest-France qui rapportent son propos, le procureur de la République de Brest, monsieur Miansoni affirme :

« Sur l’affaire Vivre à Brest, je suis en train de réfléchir à la façon dont la justice doit clore cette affaire. Les principaux protagonistes, ceux qui étaient au centre de l’histoire, ceux qui auraient dû être jugés, sont décédés. On ne va pas juger les morts. […] Faire comparaître le maire de Brest, François Cuillandre, seul, en audience publique, alors qu’il n’est concerné que par une toute petite partie du dossier me semblerait aujourd’hui bizarre et inadéquat ».

Plus loin, il dit se donner le temps de la réflexion pour « proposer la forme de justice la plus adaptée à la situation actuelle. »

Voilà un propos assez étonnant de la part d’un procureur de la République, dans le cadre de ce dossier qui concerne le 1er magistrat de la ville, le maire de Brest.

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Réponse au « droit de réponse » de monsieur Salami

Réza SalamiChose promise, chose due dit un proverbe populaire ! À la suite de mon avant-dernière note : Faux témoignage en Conseil muncipal de Brest, traitant des contrevérités exprimées publiquement par monsieur Salami sur l'affaire Vivre à Brest, celui-ci m'a répondu sur Facebook (ici), mais aussi dans les commentaires de ce blog, sous la note en question. Je lui ai promis une réponse au titre d'un débat sur ce que nous avançons chacun comme arguments. J'honore donc ma promesse ci-dessous !

Avant de commencer, je salue le courage de monsieur Salami à s'être autorisé cette réponse à ma note. La majorité municipale actuelle brille par son silence et son absence de réponse à des questions éthiques. Actons au moins que lui s'y est essayé.

Monsieur Salami valide ce que j'ai dit

Le premier point intéressant de son propos en réponse, est qu'il valide en creux ce que j'affirmais en clair dans la note en question.

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Droit de réponse à Ouest-France

Ouest France - Vivre à BrestIl y a presque un mois maintenant, le 28 janvier, le journal Ouest-France publiait un article « Affaire Vivre à Brest - Que contient vraiment le dossier ? ». Le quotidien régional ne lésinait pas sur les moyens pour augmenter la visibilité de son article puisque le titre apparaissait sur les trottoirs Brestois, comme la promesse de sulfureuses révélations sur « l'affaire du jour ».

Je n'ai évidemment pas manqué de m'intéresser à l’article en question, trop heureux que la PQR se saisisse (enfin) du dossier et s'y intéresse « vraiment ».

Si toute une partie repend le contexte de l’ordonnance de renvoi en correctionnel de François Cuillandre par la juge d’instruction, à la suite du même avis du procureur presque un an avant, trois éléments me choquèrent profondément à la lecture de l’article.

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Faux témoignage en Conseil municipal de Brest

Réza SalamiJeudi dernier avait lieux le Conseil municipal de Brest. Premier de l’année 2023, mais surtout, premier Conseil après l’annonce du renvoi en correctionnel du maire, François Cuillandre. L’affaire Vivre à Brest où il fut mis en examen, dès octobre 2019. Il aurait été surprenant que l’affaire ne soit pas évoquée à la suite de ce rebondissement, après 40 long mois d’attente. Aucun doute que chacun avait fourbi ses arguments, en prévision d’une passe d’armes attendue, lors du débat de politique général ouvrant chaque Conseil.

La presse locale s’en fait écho dans un article du Télégramme (ici) et un article du Ouest-France ().

Madame Malgorn semble avoir ouvert le bal en tirant une salve, pour le moins retenue, dont principal extrait cité est :

« Ce qui nous a choqués, c’est que nous avons découvert qu’un certain nombre de collègues élus étaient liés par des arrangements financiers de nature à aliéner leur liberté au sein de notre assemblée. »

Je ne sais pas si madame Malgorn a lu le livre que j’ai écrit sur cette affaire (ici), mais en effet, c’est le moins que l’on puisse dire.

Monsieur Salami semble avoir été l’élu désigné pour mener la contrattaque à l’interpellation du maire par son opposition et lancer un contre-feu pour détourner le sujet. Pour reprendre le propos rapporté dans le Ouest France, il aurait dit :

« Faux, répond l’élu socialiste Réza Salami : « Je ne faisais pas partie de cette association (Vivre à Brest, NDLR) et je n’ai jamais subi de pressions. J’ai continué d’exercer en tant qu’adjoint ».

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Le PS est-il devenu une imposture du socialisme ?

Php0HCESj - CopieDécidément, la semaine fut bien remplie. Après le renvoi au tribunal correctionnel du maire de Brest, François Cuillandre, dans l’affaire « Vivre à Brest » pour laquelle je suis partie civile (lire ici), voilà que le Parti socialiste apporte une démonstration éclatante sur l’absence de règles qui règne aujourd’hui en son sein, lors des élections. Etat de fait contre lequel, faute d’avoir été entendu en interne, je me suis élevé en assignant le Parti socialiste en justice (ici).

Dans cette période de manifestations contre la réforme des retraites, je pourrais parler de « convergence des luttes » (de « mes luttes ») contre ce qui s’est déroulé au Parti socialiste, à Brest et en Finistère, et qui semble bien avoir contaminé sévèrement le niveau national.

Les plus hauts responsables à la tête du Parti socialiste dénoncent aujourd’hui des fraudes lors de la désignation du Premier secrétaire. N’est-ce pas une fraude que j'ai moi-même dénoncée ? Une assignation balayée du revers de la main par les responsable locaux et nationaux fin septembre 2022, dans la presse locale (ici).

