Et si les citoyen.ne.s étaient consultés sur des délibérations du Conseil municipal de Brest ?

EngagerIl est un fait que dans nos grandes villes, les Conseil municipaux sont pour une large part des chambres d’enregistrement de délibérations préparées par les services sur la base des orientations de l’exécutif municipal. Ce constat n’est pas tant de la responsabilité des élu.es que de l'exigence de passer toutes les décisions par cette instance, ce qui rend un peu long et fastidieux l’exercice !

Cela étant dit, le Conseil municipal reste symboliquement et objectivement l’instance de débat et de délibération de l’assemblée municipale sur les politiques publiques de la commune. Il est dommage qu’il n’y ait pas ou peu de débat de fond et qu’en outre, les citoyen.ne.s habitant.es la commune ne puissent pas y participer et y contribuer à leur manière.

J’ai fait plusieurs mandats en tant que secrétaire du CE de mon entreprise et dans cette instance, il existe ce que l’on appelle « l’info-consultation ». La Direction présente un sujet lors d’un premier CE qui donne lieu à un débat. Les élu.es du CE ont ensuite l’opportunité d’aller échanger avec les salarié.es et de leur donner la parole. Au CE suivant, la Direction fait une consultation votée, après un jeu de questions-réponses.

L’intérêt de ce processus délibératif est qu’il se déroule en deux temps et permet ainsi de laisser une place pour l’expression de celles et ceux qui ne siègent pas dans l’instance.

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Et si on créait à Brest un Haut Conseil des Générations Futures ?

Nous nhéritons pas de la terre de nos ancètresDans certains villages africains, les grandes décisions se prennent au regard de l’avis de trois groupes. Le premier groupe observe les enjeux du présent. Le second tente de regarder dans les expériences passées ce qu’en auraient dit leurs aïeux. Un troisième et dernier groupe parle au nom des générations futures du village. J’ai toujours pensé que cette façon de faire était d’une grande sagesse.

Notre société moderne ne vit plus que dans le présent (le très court terme) probablement parce qu’elle a évolué tellement vite qu’elle a perdu tous ses repères du passé en quelques décennies. Elle part du principe que si cette modernité est bénéfique pour elle, elle l'est aussi pour les générations qui suivent. Sans remettre en question l’apport positif de notre évolution moderne (devenue un peu folle aujourd’hui), il nous faut aussi entendre que les choix que nous faisons engagent les générations futures.

Que cela soit sur notre développement, sur nos déchets, sur l’usage de l’énergie, sur les ressources naturelles, sur la biodiversité ou sur tous nos petits comportements du quotidien, notre époque ne regarde pas assez le futur qu’elle produit à petit pas chaque jour.

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Et si on mettait en place des conférences citoyennes à Brest ?

Conference citoyenneLa démocratie s’use quand on ne s’en sert pas. Pour autant, la démocratie ne s’improvise pas. Elle a ses règles, ses failles mais aussi un grand besoin de connaissance partagées. Limiter la démocratie aux périodes électorales est tout aussi abscond que de penser qu’elle se gèrera par le café du commerce des réseaux sociaux.

Le principe même de la démocratie, c’est le fait de poser une organisation partagée pour définir ensemble des objectifs collectifs. Faire participer les citoyens à la démocratie, les faire coopérer, c’est d’abord passer par des formats qui permettent d’acculturer un collectif à un sujet, leur donner un espace de débat et d’enrichissement, puis les faire produire à la fois les éléments de convergence et les éléments de divergence. Si besoin, il peut être nécessaire à la fin de trancher, mais c’est l’étape ultime qui peut dans un grand nombre de cas être facultative si on arrive à décider soit par consensus, soit par consentement.

Jury citoyen, conférence de consensus, ou mêmes journées citoyennes sont des appellations différentes pour définir des processus quasi identiques de participation des citoyens autour d’un sujet de société fixé au départ.

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L’envie de politique

191115b_Envie de politiqueVoilà deux mois que je consacre une large part de mon temps de cerveau disponible à une compétition qui ne porte pas de sens politique à mes yeux. Elle était une étape nécessaire dans un processus qui devait permettre ensuite d’exprimer l’envie de politique qui m’habite depuis de nombreuses années maintenant. Cette compétition était un moyen, pas une fin pour moi. J’y ai donc mis un terme.

Je n’ai pas commencé à faire de la politique pour être vu ou connu, pour gagner plus de pouvoir sur d’autres ou même pour gagner plus d’argent. Je ne recherche pas ces choses-là au travers de mon action politique. J’ai souhaité faire de la politique probablement dans le cadre d’une culture familiale déjà portée sur l’engagement (non politique) et avec la furieuse envie de changer le monde qui m’entourait. L’envie de me mettre à disposition des autres pour améliorer ce que je voyais et faire en sorte d’être le facilitateur, le catalyseur de petites améliorations portées collectivement pour demain.

