Politique

Les propos révélateurs de madame B. Malgorn

Bernadette malgornAbsente ce matin du temps fort pour Brest que fut l’inauguration de la salle Brest Aréna, c’est dans le télégramme que madame Malgorn fait sa rentrée politique [ici]. Peu de propos s’avèrent intéressants puisqu’elle y fait surtout sa précampagne comme candidate à la tête de liste à droite pour les régionales. Pour se donner bonne figure, elle tente néanmoins de rendre visible son "activisme" (surtout épistolaire) sur des dossiers déjà suivis de très près par les exécutifs des conseils, dans lesquels elle siège dans l’opposition.

Toutefois, une citation de son propos sort du lot, car elle est vraiment à l’image de l’action menée par cette opposition : « Contrairement à ce que certains, mais pas nous, espéraient, la reprise de l’activité commerciale ne s’est pas produite après la mise en service du tramway. » Ainsi madame Malgorn affirme qu’elle n’espérait pas la reprise de l’activité commerciale à Brest. Propos renforcé juste après par un défaitisme affiché sur le dossier de l’implantation de Leroy Merlin au Froutven. Un dossier sur lequel nous travaillons, qui est pour l’instant en bonne voie et qui générerait une centaine d’emploi.

Ce propos est à l’image de la droite brestoise depuis « l’arrivée » de madame Malgorn à Brest : une lecture défaitiste, décliniste de Brest, une opposition systématique et un dénigrement permanent de ce qui s’y fait. Nous sommes vraiment à nous poser la question : madame Malgorn aime-t-elle réellement Brest et mise-t-elle sur la réussite de notre territoire, ou considère-t-elle juste notre cité comme un tremplin pour les régionales à venir ?


Quand celle qui se sent répudiée écrit un livre répugnant

Valerie-TrierweilerValérie Trierweiler a réussi son coup. Se venger de son amant, en vendant publiquement sa vie privée. Sauf que ce livre n’est pas le produit de l’innocence et d’une naïveté sentimentale. En commettant un tel ouvrage, la cible est touchée, mais les dégâts collatéraux dépassent largement l’objectif visé.

Sortir des petites phrases de leurs contextes, d’une vie privée, d’une sphère privée est un exercice de trahison et de voyeurisme qui conduit à prendre à témoin le lecteur sur des mots qui le dépassent. On ne fait pas de procès d’intention aux médecins sur leur volonté de soigner les malades, malgré les différents rites plus ou moins glorieux des internes. On n’en fait pas non plus à ceux qui côtoient la mort ou le risque et qui font de l’humour noir. On n’en fait pas aux éducateurs qui se moquent de leurs élèves. Chaque profession a ses façons d’exprimer, d’extérioriser les choses plus ou moins difficiles à accepter. Ce n’est pas pour autant que le travail, la vocation est absente. Ce sont des mots nécessaires, mais qui relèvent d’une sphère particulière, à même de les comprendre, de les analyser, parce que les vécus sont partagés.

Dans ce temps où les français se questionnent, se divisent, se radicalisent et ont du mal à déterminer une voix de sortie de la crise dans laquelle nous sommes, ce livre est le fait d’irresponsables. Fragiliser une fois de plus le pouvoir à qui l’on demande de répondre aux enjeux, c’est comme se tirer une balle dans le pied et s’étonner de ne plus pouvoir marcher. Ce livre amusera ceux que la politique n’intéresse pas, mais il ne fera pas rire au-delà. Madame Valérie Trierweiler récupéra surement un bon cachet de son « œuvre ». Elle portera aussi la responsabilité de quelques voix FN supplémentaires, pour avoir brouillé encore un peu plus la lecture d'une situation politique déjà complexe.

La politique n’est pas un jeu amoureux, c’est ce qui conduit un pays et qui impacte de nombreuses familles, de nombreuses personnes en France, mais aussi au-delà. Jouer avec son pouvoir de nuisance pour atteindre le pouvoir de faire d’un pays est grave.

L’histoire humaine entre Valérie Trierweiler et François Hollande est d’une grande banalité. C’est le feu des projecteurs qui rend cette histoire particulière, mais on a peine à imaginer que la dame ait découvert les ambitions de son homme sur le tard. Je n’ai jamais jugé l’un ou l’autre. Derrière toute histoire de séparation se jouent des drames. Par contre, de la part d’une personne qui connait bien tous les rouages du politique et des média, je trouve ce travail répugnant.


La gauche paradoxale

4476736_6_798e_francois-hollande-le-25-aout-2014-a-l-ile_77b277738a4f6e4a3b0bafa280e5782eIl est un constat que l’on peut faire : lorsque la droite est au pouvoir, elle vénère son chef ; lorsque la gauche est au pouvoir, elle est vénère contre son chef !

C’est probablement un des grands clivages comportementaux entre les deux bords. La droite adore le leadership et éprouve une admiration pour tous ceux qui ont le pouvoir, qu’ils soient politiques ou entrepreneurs. La réussite est à droite un marqueur qui semble effacer tout le reste, y compris le plus absurde (Cf. Sarkozy qui malgré ses nombreuses casseroles en tous genres, continue à être en haut des sondages à droite comme présidentiable). A gauche, c’est l’opposé : avoir du pouvoir reste suspect, quand bien même vous avez contribué à mettre la personne en place. La confiance n’existe pas dans une relation au pouvoir.

On peut constater que cette dissymétrie entre gauche et droite conduit finalement à une forme d'équilibre : quand la droite est au pouvoir, elle est forte mais a face à elle une gauche ravigotée, unie et prête à en découdre. Quand la gauche est au pouvoir, la droite est en crise et, force est de constater, que la gauche aussi !

Cet état de fait conduit irrémédiablement la droite à revenir au pouvoir plus facilement que la gauche. Mais nous pourrions faire le constat inverse : si la gauche se soignait de cette défiance naturelle vis-à-vis du pouvoir, peut-être qu’elle y resterait et qu’à terme, nous pourrions faire infléchir réellement la politique française vers la gauche, sur la durée. Mais non, il y a comme une forme d’envie suicidaire à gauche !

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C’est la rentrée !

La rentréeAprès quelques semaines de repos (bien mérité), nous voici sur le bord du précipice, prêt à se lancer dans le vide d’une nouvelle année qui commence, à se lancer dans l’écriture d’une page encore blanche !

L’année passée aura été très monopolisée par les enjeux électoraux du mois de mars, coté politique avec les municipales, comme coté boulot avec les élections professionnelles. Pour l’année à venir, pas d’élection en vue (hormis les sénatoriales bien-sûr, mais ce n’est pas tout à fait pareil). Nous voici donc sur une période de calme, ce qui n’est pas un luxe pour construire un peu.

Pour cette année 2014-2015, plusieurs chantiers me tiennent à cœur.

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Repenser la gauche et sécuriser les parcours politiques

Ce que l’on découvre lorsque l’on fait de la politique en tant qu’élu, c’est la brutalité du processus électoral. Les élections sont le cœur du fonctionnement de la démocratie. C’est le temps pendant lequel le peuple reprend le pouvoir sur ces élus et tranche entre les propositions individuelles ou collectives qui lui sont faites. Rien à redire sur la finalité. Par contre, il convient de peser le coût de ce processus compétitif et les limites que celui-ci imposent.

Une élection est à la fois un processus de sélection, de désignation, mais c’est aussi un processus d’élimination. Il s’agit bien d’une confrontation au cours de laquelle plusieurs personnes ou plusieurs équipes vont s’affronter avec souvent comme règle : « il ne peut en rester qu’un ». C’est par ailleurs une compétition qui a lieu en public et c’est de plus en plus vrai du fait de la place prise par la presse dans notre société moderne.

Individuellement, ou collectivement quand il s’agit d’une équipe (même si la tête de liste endosse naturellement plus la responsabilité que les autres), c’est un processus violent psychologiquement. Pour bien connaitre aussi le monde de l’entreprise, je m’étais essayé à comparer des deux statuts en termes de « sélection » et « d’élimination ». Bien qu’un licenciement professionnel, collectif ou individuel, soit évidemment douloureux pour le salarié, il faut reconnaitre qu’il dispose de recours par la loi pour se défendre et de l’appuie de syndicats ou d’avocats pour l’accompagner. Le processus électoral est pour le coup plus rapide, sans recours et aussi public. 

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Repenser la gauche, et son unité

Lors des dernières élections européennes tout comme lors du 21 avril 2002, la gauche s’est faite éclipsée par l’extrême droite, moins pour son score que du fait de son propre éparpillement. Alors que la droite s’est rassemblée au sein de l’UMP, la gauche n’a cessé de se diviser. Y compris en interne au Parti Socialiste, la lutte des courants développe les tensions et donne une lecture complexe de notre fonctionnement. Certains voient dans cette diversité une richesse. Il est clair que dans le fonctionnement démocratique qui arbitre par élections, il s’agit en premier lieu d’une faiblesse.

Dans son livre, « Les formes élémentaires de l’engagement », le sociologue Olivier Bobineau donne une lecture intéressante de l’émancipation humaine, qui colle parfaitement à ce que l’on retrouve à gauche. S’appuyant sur le travail de Jean-Baptiste de Foucauld, il décrit « les trois cultures politiques qui permettent le développement humain : la résistance, la régulation et l’utopie. »1

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Repenser la gauche, face aux deux droites

Nous assistons à une tripolarisation de la sphère politique. A la droite et la gauche républicaines vient aujourd’hui s’ajouter le FN. Ce virage est clairement en lien avec la crise. La droite comme le FN ont choisi leur doctrine d’action, on ne peut pas en dire autant de la gauche. A nous de retrouver nos fondamentaux.