Malheureusement, toutes ces tricheries mises en lumière dans la presse cette semaine sont parfaitement connues et tolérées depuis longtemps. Ainsi en octobre 2019, lors de la désignation de la tête de liste aux municipales, voici quelques exemples amusants et éclairants de ce que je pus observer :

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Affaire Vivre à Brest : Renvoi en correctionnelle

Télégramme François Cuillandre renvoyé en correctionnelleLa nouvelle est tombée sans prévenir hier soir, à 18h, confirmée par un premier article du Télégramme, à 19h : « Le maire, François Cuillandre, renvoyé en correctionnelle ». Cette annonce était attendue depuis de long mois. Elle est une bonne nouvelle pour la santé de notre démocratie locale. Enfin la vérité sur cette affaire publique va pouvoir s’exprimer dans un cadre où la parole est véritablement questionnée, au regard des faits accumulés par le travail d’enquête de la police judiciaire, puis de la juge d’instruction.

Comme je le rappelle au tout début du livre que j’ai consacré à cette enquête (ici), l’affaire Vivre à Brest, c’est 4 ans de procédures, 57 auditions, 500 pages de procès-verbaux et 35 pages relatant le contenu d’écoutes téléphoniques. Et je ne parle pas de tout le travail fait pour démêler les comptes opaques de l’association. Il est donc très étonnant de lire à la fin de l’article du Télégramme la réponse de l’avocat de Monsieur Cuillandre suite à cette ordonnance de renvoi en correctionnelle :

« La juge a décidé de renvoyer mon client pour un motif finalement limité à une avance de 4 000 €, datant de 2012, et qui a depuis été remboursée […] par ailleurs ces avances étaient « pratique courante au sein de l’association. »

Qui peut encore croire qu’une juge renvoie en correctionnelle un maire/président d’une métropole pour 4 000 € emprunté en 2012 et qui aurait été remboursés ? Personne. Un tel préjudice relève d’un différend mineur, pas d’un renvoi devant une cour correctionnelle. La juge est par ailleurs plus explicite que l'avocat de monsieur Cuillandre dans son ordonnance :

« M. Cuillandre ne pouvait ignorer que Vivre à Brest n'était pas un organisme ayant vocation à distribuer des prêts, ni à consentir des avances alors même qu'il ne participait pas au système de mutualisation ».

Et la juge d'ajouter : « En acceptant ces avances et prêts, il recelait sciemment des fonds qui étaient détournés de leur destination par ceux qui en étaient dépositaires », évoquant un « dévoiement des fonds de l'association à des fins personnelles. »

Article du France Bleu (ici).

Depuis 2001, l’association Vivre à Brest a vécu sur une jolie fable de « mutualisation juste et solidaire, légale et vertueuse » racontée aux élus et aux proches du parti socialiste. Des personnes n’ayant aucune possibilité de vérifier les dires de ces « responsables » publiques, dans lesquels ils plaçaient leur confiance. Il semble clair qu’en 2023, la stratégie n’a pas changé d’un iota. Sans préjuger de ce que le procès délibérera, une jolie fable nous est encore contée aujourd’hui.

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L'affaire Vivre à Brest - Premiers retours de lecteurs

Fayret Thierry Capucins Ecrire le livre « L’affaire Vivre à Brest » fut un exercice solitaire. Après avoir rassemblé de nombreux documents, travaillé ma mémoire sur des évènements issus de différentes époques, réfléchi les situations et les interactions, le travail d’écriture est venu compléter la réflexion.

Au fil des mots, de nouvelles idées viennent, des relations, des liens qui n’étaient pas apparus juste avant. Un plaisir de l'exploration de la découverte digne de Sherlock Holmes : fouiller, poser, relier les faits et les récits contradictoires, dans le brouillard d'une histoire où chaque vérité affirmée peut être questionnée.

Mais au fil des pages, si l'enquête et le sentiment de s'être un peu plus rapproché de la vérité progressent, l’impression de se perdre dans son texte apparait aussi. Au final, il devient compliqué de juger ce que l’on a produit (d'autant plus pour un premier livre). Il devient difficile de prendre de la distance vis-à-vis des mots et des phrases que l’on a posé, modifié puis lu et relu parfois des dizaines de fois.

Rendre public, donner à lire est donc un exercice dont il est difficile de prédire l’issue. Des retours espérés, autant que redoutés. C’est donc avec appétit, mais aussi anxiété que l’avis de ses premiers lecteurs est attendu.

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Diffamation ou intimidation ?

Cuillandre-Francois-IMG_3050-002Lorsqu’un pouvoir en manque de légitimité est critiqué et que de bonnes questions commencent réellement à le déranger, il ne cherche pas à y répondre. Il faint d’abord de les ignorer, puis il réagit en lançant des procédures contre ses opposants. C’est ce que l’on appelle des procédures-bâillons.

Une procédure-bâillon, ou poursuite-bâillon ou poursuite stratégique contre la mobilisation publique est une action en justice visant à intimider et à faire taire un journaliste ou lanceur d'alerte ou à entraver la participation politique et le militantisme.

Il s'agit le plus souvent d’une poursuite civile en diffamation, intentée contre un individu ou un organisme ayant pris parti dans le cadre d’un enjeu public. Le concept inclut les menaces de poursuite. Le succès d'une telle opération n'est pas tant une victoire devant les tribunaux qu'une intimidation suffisante de la partie défenderesse (celle attaquée) et/ou un épuisement financier la réduisant au silence.

Wikipédia : Procédure-bâillon

Je ne fus donc pas très surpris de recevoir, le 1er décembre dernier, un avis de passage du facteur pour venir chercher un « recommandé avec avis de réception ».

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Que penser de l’affaire Vivre à Brest ?

Chap 3aEn bon exercice d'introspection socialiste, le troisième et dernier chapitre du livre (ici) tente de « faire la synthèse ». Au regard de toutes les informations aujourd'hui connues de l'affaire, quel récit crédible transparait de ces 30 années de l’association Vivre à Brest et de l’écosystème qui gravita autour. Quelle fut la genèse des dérives qui apparaitront au grand jour à partir de novembre 2018.

