Brest

Et si nos collectivités équilibraient leurs émissions de GES ?

Brest_Bilan consommation énergie et GES 2013Bien que peu de brestois en aient conscience, grâce aux nombreuses actions volontaristes menées ces dernières années, Brest est aujourd’hui reconnue nationalement comme « pionnière en matière d’économie d’énergie »1.

Qu’en est-il de la consommation et production d’énergie ?

Petit focus en ce début d’année sur un nouveau document, élaboré courant 2015, dans le cadre des actions que la métropole porte dans son Plan climat. Comme souvent en matière de pilotage d’une politique, même si le cap est connu, il est intéressant de savoir où l’on est, pour évaluer où l’on va. C’est l’objectif poursuivi par ce premier rapport : Bilan 2013 des consommations d’énergie et de Gaz à Effet de Serre (GES).

Certains esprits taquins se demanderont comment se fait-il que le bilan 2016 ne sorte qu’en 2013 … Cela témoigne tout simplement du travail important pour aller tracer, puis compiler de la façon la plus rigoureuse l’ensemble des consommations et productions énergétiques de la ville de Brest, de la métropole et de ses services délégués. Cette première version, qui sera améliorée au fils des ans, permet aujourd’hui de donner une image intéressante des consommations des différentes politiques publiques menées par notre collectivité pour tous les habitants.

Je laisse à chacun le loisir de s’immerger dans tous les chiffres du rapport, mais personnellement j’en retiendrai deux. Deux chiffres synthétiques qui témoignent de l’enjeu et des ambitions de nos collectivités en la matière.

Pour poser les bases de l’enjeu, un seul chiffre : 15 millions d’euros2. C’est la facture énergétique annuelle payée par la collectivité sur les compétences directes ou délégués : fonctionnement des bâtiments (48%), transports (24%), eau et assainissement (14%) et éclairage publique (14%). On le voit, même si cela compte moins de 10% de l’ensemble des consommations d’énergie sur tout le territoire de Brest métropole, la diversité et la multiplicité des actions portées par nos deux collectivités pèsent significativement sur les consommations énergétiques. Enfin, cela rappelle bien que tous les Watt économisés, seront toujours aussi des euros de moins dépensés !

Un second chiffre intéressant : 92%. C’est le ratio entre les émissions de gaz à effet de serre évités par les productions énergétiques de la collectivité, par rapport à sa consommation totale. En effet, la collectivité est aussi productrice d’énergie « renouvelable » : photovoltaïque, solaire thermique, production de chaleur (UVED et chaudière bois), production d’électricité (UVED). Ceux-ci dépassent aujourd’hui les 9/10ème des consommations enregistrées par nos deux collectivités pour produire le service public.

Nos futurs développements prévus dans ce mandat : extension du réseau de chaleur, chaufferie bois, ballon de stockage d’énergie ou photovoltaïque, nous permettront probablement de compenser à plus de 100% nos consommations non renouvelables à l’horizon de la fin du mandat.

Alors Brest métropole, une collectivité zéro émission ? C’est possible, dans un futur plus si lointain !

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[1] Cf. reportage de France 5, Chauffage, le piège électrique qui prend exemple sur Brest pour les bonnes pratiques à suivre sur le territoire français. Visionnable sur YouTube ici. Partie sur Brest à la 35ème et 46ème minutes.

[2] Voir pages de synthèse du rapport, pages 46 à 48.


Annulation de la cérémonie de remise des prix du Climat Déclic

Au lendemain des attentats à Paris et en accord avec le Maire de Guipavas, nous avons décidé d’annuler la cérémonie de remise des prix du concours Le Climat Déclic, qui devait se dérouler ce soir à l’Alizée de Guipavas.

Encore sous le choc des morts et des blessés d’hier soir, nos pensées vont d'abord aux victimes aujourd'hui. Notre cœur n’est plus à célébrer ce soir les gagnants de notre concours. Nous préférons donc reporter sous un autre format cette remise de prix.

Merci de votre compréhension.


Plan climat de Brest métropole pour l'année de la COP21

Cop21-label_reduit_1Le plan climat de Brest métropole date déjà de quelques années. Il est le seul plan climat de France à avoir été conçu en même temps que le Plan de déplacement Urbain (PDU), le Plan Local de l’Habitat (PLH) et le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), auquel il a d’ailleurs donné le nom de “PLU facteur 4”, pour mieux afficher l’intégration de ces 4 documents de planification, mais aussi en clin d’œil à l’objectif Facteur 4 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050.

Comme beaucoup de grands pôles urbains, les axes de notre plan climat sont simples : près de la moitié des émissions de GES sur Brest métropole viennent du bâti (habitation et dans une moindre mesure tertiaire) et un bon tiers vient des déplacements (personnes et fret). Ces deux axes dépassent à eux seuls 75% des émissions. On comprend à la fois la pertinence de réfléchir PLU, PLH et PDU en même temps, mais aussi l’orientation des actions à engager pour remplir nos objectifs de réduction des émissions de GES.

Ainsi, depuis quelques années, un gros travail est fait par Brest métropole sur la question des transports, notamment l'augmentation de la part des transports en commun avec l’arrivée du tram, par exemple. Mais aussi tout un travail sur le bâti, avec la montée en puissance de Tinergie depuis 2012 sur la maison individuelle, qui se déclinera aussi prochainement sur les copropriétés. Idem sur le réseau de chaleur avec l’arrivée d’une chaufferie bois, mais aussi de la première installation de France d’un réservoir de stockage de chaleur, pour chauffer tout l’UBO. Pour ne citer que quelques actions.

Brest métropole est fortement acteur sur son plan climat. Reste que même si la collectivité est motivée, elle ne représente qu’entre 5% et 10% des émissions de GES du territoire. Les objectifs de division par 4 des GES à 2050 ne pourront pas être tenus sans les habitants et sans ce que l’on appelle la mobilisation de tous les acteurs.

Pour cette année particulière de la COP21 à Paris en décembre, nous avons donc décidé de mettre fortement l’accent sur ces 2 thèmes très importants : la prise de conscience et la mobilisation.

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Une rentrée sous le signe de l'accueil

150906_PS Brest_L_acceuil pour moi c_est ouiDéclaration faite durant le barbecue de rentrée du PS Brestois.

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La nouvelle année 2015 fut largement marquée par l’horreur des attentats contre Charlie Hebdo. Cette rentrée 2015 ne le sera pas moins avec l’afflux de réfugiés aux frontières de l’Europe et l’immense tristesse que provoquent ces images de morts sur les cotes européennes.

Depuis des mois, nous avons tous vu le nombre de demandeurs d’asile grimper et nous avons tous pu compter le nombre de mort sur nos côtes. A Brest plus qu’ailleurs, la mer est un symbole d’ouverture sur le monde, de lien, de commerce et de richesse. Aujourd’hui, à l’autre bout de l’Europe, elle est à l’image de la mort.

Cette rentrée témoigne de l’inhumanité qui sévit aux frontières de l’Europe et qui pousse des individus, des familles, à tout quitter pour rejoindre un espace où une vie sans peur est possible. L’Europe fut pensée pour ne plus répéter la barbarie du début du siècle dernier. Elle tient encore cette promesse-là, mais il ne faudrait pas qu’elle se transforme en une « gated community » de nations, prêtent à s’isoler du reste du monde pour préserver ses privilèges.

L’Europe doit tenir son rang et ses responsabilités dans le monde. C’est le rôle des pays qui se disent plus riches et plus développés que d’être au rendez-vous de l’histoire.

Nos dirigeants politiques européens semblent tétanisés face à ces grands mouvements de population qu’ils ne peuvent contrôler. Leur absence de réponse n’est pas tant due aux réfugiés eux-mêmes, qu’au mal politique qui ronge nos sociétés modernes et riches : la montée des peurs, des égoïsmes, du repli sur soi et de la xénophobie. Cet état de fait vient percuter un second enjeu de nos sociétés. La difficulté dans la lutte contre les inégalités. La compréhension d’une assistance à des personnes étrangères est rendue d’autant plus difficile quand, au sein même du pays, certains concitoyens souffrent aussi eux-mêmes de l’exclusion et de la pauvreté.

Aussi, la réponse doit être apportée sur deux axes qu’il nous faut mettre au clair, deux combats qu’il nous faut mener.

Le premier axe est celui de la lutte contre les idées d’extrême-droite et le replie sur soi. C’est une illusion de croire que dans ce monde du XXème siècle, la violence, l’injustice et la misère peuvent être contenues par des frontières. On ne vainc pas la violence en tournant la tête et en dressant des murs. Tôt ou tard, ils finissent par tomber et laisser place au chao. On combat la violence et l’injustice en travaillant sur plus de justice, de bienveillance et sur les équilibres politiques qui mènent à l’apaisement et la pacification.

Le second axe essentiel est celui de la lutte contre les inégalités au sein de nos pays riches. On le voit aujourd’hui, nos démocraties sont fragilisées par les fractures qui existent en leur sein. Pour aider les autres, il faut d’abord être au clair dans son propre pays, sinon le sentiment d’injustice rendra toute action impossible.

Ces deux combats sont ceux de la gauche. Une gauche ouverte sur le monde. Une gauche soucieuse de ses concitoyens. Une gauche bienveillante à l’égard de tous les peuples.

Il est dans l’air du temps de critiquer le politique, de fuir les partis et le débat politique, de regarder l’actualité politique comme un verre à moitié vide et de se concentrer sur ce qui ne va pas, ce que l’on n’a pas. Cette actualité récente nous montre ce qui ne se voit plus, le prix de vivre dans un pays en paix, dans un pays où règne des institutions et où le débat permet à toutes ces choses d’exister et de perdurer. L’action politique, c’est le socle de cette société qui est de nos jours soumise à tant de critique. L’action politique, ce n’est pas l’affaire de quelques uns, mais ce devrait être l’affaire de tous. Faire de la politique, c’est œuvrer à défendre ces valeurs, c’est combattre ce qui nous éloignent et nous divisent, c’est construire ensemble la société de demain.