Difficile de dire ce que ferait exactement le FN s’il arrivait au pouvoir. Toutefois, le discours du FN est bien ancré dans deux schémas : la stigmatisation de groupes sociaux en réponse à des peurs existantes ou développés, mais aussi un repli sur soi comme réponse à un environnement local ou international vécu comme dangereux. C’est évidemment un discours qui colle particulièrement bien aux temps de crise, où les plus faibles n’ont plus d’horizon et subissent plus que les autres la dureté d’un monde qui ne s’est pas organisé pour anticiper cela.

De son côté, la droite républicaine1 a fait rapidement sa mue en début de crise. Elle a trouvé ses propres réponses durant le mandat de Nicolas Sarkozy. En 2008, d’une doctrine très libérale (le rêve américain montré en modèle, souvenons-nous : Sarko l’américain !), la droite française a fait un virage fort vers une doctrine conservatrice. Ponctuellement, la droite s’est même osée à critiquer le libéralisme qui avait conduit à cette crise financière, tout en continuant à soutenir largement le pouvoir économique en place. En complément et de façon à tenter de garder le contrôle sur la population, elle a emprunté du bout des lèvres puis de façon décomplexée le discours du FN, sur la stigmatisation et la fragmentation du corps social. C’est tous les discours sur les étrangers, les Roms, mais c’est aussi tous ceux sur l’assistanat et la fraude aux droits sociaux (oubliant bien volontairement la fraude fiscale, alors que celle-ci est plus de 10 fois plus importante). C’est la grande escroquerie de Patrick Buisson qui finalement, portera plus de fruits au FN qu’à la droite.

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Repenser la gauche

Au lendemain de l’élection européenne, on voudrait nous faire croire que le résultat de dimanche en France est une révolution du FN. Il n’en est rien et au lieu de se focaliser sur l’extrême droite, nous ferions mieux de nous lancer dans une introspection plus profonde des causes de notre décrochage.

A Brest par exemple, malgré des pourcentages historiquement haut pour le FN à cette dernière élection, le FN n’a pas obtenu plus de voix qu’à la présidentielle, loin s’en faut(1). Il est d’ailleurs très loin derrière la gauche consolidée(2), qui devrait être la base de l’analyse dans une élection à la proportionnelle, ou par nature, chaque parti se présente.

Au-delà de son socle idéologique, le FN n’est pas un parti comme les autres. Ce n’est pas un parti aux responsabilités, il ne déçoit pas par son action puisqu’il ne se situe que dans la critique du pouvoir en place, une critique populiste qui plus est. A l’inverse on le voit, les autres partis tanguent du fait de leur exercice du pouvoir dans un contexte difficile au niveau national. Le FN dispose donc d’un socle de voix plus stable dans le temps, l’abstention travaille moins sur leurs résultats électoraux. Le score du FN joue donc au yoyo pas tant de son fait, que de celui des partis de gouvernement.

 

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www.choisirnotreeurope.fr

Un million de message pour choisir notre europePour la première fois, le prochain président de la Commission européenne sera l’émanation directe de la majorité au Parlement européen issue du scrutin du 25 mai.

Ce changement est une occasion historique de tourner la page d’une décennie perdue qui a vu les droites européennes abîmer l’Europe et précariser les Européens.

www.choisirnotreeurope.fr   

Proposition après proposition, cette plate-forme citoyenne est l’occasion pour chacun d’entre nous de prendre position, d’interpeller Martin Schulz et les candidats du Parti socialiste européen.

C’est le moment de dire notre Europe, de choisir l’Europe que nous voulons, sans délai, mais aussi celle dont vous ne voulons plus, l’Europe des conservateurs, et celle dont vous ne voulons surtout pas, l’Europe des nationaux populistes.

Faites entendre votre voix, soutenez les propositions et relayez-les auprès de vos amis !

Le 25 mai prochain, chaque voix comptera pour obtenir une majorité de gauche au Parlement européen.

Le 25 mai, en un seul jour et un seul tour, donnons un nouveau sens à l’Europe !


Analyse du vote au premier tour : La carte n’est pas le territoire !

Machine-a-voterA entendre les analyses, on aurait l’impression que la grande gagnante de l’élection du premier tour à Brest serait madame Malgorn. Voilà une analyse pour le moins déformée et trompeuse de la réalité.

A gauche, il y aura eu 21 968 voix. Brest ne déroge pas au reste de la France. Le mécontentement sur la politique nationale a clairement joué sur ce scrutin. Pour autant, cette baisse n’est pas un basculement. A abstention constante, ce sont un peu moins de 2 000 voix qui manquent à la gauche, par rapport à la présidentielle de 2012. Soit une baisse de 8.2%.

A droite (hors FN), il y aura eu 15 715 voix. La mobilisation a été plus forte. A abstention constante, la droite récupère près de 1 300 voix en plus, soit en valeur relative, un vote supérieur de 9% à 2012.

En plus de bénéficier de l’effet « gauche au pouvoir », la droite a choisi de transformer ce premier tour en primaire pour départager l’impossible choix de l’UMP, entre monsieur Prunier et madame Malgorn. Cela explique pour partie la forte mobilisation à droite. Une mobilisation qui aura beaucoup joué sur les peurs et les haines entre camps adverses, mais aussi sur des méthodes de campagne que l’on ne connaissait pas jusqu’ici à Brest. Dans ce duel à droite, la notoriété de l’ex Préfète de région aura sans conteste joué plein pot face au sortant de droite.

Coté FN, il y aura eu 4 093 voix. On s’étonne du score du FN à Brest, mais c’est finalement lui qui perd le plus. A regard du score du FN aux présidentielles de 2012, le FN est plus touché par l’abstention (ou le report des voix) que le reste des listes. A abstention constante, il aurait dû cumuler près de 1 000 voix de plus du fait de la variation de la participation. Ces 1000 voix sont-elles allées sur la liste Malgorn qui a fait une campagne volontairement sur certains thèmes du FN ? Difficile de le dire. Corrigé de l’abstention, le FN fait une baisse significative de -18.8% à Brest, par rapport à 2012.

Le report au second tour des voix du FN reste très incertain compte tenu du discours sur un front anti UMPS. Il est probable que l’abstention soit forte de ce côté-là, malgré les appels du pied répété de l'équipe Malgorn aux idées du FN.

Au final, la gauche sort majoritaire avec 52.6% des voix. A droite comme à gauche, les reports de voix étant difficiles à prédire, il serait prétentieux de présumer d’un résultat sur un second tour qui reste une seconde élection à part entière, entre les mains des électeurs.

Pour autant et contrairement à ce que l’on entend, la dynamique du premier tour a été largement soutenue par la gauche, face à une droite divisée qui certes mobilise son électorat dans sa « primaire de premier tour », mais ne parvient pas à susciter un réel engouement du côté de la population.

Cette dynamique à gauche est à l’image des programmes, où la gauche unie a porté un travail de fond, intégrant plus de 60 propositions concrètes, quand la droite s’est satisfaite des trois slogans dans le vent : fiscalité, sécurité, emploi, en passant plus de temps à donner à Brest une image déclinante, au lieu de tenter de dessiner l’avenir que notre ville mérite.


Pourquoi tant de haine ? - Réponse à Monsieur Brussieux

Au fil des tweet politiques qui défilent tous les soirs, il en vient parfois un qui vous interpelle. Hier soir, c’est celui de Monsieur Brussieux, colistier de Madame Malgorn, qui me questionnait en disant : « Pourquoi tant de haine ce soir ? »

En voilà une vraie bonne question et politique qui plus est, puisque « la forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait Victor Hugo. Pourquoi tant de haine dans cette campagne ?

Mon cher monsieur Brussieux, la teneur des propos qu’a pris la campagne n’est pas en effet dans les habitudes brestoises (du moins pour les dernières campagnes). Certes, il est d’usage de ne pas se faire de cadeaux entre droite et gauche, mais là, il faut reconnaitre que le niveau de violence verbale dans les échanges a franchi un cap nouveau pour Brest.

Cette violence a commencé bien avant que nous ne rentrions en campagne, quand déjà dans les meetings de Madame Malgorn on proposait de « chasser les socialistes de la ville », on nous accusait de « cadenasser le milieu associatif » et de « faire du clientélisme ». Elle-même se lançait ainsi dans sa campagne : « Nous allons disqualifier les socialistes pour gérer la ville de Brest ».

Déjà les fondamentaux d’une campagne s’appuyant sur une outrance verbale semblaient bien posés. Nous n’étions que fin octobre 2013 ! [ici et ]

Depuis les échanges n’ont fait que monter en violence, teintée d’une mauvaise foi caractérisée et de désinformation. Je ne vais pas vous faire l’énumération des attaques dans la presse. Récemment, l’une des plus violentes fut le discours du 13 février dernier, au Mac Orlan [ici].

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Les dessous de la couronne à Brest !

Galette des roisL’an dernier, « l’affaire de la couronne » comme on pourrait l’appeler, à fait parler d’elle à Brest. En effet, les petits chanceux et les petites chanceuses ayant trouvé une fève dans leur part de galette n’auront pas eu droit à une couronne. Crime de lèse-majesté, ils n’auront pas pu être consacrés roi ou reine !

Bon, même si nous ne sommes pas là dans un événement majeur sur le plan scolaire, l’affaire ayant fait un buzz national, il est peut-être temps de dire deux mots de cette fameuse couronne qui fit couler beaucoup d’encre par son absence.