Une première partie s'attache à déconstruire la fragile, voire l'impossible histoire qui fut racontée publiquement dès le départ, lors de la première conférence de presse, et que l’on retrouve encore dans des écrits signés par des élus de Brest, en juin 2021. Une histoire à charge contre un seul homme, coupable de tout, qui sera rapidement chassé, puis discrédité et dont la parole ne fut plus publiquement entendue avant son décès, seulement deux ans plus tard. Un récit public qui associa aussi Jean-Luc Polard, décédé cet été, moins de 4 ans après le début de l’affaire. Un principe d'accusation puis d’exclusion vieux comme le monde, alimenté par ceux cherchant à masquer une vérité plus crue.

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L’affaire Vivre à Brest : Les contrevérités et les non-dits

Chap 2aAvant de tenter une exploration globale de l’affaire Vivre à Brest, le second chapitre du livre (disponible ici) s’attache à éclairer des angles morts, des non-dits du récit qui furent volontairement omis. Parfois même des contrevérités qui furent habilement distillées, pendant près de 20 ans, aux élus qui versèrent leurs indemnités à l’association. Des élus pensant adhérer à « un système juste et solidaire, légal et vertueux », dont je fis partie.

La première contrevérité analysée dans ce chapitre est celle de « la clause des présidents ». Une règle qui fut servie aux élus socialistes pendant 17 ans et qui affranchissait François Cuillandre de tout devoir de mutualisation (dans un esprit assez peu « socialiste ») et de versement volontaire dans l’association, malgré qu’il bénéficiât de certains avantages aussi. Cette clause était censée être un usage hérité de son prédécesseur Pierre Maille et ne pouvait être remise en cause. Toutefois, les livres de comptes de l’association, tenus depuis 1985, témoignent d’une histoire bien différente.

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L’affaire Vivre à Brest : la gouvernance

Chap 1dLe premier chapitre du livre tente de comprendre les liens entre une association, qui fut définit par un magistrat de la Chambre Régional des Comptes comme « un néant institutionnel rarissime » et une réalité bien concrète, qui a structuré l’exécutif municipal de Brest pendant près de 30 ans : un parti politique et un groupe majoritaire municipal.

Dans cette quête de la gouvernance de l’association Vivre à Brest, il convient de débuter par le commencement, c’est-à-dire la façon dont les élus socialistes brestois s’engageaient, avec sincérité, dans une mutualisation de leurs indemnités. Un engagement individuel, dont le caractère réellement volontaire posa de nombreuses questions et qui se prenait au moment du dépôt de sa candidature, dans le processus interne pour faire partie de la liste du Parti socialiste. Un engagement flou, non pas envers une association, mais envers « le groupe des élus socialistes », qui n’exista plus que sous la forme du « groupe des élus de la majorité municipale », à partir des années 2000.

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L'affaire Vivre à Brest

Mairie de BrestIl y a 4 ans presque jour pour jour, le mercredi 21 novembre 2018, éclatait dans le Télégramme l’affaire Vivre à Brest. Le soir même, mis sous la pression médiatique et celle du maire, Alain Masson démissionnait. Dès le lendemain, tous les regards se tournèrent vers Jean-Luc Polard. A l’issue de la plus avilissante et la plus inutile réunion des élus de la majorité à laquelle j’ai participé, Jean-Luc Polard finira par donner sa démission, le vendredi 23 novembre. Au terme de cette semaine tourmentée, le maire de Brest venait de perdre ses deux plus proches adjoints.

Le lundi 26 novembre au soir, dans les bureaux du maire, François Cuillandre s’exprima publiquement pour la première fois sur l’affaire. Dès ses premières paroles, le ton fut donné. Il parla d’entrée de jeu de « l’affaire Alain Masson » et expliqua : « J'interviendrai pour l'essentiel en tant que maire de Brest, d'autant que comme il a été dit devant l'officier de Police judiciaire […] je percevais mon indemnité de maire directement, sans lien avec l'association Vivre à Brest. » Dès son propos introductif, il désigna ostensiblement un coupable et s’affranchit lui-même de potentiels liens avec l’association.

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Déboires à Eau du Ponant : La faiblesse de la gouvernance

Cuillandre-Francois-IMG_3050-002Suite des deux premières notes (ici et ) et de l'article de fin octobre du site Penn-Bazh : Brest, ville d'eaux et d'histoires ...

Comme l’écrit Penn-Bazh, Karine Coz-Elléouet a bien joué un rôle dans la mise à l’écart du premier directeur d’Eau du Ponant. Personnellement, lorsque c’est arrivé, je n’étais plus administrateur de la SPL depuis 2014, mais cette situation m’a attristé. Si Christian Clément n’a pas toutes les qualités du monde, comme il semble lui être reproché (nous avons tous les défauts de nos qualités), il n’y aurait pas Eau du Ponant sans lui. Sans minimiser la dimension de la construction politique, il en fut l’architecte et l’animateur de la création. Il en fut aussi le développeur, jusqu'à son éviction.

Dans la période où je l’ai côtoyé régulièrement, c’était en effet une personne de caractère, avec des idées foisonnantes et une envie d’entreprendre. Il aimait provoquer pour créer des réactions ou faire un pas de coté (parfois pas dans le sens attendu, il est vrai !) Il savait aussi défendre son point de vue face aux élus, ce qui est à mon avis une très bonne chose. Cet état d’esprit peut en effet déranger certains profils d’élus plus administratifs, plus gestionnaires, plus dogmatiques, peu ouverts à la discussion, au débat … et surtout, à court d’arguments ! Pour ma part, j’ai toujours trouvé cela enrichissant et stimulant.

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Déboires à Eau du Ponant : le cas Karine Coz-Elléouet

KCEA la suite de ma première note (ici) et de l'article de fin octobre du site Penn-Bazh : Brest, ville d'eaux et d'histoires ...

Le cas de Karine Coz-Elléouet, salariée d’Eau du Ponant est un bon cas d’école sur la question des conflits d’intérêts, au regard des nouveaux modes de gestion des services publiques par des EPL (Karine Coz-Elléouet est loin d’être la seule dans ce cas, j’imagine).

