Parti socialiste

La stratégie de l'outrance

Nicolas-sarkozy_940x705La campagne prend de plus en plus une nouvelle tournure et le meeting d’aujourd’hui à Lyon en est l’exemple même. Cantonné au second role dans les sondages, le président sortant décide de passer à l’offensive, à l’occasion d’un semblant de revirement de tendance. Mais l’offensive n’est pas sur le plan des idées, sur le plan du contenu ou même d’une ambition pour la France et les français. Non, cette offensive est celle de l’agression verbale et de l’accusation orale.

A l’image du sarkozisme de ces 10 dernières années, ces attaques sont parfaitement trompeuses, dans une logique de renversement : « Je passe pour un menteur dans l’opinion publique, je traite mon concurrent de menteur » ; « J’ai traité les français de tous les noms, j’accuse mon concurrent de ne pas respecter les français » ; « L’UMP est au pouvoir depuis 10 ans, mais j’affirme que ce sont les fautes des socialistes qu’il faut rattraper » ; idem sur le cynisme ou la xénophobie.

La stratégie est grossière, c’est l’outrance du propos. Une outrance décomplexée, venue du plus haut responsable de l’Etat, mais qui lui donne aussi sa force en semant le doute. L’outrance ne vient pas seule, elle est mêlée aux propos anxiogènes, à la construction de la peur dans un contexte de peuples meurtris par la crise.

C’est en se comportant ainsi que le président sortant vole l’élection aux français. Car, comment y voir clair dans un déballage d’invectives outrancières et mensongères qui ne travaillent pas le fond. L’élection présidentielle est une rencontre avec les français afin de tenter de dessiner les lignes d’ambitions pour le pays. Nicolas Sarkozy et l’UMP ont décidé de saccager le tableau pour tenter d’empêcher quiconque d’être entendu. C’est à nous de lui donner tord et de travailler le fond, par un programme, avec les français.


Le Pen au second tour

France-de-sarkozyL’UMP nous fait le grand show sur la soi-disant traque de Nicolas Sarkozy, soit par une gauche irresponsable, soit par une presse de gaucho ! Le président sortant serait la victime d’affreux conspirateurs qui voudraient sa peau et ce, malgré le soutien inaliénable de milliers de militants de l’UMP venus l’acclamer à Villepinte.

Hier matin, un édito du Wall Street Journal (journal conservateur du Groupe de Rupert Murdoch, bien connu pour ses positions de gauche !!) appelait notre président sortant, “Nicolas Le Pen”, pour son cynisme lorsqu'il fait appel aux propensions xénophobes des électeurs [ici]. Au bout d’un mandat, Sarko l’américain se fait critiquer pour ses « sales pensées » (ugly thought) et son « analphabétisme économique » (economic illiteracy) par la presse de droite américaine.

La semaine dernière, dans le Figaro (toujours la presse de gauche !), nous apprenions que le couple Sarko-Merkel rejouait la belle et la bête aux yeux des citoyens européens puisque, si les deux personnages sont bien identifiés en Europe, l’une est appréciée et l’autre pas du tout [ici]. On peut alors mieux comprendre que le président sortant tente depuis le début de sa campagne de gagner un baiser d’outre-Rhin, probablement dans l’espoir de se transformer en prince charmant !

Non, ce n’est ni la gauche, ni la presse qui ont fait que Nicolas Sarkozy est critiqué de toute part, il est lui-même l’acteur principal de ce rejet massif. Après un mandat à avoir bridé la presse française, il est probable que les langues se libèrent un peu plus pendant la campagne, mais ce qui apparait aujourd’hui n’est rien d’autre que la réalité du personnage et de ses acolytes.

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Débat sur le nucléaire

Commission SEE_Nucléaire TFMardi dernier au Parti Socialiste de Brest, nous avons monté une réunion sur la question du nucléaire. Pour donner un tour d’horizon de la question, nous avions invité Bruno Rebelle, Directeur de Transitions, qui est plutôt favorable à une sortie rapide et Yann Gouzien, Président du Conseil de développement de l’agglomération et du Pays de Brest, mais aussi retraité de EdF et spécialiste des questions d'énergie.

Le premier constat est que ce n’est pas facile de monter une réunion sur le nucléaire. Il est à la fois pas simple de trouver des intervenants modérés qui sont pour une sortie du nucléaire, mais il n’est pas plus simple non plus de trouver des intervenants qui défendent le modèle actuel ! Le débat reste très technique, avec des chiffres assez interprétables de part et d’autre. Reste donc deux choix qui se défendent l’un comme l’autre, en fonction des priorités que chacun fait prévaloir en premier.