Comme les années passées, il y avait bien une couronne de prévue. Sauf qu’en 2013, l’entreprise qui gère la délégation de service public de restauration scolaire (le fermier) avait décidé de se faire un peu de pub au passage, sans en avertir personne. Ils avaient apposé leur beau logo et souhaitaient « une bonne épiphanie » aux enfants. Ce faisant, ils contrevenaient à deux principes de leur contrat avec la collectivité : ne pas faire apparaître son nom sur de la publicité vis-à-vis des enfants et, ce que l’histoire a surtout retenue, le caractère religieux du terne « épiphanie ».

Il a donc été décidé de demander à notre fermier de reprendre sa couronne, eu égard aux deux libertés qu’il s’était permis, sans même en avertir auparavant les services de la ville. Nous étions mis devant le fait accompli, alors qu’ils ne pouvaient pas ignorer ces deux règles. 

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Quand Stéphane Roudaut se fait juriste ... en mauvaise foi

Vote-par-internet-francais-etranger-image-clef-carte-electoraleM. Stéphane Roudaut, nous gratifie d’une bien piètre attaque sur son profil Facebook. Il s’y insurge contre le travail fait par le Parti Socialiste pour faciliter l’inscription des habitants sur les listes électorales.

Il dénonce avec grandiloquence l’infamie de militants (avec même des élus dedans !) qui iraient à la rencontre des citoyens pour aider à remplir le CERFA consacré et recueillir les justificatifs devant l’accompagner. Pour preuve de son propos et de la légitimité de son émoi, il cite un extrait d’un texte mentionnant un jugement du Conseil d’Etat interdisant l’inscription à domicile. Tout cela fait froid dans le dos. La démocratie serait mise en danger et le Facebook de M. Roudaut serait le seul bouclier pour la protéger !

Décryptage

L’extrait que cite M. Stéphane Roudaut est en fait tiré d’un document qui est utilisé par toutes les mairies pour les inscriptions sur les listes électorales : une circulaire ministérielle datant de juillet dernier (ici). L’extrait en question (page 16) ne parle pas du tout de ce que fait le Parti Socialiste. Il mentionne qu’il est interdit, pour les employés communaux, d’aller faire du démarchage en dehors des mairies, pour procéder à des inscriptions sur les listes électorales. C’est cela qui fait l’objet du jugement du Conseil d’Etat mentionné par notre « apprenti juriste ».

Mais ça, nous le savions déjà. Les stands tenus par la mairie de Brest pour l’inscription sur les listes électorales dans les différents centres commerciaux, par exemple, n’inscrivent pas les personnes, mais leur donnent les documents pour aller le faire en mairie ou pour les renvoyer par courrier.

M. Stéphane Roudaut a donc la lecture sélective, car deux lignes plus bas du même document, il est clairement mentionné que les citoyens peuvent aussi renvoyer les documents remplis par courrier, ou se faire représenter par un tiers dûment mandaté, afin de déposer en mairie les documents à fournir, à sa place. Et c’est bien cela que les militants bénévoles du Parti Socialiste proposent aux habitants lors des portes à portes pour l’inscription sur les listes électorales. Rien de plus.

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#ASSEZ !

Drapeau-Bleu-Blanc-RougeOui assez, parce que nous somme lassés d’entendre depuis quelques temps toujours la même rengaine, ce tir au pigeon politique, cette même haine qui tire la France vers le bas, qui tire sur nos valeurs et nous entraine chaque jour un peu plus vers l’irréparable.

Assez de ces politiques qui se servent des courants médiatiques et populistes pour exister. Assez de cette critique perpétuelle stérile, de ce harcèlement continu, la veille comme le lendemain, quelque que soit la proposition faite. Assez de cette façon de s’opposer qui n’a d’autres objectifs que de tenter d’exister, de casser et souvent de faire oublier l'héritage des 10 années passées.

Assez aussi de ce journalisme qui voit la politique comme un jeu, une scène, un stade ou un guignol, afin de distraire un public de plus en plus passif. Les médias jouent un rôle central dans le fonctionnement de nos démocraties. Ils l’ont revendiqué et l’ont gagné. A eux maintenant de porter la responsabilité qui est la leur, dans cette construction d’une lecture du monde accessible à tous les citoyens, afin qu’ils fondent librement leur jugement.

Alors oui, il nous faut un sursaut républicain, une envie retrouvée de construire ensemble un destin. Une envie de croire que nous pouvons passer cette période difficile en se serrant les coudes, en reconstruisant des solidarités auxquelles tous contribuent à hauteur de ses moyens et où chacun fait l’effort, avant de regarder dans l’assiette du voisin. Le vrai patriotisme, ce n'est rien d'autre que cela. A nous de l'exprimer aux nouvelles échelles qui construisent le monde d'aujourd'hui.

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La question du barreur

Differentes_alluresDans mes plus jeunes années, j’ai eu la chance de faire pas mal fait de voile, sur différents types de supports.

La voile est une source d’apprentissage à bien des égards. C’est aussi une belle façon de se déplacer, à l’interface entre deux fluides, en jouant sur les réglages et le plus souvent en équipe. J’ai pris la mauvaise habitude de rechercher les similitudes avec la société qui m’entoure et j’avoue que parfois, cela peut s’avérer riche d’enseignements, y compris lorsque l’on fait de la politique !

Par exemple, le maniement de la barre lorsque l’on va dans le sens du vent, ou que l’on cherche à remonter contre le vent, surtout par fort vent et mer formée.

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Quand madame Malgorn fait feu de tout bois et prend les brestois pour des imbéciles

B Malgorn UMPLa semaine dernière, une des candidates de la droite brestoise a fait une réunion publique devant un parterre de convaincus semble-t-il. On ne reviendra pas sur les propos de soutien de certains présents, qui appellent tout de même quelques interrogations légitimes de notre part (ici). Mais puisque la candidate nous fait la Grâce de nous donner à lire son « discours intégral », il nous semble important d’y apporter quelques réponses, nous qui sommes accusés d’imposer une chape de plomb sur la gestion de la ville !

Une attaque aussi ridicule que le bandeau noir mis par madame Malgorn sur son site concernant des associations brestoises qui n’auraient « pas souhaité qu’il soit fait état publiquement de leur rencontre avec Bernadette Malgorn », sous-entendant une pression de la mairie. Il est triste de constater que la candidate travestit la vérité : la seule association qui a demandé à ce que l’on retire les photos l’a fait car la rencontre s’est faite à son insu et sans son consentement. La candidate est donc, non-seulement peu courtoise avec les partenaires de la ville, mais en plus, elle se permet de se poser en victime de ses propres manœuvres !

Passons sur la première partie - une critique régionale - qui n’apporte pas grand-chose au débat sur les municipales, sauf à ce que la candidate aux municipales ne soit en fait déjà en campagne pour les futures régionales, montrant l’intérêt tout politicien qu’elle a pour notre commune.

Concentrons-nous donc sur ses « trois pistes de réflexion : la sécurité, la fiscalité et l’emploi ».

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Acheter français, c’est 50% moins cher !

ImagesCAZ65BY1Aller, aujourd’hui je réveille mon coté Montebourg … pourquoi acheter des productions françaises devrait être une évidence, pour la puissance publique, mais aussi pour tous les citoyens ?

On nous a tout dit sur les bienfaits de la libre concurrence et des vertus du commerce international. Tout n’est pas faux et il est en effet pertinent qu’il y ait des échanges entre les pays. Mais en temps de chômage important, notre raison devrait nous inciter individuellement à acheter français. C’est tout aussi logique que de diminuer ses dépenses lorsque ses revenus baissent, par exemple. Ce n’est pas une question de nationalisme stérile, mais simplement de bon sens : c’est 50 % moins cher !

En valeur comparative, acheter un produit fabriqué en France, c’est réinjecter son argent dans les salaires directs, mais aussi indirects.

L’équation est évidement bien plus complexe que cela puisque qu’un produit est l’assemblage de valeurs ajoutées, dans l’ensemble de sa production, depuis les matières premières jusqu’au produit final. Mais si l’on simplifie à l’extrême, lorsque l’on investit dans un bien produit à 100% en France, on finance pour 60 % des salaires et pour 40% des cotisations sociales qui alimentent des caisses collectives à l’ensemble des français. Si l’on admet que les 60% en salaire retombent dans la poche d’un autre, il nous faut aussi admettre que 40% de notre achat finance aussi notre sécu, notre assurance chômage ou notre retraite, ce qui ne sera jamais le cas pour un autre achat. Et dans le cas d’un système en déséquilibre, c’est autant de moins que l’on me demandera d’équilibrer sur mon propre salaire brut.

Enfin, faire travailler un français, quand le chômage est au plus haut, c’est aussi éviter un chômeur, donc une dépense de l’assurance chômage (une perte aussi pour les deux autres caisses) et donc une pression moindre sur mes cotisations sociales.

Pour la puissance publique que l’on pourrait considérer comme une seule et même caisse, comparer un achat sur le seul critère du prix affiché devient une aberration au regard des “marges arrière sociales” qu’une production française génère mécaniquement.

On le voit, en achetant des productions françaises, ce n’est pas seulement une logique de solidarité pour faire travailler mes compatriotes qui se joue, j’ai aussi un retour sur investissement indirect d’environ 50%.

Alors, quand on voit des consommateurs courir après des bons de réduction de 5%, ce serait bien bête de ne pas en profiter !


Mort de n’avoir pas été d’accord

Clement-mericL’actualité vient nous rappeler avec brutalité la nature des extrêmes. Ces extrêmes qui se cachent derrière des partis politiques de façade. Ces extrêmes que certains politiques aux abois finissent par accepter, quand ce n’est pas légitimer en singeant leurs idées.

L‘histoire n’a pas changé, les extrêmes mènent à la violence, à l’intolérance et à la destruction de toute société civilisée et humaniste.