Durant son premier mandat en 2008, alors qu’Eau du Ponant n’existait pas encore, Karine Coz-Elléouet était la seule élue de Brest ne pouvant pas siéger à la métropole, car elle y était agente, employée de la métropole en tant que responsable du service de l’eau et de l’assainissement [1]. En 2011, elle est devenue salariée de la SPL, comme « Directrice clientèle » ( puis « Directrice des relations usagers »), mais continua à n’être seulement élue qu’à la ville de Brest et non à la métropole. Idem en 2020.

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Déboires à Eau du ponant

120330a_Photo lancement Eau du PonantToute fin octobre, une gazouilleuse insoumise brestoise m’a interpellé pour savoir si j’avais des commentaires sur un article du site Penn-Bazh, traitant des déboires récents à Eaux du Ponant : « Brest, ville d’eaux et d’histoires … » par Erwan Chartier.

Tout d’abord, je dois avouer que j’ai découvert ce site de journalistes indépendants. J’ai trouvé l’article intéressant, bien renseigné et posant les bonnes questions. Je suis heureux de découvrir un site de journalisme indépendant en Bretagne. Cela ne peut faire que du bien à notre démocratie … et à notre région.

L’article sur la Société Publique Locale (SPL) Eau du Ponant pose de nombreuses questions. Je n’ai pas la prétention d’avoir toutes les réponses, mais je crois en avoir quelques-unes. J’ai la chance d’avoir été un des administrateurs fondateurs d’Eau du Ponant et d’avoir suivi toute sa mise en route (largement relayé sur ce blog d’ailleurs ici). Je connais donc bien sa genèse et les quelques histoires qui ont suivi. Je connais bien aussi les protagonistes de l’article. Donc, je dois pouvoir éclairer un peu ce sujet … que les responsables actuelles de la collectivité se refusent de commenter. (Ce n’est souvent pas bon signe ce genre de réponse !)

Les deux raisons d’être de la SPL Eau du Ponant

Tout d’abord, je crois qu’il est important de resituer Eaux du Ponant dans son contexte. En synthèse, Eau du Ponant est un outil qui a été créé pour deux objectifs, un officiel, l’autre moins.

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Réflexions autour de l’article du Télégramme du 28 septembre

Foveau Jouvet - Le TélégrammePetit retour sur l’article du Télégramme (ici), sorti la semaine dernière et qui rapporte les différentes postures autour de l’assignation que j’ai engagée (ici).

Il me semble intéressant de revenir sur trois points de l’article. Le premier est sur la justification des 50 000 € dont il est fait mention dans l’article. Le second point est la réponse faite par les responsables du Parti socialiste. Le dernier est sur les autres réactions révélatrices que l'article a suscité autour.

Un impayé de cotisations exorbitant

Sur les 50 000 €, qui sont à la fois l’évaluation minimal des impayés en cotisation d’élus de François Cuillandre au Parti socialiste entre 2007 et 2019, mais aussi (volontairement) le montant que je demande à la justice en réparation des irrégularités de cette désignation, il me semble important d’apporter plus d’éléments.

Par souci du beau calcul, s'agissant d'un ex-professeur de finances publiques, ancien inspecteur des impôts, je joins (ici) une note expliquant le détail du calcul de cette évaluation d’impayés à minima de 50 000 €. Cette analyse s’appuie à la fois sur des pièces de justice, donnant le montant des cotisations versées par François Cuillandre et les déclarations de ses indemnités, faites par l’intéressés lui-même à la HATVP (document public ici).

On notera dans l’article Télégramme de septembre que, contrairement à juin, les responsables du Parti socialiste national ou fédéral ne contrediront plus cet impayé de cotisation. Ils l’avaient pourtant fait avant que je ne révèle le document, peu contestable, de la procédure judiciaire Vivre à Brest. Cette fois-ci, ils ont préféré la sobriété du propos sur ces impayés. François Cuillandre ne dira rien non plus, malgré qu’il ait été interpellé par des journalistes.

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Deux contrevérités et un aveu du maire

Deux contrevérités et un aveuPar suite de mes deux premières notes sur l’assignation que j’ai engagée (ici et ), je voulais terminer sur le propos étonnant de François Cuillandre à mon égard, rapporté dans le Télégramme (ici) :

« Il a attendu fin juin 2020, après l’élection, pour se porter partie civile dans l’affaire Vivre à Brest, pour ne pas risquer de perdre ses délégations. Il est resté premier adjoint et vice-président aux finances, sans mettre les pieds à la mairie, en empochant 5 000 € par mois. Tout ça, en pleine crise sanitaire quand nous étions quelques-uns à avoir les mains dans le cambouis ! »

Trois angles différents méritent que l’on s’intéresse à ce court propos, qui n’a pas été (encore) démenti par son auteur. La vocation initiale principale de ces mots était de disqualifier le sens de mon action en justice, ce qui est de bonne guerre, pourrait-on dire ! Mais nous allons voir que cela en dit beaucoup plus sur François Cuillandre, que sur moi.

Contrevérité #1

Le premier point est plutôt anecdotique, mais tant qu’à citer des chiffres, autant que cela soit les bons. En tous cas, c’est pour ma part ce que je m’efforce de faire sur ce blog.

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Réponses aux réactions des deux articles de juin

Réponses aux réactionsPour faire suite à ma précédente note (ici) qui décrivait l'action en justice que j'ai engagé, je souhaite poursuivre par deux notes qui répondent aux réactions induites. En effet, les deux articles du Ouest-France et du Télégramme donnent (logiquement) aussi la parole aux principales personnes concernées. La lecture de ces réactions est plutôt instructive sur l'état d'esprit qui se met en place à l'intérieur d'un parti politique. Aussi, je me permets de faire quelques observations en réponses, afin d’alimenter la réflexion.