Ces événements doivent aussi nous rappeler ce que nous avons ne sera jamais acquis, mais un héritage que l’on peut perdre rapidement. Chacun de nous doit être fier de faire de la politique.

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Le PS de Brest appelle tous ses militants et sympathisants à faire un don* de soutien au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) qui s’occupe de protéger et de trouver des solutions durables pour les réfugiés, en accord avec la Convention de Genève de 1951.

*Vous pouvez nous envoyez vos chèques libellés au nom de l’UNHCR, nous ferons un envoie groupé en votre nom à tous.


Agression à Brest. La sécurité est d’abord l’affaire de tous.

PoliceCe matin dans le Télégramme, un article fait écho à l’agression d’une jeune fille, accompagnée de son petit frère, place Guérin en début de mois (ici). Les parents, éprouvés par l’agression subie par leurs enfants, en ont fait état sur leur page Facebook. De nombreux brestois ont alors témoigné leur soutien et leur inquiétude face aux problèmes d’insécurité et de violence qui existent à Brest.

L’article relate les faits, mais pointe aussi sur l’interpellation qui est faite au Maire et aux élus de la ville. Une pétition a d’ailleurs été ouverte pour demander de « tout mettre en œuvre pour assurer la tranquillité des brestois ».

En tant que parent de jeunes enfants, je partage totalement l’indignation et l’inquiétude des parents d’Amandine. Le bonheur et la sécurité de nos enfants sont notre priorité. Nous aspirons plus que tout à les protéger et à les voir grandir dans un monde où la violence à leur encontre n’aurait pas sa place.

En tant qu’élu, je suis choqué par le fond de l’article. Je comprends que, sous le coup de l’émotion, les victimes se retournent vers leurs élus et souvent les plus proches d’eux, leurs élus locaux. C’est une attente qui est légitime. Par contre, j’avoue moins bien comprendre la logique de fond de l’article qui se résume pour partie par les commentaires qui l’accompagnent : « les élus sont payés, et bien … qu’ils fassent leur travail. » La pétition, créée pour l’occasion, ne dit d’ailleurs rien d’autre. Il s’agit d’une sorte d’ultimatum envoyé à la municipalité de régler les problèmes.

Ce type d’article, comme souvent le traitement médiatique de la question de la sécurité à Brest, m’interpelle à plus d’un titre sur la santé de notre démocratie. Sur un sujet comme la sécurité, ce n’est pas le rôle des élus d’être dans la réaction face à un évènement émotionnellement fort. Aucun problème ne se résout ainsi. Il s’agit avant tout de bien poser le problème et d'y répondre collectivement.

L’objet de mon propos n’est pas dans l’affirmation d’une absence ou d’une minimisation de problèmes bien réels à notre société. Mon propos est politique et interroge sur la façon dont une société comprend et décide de résoudre (ou pas) les problèmes auxquelles elle fait face.

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Le Climat déclic, donnons de l'envie à agir dans le bon sens !

Logo ABrest métropole lance le Climat déclic, un concours auquel tout un chacun peut participer. Mais un concours, pour quoi faire ?

Il y a plein de façons d’aborder la question du dérèglement climatique. Aujourd’hui avec la COP21, on entend surtout parler des scientifiques qui arrivent à prédire les effets de l’activité humaine sur la régulation du climat et les écosystèmes, et cela ne donne rien de bon à l’arrivée. Nous savons tous que continuer comme cela revient tout simplement à scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Mais ça, c’est le job des scientifiques que de passer tout en équations pour nous dire ce qu’intuitivement on ne devine pas encore. Pire, nous dire ce que l’on ne devine pas encore … quand nous serons tous mort, puisque la fin du siècle ne sera pas à la portée de tous !

L’autre façon d’aborder la question du dérèglement climatique, c’est celle du citoyen, de l’habitant, de l’humain réfléchissant et choisissant le destin qu’il souhaite léguer à sa propre espèce.

L’autre façon, c’est aussi celle de notre quotidien, de nos choix et de nos non-choix. Celle du renoncement à ce qui détruit, mais aussi celle du changement, de la découverte et de l’apprentissage à ce qui continue à nous faire grandir. Celle de la compréhension d’une humanité liée par un destin commun. Celle enfin d’un sens partagé, à nouveau plus tourné vers l’aspiration pour un don aux futures générations, que sur un présent en perte de sens parce qu’au futur plus incertain.

Le dérèglement climatique est un risque, mais c’est aussi une formidable opportunité de changer, de grandir, de murir et de nous libérer du moins important pour revenir à l’essentiel. C’est clairement l’obligation de faire des choix, l’impérieuse nécessité de nous lancer vers un avenir fécond et nouveau.

Le Climat déclic, c’est tout cela !

Vers ce nouvel horizon, nous ne partons pas de zéro. Comme partout, il y a eu des résistants, des résiliants, des expérimentateurs, des précurseurs qui ont commencé à tracer des routes, leurs routes, en se faisant plaisir et en construisant un sens qui nourrit, parce que porteur d’un avenir meilleur.

Avec le Climat déclic, ce sont toutes ces personnes-là que nous souhaitons mettre en avant. Parce que tout comme les grandes, les petites initiatives sont autant porteuses d’avenir lorsqu’elles donnent l’envie à d’autres de se joindre à ce grand mouvement de l'aventure humaine.

Alors, n’hésitez pas … avec le Climat déclic,
l’important n’est pas vraiment de gagner,
mais c’est bien d'y participer ensemble !

Logo B


Retour sur la journée Couleur à Brest métropole

4789419881_2cdd85e7ac_zMercredi dernier avait lieu toute une journée sur la couleur au Mac Orlan. Expression de notre volonté politique de placer le thème de la couleur dans la ville au cœur du débat public, cette journée fut l’occasion d’exprimer et d’entendre les différents regards portés sur une question sensible. Cette journée fut aussi l’occasion de tracer l’esquisse de façons de faire différentes, qui pourraient être portées avec les habitants dans les différents quartiers.

La couleur dans la ville n’est pas un sujet politique facile. D’abord parce qu’elle est probablement considérée comme secondaire, plus superficielle que les façades qu’elle habille. Mais aussi parce que sur le thème de la couleur, bienheureux celui qui arrivera à trouver un consensus dans la population sur la bonne méthode pour décider de la bonne couleur, au bon endroit !

Il existe pourtant bien une attente forte de la population pour avancer sur ce sujet. A Brest plus qu’ailleurs, il y a un besoin de couleur qui exprime comme un besoin de lumière (quelque peu contrariée par notre météo préférée). La couleur apporte de la gaieté et de l’identité, elle trace des lignes et de donne du relief. Elle permet aussi, lorsqu’elle est harmonieusement agencée, de créer des quartiers où il fait bon vivre. 

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Réponse à RPB sur la question de l'habitat

Communiqué de presse transmis au Télégramme (et paru aujourd'hui ici) suite à l'article de vendredi, de l'opposition de droite brestoise, sur la politique de l'habitat [ici].

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Dans votre édition de ce jour, Rassemblement pour Brest (RPB), par la voix de Bernadette Malgorn, analyse subjectivement une enquête indépendante qui étudie les chiffres de l’habitat sur Brest métropole depuis dix ans. Elle dénonce le décalage entre les logements construits entre 2012 et 2014 (650 par an), avec l’objectif de production de logements du PLU Facteur 4, afin de maintenir notre population (1300 logements/par an). Sur la période mentionnée, RPB ne peut ignorer que la faiblesse du nombre de logements produit s’explique autant par l’annulation du précédent PLU et donc de l’incertitude juridique pour les opérateurs, que par la crise qui frappe durement tout le secteur de l’immobilier.

RPB propose maintenant de geler la création de nouvelles zones d’habitat, notamment aux Capucins où 560 logements sont attendus, au moment même où une reprise de fait sentir. Les professionnels et les salariés du BTP, qui comptent sur ces projets en ces temps difficiles, apprécieront surement.  

Autre idée lumineuse de la droite brestoise : donner la priorité à la rénovation urbaine. Merci,  mais c’est ce que nous réalisons ici depuis plus de dix ans : les quartiers de l’Europe, de Saint-Martin et de Recouvrance font ou ont fait l’objet de refontes urbaines qui changent la ville en profondeur, avec un investissement d’environ 150 millions d’euros sur ces dix dernières années. Le quartier de Bellevue vient d’ailleurs d’être retenu dans le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) pour la qualité de notre projet.

Une bonne politique de l’habitat ne se décline pas à grands coups de barre, mais en gérant les équilibres des différentes offres sur la durée. Critiquer sans rien proposer de crédible et s’auto proclamer visionnaire sur des actions déjà engagées, tout en votant contre tous les projets qui dessinent le Brest de demain ne feront pas avancer notre ville. Les électeurs brestois l’ont bien compris en rejetant par deux fois en un an ce qu’il est désormais convenu d’appeler la vision décliniste de la droite brestoise.

Thierry Fayret

Vice-président chargé de l’urbanisme, de l’habitat et du plan climat.


Bernadette Malgorn : Incantation n’est pas action

Bernadette MalgornDans son interview de campagne au Télégramme du 11 mars dernier, Bernadette Malgorn ne fait pas mentir son surnom en s’en prenant à la majorité socialiste.

Fort peu de propositions concrètes dans son propos uniquement accusateur. On sait tout sur ce qu’elle supprimera, mais on peine à comprendre ce qu’elle fera sur les compétences propres du futur conseil départemental.