La marque de fabrique de ces extrêmes est son incapacité à comprendre l’altérité, la différence. C’est aussi le rejet du débat, de l’échange, au profit de la force, d’un rapport de force par la violence physique. C’est enfin une incapacité à concevoir l’évolution, l’amélioration, sans passer par l’élimination.

La liberté de penser, la liberté d’opinion est un droit fondamental à notre société. Rien ni personne ne doit altérer ce droit et il est de la responsabilité de notre République de combattre et de chasser sans cesse tous ceux qui remettent en cause cela.

Hier, dans les rue de Paris, Clément Méric est mort, sous les coups de lâches, venus en nombre, qui croyaient que la force leur donnerait raison. Hier, dans les rue de Paris, un petit zef est mort, de n’avoir pas été d’accord.


La vérité n'est pas le sujet !

Je ne pensais pas si bien dire dans ma précédente note, en parlant de « mensonge organisé ». Un article du Nouvel Obs paru quatre jours plus tard, donne un éclairant témoignage sur ce monde paradoxalement obscur de la communication.

L’article [ici] traite d’Anne Hommel, la nouvelle communicante de Cahuzac (qui est aussi celle de DSK), après que celui-ci ait été lâché par Stéphane Fouks, patron de Havas Worldwilde (ex-Euro RSCG). Mais les méthodes sont exactement les mêmes. Anne Hommel est d’ailleurs une ancienne de l’agence de communication Euro RSCG, qui a fondé sa « propre petite entreprise » : Majorelle.

Dans son entretient, elle a cette phrase qui en dis long, surtout pour une communicante experte en éléments de langage : « La vérité n’est pas mon sujet ».

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La pol'éthique, une boussole pour la politique de demain

 BoussoleIl y a un ou deux ans, j’ai créé une nouvelle catégorie pour ce blog nommée « Pol’éthique ». L’ambition était alors plus orientée sur les thématiques du développement durable, sur la volonté de prise de conscience des enjeux, des crises qui nous font face, mais que nous n’arrivons toujours pas à regarder en face.

Le concept de pol’éthique traduisait la nécessité d’une sincérité dans le propos en politique, le fait d’arrêter de mentir aux citoyens sous prétexte de les caresser dans le sens du poil, de leur dire ce qu’ils voulaient entendre. Certains politiques finissent ainsi par devenir les paravents d’une société qui ne veut pas changer et qui attend qu’on lui renvoie une image rassurante d’elle-même afin d’éviter la remise en cause. Certes, le mensonge a quelques vertus sur le court terme, mais il est toujours désastreux sur le long terme.

La question de l’éthique en politique fait son grand retour avec l’affaire Cahuzac, sous une forme différente. Mais sur le fond, rien ne change. C’est la question de la sincérité de la parole politique qui est en question, avec son pendant, la confiance des citoyens dans la politique. Avec l’affaire Cahuzac, c’est tout le système qui est ébranlé, parce que le mal est plus profond que l’on ne le croit et qu’il a fini par fragiliser la société.

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Appel à une République apaisée

Je suis un défenseur du mariage et de l’adoption pour tous, tout comme je fus un défenseur du PACS, en son temps. Je ne vois pas ce que cela retire aux autres que d’élargir le droit et la reconnaissance du mariage ou de l’adoption à des couples du même sexe. Cela étant dit, ce que je lis et entends aujourd’hui me questionne.

Après l’appel au sang ou à la guerre civile de « responsables irresponsables », nombre de personnes souhaitant voire aboutir cette loi s’offusquent ? Sauf que l’histoire de cette loi est depuis le début un champ de bataille entre pro et anti. Aucun des deux camps n’a tenté d’apaiser le débat, bien au contraire, chacun à fait monter la tension, pour en arriver aujourd’hui à des prises de positions tout à fait inacceptables, dépassant largement le sujet initial.

Je pourrais faire comme de nombreux camarades et m’offusquer contre les propos déplacés des antis. Vu le délire de certains, tout nous est finalement servi sur un plateau. Mais ce serait la facilité. Nous oublions un peu vite que nous sommes aux responsabilités et faire preuve de responsabilité, c’est aussi d’abord savoir balayer devant sa porte.

Alors que nous sommes arrivés au pouvoir il y a 11 mois, nous avons proposé cette loi sur le mariage et l'adoption pour tous qui était clairement une des propositions du programme de notre candidat. Où était l’enjeu ? On peut comprendre que les opposants à cette loi descendent dans la rue pour manifester leur désaccord. L’histoire et le vote des français leur donnent tort, mais ils ont le droit à une expression. Ne l’a-t-on pas fait en notre temps contre Sarkozy ? Mais j’avoue avoir eu beaucoup plus de mal à saisir la logique des manifs de soutien à la loi, la première, puis la seconde. J’avoue aussi avoir eu du mal à comprendre la logique visant à accélérer le calendrier sur la PMA, en allant à l’encontre de toutes les annonces précédemment faites et en tentant de faire passer cela par le débat parlementaire, au lieu de rester dans le cadre des lois sur la bioéthique comme annoncé initialement.

Ce comportement, venant de responsables politiques, m’interpelle sur le fond comme sur la méthode.

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Bonheur et identité

IdentitéAprès nos deux auteurs, venons-en aux quatre conditions du bonheur.

La première qui me semble une sorte d’évidence est un socle pour tout le reste. L’identité, c’est un peu comme les fondations du bonheur et de l’estime de soi.

On peut voir cette identité de deux façons. La première est une façon de s’affirmer, d’être connu et donc reconnu : « je suis », « j’existe ». Elle affirme le caractère unique de la personne et sa reconnaissance en tant que telle.

La seconde est une façon de s’inscrire dans un collectif, d’appartenir à quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse et nous intègre. Cela peut être l’identité par un groupe (famille, amis, pairs, etc …), par un territoire (quartier, ville, région, pays, etc …) ou simplement par une activité, une passion (sport, musique, art, habit, culte, etc …)

L’identité est probablement la première étape dans notre capacité à être heureux et les personnes qui ont conscience de leur identité sont probablement plus facilement exposées au bonheur : elles sont plus fortes, plus solides, plus résilientes. En cas de soucis, d’accidents de la vie, l’identité est probablement une position de repli qui aide à repartir.

La force de l’identité est un peu une évidence pour moi, le parisien d’origine (et fier de l’être !), venu habité en Bretagne (et fier d’y être !) La culture Bretonne est une force de ce territoire, cela saute aux yeux lorsque l’on y arrive : drapeau, histoire, festnoz, langue, luttes, etc …La culture commune, l’identité, c’est un formidable vecteur de cohésion qui se vit au présent en Bretagne.

Au sein de l’entreprise, l’identité est importante aussi : on est fier (ou pas) d’appartenir à son entreprise. On peut aussi se reconnaître dans sa position dans l’entreprise, en fonction de son rôle social dans celle-ci (notion de pairs).

Pour en prendre toute la mesure, la question de l’identité peut être aussi observée en creux. Quid des personnes en recherche de leurs origines, que cela soient familiales (personnes nées sous X, enfants abandonnés) ou territoriales et culturels (immigration).

Enfin, les lutes politiques ont été et sont encore parfois des luttes pour l’identité, pour être reconnu. De façon contemporaine, on pourrait parler du mouvement historique féministe et plus récemment du mouvement LGBT. Les Pride portent bien leur nom. La reconnaissance du vote des personnes résidentes, mais non française, aux élections locales, pourrait être encore un autre exemple.

L’identité est clairement une des conditions à l’équilibre et au bonheur.


Bonheur Intérieur Brut – Deux auteurs qui donnent du sens

Smileys - 2Les origines du Bonheur Intérieur Brut (BIB) sont assez bien documentées sur Internet, depuis son émergence avec le roi du Bouthan (ici), jusqu’à sa déclinaison plus récente en France, avec la commission Stiglitz (). Je préfère ne pas revenir là-dessus, en prenant le risque de paraphraser ce qui a été déjà bien écrit par ailleurs.

Par contre, il me semble intéressant de citer deux auteurs que je considère comme tout à fait pertinents sur le sujet. Il s’agit du philosophe Patrick Viveret et de l’économiste Jean Gadrey.

Patrick Viveret (bio ici) est l’auteur de nombreux textes ou conférences sur la critique d’une société lue par le seul prisme du PIB. Il s’inscrit aussi dans un regard critique de notre société moderne, proche de celle donnée par Gandhi dans sa citation : « Earth provides enaugh to satisfy every man’s need, but not every man’s greed » (La terre produit assez pour satisfaire aux besoins de tous les hommes, mais pas assez pour l’avidité de chacun d’eux). Il pose ainsi notre difficulté au bonheur au travers d’une société ayant fini par répondre à la question de ses besoins (eau, nourriture, etc …), mais s’étant perdue dans celle de désirs sans limite, provocant ainsi accaparation et accumulation de la part de certains et donc, augmentation des inégalités sur l’ensemble.

Il existe beaucoup de textes ou de vidéos de lui sur Internet, j’ai trouvé cette interview qui me semble bien refléter le personnage et sa philosophie (ici).

Jean Gadrey (bio ici) est pour sa part un économiste spécialisé dans les indicateurs de richesse, les indicateurs de bien-être. Il anime un blog riche en contributions et réflexions sur le site d’Alternatives Economiques (ici) et est l’auteur d’un livre qui fait référence sur le sujet, avec sa consœur Florence Jany-Catrice : « Les nouveaux indicateurs de richesses ». Il fut, au nom du collectif FAIR, un des membres de la commission Stiglitz.