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La première réaction intéressante à observer est sur la motivation de mon action. Il est objecté dans l’article du Télégramme par le maire que je serais « animé par un ressentiment inimaginable de ne pas être devenu maire de Brest » !

Ainsi, je serai mû par un « ressentiment I-NI-MA-GI-NABLE » ! Peut-être conviendrait-il de m’enfermer, de me « ficher S » ? Serais-je devenu un danger public ? L’échec à cette désignation m'aurait-elle rendu fou ? On peut le croire en lisant ce propos du maire.

Eh bien non, je ne suis pas devenu fou, n'en déplaise à certains. Comme d’autres personnes ayant choisi le même chemin que moi, refusant l’inacceptable, je peux même témoigner que ma santé mentale s'est significativement améliorée depuis que j'ai rompu avec certaines pratiques toxiques qui existent dans les partis politiques aujourd'hui (et je ne parle pas là d'un parti en particulier).

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Quelques explications sur l’assignation

De la désignation à assignationJ'ai pris pour habitude de répondre aux interpellations publiques, notamment au travers de ce blog qui a l’avantage de permettre de prendre le temps d’expliquer et aller plus aux fonds des sujets … contrairement à un tweet ou un post Facebook, dont nos politiques actuels sont tellement friands. Je ne l'ai pas fait début juin lorsque deux articles sont sortis sur la démarche d’assignation en justice du Parti Socialiste que j'ai entreprise (ici et ), car le moment me semblait très mal venu, en plein milieu des élections législatives.

En effet, bien qu'elles se doivent être combattues, les pratiques opaques des partis politiques font monter l'abstention et les extrêmes. Ni l'une ni l'autre ne sont dans mes objectifs politiques. Cela étant, puisque ces méthodes déloyales prennent de plus en plus le pas sur une éthique attendue par nos concitoyens et qu'elles dirigent parfois les choix des partis, je crois à la nécessité de s’y opposer, de les combattre, mais aussi de tenter d'en comprendre les ressorts et les mécanismes de reproduction. Pour finir, l’objectif est bien de réfléchir à poser des gardes fous contre ces dérives qui minent nos démocraties modernes.

Sur le long terme, ces dérives finissent toujours par être connues et sapent la confiance des citoyens, surtout si ces pratiques semblent tolérées et acceptées, comme un fonctionnement normal. Ne rien dire, ne rien faire serait comme assumer une forme de fatalisme, voire de complicité à cet éloignement de l’éthique et de la probité de nos responsables politiques.

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Le temps de la parole

PoléthiqueLa séquence électorale du printemps est passée. Il devient possible d’exprimer des paroles plus difficiles à poser et surtout à entendre, sans risque d'être accusé de jouer le jeu des extrêmes. Une accusation souvent instrumentalisée et portée par ceux qui travestissent la gauche, dans des logiques parfois toutes personnelles.

Dans nos façons de faire de la politique en France, le clivage gauche-droite ou même la peur des extrêmes, sert trop souvent d'alibi pour justifier une loi du silence sur des comportements opposés aux discours portés. Des attitudes et des actes masqués qui conduisent justement les citoyens à se détourner progressivement de la politique ou, du fait du sentiment d’injustice et d’impunité que ces passe-droits engendrent, rejoindre un vote extrême.

La confiance avec les électeurs est rompue et objectivement, il est difficile de leur en vouloir tant l'exemplarité de trop nombreux responsables politiques parait désalignée de leurs beaux discours. Si l'on souhaite vraiment s'éviter un passage par l’extrême droite ou une démocratie au rabais, il est urgent de rétablir de la confiance, de lutter contre cette croyante, de plus en plus présente, que la politique n'est qu'un monde de tordus ou de corrompus. Car ce risque est bien présent, avec une extrême droite qui polit son discours et ne cesse de progresser, tant par la montée des inégalités que par une adhésion lente mais continue à leur rhétorique sur la sécurité ou l'immigration. Un discours de plus en plus banalisé par une droite de moins en moins républicaine.

Dans ce grand basculement vers moins de démocratie qui est en train de se produire sous nos yeux, nous aurions tort de minimiser l’incompréhension et le rejet alimenté par une classe politique qui exerce ou a exercé le pouvoir, sans exigence d’éthique ou de déontologie. Il y a donc urgence à agir, urgence à sortir de cette loi du silence qui compromet nos capacités collectives à écrire et agir pour l’avenir, urgence à donner une autre visibilité aux citoyens de ce que peut être et de ce que peut faire la politique et ceux qui la dirige.

Des partis au centre de notre démocratie faiblissante

Malgré toutes les critiques que l'on voudra leur faire, les partis politiques resteront des institutions essentielles à la vie démocratique. C'est à travers eux que se regroupent et se structurent les façons différentes de penser et de voir le monde, afin de produire des perspectives collectives. C'est à travers eux que se fait le premier choix des dirigeants à même d'incarner des politiques, proposés ensuite aux votes des citoyens. Aujourd'hui, le problème n'est donc pas tant la remise en cause du contenant : les partis politiques, mais bien leur contenu : les hommes et les femmes qui les dirigent, les méthodes d’un autre temps, les pratiques obscures, parfois violentes et trop souvent sans règles qui s'y déroulent.

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Une expropriation de principe très choquante

Image-r-580-387Le Télégramme de vendredi (ici et ) fait écho au rebondissement d’un dossier que j’avais suivi en son temps : l’expropriation d’une habitante et de sa famille sur la zone d’activité de l’Hermitage. J’avais alors milité pour qu’une solution humaine et apaisée soit trouvée et le dossier avait été temporisé. À la suite du décès de sa mère en décembre dernier, l’habitante actuelle se voit mise en demeure de quitter la maison familiale de son enfance, dans les 6 mois. Une exigence devenue absurde avec le temps, poussée par la seule raison « politique » de tenir l’engagement et de « ne pas faire un cas particulier ».