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Le choix de la responsabilité

Après quelques jours de réflexion et suite aux derniers rebondissements de l'affaire Vivre à Brest, j’ai décidé de ne pas me représenter sur la liste qui sera conduite par François Cuillandre pour les municipales de 2020.

J’ai écrit ce jour à Olivier Faure pour l’en informer et lui dire que je tirais toutes les conséquences de ce choix en démissionnant de toutes les responsabilités que j’avais au Parti Socialiste de Brest.

Comme je m’y suis engagé auprès du Maire/Président samedi dernier, je finirai mon mandat sur les délégations qui m’ont été confiées à la façon dont je l’ai toujours mené jusqu’à présent, c’est-à-dire avec sincérité, loyauté et sérieux, pour l’intérêt général des brestoises et des brestois.

Je vais prendre quelques jours pour réfléchir à la suite de mon engagement qui reste profondément attaché à la victoire de la gauche au second tour des municipales de 2020.

Malgré ce désaccord profond avec ce qui se passe aujourd’hui au Parti Socialiste sur Brest, j’ai informé notre Premier secrétaire national que je restais attaché à l’histoire, aux combats et aux valeurs de notre parti. Je n’envisage pas de rendre ma carte et je souhaite rester un simple adhérent au Parti Socialiste.


Fin de la désignation

IMG_20190919_200555 PaysageJe tiens tout d’abord à féliciter François Cuillandre pour sa victoire dans cette désignation pour le l’investiture en tant que premier des socialistes pour les municipales de 2020.

Je tiens aussi à le remercier pour la qualité de nos échanges et de nos débats construits, sincères et respectueux.

Merci aussi à tous les militants qui ont soutenu ma candidature, qui m’ont soutenu dans cette période face au choix de se porter candidat ou pas, mais aussi de proposer un projet. Tous vos témoignages d’amitiés, tous vos conseils et votre aide auront été un précieux soutien pour moi. Merci à tous.

Les militants ont tranché, ils ont choisi et c’est maintenant le bon choix, car c’est notre choix collectif.

L’appel à l’unité est une bonne chose. Mais elle ne doit pas servir à masquer une absence de réflexion qui n’apporterais pas de plus-value politique.

Cette étape se referme à partir d’aujourd’hui. Je l’avais dit, nous serons tous derrière celui qui sera désignée par nos militants.

Place maintenant à l’unité, qui ne sera pas une unité de façade comme on peut la voir dans d’autre parti, mais une unité débattue et choisie.

Alors maintenant, en route vers la victoire le 22 mars prochain.

Merci à tous !


Candidat à la candidature socialiste à #Brest

Thierry FayretSuite à l'annonce de François Cuillandre de repartir pour un 4ème mandat, j'ai pris cette semaine le temps de réfléchir et d’échanger avec mon équipe, avant de me porter candidat à la candidature socialiste aux municipales de 2020.

Comme vous, j'aime Brest et m’y investis depuis plus de 20 ans dans le secteur associatif, et politique.

Comme vous, je suis ancré dans le quotidien (je travaille chez Thales) et je regarde l’avenir qui se prépare pour nos enfants.

Comme vous, je crois en la force et la singularité de ce territoire.

Aujourd’hui, à 49 ans et après 3 mandats, j’ai envie de mettre mon expérience, mon énergie, mon authenticité à votre service, pour un nouveau souffle à Brest.

Ma candidature s'inscrit dans le désir de faire autrement, en responsabilité, avec sincérité, en transparence et en confiance.

Le renouvellement des hommes et des femmes est le meilleur garant de la santé de nos démocraties.

Le renouvellement des idées doit répondre à un monde incertain et de plus en plus violent.

Le renouvellement des méthodes amènera à plus de coopération, plus de participation des citoyens.

Plus que jamais peut-être, dans le contexte de rejet du politique qui est le nôtre (abstention record, gilets jaunes …) et tandis que l’urgence écologique et sociale s’accroit, cette volonté d’agir me porte à être candidat à la candidature interne pour Brest demain.


La violence est le dernier refuge de l’incompétence

Ici vous avez toutLes vacances sont aussi le temps de prendre du recul et de réfléchir sur l’année passée. Le mouvement des Gilets jaunes en aura clairement été un marqueur fort. En plein cœur de l’été, le Monde a publié un article (ici) fort instructif par une analyse fine du mouvement à Bordeaux, considérer comme la « Capitale des Gilets jaunes ».