Un consensus a toutefois émergé de la réunion, celui de plus parler de cette question-là, de la mettre au débat. Jusqu’à maintenant, les citoyens ne se sont pas approprié ce sujet, ce choix, cette stratégie qui est toutefois très engageante (Cf. les implications post Fukushima au Japon). Peu de débats, donc peu d’informations pour nourrir les échanges ou même les options alternatives. Nous tombons donc rapidement dans un discours parfois irrationnel et trop souvent enflammé !

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Discours de François Hollande au meeting du Bourget

FH2012_BourgetDevant plus de 25 000 personnes, François Hollande a donné, le 22 janvier au Bourget, le coup d’envoi de la dernière ligne droite de sa campagne présidentielle. Un beau discours qui apporte du sens à sa candidature. A lire ou regarder ...

Trois jours plus tard, le non-encore-candidat UMP envisage une défaite, il fallait le faire ce coup-là !

Le texte du discours

Les vidéos ci-après ...

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Quelques mots d'hier pour demain

« Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Jean Jaurès, discours à la jeunesse, Albi, 1903 [ici]

Bonne et heureuse année 2012 !


Forum ouvert sur l’abstention

TererteterL’année dernière, nous avions initié une réflexion en interne au parti socialiste sur l’abstention aux élections [ici]. Ce travail avait été enrichissant, mais restait une approche en interne, avec toutes les limites que cela implique.

En début d’année, nous avons souhaité sortir de nos murs pour aller à la rencontre des citoyens afin de les questionner sur l’abstention. Ainsi, nous avons monté le projet d’organiser trois forums ouverts dans des lieux différents de Brest, afin d’aller à la rencontre des habitants : deux dans des maisons de quartier (l’Escale de Pontanézen et MPT du Valy Hir) et un troisième à l’UBO, en partenariat avec des associations d’étudiantes. Cela fut riche d’enseignement, tant positifs que moins positifs d’ailleurs … mais n’apprenons-nous pas en marchant … et en tombant parfois !

Le premier enseignement est sur la méthode pour aller vers les citoyens. Les deux premiers forums ouverts, lancés avec un affichage PS seul et dans les quartiers n’ont pas fonctionné, faute de participant (une a deux personnes seulement). A l’inverse, celui organisé à l’UBO, en partenariat avec des associations étudiantes, a bien fonctionné. (Notons que nous avions volontairement choisi de ne pas faire d’information en interne au PS, l’objet n’étant pas de questionner les militants socialistes, mais bien des personnes éloignées du monde politique.)

Nous faisons-là l’expérience du manque de confiance et d’intérêt des citoyens à l’égard des partis politiques et de la difficulté à retisser du lien. Malgré ces deux déconvenues (que nous avons pris avec philosophie !), nous sommes bien là dans le sujet. Une part du travail est justement de retrouver les bonnes méthodes d’approches.

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La primaire citoyenne, une indiscutable réussite avant tout

FHQuelques lignes avant de clore cet évènement nouveau dans le paysage politique français et passer à autre chose.

D’abord, disons-le avec fierté, cette primaire est une réussite. Avec environ 3 millions de votants, soit au premier tour, soit au second, soit aux deux, cette primaire aura largement mobilisé au-delà des militants du parti socialiste (dix fois plus). Malgré les doutes émis par la droite, malgré sa stratégie de l’épouvantail sur le fichage, malgré les vociférations de ses ténors, elle n’aura pu entraver réellement cette dynamique d’engagement contre elle. Aux yeux de la population, cette primaire marquera au contraire les esprits comme une forme de courage des politiques de gauche, afin de laisser le choix de trancher aux français.

La seconde leçon est sur l’intérêt d’un scrutin à deux tours. La primaire n’est pas une élection, mais une sélection. Le second tour n’a pas autant de nécessité que dans un vote où il existe une bi-polarité politique historique. Dans une primaire, nous sommes par nature sur des options politiques très proches. Le premier tour suffit à lui-même pour compter les expressions de la population. Par ailleurs, l’entre-deux tours aura fait monter les tensions entre deux camps, sans que cela ne change le résultat. Il est en effet rare dans ce type d’élection que l’électeur ne choisisse pas celui arrivé en tête au premier tour, celui qui a le plus fort potentiel pour la suite. Enfin, par le jeu du report des voix, le second tour fait courir le risque d’un résultat peu tranché et donc d’un affaiblissement du candidat qui en ressortirait, en vue de la vraie élection à suivre. L’intérêt d’un second tour est donc, de mon point de vue, largement discutable.