Ainsi, à l’instar de la droite historique au Conseil général qui négligeait Brest dans ses politiques, elle s’engage à défaire le Contrat de territoire avec la métropole brestoise qui nous fait bénéficier de financements sur nos projets métropolitains. On regrette un peu qu’elle ne s’en soit pas rendue compte, mais ces projets sont déjà largement engagés. L’absence des ces financements pèsera donc directement sur les contribuables de la métropole. Est-ce cela son ambition, supprimer les contributions du département pour augmenter l’impôt sur Brest ?

Elle accuse aussi la gauche d'avoir augmenté les effectifs du Conseil général, en comparant à celui de 1998. La gauche aurait embauché 600 personnes (sans que cela ne se voit, semble-t-il !) Mauvaise foi, inculture politique, perte de mémoire précoce ou simplement une ancienne préfète qui prend les brestois pour des imbéciles ? Rappelons que c’est Jean-Pierre Raffarin (gauchiste bien connu) qui transféra en 2005 une partie des compétences détenus par l’Etat vers les collectivités territoriales lors de ce que l’on a appelé l’Acte II de la décentralisation. Ce ne sont pas des embauches que les Conseils généraux ont faites partout en France, mais surtout l’intégration de fonctionnaires de l’Etat en charge des compétences politiques transférés (avec une partie des recettes d’ailleurs).

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Contribution : Pour un parti socialiste hors les murs

Congrès de poitier 20152015 est une année de congrès pour le Parti Socialiste. Et qui dit congrès, dit contributions !

Depuis le congrès de Reims, j’essaie de me plier à cet exercice : produire une contribution, sur la base des réflexions que j’ai pu avoir depuis le dernier congrès, personnellement ou avec d’autres camarades. En 2008 pour le congrès de Reims, j’avais écrit la contribution Une seconde voie pour le 21ème siècle. J’avais récidivé en 2012, lors du congrès de Toulouse, avec une autre contribution Un parti en changement.

C’est un exercice que j’apprécie car il permet de se poser, d’analyser et de produire quelques propositions concrètes. Cela me semble être un bon exercice militant, dans un parti où en tant que responsable, on se situe plus souvent dans l’opérationnel que dans la construction d’idées nouvelles.

Cette année pour le congrès de Poitier, j’ai écrit la contribution :

Pour un parti socialiste hors les murs

L’objet de cette contribution est une réflexion que je partage depuis un certain temps avec d’autres camarades. Elle part du constat qu’un fossé se crée entre la population et les partis républicains. Les partis ne se renouvellent plus et les citoyens témoignent une grande méfiance à leur égard. Tout cela semble profiter aux partis aux accents moins démocratiques, voire autoritaires. Il y a donc urgence à se questionner.

Il s’agit d’analyser le mécanisme qui pousse vers ce décrochage et de proposer une piste d’évolution qui permettrait de reconnecter la Politique avec les citoyens. Je propose de construire un espace de médiation entre la population et le parti, dont j'esquisse la forme et les règles qu'il reste probablement encore à finaliser en avançant. La proposition va volontairement assez loin, mais elle pose des enjeux bien réels en face desquels nous devons tenter d'apporter nos réponses.

A débattre donc … !


Tinergie – bilan 2014, la croissance continue !

Tinergie 2Après trois années pleines de fonctionnement depuis son lancement, le dispositif Tinergie continue à monter en puissance [Voir graphique]. Le nombre de contacts vers l’espace info énergie (EIE) d’Ener’gence aura ainsi été multiplié par 4 entre l’année 2012 et l’année 2014 (plus de 1000 contact cette année).

Tous les contacts ne finissent pas dans le dispositif Tinergie. Un certain nombre de particuliers feront leurs travaux sans rentrer nécessairement dans la démarche. Par ailleurs, une part significative des dossiers a pu être redirigée vers les dispositifs de l’ANHA qui proposent des niveaux d’aides supérieurs, en fonction des revenus des ménages.

Au total pour 2014, c’est un peu plus de 300 dossiers individuels de travaux de rénovation thermique qui auront été engagés via ces deux dispositifs sur Brest métropole (dont plus de 80 via Tinergie).

Un autre élément de satisfaction vient aussi de la qualité des projets soutenus. En effet, le gain moyen des projets soutenus par Tinergie en 2014 est de l’ordre de -55% sur les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit donc de projets vraiment qualitatifs pour la limitation de l’usage des ressources énergétiques et pour le climat.

Enfin, Tinergie et les aides à la rénovation énergétique sont clairement un moteur pour l’économie locale. Les 300 dossiers engagés en 2014 sont estimés à quelques 8 millions d’euro de travaux, rien que sur la part rénovation thermique. On le voit, la rénovation énergétique est une opportunité autant qu’un investissement dans l’avenir pour notre territoire.


L'humanité d'un peuple face à la terreur

Marche-republicaine-BrestL’humanité d’un peuple se mesure lorsqu’il fait face à des difficultés et qu’il choisit les bonnes réponses pour y répondre. A la terreur, il est toujours possible de répondre par la violence et chercher des boucs émissaires. Les terroristes n’attendent que cela d’ailleurs. Mais il est aussi possible de répondre avec force en envoyant un message sans ambigüité sur nos valeurs et laisser agir en notre nom l’état de droit et les forces de l’ordre.

Avec 65 000 personnes rassemblées à Brest et plusieurs millions ailleurs en France et dans le monde, j’avoue être fier d’appartenir à ce pays, de partager ses valeurs et d’avoir participer à envoyer ce message d’humanité et d’unité comme seule réponse à la terreur. J’avoue aussi être fier du travail du Président et du gouvernement qui ont fait preuve de fermeté envers les coupables, tout en ne sur-jouant pas pour profiter de l’évènement à des fins démagogiques ou politiques.

Après cette semaine éprouvante, ce dimanche témoigne encore une fois qu’isolés nous sommes faibles mais que rassemblé rien ne peut nous arrêter. Ce fut une belle journée !


Bonne année 2015 !

Bonne année Brest 2015 Pleine de projets et d'envies de construire une métropole où il fasse bon vivre ensemble.

Pleine d'ambition pour écrire un avenir climatique préservé pour les générations à venir.

Pleine de bonheur à vivre avec tous ceux qui nous sont proches et tous ceux que nous rencontrerons en 2015 !

Très belle année 2015 !


La carte de Brest métropole, mieux que Google Maps !

Carte BrestLes données d’analyse et la compréhension d’un territoire sont d’autant plus lisibles qu’elles sont en lien avec une cartographie. Le SIG (Service d’Informations Géographique) de Brest métropole gère ces données pour produire les différentes visions de notre métropole et aussi du Pays de Brest. C’est une équipe peu connue, mais qui propose aujourd’hui des services à la pointe de la technologie.

Au début, il s’agit plutôt d’un outil très opérationnel pour les déplacements, les règlements d’urbanisme, les chantiers et les travaux de réseaux sur le terrain. Mais l’accessibilité de cette visualisation cartographique est aussi une façon de jouer la transparence avec les citoyens, en leur laissant la possibilité d’aller eux-mêmes consulter les données cadastrales ou de zonages du PLU, par exemple.

L’accès aux données publiques est possible à tous sur le site GéoPaysDeBrest. On y trouve des cartes, mais aussi un visualisateur puissant qui permet une balade très fluide dans les différentes couches de cartographies disponibles.

Les photos aériennes proposées sont aussi de bien meilleure qualité par rapport à celles que l’on peut trouver sur internet, comme sur Google Maps par exemple. A la fois la définition est meilleure, mais surtout, la donnée est plus récente puisque qu’elle se basse non pas sur des photos satellites parfois anciennes, mais des photos aériennes prises ces dernières années.

Par ailleurs, une version mobile et tablette plus légère est aussi disponible à l’utilisation [ici].

Enfin, demain ces données ne seront plus seulement surfaciques, elles prendront de la hauteur et du relief. Pour l’instant, la maquette 3D existe déjà, mais pour la balade, c’est encore plutôt réservé aux films ! Demain, la balade 3D en temps réel sera probablement accessible à nos souris !

Vidéo de la maquette 3D des capucins

Vidéo de la maquette 3D du projet de développement du port de Brest


Emission Terres & mers de Bretagne : la question foncière

La semaine dernière, j’étais invité à l’émission Terres & mers de Bretagne pour parler de la gestion du foncier vis-à-vis des enjeux agricoles de notre territoire.

Brest métropole travaille depuis de nombreuses années sur cette question, notamment au travers de ce que nous appelons la Cellule foncière. Cette instance réunit les professionnels de l’agriculture et les services de Bmo. Elle permet d’élaborer ensemble les stratégies de développement de l’urbanisation pour que l’impact soit le plus contrôlé possible et quand il existe, anticipé longtemps à l’avance.

De même, le PLU de Bmo pose des ambitions fortes de préservation de l’espace agricole, tout en permettant la poursuite du développement de notre agglomération, nécessaire à la dynamique d’ensemble du Pays de Brest et à son attractivité.


Les dessous de la politique de l’urbanisme à Brest

15488131058_495cf0b31d_zJ’entends souvent la même critique sur la politique de l’urbanisme à Brest. Cette critique est largement portée par l’opposition brestoise, mais elle se retrouve aussi dans l’esprit des habitants, parce qu’elle exprime aussi une forme de logique. Cependant, dans le monde complexe où nous vivons, une logique trop simple sous-estime souvent la réalité.

Explications.

 

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Guide des bâtiments économes en énergie

RTEmagicC_guideenergie_jpgDans le cadre des actions du plan climat de Brest métropole, la collectivité a réalisé un livret de recommandations pour guider les particuliers ou les maitres d’œuvre dans la réalisation de travaux d’amélioration thermique [ici]. Chacun peut y trouver des informations avant de partir sur son projet.