L’article met en lumière la fracture qui s’est installée entre les habitants de la périphérie par rapport au centre-ville (notamment des grandes métropoles). La phrase « Ici vous avez tout. Là-bas, on n’a rien » traduit bien à elle seule ce sentiment d’injustice et de relégation qui transpire des propos des manifestants. Une fracture construite d’une exclusion par le logement des habitants. Des centres-villes toujours plus agréables à vivre, où se côtoient la consommation, le luxe, la douceur de vivre, mais aussi l’immobilier spéculatif. Autour, des cités dortoirs où les habitants travaillent dans le centre-ville de l’agglo, mais se voient contraints à rentrer chez eux le soir venu, faute de moyen de partager cette vie parfois idéalisée.

Face à cette contestation, une volonté politique de dresser des murs par un courant sécuritaire affirmé (l’article le dit bien, mais plein d’autres reportages viennent témoigner de ces faits). Un gouvernement qui fera du maintien de l’ordre un écran de fumé pour nier cette montée des inégalités et taire le cri d’alarme de personnes descendues dans la rue parfois pour la première fois. Un recourt à la violence d’Etat, condamnée à de multiples reprises, comme pour mieux nier l’évidence de cette société de plus en plus divisée. Une façon tragique de défendre un modèle de société à bout de souffle.

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NPNRU : un travail d’équipe gagnant pour deux quartiers de notre métropole

Construire la ville ensembleInitiée au début du mandat, la programmation du nouveau programme de l’ANRU vient de franchir joliment une nouvelle étape : celle de la validation des concours financiers nationaux, avec un engagement de plus de 50 M€ pour les quartiers de Bellevue et de Recouvrance.

Le renouvellement urbain reste un enjeu majeur pour nos villes. A la fois pour maintenir l’attractivité de nos quartiers, mais aussi tout simplement pour y loger des habitants et éviter l’étalement urbain. Beaucoup plus vertueux sur le plan urbanistique et écologique, le problème du renouvellement urbain reste son coût (1), notamment dans les quartiers où la population dispose d’une autonomie à investir faible, voire nulle.

La mobilisation des financements nationaux (mais aussi régionaux ou départementaux) est un des enjeux pour faire du renouvellement urbain sur les quartiers concentrant les problèmes économiques. Aussi, l’ANRU lance des grands programmes sur 10 ans dans lesquels les collectivités candidatent. Le quartier de Pontanézen avait bénéficié des aides de l’ANRU entre 2005 et 2015. Bellevue et Recouvrance bénéficieront d’un soutien significatif sur 2020-2030.

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Loi pour l'école de la confiance – Une loi injuste qui amplifie les inégalités territoriales

L-Assemblee-nationale-adopte-le-projet-de-loi-sur-l-ecoleComment la loi Blanquer qui vient d’être voté par l’Assemblée nationale baisse les moyens pour l’éducation des villes qui en faisaient le plus dans la lutte contre les inégalités !

L’obligation de scolarisation à 3 ans (qui dans les faits ne changera le quotidien que de très peu d’élèves) génère un Big-Bang financier pour les collectivités. En effet, ces dernières devront financer les maternelles privées (sous contrat) à la même hauteur que les moyens donnés aux écoles maternelles publiques.

Le hic, c’est que les collectivités qui finançaient déjà pour partie leurs écoles privées du fait de l’histoire et des relations entretenues avec elles, se verront interdites de compensation financière de l’Etat ! Elles devront prendre le reste à charge sur leurs propres enveloppes éducatives existantes, diluant ainsi les moyens alloués à l’éducation dans le public.

En Finistère, il s’agit que la quasi-totalité des communes. En effet, pour soutenir la mixité sociale des élèves accueillis dans le privé maternelle, les collectivités ont bien souvent mis la main au porte-monnaie en Bretagne pour favoriser l’équité sociale. De l’autre côté, les collectivités qui n’ont jamais financé le privé en France sont souvent celles qui font face à une école privée élitiste qui, par définition, n’avait pas besoin d’aide du fait de frais de scolarité élevés.

Par cette loi d’affichage, le gouvernement essaye de limiter la casse financière pour l’Etat d’une déclaration à la va-vite du Président. Dans les faits, les villes payeront les pots cassés. Seules les villes ne finançant pas le privé seront compensées. Cela donnera plus de moyens aux territoire où l’élitisme éducatif est de rigueur. Les autres communes devront payer elles-mêmes l’addition, bien qu’elles aient travaillé depuis des années pour favoriser la mixité sociale dans le public, comme dans le privé.