Sur la question du BIB, je conseille de regarder l’interview qu’il a donnée au CESE en 2012 sur la question de la mesure du bien-être dans une société (ici). Il y définit, de façon intéressante, quatre façons de mesurer le bien-être, mais aussi appelle à une expertise citoyenne pour définir ces indicateurs-là.

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Journée mondiale du Bonheur et BIB

Bonheur intérieur brutAujourd’hui, nous sommes le 20 mars, c’est donc la journée mondiale du Bonheur (décrété par l’ONU en 2012). Alors parlons-en un peu !

Il y a un mois presque jour pour jour, le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises de Brest m’a sollicité pour intervenir sur la question du BIB : le Bonheur Intérieur Brut. Sujet pas commun, mais tout à fait digne d’intérêt !

Qu’est-ce que le bonheur ? Une société est-elle encline au bonheur ou l’inverse, et cela se mesure-t-il ? Tout plein de questions viennent à l’esprit, dont une centrale pour moi : suis-je compétent pour parler du bonheur et à quel titre ?

Contrairement à la philosophie, la politique parle assez peu de la question du bonheur, pourtant n’est-ce pas une question centrale que l’on oublie tout simplement de traiter, pris dans nos contingences techniques ou administratives ?

Du coup, je me suis un peu creusé les méninges pour tenter d’expliquer le concept de BIB et sortir quelques fragments de réflexions personnelles sur le sujet du bonheur. J'y ai trouvé un vrai intérêt, autant pour moi-même que pour la façon de faire ou de produire de la politique.

Lors de mon intervention, j’avais découpé mon propos en deux parties.

Dans la première partie, j’ai plutôt cherché à exposer les fondamentaux du concept de BIB (ici), ainsi que ce qui faisait référence pour moi sur le sujet (je n’ai pas vraiment eu le temps de développer cela d’ailleurs, mais la partie historique était déjà bien décrite sur par le précédent intervenant).

Dans la seconde partie, n’étant pas philosophe, je ne me suis pas attaqué à la question du bonheur en lui-même, mais plutôt à la façon d’y accéder, à la façon de trouver le bonheur en société (ou en entreprise, puisque je m’adressais à des jeunes dirigeants d’entreprises). Certaines choses sont plutôt favorables au bonheur, quand d’autres le sont peut-être moins.

J’ai choisi de développer ce qui m’ont semblé être « quatre conditions au bonheur » :

Ces quatre conditions sont évidemment une approche très personnelle et donc sujettes à controverses. Mais au final, elles m’apparaissent pertinentes (point de vue qui semble avoir été partagé par certaines personnes dans la salle, lors de mon intervention), mêmes si elles sont évidemment probablement incomplètes.

A suivre donc … !


Public / Privé : antinomiques ou complémentaires ?

5434634287_c3347d20a3_nIl y a quelques semaines, j’entendais un commentateur dire que le poids du secteur public était une charge pour la France et qu’il entravait le fonctionnement du secteur privé, ce dernier étant le vrai moteur de l’économie. J’avoue avoir été quelque peu perturbé par la simplicité de ce raisonnement économique, légèrement teinté politiquement.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir en économie, comme ailleurs (Cf. la Caisse des dépôts qui détient 95% de l’entreprise Quick, par exemple !) Cela étant, une clé de lecture possible entre le privé et le public est sur la notion de rentabilité et de retour sur investissement.

Une entreprise privée ne s’engagera jamais sur un investissement qui ne possède pas potentiellement une certaine rentabilité et quand c’est le cas, un retour sur investissement forcément à plus ou moins court terme. Si ces deux critères ne sont pas présents, le secteur privé ne s’engagera pas. Non pas par manque d’envie ou d’ambition, mais tout simplement parce que les règles d’engagement de l’argent par les banques ne le lui permettront pas.

Ainsi toutes actions ou production qui ne possèderaient pas une espérance de rentabilité minimale de plus de 2 à 3% par an, sous une durée maximale d’une ou deux décennies, sont condamnées à appartenir au public … ou à ne jamais voir le jour. J’écarte ici toute l’économie en lien avec le don (fondations, associations, etc) qui fonctionnent sur un modèle qui s’apparentent plus au fonctionnement public qu’au privé dans le modèle économique.

On comprend alors vite que le modèle économique du privé est par nature restreint par ces contraintes. Il ira sur la santé ou l’éducation si les personnes sont solvables, mais n’aura aucune ambition sur la généralisation de ces services (sauf sous contrat public, donc financé par l’argent public). Idem pour la recherche, la sécurité (intérieur et extérieur), la culture, la politique, etc. Pareil pour les grands chantiers dont les financements reposent sur des retours sur investissement de 50 à 80 ans, comme c’est le cas de nombreux réseaux structurants (transports, énergie, information, etc), on ne trouvera pas d’acteur privé pour commencer à investir sur un déploiement rapide.

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Les Ateliers du changement

Les ateliers du changementA l’initiative d’Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, Brest accueillera le premier Atelier du changement de France. Loin des communications top-down auxquelles les citoyens sont habitués, ces ateliers se veulent sous un format nouveau, plus participatif, permettant un vrai échange de qualité avec tous les citoyens.

Depuis début janvier, une équipe spécialisée dans l’animation de ce genre de débat s’affaire pour questionner, rencontrer, écouter les brestois et les finistériens sur les attentes qu’ils ont pour la France. Ce travail en amont sera retranscrit dans un film, projeté au début des ateliers. Il permettra de lancer les sujets qui émergent, les attentes, les craintes qui pourront ensuite être exprimés par les participants dans la première partie.

Dans la seconde partie de la soirée, des ateliers de contributions seront organisés, afin de produire, individuellement ou collectivement, des recommandations ou des propositions pour la France. Toutes cette production politique sera collectée lors des 6 ou 7 Ateliers du changement qui se dérouleront sur le premier semestre 2013, à Brest comme dans d’autres villes de France. Une restitution sera enfin faite à l’occasion de l’université d’été du PS de La Rochelle, devant tous nos responsables politiques.

Le Parti socialiste avait innové en proposant les Primaires citoyennes, fin 2011. Les Ateliers du changement poursuivent cette volonté de partager et de travailler avec tous les français qui le souhaitent et portent en eux un projet pour la France.

Chacun aura la parole et pourra faire sa proposition sous la forme d’une contribution écrite. Il est important que ces ateliers mobilisent l’ensemble des citoyens afin de représenter au mieux ce qu’est la France aujourd’hui, hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, ouvriers ou chefs d’entreprises, relais d’opinion ou individus. Chaque opinion nous intéresse parce que chacune d’elle constitue un morceau de France. Chaque proposition nous intéresse, parce que chacune d’elle est un pas en avant vers le changement.

Venez nombreux le jeudi 7 février,

à 18h30 à l’Atelier (salle du Stade Brestois 29)

16, rue de Quimper à Brest

Il y aura une traduction en langue des signes et un espace enfants gratuit.

Plus d’informations :


Rassemblement contre le mariage et l’adoption pour tous

Manif contre mariage pour tousIls étaient entre 340 000 et 800 000 à se rassembler ce dimanche à Paris pour manifester contre le mariage et l’adoption pour tous. Cela fait du monde dans la rue, venu de partout en France puisqu’environ 1 000 cars semblent avoir été affrétés pour l’occasion. Une population rassemblée, mais très hétéroclite aussi dans leurs philosophies et leurs motivations.

Mobilisation de rue, certes, mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.

Les Français sont majoritairement favorables à cette mesure qui est directement issue du programme de François Hollande, présenté il y a un an durant la campagne (point de surprise là-dessus). D’après le magazine Pèlerin, 60% des français adhèrent à la mise en place du mariage pour tous.

Pour l’adoption, la tendance est inversée puisque 54% des français n’y sont pas favorables. Mais ce chiffre, plus qu’une opinion, cache un doute puisqu’ils n’étaient que 42% contre cette mesure, en juin 2011. Le matraquage médiatique et politique des opposants a donc fait son effet. On observe sur 7 mois une baisse de 12 points dans l'opinion, toutes tendances politiques confondues.

D’après les études, le clivage sur ces deux questions est porté par 3 critères : le sexe, l’âge et l’opinion politique.

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Tinergie, on en parle

Tinergie BrestVoici bientôt une année que le portail Tinergie a été lancé dans le cadre du Plan climat de Brest métropole. Cette semaine, nous avions droit à une petite reconnaissance nationale dans la revue Le Moniteur [ici].

C’est une bonne chose, car il est clair que nous avons un peu de mal à faire connaitre cet outil qui est pourtant, comme le dit l’article, assez innovant en France.

La rénovation thermique du bâti est un des enjeux majeurs sur la question climatique. Le bon accompagnement des particuliers dans leur démarche est donc primordiale, tant pour déclencher le passage à l’acte que pour produire des résultats de qualité.

Avec Tinergie, nous disposons d’un bon outil pour cette politique. Si son lancement se fait en douceur, il est certain que c’est une action qui a de l’avenir et que l’on risque de nous copier.


Brest, la bien gérée !

Mairie de Brest-001Allez, dernier petit post de l’année pour faire état, une fois n’est pas coutume, d’une analyse diffusée par le Figaro magazine et réalisée par une agence de notation des collectivités territoriales : Public Evaluation System [ici].

Cette étude calcule différentes dépenses pour des villes de plus de 100 000 habitants, en intégrant bien-sur l’intercommunalité dans les calculs ramenés à l’habitant.