Il est navrant de voir l’état de la réflexion politique sur ces sujets : « ne pas faire de cas particulier ». Expulser de sa maison une habitante, après la mort de son parent est l’acte le plus violent que puisse faire une collectivité. Lorsqu’on le fait, il faut de solides raisons. Le faire juste pour l’exemple, pour qu’il n’y ait pas de cas particulier, pas de « jurisprudence locale », est juste l’argument le plus dénué de sens politique.

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Les dessous des « gouvernements Cuillandre 4.0 »

François Cuillandre 2001 2020Après un long entre deux tours pandémique, l’élection s’est finalement conclue sans réelle surprise fin juin. Plutôt que d’analyser des résultats électoraux interprétables à souhait compte tenu du contexte et d’une très forte abstention, il est plus intéressant de regarder le premier acte du mandat par la constitution des deux « gouvernements Cuillandre 4.0 ». Cette nouvelle organisation des deux exécutifs est probablement la décision court terme la plus signifiante, celle qui préfigure les stratégies politiques à plus long terme.

La grande surprise de ce « remaniement » [1], c’est assurément la nomination de Stéphane Roudaut à la fonction de 1er vice-président de la métropole de Brest. Ce choix du Président juste réélu est lourd de sens. Comme l’a pressenti le Télégramme au lendemain de cette nomination (ici), François Cuillandre a-t-il d’entrée de jeu fait le choix de la transmission de la ville et de la métropole de Brest … à la droite ?! Il est tout à fait possible de le penser et c’est un choix fort singulier pour un Président de métropole de gauche qui bénéficie, d’une majorité en Conseil.

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Dimanche 15 mars, votez Brest Ecologie Solidarités

Photo campagne équipePour que l'écologie, les solidarités, la santé et le bien-vivre à Brest soient dimanche, dès le 1er tour au cœur des préoccupations et des actions de la nouvelle équipe municipale, votez Brest Ecologie Solidarités avec Ronan Pichon, Marion Maury et une très belle équipe de citoyen.ne.s motivé.e.s et convaincu.e.s pour servir #Brest, sa métropole et tout le territoire de la pointe bretonne (touche 7).

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Fin de la Saison #2 du budget participatif de Brest

Budget particpatif brestDepuis 2018 où l'on m'a chargé de la délégation aux finances à la ville et à la métropole, je me suis attaché à continuer à développer de la participation avec les habitant.e.s. Le lancement d’un budget participatif correspondait bien à cette attente. Après une première saison menée tambour battant, en allant voir ce qui se faisait ailleurs, tout en mettant en place les étapes de notre budget participatif, nous avons évalué la première saison.

Deux points pouvaient être améliorer. Le premier était sur les modalités du vote et le second sur la place des habitant.e.s dans le Comité de suivi du budget participatif.

Lors de la première édition, en dehors des aléas en lien avec le fonctionnement du site internet, nous n’avions pas eu le temps de développer le vote papier. Pour cette seconde saison, je m’étais donc engagé à rapprocher le budget participatif des habitant.e.s et à développer le vote papier.

Nous l’avons fait dès l’étape des présélections, puis lors du vote final. Nous avons fait un grand forum au Capucins. Nous avons mis en place un chalet sur la place de la Liberté. Nous avons mis des urnes papiers dans les mairies de quartiers et les médiathèques. Nous avons fait des permanences sur les marchés et des centres commerciaux. Nous sommes allés dans les écoles, à la Fac et même dans des résidences de personnes âgées qui nous l’ont demandé pour recueillir des votes. Et les résultats ont été là, la participation a été multiplié par 3 sur les votes de cette saison #2. Une belle participation de 12 000 votes !

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L’écologie punitive de Marc Coatanéa

85490a_ecologie-solidarite-illustration-arbre-silhouettes-ensembleLa semaine dernière, Marc Coatanéa (LREM) accusait la liste Brest Écologie Solidarités de vouloir faire de « l’écologie punitive ». Qu’en est-il dans les faits ?

D’abord, pour les écologistes (les vrais !), la transformation écologique ne peut pas être punitive, si c’était le cas, elle ne se ferait tout simplement pas. On ne transformera pas la société à la façon dont le gouvernement marcheur gère les crises actuelles, à coup de matraques, de grenades et de brigades de CRS. La transformation de la société vers un nouvel équilibre où l’homme et sa planète cohabiteront durablement est un projet global nécessitant la participation et l’adhésion de tous.

Pour nous, une transformation écologique efficace et opérationnelle doit répondre à deux enjeux.

Le premier est clairement la lutte contre les inégalités. Notre société est aujourd’hui bloquée par les écarts de richesse entre les plus riches (avec un bilan écologique totalement irresponsable), les plus pauvres qui survivent comme ils peuvent et des classes moyennent prises entre les deux, oscillant entre l’espoir de grimper et la peur de descendre, dans une hiérarchie de classe moins visible mais encore bien existante. Le premier objectif pour mettre en mouvement et aller vers une transformation écologique réussie est d’apaiser les tensions dans la société et de réassurer les différentes parties prenantes dans des objectifs décidés collectivement.

Le second enjeu est la dimension nécessairement désirable de cette transformation. Face à la critique récurrente et classique d’un « retour à la bougie » (qui traduit juste un manque flagrant d’imagination !), nous proposons au contraire une opportunité de répondre aux désagréments de nos société modernes, sur l’emploi, la santé, l’éducation, notre consommation, nos façons de nous divertir ou de nous déplacer. Enfin, c’est un nouveau rapport au monde et aux autres que nous proposons.

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Engagement dans la liste Brest Écologie Solidarités

Affiche Brest écologie solidarité Ronan Pichon Marion Maury municipales 2020Depuis hier, j’ai rejoint la liste conduite par Ronan Pichon et Marion Maury, qui porte une vision résolument écologiste dans le débat de ces élections municipales de Brest. Le choix de rejoindre une liste en phase avec mes attentes au détriment d’un engagement fort de 22 ans au Parti Socialiste n’aura pas été simple, mais il m’a fallu le faire pour rester en phase avec les convictions qui animent depuis longtemps le sens de mon action en politique.