On ne le dira jamais assez, 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent du bâti sur Bmo. Il est donc primordial d’apporter des réponses à la rénovation thermique des maisons et des immeubles.

Le dispositif Tinergie fut une première étape. Initialement destiné aux particuliers habitants des maisons individuelles, il est devenu le portail d’entrée unique pour toutes les questions de rénovation énergétique. Le dispositif évolue et les premières réalisations sur des copropriétés sont dans les tuyaux. Il s’agit là d’un enjeu important pour Brest, mais aussi d’un niveau de complexité plus grand dans sa mise en œuvre.

Les restrictions budgétaires sur les collectivités territoriales risquent de ne pas faciliter la pérennisation des subventions pour la rénovation thermique des particuliers. Par contre, nous pouvons apporter un savoir faire et une sécurisation dans les programmes de rénovation. C’est l’esprit de ce livret et de ses fiches conseils qui permettront à chacun d’accéder à des recommandations techniques et indépendantes.


Les propos révélateurs de madame B. Malgorn

Bernadette malgornAbsente ce matin du temps fort pour Brest que fut l’inauguration de la salle Brest Aréna, c’est dans le télégramme que madame Malgorn fait sa rentrée politique [ici]. Peu de propos s’avèrent intéressants puisqu’elle y fait surtout sa précampagne comme candidate à la tête de liste à droite pour les régionales. Pour se donner bonne figure, elle tente néanmoins de rendre visible son "activisme" (surtout épistolaire) sur des dossiers déjà suivis de très près par les exécutifs des conseils, dans lesquels elle siège dans l’opposition.

Toutefois, une citation de son propos sort du lot, car elle est vraiment à l’image de l’action menée par cette opposition : « Contrairement à ce que certains, mais pas nous, espéraient, la reprise de l’activité commerciale ne s’est pas produite après la mise en service du tramway. » Ainsi madame Malgorn affirme qu’elle n’espérait pas la reprise de l’activité commerciale à Brest. Propos renforcé juste après par un défaitisme affiché sur le dossier de l’implantation de Leroy Merlin au Froutven. Un dossier sur lequel nous travaillons, qui est pour l’instant en bonne voie et qui générerait une centaine d’emploi.

Ce propos est à l’image de la droite brestoise depuis « l’arrivée » de madame Malgorn à Brest : une lecture défaitiste, décliniste de Brest, une opposition systématique et un dénigrement permanent de ce qui s’y fait. Nous sommes vraiment à nous poser la question : madame Malgorn aime-t-elle réellement Brest et mise-t-elle sur la réussite de notre territoire, ou considère-t-elle juste notre cité comme un tremplin pour les régionales à venir ?


C’est la rentrée !

La rentréeAprès quelques semaines de repos (bien mérité), nous voici sur le bord du précipice, prêt à se lancer dans le vide d’une nouvelle année qui commence, à se lancer dans l’écriture d’une page encore blanche !

L’année passée aura été très monopolisée par les enjeux électoraux du mois de mars, coté politique avec les municipales, comme coté boulot avec les élections professionnelles. Pour l’année à venir, pas d’élection en vue (hormis les sénatoriales bien-sûr, mais ce n’est pas tout à fait pareil). Nous voici donc sur une période de calme, ce qui n’est pas un luxe pour construire un peu.

Pour cette année 2014-2015, plusieurs chantiers me tiennent à cœur.

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Club des initiatives locales pour la rénovation énergétique

TinergieMardi dernier a été fondé le Club des initiatives locales pour la rénovation énergétique, en présence de la ministre du logement, Sylvia Pinel. En introduction, j’y ai présenté notre portail Tinergie qui avait reçu l’an passé le Grand prix du jury des initiatives locales.

Tinergie reste encore un outil original, regardé de près par les autres villes de France. Il y a quinze jours encore, nous accueillions un groupe d’élus de Lilles qui souhaitaient voir comment fonctionnait notre portail pour la rénovation énergétique.

L’année 2013 aura été la première année pleine de fonctionnement. Quel bilan tiré de Tinergie ?

Il y aura eu plus de 800 contacts de générés via le portail. Environs 220 projets auront été lancés via Tinergie en 2013. Cent porteurs de projets auront touché les aides de Bmo et 120 autres auront été pris en charge par le dispositif de l’ANAH qui s’adresse aux revenus plus modestes. Ces chiffres sont à minima, car il est probable que Tinergie ait suscité des projets qui ensuite n’auront pas cherché à rentrer dans le dispositif.

On estime globalement que Tinergie aura généré 2 500 000 € de travaux de rénovation thermique, pour un financement sur une année de l’ordre de 250 000 €. Un euro d’aide génère donc environ dix euros de travaux, purement de rénovation énergétique. En moyenne, les projets portés auront eu des gains énergétiques de 43%.

Tinergie s’adresse aujourd’hui aux projets sur des maisons individuelles. Cependant, nous travaillons activement sur un déploiement de Tinergie vers les copropriétés. C’est une étape importante pour notre territoire où de forts enjeux existent dans ce domaine. Là aussi, Brest métropole océane continue à souhaiter défricher le terrain. Nous sommes aux avant-gardes sur la question du tiers financement qui minimisera l’impact financier des couts de rénovation pour les habitants.

Sur la question de l'habitat, la rénovation énergétique est probablement l’enjeu de ce début du XXIème siècle. Cela prendra du temps. Nous devrons être innovant pour trouver les bons outils afin de faciliter les projets du territoire et bénéficier par là-même, d’une belle opportunité en terme d’emplois.


Au nom de la loi, je vous déclare …

Mzriage_civil_vdmjLa fonction d’élu municipal donne un pouvoir magique. Celui de prononcer la phrase : « Au nom de la loi, je vous déclare unis par le mariage ». Et plouf, comme par enchantement, deux individus deviennent un couple, faisant par là-même mentir le plus célèbre des axiomes mathématiques : un plus un, peuvent faire un.

Etant de permanence toute la semaine, j'avais hier l’avantage de passer ce merveilleux samedi après-midi ensoleillé, dans les salons de la mairie de Brest, afin de procéder à quatre mariages. Dire que cela m’enchantait serait probablement mentir. J’aurais bien commencé l’après midi par une petite sieste, après une semaine chargée, suivie d’une petite sortie en famille. Mais bon, les mariés n’attendent pas, c’est bien connu. J’ai revêtu mon costume, bouclé ma cravate, enfilé l’écharpe tricolore et fort de mon pouvoir magique, je suis allé officier !

Faire des mariages, cela m’impressionne toujours. Ce n’est pas la difficulté de l’exercice en lui-même qui met la pression, mais la perception de l’importance du moment pour ceux qui le vivent. Même si on en fait plusieurs à la suite, chaque mariage est un moment unique pour les mariés. Il ne s’agit donc pas de faire les choses à moitié.

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Repenser la gauche

Au lendemain de l’élection européenne, on voudrait nous faire croire que le résultat de dimanche en France est une révolution du FN. Il n’en est rien et au lieu de se focaliser sur l’extrême droite, nous ferions mieux de nous lancer dans une introspection plus profonde des causes de notre décrochage.

A Brest par exemple, malgré des pourcentages historiquement haut pour le FN à cette dernière élection, le FN n’a pas obtenu plus de voix qu’à la présidentielle, loin s’en faut(1). Il est d’ailleurs très loin derrière la gauche consolidée(2), qui devrait être la base de l’analyse dans une élection à la proportionnelle, ou par nature, chaque parti se présente.

Au-delà de son socle idéologique, le FN n’est pas un parti comme les autres. Ce n’est pas un parti aux responsabilités, il ne déçoit pas par son action puisqu’il ne se situe que dans la critique du pouvoir en place, une critique populiste qui plus est. A l’inverse on le voit, les autres partis tanguent du fait de leur exercice du pouvoir dans un contexte difficile au niveau national. Le FN dispose donc d’un socle de voix plus stable dans le temps, l’abstention travaille moins sur leurs résultats électoraux. Le score du FN joue donc au yoyo pas tant de son fait, que de celui des partis de gouvernement.

 

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Prise de fonction sur une nouvelle délégation

623071_brest-portAprès l’élection, vient le temps de la mise en place de la nouvelle équipe et des nouvelles responsabilités. Adjoints à la ville de Brest et vice-présidents à Brest métropole océane ont été nommés lors des premiers conseils (ici). De ma délégation sur la rade et le littoral, je passe à l’urbanisme, l’habitat et le plan climat.

Lors du dernier mandat, j’avais travaillé avec Jean-Pierre Caroff sur l’écriture du plan climat dans le cadre de ce qui est aujourd’hui le « PLU x 4 » : le plan local d’urbanisme intercommunal facteur 4, intégrant les PLU sur les 8 territoires de BMO, le PLH : Plan Local de l’Habitat, le PDU : Plan de Déplacement Urbain et le PECT : Plan Energie Climat Territorial. Je ne pars donc pas de rien, même si le monde de l’urbanisme est encore pour moi un peu nouveau.

L’urbanisme, c’est la fabrique de la ville au sens le plus large qui soi. C’est façonner l’écosystème urbain dans l’intérêt et pour le bien-être des habitants qui y vivent et y vivront. Le temps de cycle d’une ville est à l’échelle du siècle. Sur six années de mandat, nous sommes donc plus sur des petites touches que sur des bouleversements profonds. Mais la ville s’anticipe, se projette en fonction des enjeux auxquels on souhaite répondre.