Que découvre-t-on dans cette étude pour Brest :

  • Charges de personnel : 306 €/hab     (moyenne : 639 €/hab)
  • Dépenses d’équipement : 131 €/hab  (moyenne : 301 €/hab)
  • Dettes : 507 €/hab                           (moyenne : 1058 €/hab)
  • Frais de communication : 2.7 €/hab   (moyenne : 11.4 €/hab)
  • Frais de mission par élu : 787 €/élu   (moyenne : 688 €/élu)

Brest n’est pas une ile dans un monde vide, il est donc intéressant de comparer à la moyenne des 35 plus grandes villes de France (c.à.d celles ayant plus de 100 000 habitants).

Alors que l’opposition brestoise critique notre gestion et revient régulièrement sur l’augmentation de l’impôt, les chiffres de l’étude montrent en valeur comparée que nous sommes plutôt très raisonnable en la matière. Charges de personnel, dépenses d’équipement et dettes sont plus de deux fois inférieures aux moyennes françaises.

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Trophée Eco Actions : Brest à l’honneur !

Trophée des Eco Maires _ BrestMardi soir, de retour d’un déplacement professionnel, j’ai fait un rapide crochet par l’Hôtel Lassay de l’Assemblée Nationale. J’y ai reçu le second prix des Trophées Eco Actions, des mains de Claude Bartolone et de Georges Pernoud, pour le compte de notre collectivité.

Brest métropole avait déposé un dossier de candidature sur une action phare que nous soutenons depuis plus de 10 ans : « Désherber sans polluer, une gestion volontariste des espaces publics ». Face à cent autres dossiers venant de toutes la France et d’Outre-mer, nous avons décroché le second prix pour notre action en faveur de la qualité de l’eau, la santé et la biodiversité.

C’est en 2000 que la collectivité a engagé une réflexion et des actions sur ce sujet. Depuis douze ans, quatre de nos services se sont mobilisés sur le sujet : le service voirie, le service propreté et déchet, le service espaces verts et le service d’écologie urbaine. Transversalité entre les services, mais aussi entre les territoires puisque les 8 communes de Brest métropole ont avancé ensemble sur ce dossier.

Les résultats sont aujourd’hui au rendez-vous. A la fin des années 90, nous utilisions environ 1500 kg de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces publics, avec des incidences mesurées en termes de pollution de l’eau. Aujourd’hui, nous n’en utilisons plus qu’environ 10 kg (moins de 1% des quantités initiales), majoritairement pour la lutte contre les espèces invasives présentes sur certaines parcelles. L’amélioration s’est aussi ressentie sur les analyses d’eau.

Ce prix reconnait le choix des élus sur toute cette période, mais aussi le travail des services à transformer leurs pratiques pour l’entretien de l’espace public. Cette conversion aux techniques alternatives ne fut pas simple et nécessita un engagement de tous pour réussir sur la durée. Nous pouvons nous féliciter collectivement de cette reconnaissance nationale que nous recevons aujourd’hui.


Engagement 31 : Mariage et adoption pour tous

Arton679Bon ce soir, j’aborde un sujet que je ne trouve pas simple, plus par la forme qu’il prend dans la société que pour le fond de la proposition d’ailleurs.

Etant élu, je marie en mairie et je ne vois aucun problème à pratiquer des mariages de personnes du même sexe. Je préfèrerai d’ailleurs la sincérité de cette nouvelle situation, à l’entre-deux qu’autorisait le PACS et qui ne me satisfaisait qu’à moitié. Il y avait là comme un gout d’inachevé, sachant que des couples n’avaient pas accès au « vrai mariage », comme ils auraient pu le souhaiter.

Sur la question de l’adoption, on est évidemment sur un problème plus engageant pour la puissance publique. Il ne s’agit plus seulement de l’engagement entre deux adultes consentants, mais d’un engagement qui intègre un enfant, avec tout ce que cela implique. Je ne résumerais pas ma pensée en deux lignes, mais mon sentiment est que la nature du sexe des parents est un élément secondaire, tout comme la race, la condition sociale, la croyance ou l'âge … au regard de l’amour et de l’attention qu’ils ont envie de donner à leur enfant.

Cela étant, et même si cela ne me pose donc pas vraiment de questions personnellement, je reconnais aussi le droit à d’autres à pouvoir s’en poser sans pour autant devoir leur jeter l’anathème (si je puis dire). La question n’est pas nécessairement si simple, pour au moins trois raisons.

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Lutte contre l’abstention

Abstention-presidentielle-2012-9-677x477Depuis lundi dernier, je suis en charge de la lutte contre l’abstention au sein du conseil fédéral finistérien du PS. Voilà une question qui m’intéresse depuis déjà un certain temps et sur laquelle je ne pars pas tout à fait de zéro [ici]. C’est une question intéressante, car finalement peu travailler par le monde politique.

La meilleure façon de comprendre ce qu’est l’abstention, c’est peut-être tout simplement de la regarder en face, par les chiffres. Depuis quelques années, je me suis construis un graphique [ici] qui montre les courbes d’abstention, en fonction du type de scrutin. La présidentielle, les municipales, les législatives ou les européennes sont révélatrices du phénomène. S’il y a des écarts entre scrutins, les courbes témoignent d’une étonnante régularité, avec des tendances à la hausse très proches, basé sur un ratio de +0,5 point d’abstention par an.

Les cantonales et les régionales sont plus difficilement analysables car elles ont été liées, ou non, à d’autres scrutins, ce qui fausse les résultats. L’élection présidentielle est bien en ligne avec les autres, en dehors du point singulier que fut le 21 avril 2002 et qui induit après un décalage proche de dix points.

L’abstention n’est donc pas un phénomène chaotique. La régularité de son taux de progression tend plutôt à démontrer qu’il s’agit d’un phénomène d’usure et de décrochage lent, mais constant.

Lutter contre l’abstention, c’est d’abord se poser la question de ce décrochage, de ce désintérêt ou de ce manque de confiance d’une partie de plus en plus importante de la population française. C’est peut-être aussi questionner les sens de cette abstention, au regard des nouveaux usages de notre société. C’est enfin tenter de transformer les façons de faire de la politique pour combler aussi bien la défiance que le décalage entre les pratiques politiques et les attentes des citoyens, à l’orée de ce nouveau millénaire.


Affrontement politique

Le-logo-de-l-ump-coupe-en-deuxLa crise de l’UMP nous livre un cas d’école intéressant à observer. Loin d’être un épiphénomène local, elle est probablement le signe d’un fonctionnement que l’on rencontrera régulièrement dans le futur, en lien avec les techniques de communication modernes.

Cette crise qui touche l’UMP aujourd’hui n’est pas unique en son genre. Elle fait écho à l’élection présidentielle américaine de 2000, entre Buch et Al Gore, où le président autoproclamé devint chef de l’état … tout en perdant des élections après recomptage des voix. Plus proche, cette crise fait aussi écho au congrès du PS de Reims en 2008, où Ségolène Royal et Martine Aubry étaient arrivées aussi dans un mouchoir de poche.

Au-delà des recomptages et de quelques fraudes observés qui sont probablement aussi vieilles que l’acte de vote, je ne crois pas non plus que les conflits entre personnes soit un fait nouveau dans l’histoire et le monde politique. Deux faits apparaissent comme plus contemporains : le maelström médiatique entourant ces crises politiques et aussi la réalité d’un score tendant vers une égalité quasi parfaite.

On aurait tendance à penser que ces épisodes quasi romanesques ont avoir avec le seul monde politique, il est probable que l’on se trompe : un des moteurs est clairement à rechercher dans le traitement de l'information qui est fait autour.

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La bataille des droites

Frères ennemisLa guerre fratricide que se livre les deux parrains de l’UMP cache bien celle d’une division profonde de la droite. Celle d’une droite décomplexée face à une droite ayant encore quelques principes. Celle d’une droite qui se veut d’abord forte, face à une droite qui se pose en responsable.

Il est vraiment dommage que cela soit la droite qui racole le FN, surfe sur la simplicité des propositions et privilégie les tensions entre les citoyens qui soit maintenant majoritaire à l’UMP. C’est probablement le signe d’un déclin de ce mouvement qui s’était positionné comme un vaste rassemblement à droite. Mais c’est aussi et surtout le résultat d’un positionnement de militants qui, comme les américains de l’ère Bush, préfèrent les réponses simples et rassurantes, à une vision plus complexe mais aussi plus proche de la réalité de notre siècle et de notre monde.

Les militants de l’UMP feraient bien de réfléchir à cette phrase d’Umberto Eco : « Tout problème complexe à une solution simple, mais elle est mauvaise. » Elle résume bien la réalité à laquelle le politique doit aujourd’hui répondre.


Premier secrétaire du Comité de ville de Brest

Logo-ps-newDepuis ce soir, me voici premier secrétaire du Comité de ville du parti socialiste brestois. J’avais annoncé ma candidature [ici], il y a deux mois et je m’y suis tenu. Le comité de ville est l’instance de coordination des trois sections de Brest, du parti socialiste. C’est à la fois le lieu où l’on travaille sur les questions politiques bresto-brestoises, mais c’est aussi un lieu d’impulsion, pour tout ce que fait le parti à ce même niveau.

Voilà quelques temps que je réfléchis à ce nouvel engagement. Je crois que l’échelon de la commune est pertinent pour arriver à faire de la politique avec les habitants. La situation est probablement un peu différente dans des villes moins grandes ou en zone rurale, mais dans une ville de 150 000 habitants, la tache n’est pas simple pour arriver à toucher les habitants et à faire de la politique avec eux. Cela reste à mes yeux un fort enjeu pour la démocratie.