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Arrêtons la caricature et faisons de la politique

Fr Hollande

Depuis plusieurs jours, on entend à droite comme dans une certaine gauche des propos sur une soi-disant « mollesse » du candidat à la primaire, François Hollande. On entend parler dans la presse ou dans les réseaux sociaux de « gauche molle » ou de « balladurisation », comme pour faire prendre pour une évidence ce qui ne l’est en fait pas du tout.

Je n’associe pas la notion de mollesse à la détermination. Quand un candidat se lance dans un combat électoral avec 5% de votes favorables dans les sondages, face à un autre prétendant qui est affiché comme quasiment élu dans les médias (DSK), je n’appelle pas cela de la mollesse, mais de la détermination et du courage, probablement d’ailleurs alimenté par une vraie vision personnelle du pouvoir et non seulement du programme d’un parti.

Je n’associe pas la mollesse au respect de ses adversaires. Quand un candidat donne comme consigne à ses équipes de ne pas faire de campagne de terrain pour lui, mais seulement pour la primaire, je considère aussi que c’est un choix courageux et qui témoigne d’une réelle confiance en soi et en ses idées. Que d’autres camarades aient fait d’autres choix, cela les regarde, mais aux yeux des citoyens (et probablement de la droite) il n’y aurait rien eu de pire que des équipes de campagne en train de s’écharper sur chaque marché, sur le jeu du porte-à-porte, des collages d’affiches ou des diffusions de tracts. Si chaque candidat avait fait le choix d’un marketing agressif, nous serions aujourd’hui dans une foire d’empoigne et donc, un message complètement différent du débat apaisé qui transparait, grâce aux différents débats télévisés. Dans une société harcelé par la compétition et la communication, je trouve qu’avoir fait le choix d’une campagne de candidat aux primaires à minima, en faisant confiance à l’intelligence des électeurs, est un choix ambitieux et porteur de sens.

Enfin, je n’associe pas la mollesse à l’écoute et au respect d’avis différents. Il y aurait d’un coté ceux qui font les choix et de l’autre, ceux qui n’en feraient pas. Non, bien-sur ! Par contre, il peut y avoir deux méthodes : une plus orientée vers des décisions unilatérales du pouvoir et encadrées par la loi et de l’autre, une autre plus orientée vers la recherche de consensus et vers des applications par la négociations entre acteurs. Faire croire que l’on peut tout diriger et trouver les bonnes solutions d’en haut est une hérésie. Il n’y a plus que les grands patrons du CAC 40 (et Sarko) à croire cela ! Les décisions doivent pouvoir s’adapter aux situations, aux contextes, aux groupes. Ce qui est vrai ici peut être faux et improductif-là. Les choses ne sont pas complexe en soi, mais c’est le respect de la diversité qui leur donnent toute leur complexité. L’exercice du pouvoir nécessite de l’écoute, de la nuance et une grande capacité à faire confiance aux citoyens, pas seulement aux lois !

Nous sommes à une époque où les médias et les réseaux sociaux, manipulés par des cabinets de communication, sont en capacité à dézinguer un candidat en fabriquant des procès d’intention axés sur des lieux communs et des caricatures complètement extérieures au débat. Méfions-nous de cela, car ceux qui utilisent ces outils sont souvent ceux qui n’aiment pas que nous pensions pas nous-mêmes.


Pourquoi je soutiens la candidature de François Hollande

5742503725_116b133396_b Comme je l’ai dit dans une précédente note, soutenir un candidat aux primaires citoyennes ne tient pas forcément de l’évidence. En effet, les candidats partagent entre eux un socle commun d’idées important et ce sont toutes des personnalités de haut rang dans le parti. Faire son choix est donc un travail dans les nuances et les différences de perception, plus que sur le fond politique, comme pour toute autre élection. Le choix relève d’abord de l’intuition et il faut parfois un peu creuser pour mettre des mots sur ce qui confirme la volonté de soutenir un candidat plus qu’un autre.

Je fus « strauss kanien » aux primaires de 2006, « aubryiste » au dernier congrès du PS, il n’y avait donc pas d’évidence à soutenir la candidature de François Hollande aujourd’hui ! Mon ralliement tient principalement à trois qualités du candidat : l’envie, la simplicité et le discours.