L’urbanisme, c’est un travail qui amène à prendre en considération l’ensemble des facteurs autour d’un projet et le premier d’entre eux, c’est le facteur humain : l’avis des habitants, leurs attentes et leurs besoins, à moyen et long terme.

Le mandat sur l’eau fut passionnant. Je pense que cette nouvelle responsabilité, au service des habitants du territoire, le sera tout autant.

A suivre ...


Premier conseil municipal

1010302_10151779189704058_8473517707141812172_nHier matin avait lieu le premier conseil municipal de Brest pour la mandature 2014-2020.

Contrairement aux conseils municipaux classiques où nous passons principalement en revue des délibérations gérant la ville, celui-ci relevait exclusivement de la mise en route du Conseil. Les délibérations étaient majoritairement sur des élections d’élus à des fonctions : le maire d’abord, puis les 21 adjoints de la municipalité. Nous avons fini par quelques nominations sur des instances spécifiques comme le CCAS, la Commission d’Appel d’Offre (CAO) ou le CA des pompes funèbres communales (PFCA), par exemple.

Du fait du « scrutin proportionnel, avec une prime majoritaire » de l’élection municipale, ce jeu de nomination revêt un caractère plutôt symbolique. En effet, la liste gagnante dispose d’une large majorité au conseil (aujourd’hui, 42 sièges sur 55 pour Brest). Il y avait donc peu de surprise à attendre de ce conseil.

Première réunion officielle après l’élection, ce conseil n’en est pas moins instructif sur les positionnements des deux listes élues. Comme il était prévisible, madame Malgorn aura joué le jeu de l’obstruction systématique, sans vraiment arriver d’ailleurs à trouver des angles d’attaques pertinents, sur un ordre du jour pour le moins cousu de fil blanc. Bardée d’un code civil Dalloz bien en vue, ses interventions relevaient plus de la nécessité d’exister et de poser ses marques, que du débat constructif promis par l’opposition en début de séance.

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L’abstention n’est pas un jeu madame Malgorn

Dans le Télégramme aujourd’hui, madame Malgorn questionne le Maire candidat François Cuillandre sur la forte abstention (48,65%) au premier tour des élections de dimanche. « Ne traduit-elle pas un malaise de la démocratie locale à Brest ? » s’interroge-t-elle ?

Bonne question !

Sur le fond d’abord, l’abstention progresse partout. Elle n’est pas le fait d’une personne, mais bien climat politique global dans le pays. Les grandes villes sont plus touchées que les territoires ruraux, mais le malaise est là, installé progressivement depuis 30 ans.

Madame Malgorn arrive-t-elle tout juste en politique ? N’est-elle pas concernée par le sujet depuis son élection à la Région ? L’abstention en Bretagne n’était-elle pas à 51% (55% sur Brest) lors des régionales de 2010 où elle était tête de liste ? Qu’a-t-elle fait sur le sujet ?

Mes questions resteront probablement sans réponses.

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Analyse du vote au premier tour : La carte n’est pas le territoire !

Machine-a-voterA entendre les analyses, on aurait l’impression que la grande gagnante de l’élection du premier tour à Brest serait madame Malgorn. Voilà une analyse pour le moins déformée et trompeuse de la réalité.

A gauche, il y aura eu 21 968 voix. Brest ne déroge pas au reste de la France. Le mécontentement sur la politique nationale a clairement joué sur ce scrutin. Pour autant, cette baisse n’est pas un basculement. A abstention constante, ce sont un peu moins de 2 000 voix qui manquent à la gauche, par rapport à la présidentielle de 2012. Soit une baisse de 8.2%.

A droite (hors FN), il y aura eu 15 715 voix. La mobilisation a été plus forte. A abstention constante, la droite récupère près de 1 300 voix en plus, soit en valeur relative, un vote supérieur de 9% à 2012.

En plus de bénéficier de l’effet « gauche au pouvoir », la droite a choisi de transformer ce premier tour en primaire pour départager l’impossible choix de l’UMP, entre monsieur Prunier et madame Malgorn. Cela explique pour partie la forte mobilisation à droite. Une mobilisation qui aura beaucoup joué sur les peurs et les haines entre camps adverses, mais aussi sur des méthodes de campagne que l’on ne connaissait pas jusqu’ici à Brest. Dans ce duel à droite, la notoriété de l’ex Préfète de région aura sans conteste joué plein pot face au sortant de droite.

Coté FN, il y aura eu 4 093 voix. On s’étonne du score du FN à Brest, mais c’est finalement lui qui perd le plus. A regard du score du FN aux présidentielles de 2012, le FN est plus touché par l’abstention (ou le report des voix) que le reste des listes. A abstention constante, il aurait dû cumuler près de 1 000 voix de plus du fait de la variation de la participation. Ces 1000 voix sont-elles allées sur la liste Malgorn qui a fait une campagne volontairement sur certains thèmes du FN ? Difficile de le dire. Corrigé de l’abstention, le FN fait une baisse significative de -18.8% à Brest, par rapport à 2012.

Le report au second tour des voix du FN reste très incertain compte tenu du discours sur un front anti UMPS. Il est probable que l’abstention soit forte de ce côté-là, malgré les appels du pied répété de l'équipe Malgorn aux idées du FN.

Au final, la gauche sort majoritaire avec 52.6% des voix. A droite comme à gauche, les reports de voix étant difficiles à prédire, il serait prétentieux de présumer d’un résultat sur un second tour qui reste une seconde élection à part entière, entre les mains des électeurs.

Pour autant et contrairement à ce que l’on entend, la dynamique du premier tour a été largement soutenue par la gauche, face à une droite divisée qui certes mobilise son électorat dans sa « primaire de premier tour », mais ne parvient pas à susciter un réel engouement du côté de la population.

Cette dynamique à gauche est à l’image des programmes, où la gauche unie a porté un travail de fond, intégrant plus de 60 propositions concrètes, quand la droite s’est satisfaite des trois slogans dans le vent : fiscalité, sécurité, emploi, en passant plus de temps à donner à Brest une image déclinante, au lieu de tenter de dessiner l’avenir que notre ville mérite.


Pourquoi tant de haine ? - Réponse à Monsieur Brussieux

Au fil des tweet politiques qui défilent tous les soirs, il en vient parfois un qui vous interpelle. Hier soir, c’est celui de Monsieur Brussieux, colistier de Madame Malgorn, qui me questionnait en disant : « Pourquoi tant de haine ce soir ? »

En voilà une vraie bonne question et politique qui plus est, puisque « la forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait Victor Hugo. Pourquoi tant de haine dans cette campagne ?

Mon cher monsieur Brussieux, la teneur des propos qu’a pris la campagne n’est pas en effet dans les habitudes brestoises (du moins pour les dernières campagnes). Certes, il est d’usage de ne pas se faire de cadeaux entre droite et gauche, mais là, il faut reconnaitre que le niveau de violence verbale dans les échanges a franchi un cap nouveau pour Brest.

Cette violence a commencé bien avant que nous ne rentrions en campagne, quand déjà dans les meetings de Madame Malgorn on proposait de « chasser les socialistes de la ville », on nous accusait de « cadenasser le milieu associatif » et de « faire du clientélisme ». Elle-même se lançait ainsi dans sa campagne : « Nous allons disqualifier les socialistes pour gérer la ville de Brest ».

Déjà les fondamentaux d’une campagne s’appuyant sur une outrance verbale semblaient bien posés. Nous n’étions que fin octobre 2013 ! [ici et ]

Depuis les échanges n’ont fait que monter en violence, teintée d’une mauvaise foi caractérisée et de désinformation. Je ne vais pas vous faire l’énumération des attaques dans la presse. Récemment, l’une des plus violentes fut le discours du 13 février dernier, au Mac Orlan [ici].

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Les dessous de la couronne à Brest !

Galette des roisL’an dernier, « l’affaire de la couronne » comme on pourrait l’appeler, à fait parler d’elle à Brest. En effet, les petits chanceux et les petites chanceuses ayant trouvé une fève dans leur part de galette n’auront pas eu droit à une couronne. Crime de lèse-majesté, ils n’auront pas pu être consacrés roi ou reine !

Bon, même si nous ne sommes pas là dans un événement majeur sur le plan scolaire, l’affaire ayant fait un buzz national, il est peut-être temps de dire deux mots de cette fameuse couronne qui fit couler beaucoup d’encre par son absence.

Comme les années passées, il y avait bien une couronne de prévue. Sauf qu’en 2013, l’entreprise qui gère la délégation de service public de restauration scolaire (le fermier) avait décidé de se faire un peu de pub au passage, sans en avertir personne. Ils avaient apposé leur beau logo et souhaitaient « une bonne épiphanie » aux enfants. Ce faisant, ils contrevenaient à deux principes de leur contrat avec la collectivité : ne pas faire apparaître son nom sur de la publicité vis-à-vis des enfants et, ce que l’histoire a surtout retenue, le caractère religieux du terne « épiphanie ».

Il a donc été décidé de demander à notre fermier de reprendre sa couronne, eu égard aux deux libertés qu’il s’était permis, sans même en avertir auparavant les services de la ville. Nous étions mis devant le fait accompli, alors qu’ils ne pouvaient pas ignorer ces deux règles. 

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Les dessous du prix de l'eau

EauNouveaux articles « éclaboussants » sur le prix de l’eau [ici et ]. Brest aurait le prix de l’eau le plus cher des communes de plus de 100 000 habitants. Alors que nous sommes passés en SPL en 2012, le prix de l’eau n’aurait pas baissé. Au contraire, de 2009 à 2013, il aurait augmenté de +14%, passant de 3.71 €/m3 à 4.23 €/m3.

Ce genre d’article fait toujours sensation et est toujours suivi d’une vague de prises de position qui relèvent souvent peu le débat. Pourtant, derrière les chiffres se cachent une réalité bien différente.