Reconnecter les habitants avec le politique, travailler sur la défiance qui s’installe, tels sont les ambitions que je souhaite porter au cours de ce mandat. Car la politique n'est pas l'ennemie de la population, au contraire, elle est la garante de l'intérêt général, du bien commun. Chacun doit y avoir sa place et tous les avis comptes pour définir cet intérêt général, qui est tout sauf une évidence dans un monde complexe et pluriel.

Il est donc grave de voir se creuser un décalage entre la population et ceux censés travailler pour elle. Cela alimente les peurs et cela renforce ceux qui s'en nourrissent. Les démagogues, les extrêmes, les populistes aiment la peur des peuples. Ils savent très bien qu'elle est une arme pour mieux les enfermer, les priver de liberté, sans mur ni barreau. Les partis politiques républicains doivent lutter contre cela et faire, à droite comme à gauche, de l'intelligente en politique une priorité. Il ne s'agit pas d'une question de sondage, d'efficacité ou de popularité, mais peut-être juste une question de devoir par rapport à l'histoire.

Je n’attends pas de miracle, je n’attends pas une inversion de tendance spectaculaire, mais je crois que ce travail de fond est plus que nécessaire et doit être au cœur de nos préoccupations en tant que politiques. Alors … c‘est parti !


Vote pour le premier secrétaire fédéral

PsJeudi prochain, auront lieux les élections aux différentes instances du Parti Socialiste et notamment celle pour notre premier secrétaire fédéral. C’est donc un temps fort important pour la vie du parti, comme de ses militants. Chacun devra se positionner entre différentes propositions, représentées par différents candidats.

La sincérité du vote est probablement sa plus grande force, aussi je crois que c’est en laissant chacun choisir en son âme et conscience que l’on tire le meilleur du système démocratique. J’aurai donc plutôt naturellement tendance à ne pas afficher mon vote dans un sens ou dans l’autre. Cela étant, j’aspire, comme je l’ai dit ici, à prendre des responsabilités dans le parti et il est toujours difficile de se présenter devant les militants, sans jouer cartes sur table. On pourrait me le reprocher, avant comme après et cela ne serait pas facile à expliquer non plus. Il y a là un dilemme probablement difficile résoudre.

Néanmoins, point de suspense, si j’écris cette note sur mon blog, c’est bien que j’ai quel que chose à écrire !

Même si j’apprécie aussi le dynamisme et l’envie de faire bouger les lignes dans la candidature de Yohann et si je respecte le choix de Nadia à représenter une candidature originale et volontariste, je voterai jeudi pour la candidature de Marc Coatanéa, pour plusieurs raisons.

Je fais parti du collectif finistérien formé autour de la candidature de François Hollande, lors des primaires. Structuré autour de Nathalie Conan, Gilbert Gramoullé et Michaël Quernez, ils ont proposé cet été une contribution fédérale dans laquelle je me retrouve bien (je l’ai signé d’ailleurs). Par ailleurs, j’apprécie leur façon de travailler et je partage leur vision du fonctionnement en interne au parti, ce qui est tout aussi important, je crois.

La semaine dernière, après en avoir discuté ensemble, nous avons décidé de soutenir collectivement la candidature de Marc, au poste de premier secrétaire de la fédération du Finistère.

La première raison qui motive ce vote est probablement l’issue de la négociation dans nos instances fédérales. Le premier secrétaire n’est pas tout seul, il est entouré par un conseil fédéral qui délibère. Après quelques discussions au sein de la motion 1, il nous semble que nous sommes arrivés à un équilibre acceptable, auquel nous aspirions pour cette instance.

La seconde raison est que l’équilibre trouvé permettra plus à chacun d’avoir la parole et d’éviter certaines situations du passé, faute d’avoir permis toutes les expressions.

Enfin, la dernière raison est que Marc a repris dans sa déclaration de candidature un grand nombre des idées soutenues dans la contribution fédérale que nous avons signée et que cela nous satisfait en terme de programme d’actions pour notre parti en Finistère.

 

Vous pouvez aussi retrouver les déclarations de Nathalie Conan et Michaël Quernez sur le même sujet.


Objectif Hyderabad !

Cities for life summitLa onzième conférence des parties (COP11) sur la biodiversité a commencé lundi à Hyderabad en Inde. Il s’agit d’un temps fort organisé par l’instance de l’ONU qui s’occupe de la biodiversité (la Convention sur la Diversité Biologique - CDB).

Comme pour le dérèglement climatique avec les COP de Copenhague en 2009 et Cancun en 2011, ces conférences ont lieux tous les deux ans et ont pour but de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour d’un sujet donné. Pour la biodiversité, la précédente était la COP 10 de Nagoya, au Japon.

De nombreuses conférences se tiennent en même temps durant ces 11 jours. Conscient de la place des villes dans les changements de pratiques et l’évolution des mentalités, la CDB et l’ICLEI organisent en parallèle le Sommet des villes pour la biodiversité (Cities for life summit), les 15 et 16 octobre.

Brest métropole a été invitée à venir s’exprimer lors de ce sommet lundi prochain, dans le cadre des villes innovant à l’échelon local, afin de présenter nos actions passées, présentes et à venir, mais aussi notre environnement local, tant environnemental que scientifique ou institutionnel.

Ce sera l’occasion pour moi d’aller exposer tout ce qui se fait à Brest, au regard des Objectifs d'Aichi, adoptés à Nagoya en 2010. Ce sera aussi l’occasion d’inviter les autres villes aux Rencontres internationales de la biodiversité marine et côtière que Brest organise à Océanopolis, les 13 et 14 novembre prochains.


Expérimentation en Bretagne : effacement de 70 MW

IMG_5946Cet hiver, RTE, le gestionnaire du réseau électrique français va expérimenter pour la première fois une gestion des pics de consommation par effacement diffus. La puissance ainsi effacée sera de 70 MW (c-à-d une consommation équivalente à celle d’une ville de la taille de Quimper).

L’effacement diffus, c’est la possibilité de couper, à distance et pour quelques minutes seulement, des éléments gros consommateurs d’énergie électrique, sans que cela n’altère l’usage finale. En d’autres termes, en plein hivers lorsque tous vos radiateurs chauffent, on les éteint pendant 10 minutes. Si on fait cela successivement avec 5 autres de vos voisins, on a fait comme si l’un des 6 n’avait pas allumé ses radiateurs, pendant une heure. Pour autant, les 6 foyers seront chauffées et ne ressentiront pas la gêne qui pourrait être occasionnée si vous coupiez réellement les radiateurs pendant toute une heure. Tout cela se fera de façon pilotée par un petit boitier, installé chez l’usager, relié à un opérateur gérant l’ensemble de la mécanique. Les coupures se feront aux quelques heures de l’année où la demande est très au-dessus de la production électrique.

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Copé - Fillon : les parrains UMP

Cope fillonOn a longuement disserté sur les méthodes de nomination du premier secrétaire du PS, jetons un œil sur ce qui se passe de l’autre coté.

La méthode choisie par l’UMP est un copié-collé de celle de la présidentielle puisqu’il faut être parrainé par 3% des militants pour avoir l’opportunité d’être candidat. On a déjà vu que ce mode de fonctionnement était critiqué lors de la dernière présidentielle, il l’est encore plus semble-t-il au sein d’un parti. En effet, cet adoubement militant est très sélectif, notamment pour ce qui concerne des plus jeunes talents ou des personnalités moins dominantes, mais portant des regards différents à droite.

La démonstration semble faite que la sélection ne se fait pas sur un projet, une vison ou une ambition, mais principalement sur la force d’un réseau. En effet, pour justifier des 8000 parrainages en deux mois (ceux d’été en plus), il fallait disposer d’un réseau militant bien structuré et mobilisé pour aller chercher les signatures chez les militants. Si les guéguerres de courants au PS ont tendance à agacer, à droite, point de suspense, seul les parrains UMP ont le droit de participer !


Résolution de rentrée

Logo-ps-newNous voici dans un temps particulier pour notre parti ; celui de l’élaboration de notre avenir ; celui du souffle à redonner au militantisme ; celui des perspectives nouvelles ; celui de notre congrès.

Avec la victoire de François Hollande, la constitution de l'équipe gouvernementale et notre majorité aux deux chambres, nous avons changé de temps politique. Nos victoires doivent maintenant entrer dans nos mémoires et notre action doit se tourner vers l’ambition que nous portons et l’exigence de construction d’un futur meilleur, que nous devons aux citoyens, aux français.

Mal aimés et mal compris de notre époque, les partis politiques ne sont pas pour autant des collectifs d’un autre temps. Notre société a besoin de politique. Dans une période où les défis s’accumulent et les inerties contraignent le changement attendu par la population, la politique a un rôle central à jouer.

Les partis politiques sont de toute évidence des sphères où cette transformation, cette métamorphose comme diraient certains, peut avoir lieux. Ils sont à la fois des espaces où l’inspiration et la conscience politique se forgent, mais aussi des lieux où les vécus et les idées se confrontent et s’affrontent. Ce travail indispensable et essentiel pour la société permet de rendre plus lisible le monde dans lequel nous vivons, mais aussi trace les lignes de celui que nous voulons construire ensemble.

De 1997 à 2003, avec quelques jeunes camarades de mon âge, je me suis fortement investi au parti socialiste. Dans ma section d'abord, mais aussi au comité de ville et à la fédération du Finistère. Le choc du 21 Avril 2002, l'asthénie du parti qui s’en ait suivi, m'ont conduit à prendre de la distance avec nos instances dirigeantes, à l'issue du congrès de Dijon. Ce fut alors pour moi le temps de l’investissement syndical dans mon entreprise ; celui de mon élection au conseil municipal de Brest ; celui des engagements familiaux aussi.