Contrairement à ce que disent certains aujourd’hui, je suis sensible aux enjeux écologiques depuis longtemps, de nombreuses notes passés de ce blog en témoignent d’ailleurs sur des actions bien concrètes que j’ai initiées et portées avec conviction durant mes mandats. (voir ici, ou encore ).

Cela étant, la crise écologique que nous vivons prend des formes de plus en plus concrètes. Par les incendies en Australie ; Par la fontes des glaces aux pôles. Par les alertes récurrentes et massives du corps scientifique mondiale sur la disparition de la biodiversité ou le dérèglement climatique ; Par les manifestations des rue des jeunes, des gilets jaunes ; Par la monté d’un autoritarisme des gouvernants, s’autorisant de plus en plus le recours à la répression ; Par une monté criante des inégalités dans nos villes comme dans le monde qui produit violence et déplacement de populations. Tous ces faits bien réels doivent nous faire prendre conscience que nous vivons aujourd’hui un tournant.

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Bonnes fêtes de fin d'année !

Marche-de-noel-et-decorations-en-centre-ville_4263587Le 15 novembre dernier, je faisais état dans une note « L’envie de politique » de mon envie de revenir sur les valeurs et le sens en politique. Cinq semaines ont passé et j’ai écrit sur ce blog des sujets qui pourraient être à travailler pour Brest demain. Des sujets auxquels j’avais réfléchi (seul ou avec d'autres) et qu’il me semblait important de porter.

D’autres personnes (d’autres bords politiques aussi d’ailleurs), se sont aussi exprimées dans le sens de certaines de ces notes. De nombreuses personnes sont venues m’en parler et échanger sur ce qui les interpellaient ou faisait sens pour elles. C’était l’objet : produire du débat et de la réflexion dans une société qui en manque parfois cruellement.

Après ces 25 notes et les vacances de Noël qui commencent, cette étape se referme. Place à « l’esprit de Noël » qui a fait débat lors du dernier Conseil municipal de Brest et qu’aucun élu n’a réussi à qualifier ! Je suis sûr que si on demandait à une classe de primaire ce qu’ils entendent par « l’esprit de Noël », il y aurait de la matière et une belle liste ...

Je ne sais pas encore ce que sera 2020, mais ce ne sera clairement pas 2019, pour faire une belle lapalissade.

Très belles fêtes de fin d’année à tous et rendez-vous en 2020 !

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Et si nous nous dotions d’une charte d’éthique et de déontologie à Brest ?

Ob_6fae0b_monnaie-confianceLe monde politique n’est pas une sphère de tout repos. Quand se mélangent les croyances politiques, l’argent, le pouvoir (et parfois plus si affinité !), les tentations sont parfois nombreuses. Certains élus dérapent, légèrement ou lourdement. La nature humaine est ainsi faite, il faut le poser comme un point de départ.

La confiance entre les citoyens et leurs élus politiques est au plus bas du fait de nombreuses affaires qui encombrent les tribunaux et les journaux. Cet état de fait affaiblit les élus sincères dans leurs engagements, honnêtes dans leurs pratiques et respectueux des règles (et qui sont les plus nombreux). Plus globalement, la dérive d’un petit nombre d’élus affaiblit notre socle républicain et démocratique.

Il faut donc poser les conditions à plus de contrôle et plus de transparence, sans pour autant mettre en permanence les élus sous une épée Damoclès sur la durée de leur mandat. Cela freinerait une volonté à agir par ailleurs essentielle. L’approche doit être bienveillante et sécurisante, et non accusatrice (la justice est là pour cela).

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Et si le Maire de Brest ne cumulait pas avec le Président de la métropole ?

Logo_Brest_metropole_ville_P_blancSujet épineux (voire tabou !) que celui-ci, mais qu’il serait dommage d’éluder ! Le bloc communal doit-il avoir une seule et même tête sur Brest ou alors existe-t-il une possibilité de dissocier les fonctions ?

La façon la plus simple de répondre à cette question est de dire que cela a déjà été essayé sans grand succès, que cela fonctionne bien ainsi depuis 5 mandats et de classer l’affaire sans suite. Comme d’autres et par facilité, j’ai toujours été sur cette position qui limite les risques de divergence et de friction entre les deux exécutifs. Cela dit, nous faisons route vers un contexte électoral nouveau sur Brest, avec une possible quadrangulaire au second tour. Il est probable que cette question émerge rapidement dans le débat public, puisqu’elle est déjà dans toutes les têtes !

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Et si on créait une « Réserve citoyenne » à Brest ?

Fotolia_37121516_XSLa déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, en préambule de notre constitution, fait la différence entre l’homme, la femme et le citoyen ou la citoyenne. Elle témoigne ainsi du fait que si l’on né Homme, on ne naît pas citoyen.ne.

La citoyenneté s’acquiert à 18 ans et elle peut se perdre (pour partie) en cas d’infractions pénales lourdes. Si elle est un droit acquis naturellement, elle caractérise ce qui relève de l’esprit civique.

Que recouvre aujourd’hui la citoyenneté que l’on ne peut plus seulement entendre par un devoir civique parfois boudé par des personnes qui par ailleurs peuvent se révéler des citoyens exemplaires ?

En ce début de XXIème siècle, la citoyenneté pourrait être liée à l’action individuelle ou collective dans le sens de l’intérêt général dans la cité. A une action qui s’inscrirait dans cet esprit, quel qu’elle soit.

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Et si on laissait choisir les brestois de la sécurité qu’ils souhaitent ?

PRIORITE-SECURITE-550Le thème de la sécurité s’est déjà invité dans la campagne des municipales de 2014, il sera très présent dans celle de 2020. La sécurité est un besoin fondamental qui concerne tout un chacun, ainsi que nos proches. Les événements qui ont marqué Brest, tout comme d’autres grandes villes ces dernières années questionnent légitimement les citoyens.