François Hollande est une personne qui a envie d’être candidat et qui a envie d’être Président. Lors des précédentes échéances, la situation du PS et la candidature de Ségolène Royal ne lui avait pas laissé l’opportunité de l’être , mais on sent que ce « retrait de raison » n’a pas émoussé l’envie d’y aller et de porter haut les ambitions du parti socialiste. Il fut candidat lorsque les sondages ne le donnait qu’à 5% (face à DSK), il poursuit sa route maintenant que ces mêmes sondages lui donnent de réelles chances de l’emporter. Je crois que l’on ne devient pas Président par hasard, c’est une fonction qui demande un engagement personnel fort et mûrement réfléchi. Cela a toujours été vrai dans l'histoire, ce le sera d’autant plus pour le mandat 2012-2017 vu les enjeux qui nous font face. L’envie sera une qualité indispensable pour réussir.

François Hollande est une personne simple. Il y a quelques années, des amis ayant vécues et travaillées en Corrèze m’avaient déjà fait part de leur impression sur le personnage : facile d’accès et attentif aux autres, il était une personnalité largement appréciée. Sa façon de faire campagne aujourd’hui témoigne de cette « méthode Hollande », bien éloignée des « staffs de campagne » auxquelles les politiques nous habituent. Il est un homme de débat et de contact, ce qui rompra avec les années Sarkozy où le peuple a été tenu à distance du pouvoir.

A la simplicité du comportement, s’additionne une simplicité des mots : une lisibilité du propos, une cohérence qui rend plus accessible le discours politique. A une époque où l’on nous vend la complexité des choses que pour mieux excuser le laisser faire libéral, je crois que savoir expliquer et rendre les idées plus simple pour le citoyen (sans tomber dans la démagogie, bien-sur) est une véritable qualité pour faire de la Politique.

François Hollande a un discours politique de candidat face à aux enjeux de ce début de siècle. Comme nous tous, il sait que la période qui s’annonce sera une période difficile : résultat d’une longue période libérale qui aura bercé les illusions des peuples, pour finalement ne faire que concentrer les richesses et le pouvoir sur un très petit nombre d’individus.

Le discours de François Hollande répond à ces défis : pour refonder un modèle français, il nous faudra travailler sur la fiscalité, la jeunesse et la croissance. Il nous faudra retrouver les marges de manœuvre indispensables à un vrai projet collectif, au travers d’une vraie refonte fiscale qui prendra réellement en compte les richesses et répartira plus équitablement l’effort. Il nous faudra remettre au centre du projet notre jeunesse, nos enfants, parce qu’ils sont aujourd’hui les oubliés ou les variables d’ajustement des politiques économiques, alors qu’ils sont le capital réel d’un territoire, un véritable investissement d’avenir pour la prospérité d’un pays. Enfin, il nous faudra retrouver les voix de la croissance, mais plus sous sa forme actuelle qui n’a d’ambition que le profit produit au passage. Non, une croissance vers une meilleure qualité de vie, une croissance au service de l’Homme et non seulement de certains. Ce projet à du sens.

Voilà, pour ces trois raisons principales, je pense que François Hollande fera un excellent candidat pour la présidentielle et un Président juste et intelligent pour la France. Que peut-on rêver de mieux ?


Une rentrée politique sous le signe des primaires

Fr Hollande La rentrée 2011 se fait sous le signe de la préparation des primaires à gauche. L’élection présidentielle approche lentement mais surement. La politique du gouvernement a marqué le pas depuis maintenant de nombreux mois autour de leur candidat unique. Europe Ecologie Les Verts ont fait leur primaire interne avant l’été. Voici le tour des partis de gauche : PS et Radicaux de gauche.

Les primaires d’octobre prochain seront un temps où tous les citoyens qui se sentent de gauche pourront aller s’exprimer par le vote. L’objectif est d’abord la liberté de l’expression pour désigner le candidat de la gauche.

Lors de la précédente élection présidentielle, seuls les militants encartés au PS avaient pu voter pour les trois candidats (Royal, DSK e Fabius). Des voix hors du PS s’étaient élevées pour dire que les militants du PS n’étaient pas forcément les plus représentatifs pour choisir LE candidat de la gauche, ayant la plus forte probabilité de faire face à la droite au second tour. C’était en effet une critique entendable, même si elle pouvait être discutée. Les primaires les 2011 répondent sur ce point, en ouvrant au maximum la possibilité de participer. Chaque citoyen se reconnaissant de gauche pourra voter.