Riche de toutes ces expériences et dans un contexte aux enjeux politiques importants, j’ai envie de m’investir à nouveau fortement dans mon parti, sur la ville de Brest. L’échelon local est pour moi celui du lien direct avec le citoyen. Il est celui où le travail sur la relation citoyen-politique peut avoir lieu, où il nous faudra innover et nous inscrire dans des fonctionnements nouveaux. Il est aussi celui du dialogue avec la population, par lequel la politique pourra reconquérir les lettres de noblesse qu’elle n’aurait jamais du perdre.

Ce travail m’intéresse. Il prolonge les expérimentations que nous avons déjà menées et les réflexions de notre contribution au congrès de Toulouse. C'est fort de ces envies, de ces défis, qu'en novembre prochain je souhaite être candidat au secrétariat du comité de ville de Brest.


Décennie des Nations Unies pour la biodiversité

A quelques jours du démarrage de la onzième réunion de la Conférence des Parties sur la diversité biologique (COP 11) qui se tiendra à Hyderabad, en Inde, du 8 au 19 octobre 2012, je vous conseille le visionnage de cette vidéo sur la Décennies des Nations Unies pour la biodiversité. Cela retrace efficacement l'un des plus grands enjeux de ce siècle.


Pourquoi faut-il plus imposer les riches ?

Forbes-BulgariaA la suite de ma précédente note sur les riches qui se considèrent des classes moyennes [ici], regardons pourquoi il est normal d’imposer les riches plus que les autres. Il ne s'agit pas que d’une question de moral et de juste répartition des efforts, c’est surtout simplement une question de logique.

Pour prendre un cas d'école bien médiatisé et jusqu’au-boutiste, regardons l'exemple de Mark Zuckerberg, l’heureux fondateur de Facebook. En février 2004, lorsqu’il lance son premier site, il n’a que 19 ans et du haut de son diplôme d’Harvard, il ne possède pas de richesse, en dehors de celle de papa et maman, respectivement dentiste et psychiatre. En 2010, six ans plus tard, Forbes estime sa richesse à 7 milliards de dollars et en 2011 à 17,5 milliards de dollars. En sept ans, du haut de ses 26 ans, ce jeune homme a accumulé une richesse phénoménale.

Sans négliger ou mépriser l’intelligence de l’intéressé, cette fortune n’a pas grand-chose à voir avec cela, il n’est pas plusieurs millions de fois plus intelligent que le commun des mortels ! Dix ans auparavant, il aurait eu exactement les mêmes idées, il serait probablement encore dans une "richesse ordinaire". La fulgurance de sa bonne fortune tient beaucoup plus à la disponibilité de la technologie qui abrite son innovation et au déploiement ultra rapide de celle-ci sur un réseau mondialisé existant, que de l’idée en elle-même.

Voilà où est le biais dans l’esprit de ces hommes devenus mégalos. Pour fructifier aussi vite et aussi haut, leur valeur ajoutée personnelle s’appuie sur une infrastructure sociale et technique indépendante, qui préexistait avant eux et qui ne leur appartient pas. Elle est issue du travail de tout le monde et c’est nous tous qui l'avons financé. Lorsqu’ils font d’énormes profits grâce à ces infrastructures, il est normal qu’ils contribuent bien plus que les autres à leur financement, via le pot commun alimenté par l’impôt que sont les finances publiques.

De même, en France, quand un Philippe Bouvard nous sort qu’il n’a jamais rien gagné qu’avec sa salive et sa plume, c’est oublier un peu vite que sa salive n’a pas le don de passer toute seule par les ondes hertziennes et que sa plume n’est rien sans toute une logistique permettant de produire et de distribuer ses livres grâce aux infrastructures collectives, dans un environnement commercial organisé et structuré.

La sur-médiatisation des personnes ayant réussi et gagnant des fortunes nous fait oublier un peu vite qu’ils sont aussi le pur produit d’un système que nous finançons tous, hérité aussi du labeur de nos ancêtres. Le fait qu’ils en bénéficient largement plus que les autres devrait logiquement les amener à financer plus ces infrastructures grâce auxquels ils prospèrent.

Si cette logique ne s'applique pas aujourd’hui, c’est probablement plus du fait d’un jeu concurrentiel territorial sur lequel s’appuie l’évasion fiscale, que du fait d’une logique économique. On comprend alors bien vite que les plus riches n’aient pas envie que l’on s’attaque aux paradis fiscaux, cela risquerait de casser leur marché !


Lettre aux riches qui croient être la classe moyenne

TirelireAmis “riches de la classe moyenne”, vous peinez à comprendre l’action de ce Président enclin à vouloir ponctionner votre argent … que vous avez gagné grâce à vos nombreux talents. Ainsi, la dernière innovation fiscale : tranche d’imposition à 45% pour les revenus dépassant 150 000 € par an et par part, vous fait-elle vous répandre dans la presse contre l’injustice caractérisée qu’elle ferait peser sur vos modestes épaules.

D’abord et en toute sympathie, laissez-moi vous rappeler que d’après les statistiques nationales disponibles sur le site de l’INSEE, le revenu médian français par ménage se situe aux alentours de 30 000 €/an et que 90% des revenus en France sont inférieurs à 60 000 €/an, toujours par ménage. Disposé d’un revenu (par part) 5 fois supérieur au revenu médian par ménage et près de 3 fois supérieur aux revenus de 90% des ménages français commence à donner de sérieuses indications chiffrées sur la caractérisation du terme « riche », au regard de l’appellation très convoitée de « classe moyenne ».

Cela étant, à votre décharge, il est fort probable que impression d’appartenir aux classes moyennes vous vienne d’une forme de tropisme sociologique : les membres de votre entourage et vos proches ayant les mêmes moyens et les mêmes habitudes que les vôtres, vous en déduisez être dans la moyenne et donc faire partie de cette fameuse classe moyenne. Mais, il n’est est malheureusement rien.

Face à cette myopie sociologique, je ne peux que vous conseiller de vous ressaisir et de sortir de cette paranoïa qui pourrait, si vous n’y faites attention, vous conduire vers la dépression !

(Sources : Fiches thématiques - Revenus - Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee Références - Édition 2012)


Contribution : Un parti en changement

Voilà, avant la trêve estival, quelques mots sur notre contribution.

Nous avons réussi à la déposer au niveau des contributions thématiques, dans la catégorie “Vie du parti”. Vous pouvez donc dès maintenant la retrouver sur le site du PS :

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/thematique/un-parti-en-changement

Sur ce site, il est possible de la lire, mais aussi de la signer (si vous êtes membre du PS). Certains camarades nous ont déjà rejoints. Alors, si le cœur vous en dit, n’hésitez-pas. Par ailleurs, si vous souhaitez laisser des commentaires, ce blog est là pour cela.

Bonnes vacances et rendez-vous pour la fin août, avec un rentrée bien remplie !


Contribution pour le congrès de Toulouse

Logo-ps-newLe congrès 2012 du parti socialiste se profil à l’horizon de la rentrée prochaine. La version toulousaine ne devrait pas donner foisonnement de motions semble-t-il. Cela n’empêche pas de contribuer au débat. En 2008, je m’étais déjà essayé avec une première contribution : « Une seconde voie pour le 21ème siècle », sur un thème qui me tenait à cœur. Je remets le couvert aujourd’hui !

Entre ces deux congrès, j’ai travaillé avec quelques camarades sur la question de l’abstention et de la participation (ici), le sujet fut donc facile à trouver : le fonctionnement de notre parti au regard de la réalité de la société française en 2012, tout en tenant compte du contexte des dernières électorales gagnées.

Accompagné de quelques camarades suffisamment courageux pour se remettre à l’ouvrage en cette mi-année bien chargée et sur une fenêtre de tir étroite pour produire une contribution, nous avons souhaité poser, en quelques mots, l’état de nos réflexions sur le sujet. Voici donc le résultat de ce travail.

Lire la contribution : Un parti en changement.

Après le temps de l’écriture, vient le temps des signatures. Aussi, si quelques camarades se reconnaissent dans ces propos et souhaitent s’associer à notre contribution, ils sont les bienvenus.

Laissez-moi un message avant le 15 juillet, pour que les noms puissent être pris en compte.


Marguerite LAMOUR : quand la démagogie frappe à la porte

Tract_démago_marguerite_lamourEn dernière ligne droite de campagne, la droite aux abois sort un tract que je trouve parfaitement démagogique et clientéliste sur la 3ème circonscription de Brest rural.

La députée sortante y fait valoir la priorité qu’elle donnerait pour sa circonscription, là où le candidat de gauche, Jean-Luc BLEUNVEN a affirmé qu’il défendra l’ensemble du Pays de Brest, si les électeurs lui en donne le mandat dimanche.

Marguerite LAMOUR semble être la seule a ne pas s’être rendue compte encore que le Pays de Brest était l’échelle territoriale minimale pour parler de nos grands enjeux locaux. L’emploi, l’éducation, la recherche, la santé, la défense, l’agriculture ou l’aménagement de notre territoire ne se satisfont pas des petits découpages électoraux.

La cohérence est évidemment à trouver à l’échelle de notre bassin de vie. Le pays de Brest est l’échelle à laquelle s’écrit notre destin commun. La 3ème circonscription ne vivra bien que si l’ensemble du Pays de Brest a un développement cohérent et Jean-Luc BLEUNVEN a raison de soutenir que c’est ce territoire-là qu’il faut penser et défendre.

Après deux mandats en tant que députée, Marguerite LAMOUR ne semble pas encore avoir compris son rôle au parlement : être une députée de la République et non de sa seule circonscription. Elle ne semble pas s’être extraite de la logique d’un mandat d’élue locale.

Voilà ce qui est vraiment le plus inquiétant !