Le prix de l’eau ramené au m3 est un indicateur qui ne traduit pas réellement l’augmentation du prix de l’eau pour l’habitant. On le sait, les consommations d’eau baissent de 2 à 3% par an depuis 10 ans, grâce aux efforts faits sur la limitation des gaspillages. A facture constante, le prix de l’eau grimpe donc mécaniquement … mathématiquement devrait-on dire !

Avec une baisse de 2.5% des consommations d’eau, le prix de l’eau ramené au m3 est 2.5% plus cher, alors que la facture moyenne de l’abonné n’a pas varié d’un centime !

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Quand Stéphane Roudaut se fait juriste ... en mauvaise foi

Vote-par-internet-francais-etranger-image-clef-carte-electoraleM. Stéphane Roudaut, nous gratifie d’une bien piètre attaque sur son profil Facebook. Il s’y insurge contre le travail fait par le Parti Socialiste pour faciliter l’inscription des habitants sur les listes électorales.

Il dénonce avec grandiloquence l’infamie de militants (avec même des élus dedans !) qui iraient à la rencontre des citoyens pour aider à remplir le CERFA consacré et recueillir les justificatifs devant l’accompagner. Pour preuve de son propos et de la légitimité de son émoi, il cite un extrait d’un texte mentionnant un jugement du Conseil d’Etat interdisant l’inscription à domicile. Tout cela fait froid dans le dos. La démocratie serait mise en danger et le Facebook de M. Roudaut serait le seul bouclier pour la protéger !

Décryptage

L’extrait que cite M. Stéphane Roudaut est en fait tiré d’un document qui est utilisé par toutes les mairies pour les inscriptions sur les listes électorales : une circulaire ministérielle datant de juillet dernier (ici). L’extrait en question (page 16) ne parle pas du tout de ce que fait le Parti Socialiste. Il mentionne qu’il est interdit, pour les employés communaux, d’aller faire du démarchage en dehors des mairies, pour procéder à des inscriptions sur les listes électorales. C’est cela qui fait l’objet du jugement du Conseil d’Etat mentionné par notre « apprenti juriste ».

Mais ça, nous le savions déjà. Les stands tenus par la mairie de Brest pour l’inscription sur les listes électorales dans les différents centres commerciaux, par exemple, n’inscrivent pas les personnes, mais leur donnent les documents pour aller le faire en mairie ou pour les renvoyer par courrier.

M. Stéphane Roudaut a donc la lecture sélective, car deux lignes plus bas du même document, il est clairement mentionné que les citoyens peuvent aussi renvoyer les documents remplis par courrier, ou se faire représenter par un tiers dûment mandaté, afin de déposer en mairie les documents à fournir, à sa place. Et c’est bien cela que les militants bénévoles du Parti Socialiste proposent aux habitants lors des portes à portes pour l’inscription sur les listes électorales. Rien de plus.

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Quand madame Malgorn fait feu de tout bois et prend les brestois pour des imbéciles

B Malgorn UMPLa semaine dernière, une des candidates de la droite brestoise a fait une réunion publique devant un parterre de convaincus semble-t-il. On ne reviendra pas sur les propos de soutien de certains présents, qui appellent tout de même quelques interrogations légitimes de notre part (ici). Mais puisque la candidate nous fait la Grâce de nous donner à lire son « discours intégral », il nous semble important d’y apporter quelques réponses, nous qui sommes accusés d’imposer une chape de plomb sur la gestion de la ville !

Une attaque aussi ridicule que le bandeau noir mis par madame Malgorn sur son site concernant des associations brestoises qui n’auraient « pas souhaité qu’il soit fait état publiquement de leur rencontre avec Bernadette Malgorn », sous-entendant une pression de la mairie. Il est triste de constater que la candidate travestit la vérité : la seule association qui a demandé à ce que l’on retire les photos l’a fait car la rencontre s’est faite à son insu et sans son consentement. La candidate est donc, non-seulement peu courtoise avec les partenaires de la ville, mais en plus, elle se permet de se poser en victime de ses propres manœuvres !

Passons sur la première partie - une critique régionale - qui n’apporte pas grand-chose au débat sur les municipales, sauf à ce que la candidate aux municipales ne soit en fait déjà en campagne pour les futures régionales, montrant l’intérêt tout politicien qu’elle a pour notre commune.

Concentrons-nous donc sur ses « trois pistes de réflexion : la sécurité, la fiscalité et l’emploi ».

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Eau du Ponant, un anniversaire à en couper l’eau !

Afin de marquer à sa juste mesure le premier anniversaire du démarrage du contrat de Brest métropole océane avec la Société Publique Locale Eau du Ponant, une intervention spéciale a été organisée à la veille de cette date anniversaire historique. Un « couvre-eau » a été déclaré pendant une heure, pour tous les robinets de la communauté urbaine brestoise.

Ainsi au petit matin de ce 30 mars un peu particulier, à 2:00 les 1700 km de réseaux furent coupés exactement en même temps, puis réalimentés de façon identique à 3:00. Cette opération d’une rare précision est une première en France et a reçu un accueil chaleureux des habitants qui bénéficient sans s’en rendre compte des services de la SPL Eau du Ponant depuis un an.

Rappelons toutefois que cette opération unique en son genre n’aurait pu avoir lieu sans le concours et la parfaite synchronisation des services de l’heure d’été !

AFP – 1er avril 2013


Les Ateliers du changement

Les ateliers du changementA l’initiative d’Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, Brest accueillera le premier Atelier du changement de France. Loin des communications top-down auxquelles les citoyens sont habitués, ces ateliers se veulent sous un format nouveau, plus participatif, permettant un vrai échange de qualité avec tous les citoyens.

Depuis début janvier, une équipe spécialisée dans l’animation de ce genre de débat s’affaire pour questionner, rencontrer, écouter les brestois et les finistériens sur les attentes qu’ils ont pour la France. Ce travail en amont sera retranscrit dans un film, projeté au début des ateliers. Il permettra de lancer les sujets qui émergent, les attentes, les craintes qui pourront ensuite être exprimés par les participants dans la première partie.

Dans la seconde partie de la soirée, des ateliers de contributions seront organisés, afin de produire, individuellement ou collectivement, des recommandations ou des propositions pour la France. Toutes cette production politique sera collectée lors des 6 ou 7 Ateliers du changement qui se dérouleront sur le premier semestre 2013, à Brest comme dans d’autres villes de France. Une restitution sera enfin faite à l’occasion de l’université d’été du PS de La Rochelle, devant tous nos responsables politiques.

Le Parti socialiste avait innové en proposant les Primaires citoyennes, fin 2011. Les Ateliers du changement poursuivent cette volonté de partager et de travailler avec tous les français qui le souhaitent et portent en eux un projet pour la France.

Chacun aura la parole et pourra faire sa proposition sous la forme d’une contribution écrite. Il est important que ces ateliers mobilisent l’ensemble des citoyens afin de représenter au mieux ce qu’est la France aujourd’hui, hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, ouvriers ou chefs d’entreprises, relais d’opinion ou individus. Chaque opinion nous intéresse parce que chacune d’elle constitue un morceau de France. Chaque proposition nous intéresse, parce que chacune d’elle est un pas en avant vers le changement.

Venez nombreux le jeudi 7 février,

à 18h30 à l’Atelier (salle du Stade Brestois 29)

16, rue de Quimper à Brest

Il y aura une traduction en langue des signes et un espace enfants gratuit.

Plus d’informations :


Tinergie, on en parle

Tinergie BrestVoici bientôt une année que le portail Tinergie a été lancé dans le cadre du Plan climat de Brest métropole. Cette semaine, nous avions droit à une petite reconnaissance nationale dans la revue Le Moniteur [ici].

C’est une bonne chose, car il est clair que nous avons un peu de mal à faire connaitre cet outil qui est pourtant, comme le dit l’article, assez innovant en France.

La rénovation thermique du bâti est un des enjeux majeurs sur la question climatique. Le bon accompagnement des particuliers dans leur démarche est donc primordiale, tant pour déclencher le passage à l’acte que pour produire des résultats de qualité.

Avec Tinergie, nous disposons d’un bon outil pour cette politique. Si son lancement se fait en douceur, il est certain que c’est une action qui a de l’avenir et que l’on risque de nous copier.


Brest, la bien gérée !

Mairie de Brest-001Allez, dernier petit post de l’année pour faire état, une fois n’est pas coutume, d’une analyse diffusée par le Figaro magazine et réalisée par une agence de notation des collectivités territoriales : Public Evaluation System [ici].

Cette étude calcule différentes dépenses pour des villes de plus de 100 000 habitants, en intégrant bien-sur l’intercommunalité dans les calculs ramenés à l’habitant.

Que découvre-t-on dans cette étude pour Brest :

  • Charges de personnel : 306 €/hab     (moyenne : 639 €/hab)
  • Dépenses d’équipement : 131 €/hab  (moyenne : 301 €/hab)
  • Dettes : 507 €/hab                           (moyenne : 1058 €/hab)
  • Frais de communication : 2.7 €/hab   (moyenne : 11.4 €/hab)
  • Frais de mission par élu : 787 €/élu   (moyenne : 688 €/élu)

Brest n’est pas une ile dans un monde vide, il est donc intéressant de comparer à la moyenne des 35 plus grandes villes de France (c.à.d celles ayant plus de 100 000 habitants).

Alors que l’opposition brestoise critique notre gestion et revient régulièrement sur l’augmentation de l’impôt, les chiffres de l’étude montrent en valeur comparée que nous sommes plutôt très raisonnable en la matière. Charges de personnel, dépenses d’équipement et dettes sont plus de deux fois inférieures aux moyennes françaises.