On connaît la liste des candidats à cette primaire. Il y a des hommes et des femmes, des jeunes et moins jeunes, des expérimentés et des moins expérimentés et il y a bien sur, des postures politiques un peu différentes entre chaque candidats. Il y a le choix et on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas là des personnes de grandes qualités.

Une primaire n’est pas une élection entre un candidat d’extrême droite face à un candidat d’extrême gauche ! Les différences se font dans les nuances, dans les perceptions individuelles, dans les ressentis et dans les façons d’être, les façons de se comporter ou d’être candidat, en vu de devenir Président. Le choix n’est pas simple, mais c’est aussi cela la politique, il n’y a pas toujours d’un coté le blanc et de l’autre le noir, heureusement !

Pour ma part, j’ai fait mon choix avant les vacances après avoir lu et écouter les déclarations, les articles et échangé avec quelques proches amis. Je soutiendrai François Hollande dans cette primaire et si les électeurs de gauche le souhaitent, pour la présidentielle.


Le journalisme bisounours du Télégramme !

Marine Aubry Samedi, je suis tombé par hasard sur l’éditorial d’Hubert Coudurier : « Le projet bisounours d’Aubry ». Ayant lu l’interview de martine Aubry dans le Monde quelques jours auparavant, j’ai été un peu étonné du propos de ce Point de vue, pour le moins caricatural. Etant abonné du Télégramme, je me suis donc fendu d’un commentaire un peu critique sur le site du dit journal. A aujourd’hui, le commentaire en question n’a pas été affiché, bien qu’il ne relevait en rien de caractères injurieux. Par contre, figurent en bonnes places quatre autres commentaires qui vont dans le sens du propos de l’édito.

Je pense que je n’aurai pas fait de commentaire si, ce weekend, je n’avais pas été choqué (comme beaucoup d’autres) par l’annonce du sondage sur le FN, arrivant en tête au premier tour des élections présidentielles. Mais les faits sont là (conforté ce soir ici), nos concitoyens finissent par adhérer, doucement mais surement, aux appels du FN. Certains diront que c’est de la faute du politique et de la médiocrité des propositions et ils n’auront pas tout à fait tord là-dessus, je crois à l’exigence vis-à-vis du politique. Mais le pouvoir politique n’est surement pas que le seul maillon dans ce système, le quatrième pouvoir, les médias, jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement politique d’un pays.

Deux points me semblent choquants dans l’édito en question qui sont aussi symptomatiques d’un journalisme actuel.

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Marie GUEYE, candidate à Recouvrance

Marie GUEYE Ce soir, je fais une petite infidélité à Chantal Simon-Guillou pour soutenir la candidature d’une candidate amie qui me semble avoir beaucoup de mérite … Marie GUEYE [lire ici].

Je trouve qu’il faut du courage pour se lancer dans une campagne, en son propre nom, sans être soit même déjà élue sur une liste. Marie Gueye, ce n’est pas le pur produit d’un parti, parfaitement rompue aux jeux de rôles et aux discours du petit microcosme politique. Marie Gueye, c’est plutôt la franchise et la simplicité d’une personne qui vit parmi ses autres concitoyens et qui, habitée par des convictions, a choisi d’aller les défendre en se présentant à des élections.

Certains diront que sa jeunesse en politique est un handicap. Cela pourrait en être un si elle n’était pas entourée par une équipe sérieuse à la tête de laquelle il y a Pierre Maille, le Président du Conseil général, lui-même candidat sur le canton d’à coté. Son remplaçant Jacques Quillien, largement reconnu sur la Rive droite, est aussi là pour l’accompagner dans son mandat. Recouvrance est un quartier qu’il connait comme sa poche en tant qu'Adjoint au Maire du quartier des Quatre moulins.

La politique a aussi besoin de regards neufs. Elle a besoin de se faire interpeler, de se faire bousculer par des personnes qui ont fondées leurs convictions sur un véritable vécu, sur des rencontres.

Marie Gueye a le parfait profil pour faire une élue du Conseil général qui saura défendre son quartier, sa ville et son département, pas pour faire de belles envolées lyriques afin de figurer dans la presse du lendemain, mais par conviction pour les habitants de notre territoire qu’elle défendra.

Les 20 et 27 mars prochains, lors des élections cantonales, il est important d’aller soutenir Marie GUEYE. Chaque voix comptera, parce que chaque parole compte.