La monté de la délinquance et des trafics n’est pas un fait particulièrement brestois et il est faux de dire que la ville (ou le Maire) ne fait rien et se désintéresse du sujet. La délinquance et la violence liée au trafic de drogue, mais aussi à la présence de plus en plus importante d’armes à feu sont des phénomènes nationaux auxquelles Brest n’échappe pas. La délinquance et la criminalité sont aujourd’hui très mobiles et mondialisées.

Face à cela, la demande de sécurité de la population est légitime, mais elle est trop souvent portée par l’émotion et la demande parfois irrationnelle d’une réponse politique immédiate. Certains positionnements partisans instrumentalisent les peurs et poussent à y répondre par du « toujours plus », sans se poser la question de l’efficacité de la réponse sur la demande réelle.

Sur cette question bien particulière, il convient de poser les enjeux et de réfléchir ensemble à ce que nous voulons car si nous sommes tous en attente de moins d’insécurité, sommes-nous tous en attente de toujours plus de sécurité : quelles limites en termes d’action ? Quelles limites sur nos libertés individuelles ? Quelles limites budgétaires (au détriment de quelles autres politiques) ?

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Et si on autorisait des espaces d'expérimentations sur Brest ?

Design_3aEn matière de d’éducation, de déchet, d’énergie, d’habitat, de déplacement, de solidarité, de santé, etc … la ville et la métropole de Brest portent des actions qui tendent à apporter des améliorations et à pousser des politiques publiques dans lesquelles l’équipe en place croit.

Parce que l’action publique se doit d’être la même partout, le service public s’organise de façon globale partout sur Brest, en essayant d’apporter une réponse homogène à tous. Cela étant, parfois, certains habitants sont aussi des militants, des experts, des expérimentateurs qui ont envie d’aller plus loin que ce que la collectivité est en capacité à apporter comme réponse collective à tous.

Ces personnes ne sont pas ne déphasage avec les objectifs politiques portés par les élus, ils sont juste en avance et veulent aller plus loin et plus vite que ce que nous sommes collectivement capable de proposer.

Bien souvent, ces habitants s’investissent de façon très volontariste justement sur des politiques que nous voulons faire avancer, simplement parce qu’ils y croient. Pourquoi nos collectivités agissent trop souvent comme des freins à leur égard ?

Comment offrons-nous un espace d’action qui leur permettent d’être peut-être les initiateurs des politiques publiques de demain ? Comment autorisons-nous le droit à l’expérimentation, le droit à l’erreur qui va avec ? Comment les soutenons-nous dans leur démarche ?

Osons créer des espaces d'expérimentations qui permettent à ces citoyens « défricheurs urbains » de laisser libre leur volonté d’agir plus loin, plus vite et pour un intérêt partagé bien compris. Regardons comment les accompagner ponctuellement pour pouvoir bénéficier de ces expériences volontaires dont certaines profiteront ensuite à tous.

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Et si on donnait des budgets aux mairies de quartier de Brest ?

4799054044_689c1fdd1d_cLa France dispose d’un peu moins de 35 000 communes pour 67 millions d’habitants. En moyenne en France, une commune représente donc un groupe d’un peu moins de 2 000 habitants. Vu ce ratio, on comprend l’intérêt de l’intercommunalité et de la création des « surcouches de coopérations communales » que sont les EPCI (la métropole pour Brest).

Toutefois, si ces grands agglomérats de populations ont du sens en termes de visibilité et d’attractivité des territoires, de coopération économique entre acteurs, de réflexion sur des infrastructures lourdes, d’efficacité de l’ingénierie publique sur de larges bassins de vie, ils ont aussi des externalités négatives fortes vu de leur population. Ils éloignent toujours plus le citoyen de la décision publique et deviennent des paquebots institutionnels qui peinent face à l’agilité demandée par la population sur certaines politiques.

Comment retrouver cette qualité de service attendue par les citoyens ? Comment remettre de l’agilité dans la décision publique et les réalisations qui vont avec sur le champ de la proximité, de la quotidienneté et sur des aspects qui ne relèvent pas de la cohérence d’infrastructures lourdes.

Donner un budget et une gouvernance propre de ce budget à chaque mairie de quartiers pourrait permettre de redonner cette capacité d’action attendue, plus proche des habitants. Il faudrait commencer par expérimenter sur certaines politiques et développer au fil du temps et des attentes exprimées.

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Et si on créait des « design centers » urbains pour les citoyens à Brest ?

Canalbrest-capucinsphotos-201709Y-a-t-il des lieux ou la création, l'innovation, la coopération, le croisement des expériences fonctionnent mieux qu’ailleurs ? L’environnement dans lequel on se trouve et l’organisation de l’espace est-il un enjeu dans ce que l’on produit ? Probablement et de nombreuses entreprises y ont répondu en créant des espaces dédiées à la création et des méthodes de travail différentes, plus tournés vers l'innovation et la coopération.

Des lieux publics de ce type existent déjà mais ils sont souvent très orientés autour de la culture du numériques : Cantine numérique, Fab Lab, etc … mais existe-t-il des lieux pour la création associative ou simplement pour la création entre citoyens qui ont juste envie de faire émerger un projet ensemble ?

Les mairies ou les associations de quartier ont souvent des belles salles qui pourraient facilement être adaptées à cette fin. Il s’agirait de mettre à disposition des outils et des méthodes facilitant le travail de groupes afin de faire émerger des dynamiques de quartier.

Faire émerger le pouvoir d’agir, l’empowerment ou tout autre nom qui donne aux citoyen la capacité à auto entreprendre par lui-même l’espace public, l’intérêt général et le collectif est un enjeu auquel nous devons apporter des propositions. Mettre à disposition des espaces dédiés dans la proximité des quartiers pourrait être une bonne idée.

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