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Trophée Eco Actions : Brest à l’honneur !

Trophée des Eco Maires _ BrestMardi soir, de retour d’un déplacement professionnel, j’ai fait un rapide crochet par l’Hôtel Lassay de l’Assemblée Nationale. J’y ai reçu le second prix des Trophées Eco Actions, des mains de Claude Bartolone et de Georges Pernoud, pour le compte de notre collectivité.

Brest métropole avait déposé un dossier de candidature sur une action phare que nous soutenons depuis plus de 10 ans : « Désherber sans polluer, une gestion volontariste des espaces publics ». Face à cent autres dossiers venant de toutes la France et d’Outre-mer, nous avons décroché le second prix pour notre action en faveur de la qualité de l’eau, la santé et la biodiversité.

C’est en 2000 que la collectivité a engagé une réflexion et des actions sur ce sujet. Depuis douze ans, quatre de nos services se sont mobilisés sur le sujet : le service voirie, le service propreté et déchet, le service espaces verts et le service d’écologie urbaine. Transversalité entre les services, mais aussi entre les territoires puisque les 8 communes de Brest métropole ont avancé ensemble sur ce dossier.

Les résultats sont aujourd’hui au rendez-vous. A la fin des années 90, nous utilisions environ 1500 kg de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces publics, avec des incidences mesurées en termes de pollution de l’eau. Aujourd’hui, nous n’en utilisons plus qu’environ 10 kg (moins de 1% des quantités initiales), majoritairement pour la lutte contre les espèces invasives présentes sur certaines parcelles. L’amélioration s’est aussi ressentie sur les analyses d’eau.

Ce prix reconnait le choix des élus sur toute cette période, mais aussi le travail des services à transformer leurs pratiques pour l’entretien de l’espace public. Cette conversion aux techniques alternatives ne fut pas simple et nécessita un engagement de tous pour réussir sur la durée. Nous pouvons nous féliciter collectivement de cette reconnaissance nationale que nous recevons aujourd’hui.


Premier secrétaire du Comité de ville de Brest

Logo-ps-newDepuis ce soir, me voici premier secrétaire du Comité de ville du parti socialiste brestois. J’avais annoncé ma candidature [ici], il y a deux mois et je m’y suis tenu. Le comité de ville est l’instance de coordination des trois sections de Brest, du parti socialiste. C’est à la fois le lieu où l’on travaille sur les questions politiques bresto-brestoises, mais c’est aussi un lieu d’impulsion, pour tout ce que fait le parti à ce même niveau.

Voilà quelques temps que je réfléchis à ce nouvel engagement. Je crois que l’échelon de la commune est pertinent pour arriver à faire de la politique avec les habitants. La situation est probablement un peu différente dans des villes moins grandes ou en zone rurale, mais dans une ville de 150 000 habitants, la tache n’est pas simple pour arriver à toucher les habitants et à faire de la politique avec eux. Cela reste à mes yeux un fort enjeu pour la démocratie.

Reconnecter les habitants avec le politique, travailler sur la défiance qui s’installe, tels sont les ambitions que je souhaite porter au cours de ce mandat. Car la politique n'est pas l'ennemie de la population, au contraire, elle est la garante de l'intérêt général, du bien commun. Chacun doit y avoir sa place et tous les avis comptes pour définir cet intérêt général, qui est tout sauf une évidence dans un monde complexe et pluriel.

Il est donc grave de voir se creuser un décalage entre la population et ceux censés travailler pour elle. Cela alimente les peurs et cela renforce ceux qui s'en nourrissent. Les démagogues, les extrêmes, les populistes aiment la peur des peuples. Ils savent très bien qu'elle est une arme pour mieux les enfermer, les priver de liberté, sans mur ni barreau. Les partis politiques républicains doivent lutter contre cela et faire, à droite comme à gauche, de l'intelligente en politique une priorité. Il ne s'agit pas d'une question de sondage, d'efficacité ou de popularité, mais peut-être juste une question de devoir par rapport à l'histoire.

Je n’attends pas de miracle, je n’attends pas une inversion de tendance spectaculaire, mais je crois que ce travail de fond est plus que nécessaire et doit être au cœur de nos préoccupations en tant que politiques. Alors … c‘est parti !


Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière

Brest biodiversite marine et cotièreAprès l’année 2010, où Brest avait été Capitale maritime de la biodiversité, nous avons souhaité organiser deux temps forts sur ce même thème en 2012. Au printemps, Brest métropole et ses partenaires ont proposé un évènement grand public, sur trois jours, pour les habitants et les scolaires (ici). Hier et aujourd’hui, avaient lieu les premières Rencontres internationales sur la biodiversité marine et côtière, à Océanopolis (ici).

Commencées hier par un discours introductif de la Ministre de l’Environnement Delphine Batho et du Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité, ces rencontres se sont terminées dans la plus grande satisfaction des participants. Nous aurons pu faire un état des lieux des connaissances et des enjeux qui se nouent en ce moment sur la question de la biodiversité en mer. Ensuite, des groupes de travail auront produit des recommandations vers les collectivités maritimes afin d’être actrice sur les enjeux de biodiversité. Enfin, cet après-midi, nous avons conclu sur la perspective de la création d’un réseau de villes côtières traitant de ces enjeux, sur la durée.

Le rôle des territoires locaux n’est pas forcément très visible sur la biodiversité marine. Pour autant, il est essentiel. Nous sommes les territoires dont les patrimoines économique, social et environnemental peuvent être touchés par une dégradation de la biodiversité. Mais nous sommes aussi ceux qui sont directement en lien avec les habitants et les acteurs, ceux qui sont à même de produire les changements de façon volontaire, sans en passer par trop de règlementation. C’est vrai à Brest, comme en Afrique, en Asie ou outre-Atlantique.

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RFI – Autour de la question

RFIHier, j’ai participé à l’émission de Jean-Yves Casgha, Autour de la question, pour présenter la Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière que nous organisons à Brest, mardi prochain [ici].

Vous pouvez réécouter l’émission : 1ère partie et 2nd partie.

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Hyderabad, retour sur les impressions du sommet

8089399261_1f3579479d_mDifficile de faire un rendu exhaustif de cette conférence de l’ONU sur la biodiversité, alors que je n’y ai passé que trois jours et que je me suis surtout intéressé au Sommet des villes sur la biodiversité et non à la Conférence des parties (COP11). Cela étant, j’avais envie de livrer ici quelques impressions à mon retour.

Sur l’initiative de Brest métropole océane avec l’organisation d’une Conférence internationale sur la biodiversité marine et côtière en novembre prochain, celle-ci a été très bien accueillie. La question de la mer est centrale pour la biodiversité. D’abord la mer est un des plus grands réservoirs de biodiversité terrestre ; ensuite la question de la gestion côtière est probablement un des grands enjeux à venir, avec plus de 50% de la population mondiale vivant en bordure des mers d’ici à 2015 ; enfin parce que la mer a été un des grands sujets de débat de la COP11, car elle a la spécificité de n’appartenir à personne en zone internationale (la majeure partie de sa surface). Quid alors de zones protégés n’appartenant à personne ? Il existe déjà pas mal d’initiatives sur la question de la biodiversité terrestre. Par contre, la biodiversité marine semble moins investie. Notre initiative a donc été très bien accueillie, comme permettant de combler une lacune au niveau international.

Même si je n’ai pas pu participer au débat de la COP11, nous avons eu l’opportunité d’en percevoir les enjeux lorsque l’ambassadeur français de cette conférence a fait un point d’étape, à l’ensemble de la délégation française présente sur site. Dire que j’ai tout saisi serait osé ! Par contre, ce qui apparaît clairement dans les échanges, c’est la tension entre les états, sur la défense des intérêts respectifs. Ce genre de négociation apparaît comme un espace en tension et en rapport de force entre états, où les décisions se prennent de façon très lentes. Les enjeux financiers étant très importants, un seul état peut bloquer la négociation, ou en tous cas, son application. A l’opposé dans le Sommet des gouvernements infranationaux pour la biodiversité où j’étais, l’ambiance était très différente : beaucoup plus bienveillante et coopérative que dans la salle d’à coté. Cela me conduit à penser que si les négociations internationales entre états sont évidemment importantes, l’action à l’échelle des territoires infranationaux (communes, départements, régions) l’est tout autant et produira probablement une dynamique plus forte sur le court terme. Nos territoires sont probablement, à leur échelle, des acteurs importants dans l’ambition globale, qui se traduira à la fin dans les grandes négociations internationales, entre états.

Dernier point sur la présence et l’action des pays en voie de développement. Sur la question climatique, les pays les moins développés ont une tendance au « climato scepticisme ». Ils ont bien compris que les pays développés avaient bâti leur croissance en prenant une bonne part du gâteau des émissions de CO² et que les restrictions à venir les empêcheraient de se développer à leur tour. Sur la question de la biodiversité, c’est pratiquement l’inverse. Les pays les moins développés sont ceux qui sont frappés en premier par les effets de l’érosion de la biodiversité. Pour ces populations locales, le lien entre perte de biodiversité et pauvreté est très étroit : surexploitation des ressources ou cultures affaiblies par l’absence de défenses naturelles (nécessitant alors un recours à des produits chimiques chers). Par ailleurs, la propriété du vivant, via les brevets, pose de sérieux problèmes d’éthique et d’équité entre pays riches et pauvres. Pas étonnant donc que la question de la biodiversité soit une des inquiétudes portées fortement par les pays en voie de développement, ils sont les premiers touchés par ses effets. Le fait que la COP11 ait eu lieux en Inde, en témoigne aussi.