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Elections Cantonales avec Chantal Simon-Guillou

AFF-C-SIMON Le weekend dernier, avait lieu le lancement de la campagne de Chantal Simon-Guillou pour les cantonales de mars 2011, sur le canton de Plouzané, Brest Saint-Pierre. [Article Télégramme ici]

Demain commencera la phase active de la campagne, le porte-à-porte et la rencontre avec les citoyens.

En tant que candidat remplaçant de Chantal Simon-Guillou, j’ai souhaité aussi m’engager pleinement dans cette campagne. Ma fonction de vice président à Brest métropole océane me fait rencontrer régulièrement le Conseil général sur tous les dossiers en lien avec l’eau, la biodiversité ou même l’énergie. Le Conseil général du Finistère est aujourd’hui très présent sur tous les projets environnementaux du département. Avec un des premiers Agenda 21 de France, il est devenu un acteur incontournable sur les politiques de développement durable que soutiennent largement nos concitoyens.

De la même façon, le Conseil général est l’institution qui s’occupe de solidarité en Finistère, de l’enfance jusqu’au grand âge. Les politiques du département sont essentielles afin de tisser un territoire qui souhaite se développer de façon équilibrée et sans crainte du lendemain. J’ai le sentiment que beaucoup de nos concitoyens, face à une crise qui fait peur, attendent des institutions qu’elles garantissent ce socle d’un vivre ensemble apaisé et en capacité à dessiner un avenir pour chacune et chacun.

C’est dans ce cadre que j’ai souhaité m’engager dans cette campagne auprès de Chantal, à la fois pour dire combien le bilan du Conseil général conduit par Pierre Maille me semble très positif, mais aussi pour rappeler que nous avons besoin de personnes pour continuer à soutenir ces valeurs.

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A vous de faire partie de l'histoire !

Cestnotrehistoire J’ai été contacté par une journaliste de CAPA TV pour faire un appel à témoignage sur l’élection de François Mitterrand, en 1981 et sur ses premières réformes de début de mandat.

N’ayant que 11 ans à l’époque, mon bagage en la matière est plutôt mince.

Avis à tous ceux qui auraient des archives ou qui auraient envie de témoigner de cette victoire historique de la gauche et comment les réformes qui ont suivies ont transformé leur quotidien ou influencé leurs actions.

L'émission passera sur France 5, début janvier et sera sur le même format que celle diffusée ce soir sur De Gaulle [ici].

Ci-après l'appel à témoignages, l’adresse du site mis en place par France 5 et les coordonnés de la journaliste.

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Abstention et confiance politique

AAJ'anime au sein du parti socialiste de Brest un groupe de réflexion sur l'abstention. Grande inconnue que l'on reconnait quelques semaines avant les élections, elle n'en demeure pas moins un des marqueurs les plus pertinents de la performance globale du politique et des partis.

Pour ceux qui douteraient encore de l'étendue du décrochage duquel témoigne l’abstention, la lecture du Baromètre de la confiance politique (CEVIPOF) sorti en décembre dernier donne quelques pistes.

En synthèse : les français n’ont plus confiance dans les partis politiques qui arrivent bons derniers de la confiance dans les institutions, avec seulement 23% qui leur font confiances. Cette défiance n’est pas idéologiquement marquée puisque 67% n’ont ni confiance dans la droite, ni dans la gauche pour gouverner le pays. Cette défiance s’accompagne aussi surement d’un désintérêt pour le vote car les français ne se sentent ni représenté, ni même défendu par les hommes politiques actuels.

La cassure est profonde entre les français et les partis puisqu'à la question : "J'ai confiance dans la gauche pour gouverner ce pays", seulement 49% des apparentés PS répondent favorablement et c'est guère mieux en ce qui concerne la confiance des électeurs UMP, vis-à-vis de la droite pour gouverner. Même au sein d'un même courant de pensée, la confiance dans le politique n'est plus.

L'abstention soulève donc inévitablement des questions de fond : pour qui gouvernent les politiques ? Comment un tel décrochage entre représentants et représentés est-il possible ?

Certains se laisseront aller à la facilité en pensant que c'est seulement un désintérêt, pour ne pas dire une inculture politique. Mais il n'en est rien : le baromètre montre que les français s'intéressent à la politique et s'informent. Il montre aussi qu'ils sont inquiets, voire assez pessimistes vis-à-vis de du futur. Qu'ils souhaiteraient des changements, mais hésitent quand à l'ampleur de ces changements : ajustements ou changements profonds. Personne ne semble leur offrir réellement de perspective ou d’alternative en dehors du système capitaliste.

Défiance à l'égard de ceux qui gouvernent et manque de perspectives de rebond, tels sont les maux de notre temps, tels sont les raisons profondes de l'abstention. Il est urgent que les partis politiques se mettent au boulot, tant pour refonder un autre modèle que pour aspirer à représenter ceux qui les élisent.

Petit coin de ciel bleu dans cette étude, il semble que les élus de proximité soient aussi ceux en qui les français ont le plus confiance. Je garde donc encore un peu une raison d'être !

Lien vers groupe de réflexion sur l'abstention sur la Coopol


Les 4 leçons des régionales 2010

Chronique envoyée ce matin sur le site du monde.fr [ici].

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La première grande leçon est bien-sûr l’abstention, au premier comme au second tour. Un français sur deux ne s’intéresse plus ou fait le choix de ne plus participer au débat démocratique. La majorité du monde politique commente sans grande conviction ce qui devient un non-événement dans nos élections. Les totaux électoraux ne prenant en compte que les votes exprimés, les résultats affichés ne pâlissent pas de l’abstention. Pour autant, cela reste de loin la plus forte expression, mais ce qui n’est pas compté fini par ne plus compter.

Le travail sur l’abstention devrait être un chantier prioritaire du politique (quel que soit la couleur). Dans une démocratie, le vote est la boucle de rétroaction qui contrôle que tout le système ne dérive pas, ne diverge pas. C’est un des éléments clé du fonctionnement démocratique. Que la classe politique ne réagisse pas fortement face à ce taux d’abstention est clairement un indicateur inquiétant sur la santé réelle de notre démocratie. Cela témoigne tout autant d’une peur, d’un manque d’ambition, d’un manque d’innovation et d’envie d’innover que d’un certain conservatisme.

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La Région Bretagne en campagne

Jean Yves Le Drian Hier, je faisais campagne pour les régionales. L’occasion pour moi de redécouvrir les différents champs d’actions du Conseil régional, car si plus de 75% des français estiment que ce que fait la Région est important, ils sont le même nombre à ne pas savoir ce qu’elle produit au quotidien !

Pas de discours de science politique ce soir, mais simplement trois exemples vécus, dans mon mandat, de relations constructives avec le Conseil régional de Bretagne.

D’abord sur l’eau, où la région est un acteur incontournable sur la politique de reconquête de la qualité de l’eau en Bretagne. Co-financeur avec le département ou l’agence de l’eau d’actions d’amélioration de la qualité des eaux, le Conseil régional milite aussi ardemment pour prendre en charge la politique de l’eau sur son territoire.

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Avec Sarkozy et l'UMP, la France recule

Site UMP Malgré un discours de campagne stigmatisant un recul de la France, malgré une énergie de tous les instants pour occuper la scène médiatique, le bilan de l’UMP est à l’opposé des objectifs qu’ils affichent et des politiques qu’ils ambitionnent.

Cette semaine encore, deux chercheurs spécialistes des questions de sécurité critiquent fermement la politique de casse de la police mené par le Président, majoritairement pour des problèmes d’idéologie et de discours de campagne. Ils estiment que la police en est revenue aux années 60 ! [ici].

Au mois de novembre derniers, la cour des comptes sortait un rapport démontrant le renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire, tant vendu par le candidat Sarkozy comme un signe « d’égalité des chances » [ici].

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Politiques de territoires

Si la droite gère l'état, la gauche (et le parti socialiste en particulier) est aux commandes d'une grande partie des collectivités territoriales (grandes villes, communautés urbaines, département ou régions).

 Là où l'état dérape de plus en plus dans les travers d'une mauvaise gestion et d'une politique sans réflexion et sans sens, c'est au niveau des territoires que ce sens et cet équilibre renaît.

Au-delà des petites phrases et des logiques de leadership qui masquent trop souvent le fond des politiques proposées, que chacun se fasse son opinion sur la base des ambitions portées.


Breizhstorming

Breizh forums
Le dictionnaire français s’enrichi d’un nouveau mot : le Breizhstorming !

A l’initiative de Jean-Yves Le Drian, les socialistes bretons lancent une série de 4 forums de réflexion sur la Bretagne, de façon à co-construire le programme des prochaines régionales, sur la base des aspirations des bretons.