Hyderabad, Sommet des villes pour la biodiversité

International meeting on marine and costal biodiversityVoici le discours que j’ai lu hier pour Brest métropole océane (traduit en anglais ici), lors de mon intervention au titre des villes innovant sur les enjeux de biodiversité.

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Brest est une ville située à la pointe ouest de la France, face à l’océan Atlantique. Elle est au cœur d’un territoire très riche pour la biodiversité.

Notre agglomération est entourée par deux zones maritimes  classées : la Mer d’Iroise à l’ouest et la Rade de Brest qui est un des spots majeurs de biodiversité en Europe.

Entre ville, terre et mer, Brest s’est affirmée historiquement autour de sa vocation maritime. Identifiée comme un site stratégique pour la défense du Royaume, il y a 300 ans, sa vocation fut au début militaire. Puis « Brest militaire » fut aussi « Brest exploratrice ». C’est en partant de Brest que les explorateurs et naturalistes français du XVIII siècle sont allés explorer le monde et sa diversité : la Pérouse, les expéditions de Kerguelen ou de Bougainville…

Nos valeurs mêlent ouverture au monde, cohésion sociale et dynamisme. Elles sont reconnues dans la France entière. Il en découle une qualité de vie appréciée que je vous invite à venir découvrir, si vous passez par la France !

Malgré tout, nous avons aussi eu à faire à quelques évènements dramatiques qui ont forgé notre conviction que la richesse de notre biodiversité était aussi fragile, et que nous devions la préserver. Ainsi, en mars 1978, au cœur de ce patrimoine naturel, s’est produite une catastrophe écologique : le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz, provoquant l’une des pires marées noires connue à ce jour dans le monde.

Cet évènement a laissé des traces sur le territoire brestois, sur nos côtes, mais aussi dans les esprits. Il fut probablement le déclencheur d’une prise de conscience qui ne s’est jamais éteinte depuis. Il a conduit la collectivité à s’engager dans une démarche volontariste pour une approche locale des enjeux de biodiversité marine et côtière.

Très tôt donc, Brest a donc engagé des projets, des actions qui s’inscrivent aujourd’hui parfaitement dans les objectifs définis par la Convention sur la Diversité Biologique, de son Plan stratégique à 2020 et de sa déclinaison avec les Objectifs d’Aïchi, adoptés il y a deux ans, à Nagoya.

Aujourd’hui, trois éléments caractérisent la collectivité brestoise dans son engagement sur la biodiversité marine et côtière :

  1. Le premier est une concentration de chercheurs unique en Europe qui place la connaissance de la biodiversité au cœur de leurs travaux ;
  2. Le second est un engagement fort sur des actions de préservation, de gestion et de restauration
  3. Le troisième est une démarche volontariste de la collectivité d’intégrer les enjeux de biodiversité dans ses documents de planification urbaine.

 

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Objectif Hyderabad !

Cities for life summitLa onzième conférence des parties (COP11) sur la biodiversité a commencé lundi à Hyderabad en Inde. Il s’agit d’un temps fort organisé par l’instance de l’ONU qui s’occupe de la biodiversité (la Convention sur la Diversité Biologique - CDB).

Comme pour le dérèglement climatique avec les COP de Copenhague en 2009 et Cancun en 2011, ces conférences ont lieux tous les deux ans et ont pour but de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour d’un sujet donné. Pour la biodiversité, la précédente était la COP 10 de Nagoya, au Japon.

De nombreuses conférences se tiennent en même temps durant ces 11 jours. Conscient de la place des villes dans les changements de pratiques et l’évolution des mentalités, la CDB et l’ICLEI organisent en parallèle le Sommet des villes pour la biodiversité (Cities for life summit), les 15 et 16 octobre.

Brest métropole a été invitée à venir s’exprimer lors de ce sommet lundi prochain, dans le cadre des villes innovant à l’échelon local, afin de présenter nos actions passées, présentes et à venir, mais aussi notre environnement local, tant environnemental que scientifique ou institutionnel.

Ce sera l’occasion pour moi d’aller exposer tout ce qui se fait à Brest, au regard des Objectifs d'Aichi, adoptés à Nagoya en 2010. Ce sera aussi l’occasion d’inviter les autres villes aux Rencontres internationales de la biodiversité marine et côtière que Brest organise à Océanopolis, les 13 et 14 novembre prochains.


Visite spéciale à Océanopolis

Oceanopolis arrière scèneCet après-midi, petit tour à Océanopolis en compagnie de gagnants du jeu organisé par l’association Surfrider Foundation et Brest métropole, lors des derniers jeudis du port.

Les jeudis du port sont l’occasion de rassemblements importants sur le port de commerce. Qui dit rassemblement, dit aussi déchets. Nous avions observé, lors des jeudis du port précédents, qu’une part significative de ces déchets finissaient malheureusement dans le port, soit par négligence et indifférence du public, soit par amusement de personnes ne mesurant pas (ou n’étant plus en capacité de mesurer !) les conséquences environnementales de leur geste. Pour la saison 2012, nous avons donc décidé de faire appel à la Surfrider Foundation pour nous aider à la sensibilisation des plus jeunes, lors de la fête. Les bénévoles de l’association ont donc installé un stand et sont allés à la rencontre des groupes pour discuter sur les risques et faire un peu de pédagogie. En marge, un concours était organisé pour ceux qui ramènaient le plus de déchets au stand de la Surfrider. Le premier prix était une visite spéciale d’Océanopolis.

Cet après-midi, nous sommes donc allés, avec les trois jeunes gagnantes, à une visite guidée des trois pavillons et aussi des dessous de ce grand vaisseau mer. C’est toujours un plaisir de visiter tous ces aquariums avec les commentaires des passionnés d’Océanopolis. C’était aussi la première fois que je rentrais dans l’arrière-scène des aquariums. Cela n’a évidemment pas la magie du devant de la scène, mais c’est quand même un petit tour sympathique. Avis aux amateurs pour l’an prochain !

[Photo : pavillon tropical, grande barrière de corail ... backstage. C'est peu dire que le corail à besoin de lumière pour vivre !]


Une semaine en tramway à Brest

Tramway de BrestVoilà plus d’une semaine que je me suis converti au tramway, sans changer vraiment mes habitudes de vie. J’ai investi dans un abonnement Formule B’ et c’est parti !

Sur le plan financier, l’abonnement m’est remboursé à 50% par mon cher employeur (c’est la loi) qui a même poussé le geste jusqu’à 70% jusqu’en décembre, afin de faciliter le passage à l’acte de ses salariés. De plus, j’ai découvert que mon abonnement à un moyen de transport en commun me permettait d’avoir une baisse de 5% sur le tarif de mon assurance voiture (il n’y a pas de petites économies). Du coup, l’abonnement annuel me revient à près de 160 €.

A comparer aux 250 € que me coute ma voiture en essence par an, pour mes seuls trajets travail - domicile, voilà une bonne affaire. Je ne compte pas que je peux en plus aller en ville sans payer de parcmètre (ce qui m’arrivait à quelques occasions) et que ma petite clio roulant moins, je la garderai probablement un peu plus longtemps. Enfin, la Formule B’ permet entre autre d’être accompagné de 3 charmants bambins gratuitement, tant qu’ils ont moins de 10 ans. Royal !

Le plus dur pour s’y mettre, c’est qu’il faut revenir sur ses réflexes d’automobiliste, c'est-à-dire : tout, tout de suite. Prendre le tramway nécessite probablement de prendre un peu plus son temps, mais avec la contrepartie d’être libéré de la conduite du véhicule. C’est probablement un temps que l’on a plus à soi, loin des tracas des bouchons, des feux rouges et des autres conducteurs. Petite cerise sur le gâteau, prendre le tram, c’est aussi marcher et prendre l’air un peu plus … cela ne fait pas de mal non plus.

En fait, je crois que l’on se désintoxique très vite de la voiture une fois que l’on y a gouté 15 jours et que l’on fait l’effort de convertir ses habitudes. Ce matin, de la fenêtre du tram, je regardai des conducteurs à un feu rouge en me disant que ce n’était finalement pas si mal de se faire conduire et de ne penser qu’à son livre ou à sa journée.

Bon, ne crions pas victoire trop vite … derrière le ciel bleu, l’hivers arrive et ce sera peut être une autre histoire !


Marguerite LAMOUR : quand la démagogie frappe à la porte

Tract_démago_marguerite_lamourEn dernière ligne droite de campagne, la droite aux abois sort un tract que je trouve parfaitement démagogique et clientéliste sur la 3ème circonscription de Brest rural.

La députée sortante y fait valoir la priorité qu’elle donnerait pour sa circonscription, là où le candidat de gauche, Jean-Luc BLEUNVEN a affirmé qu’il défendra l’ensemble du Pays de Brest, si les électeurs lui en donne le mandat dimanche.

Marguerite LAMOUR semble être la seule a ne pas s’être rendue compte encore que le Pays de Brest était l’échelle territoriale minimale pour parler de nos grands enjeux locaux. L’emploi, l’éducation, la recherche, la santé, la défense, l’agriculture ou l’aménagement de notre territoire ne se satisfont pas des petits découpages électoraux.

La cohérence est évidemment à trouver à l’échelle de notre bassin de vie. Le pays de Brest est l’échelle à laquelle s’écrit notre destin commun. La 3ème circonscription ne vivra bien que si l’ensemble du Pays de Brest a un développement cohérent et Jean-Luc BLEUNVEN a raison de soutenir que c’est ce territoire-là qu’il faut penser et défendre.

Après deux mandats en tant que députée, Marguerite LAMOUR ne semble pas encore avoir compris son rôle au parlement : être une députée de la République et non de sa seule circonscription. Elle ne semble pas s’être extraite de la logique d’un mandat d’élue locale.

Voilà ce qui est vraiment le plus inquiétant !