Le site www.forumbretagnepourtous.net vient d’ouvrir et permettra à chacun de suivre l’actu de ce travail, mais aussi de proposer de nouvelles idées dans le cadre de ce Breizhstorming régional.

Alors n’hésitez plus, venez breizhstormer avec nous !


Le blog de François CUILLANDRE

Fc La blogosphère s’enrichit d’un nouveau bloggeur : « fc » (alias François CUILLANDRE, dans le monde réel).

www.francoiscuillandre.fr

C’est une bonne chose qu’un homme politique ait un espace d’expression plus personnel que la seule scène politico-médiatique. D’abord parce que les médias sont aujourd’hui un espace où il est difficile de développer des idées de plus de deux lignes, mais aussi parce qu’un « politique » est avant tout un homme ou une femme, avec ses questionnements et ses incertidues. Pour comprendre le fait politique, il faut aussi avoir compris cette dimension-là.

Une expression plus posée et plus personnelle est donc un bon moyen d’ouvrir cette compréhension aux citoyens, en des temps où les médias s’attachent plus à scénariser la vie politique, en un immense show de téléréalité, qu’à tenter d’en faire comprendre les enjeux et les politiques alternatives possibles.

Qu’un maire d’une grande ville s’autorise à intervenir dans un cadre autre que celui de ses responsabilités institutionnelles est une bonne chose, car cela permet de donner un éclairage différent, de la part d’un homme ou d’une femme qui se situe à la croisée d’enjeux multiples. Que l’on soit d’accord ou pas avec le propos importe peu du moment que l’intelligence de celui-ci soit capable de nourrir et d’enrichir la réflexion collective, le sens des politiques publiques et la compréhension de la dimension humaine d’un parcours politique. Sur ces trois points, il me semble que notre maire président peut avoir une véritable valeur ajoutée.

Souhaitons donc bon vent à ce nouveau blog, en espérant que son auteur saura trouver le temps pour y mettre quelques notes, de temps en temps.


Un parti socialiste en transition

Du poing à la rose Jeudi soir avait lieu le vote sur la charte fédéral Finistère pour la rénovation. En bon militant, je suis allé voter mais je me suis abstenu, comme environ 21% des 1049 votants finistériens. Contrairement aux 18% des militants qui se sont opposés aux propositions, je n’avais fondamentalement rien contre ce qui était soumis au vote (après élagage conséquent), mais je pense que tout cela est vraiment hors sujet au regard de ce que vit le PS aujourd’hui.

Cet « acte I de la rénovation » de notre fédération s’attache à fixer des règles pour savoir qui pourraient se présenter, comme candidat à la candidature pour notre parti, aux futures élections. Mon avis est qu’avant de décider qui part et qui ne part pas, il faut préparer les bagages … et là, en l’occurrence, nous disposons de valises bien vides ! ! Et ce n’est pas ce genre de débat, en capacité à occuper nos soirées et à faire monter nos tensions internes, qui remplira notre feuille blanche.

Hier, Français Hollande s’exprimait dans le Télégramme. Gros titre : « Le PS a presque trop d’idées ». Je dois dire que j’ai sauté au plafond en lisant cela ! ! Le reste de l’interview me laissant que peu d’espoir sur une potentielle mauvaise lecture des propos de l’intéressé.

Tant au niveau local qu’au niveau national, il faut que le PS se reprenne et recommence à produire ce que les français attendent de lui. Comme le dit Hollande, « le PS est la force qui permet l’alternance ». Mais doit-on attendre que la droite saccage tout pour que les français, par dépit, nous choisissent comme certains choisissent Bayrou ou Conh Bendit ? Ou alors, aborderons-nous les prochaines élections avec un vrai message en réponse aux attentes des français ?

Aujourd’hui fut un autre jour. J’ai lu dans le Monde les articles de Bernard Poignant, Gaëtan Gorce et de Harlem Désir et je les ai trouvé bien, voire même très bien. Globalement, je me suis reconnu, tant dans l’appel à se remobiliser pour un changement de notre parti que sur l’exigence d’un virage de nos façons de penser qui ont finalement atteint leurs limites.

Dans le même esprit et même si j’ai appris à me méfier de l’affichage « grandes manœuvres » de notre parti, je dois dire avoir lu avec intérêt la lettre de notre première secrétaire, Martine Aubry [ici], concernant la refondation de notre projet et la transformation du Parti socialiste. Y sont exposées des questions qui me plaisent et le travail se propose de commencer par le début : le modèle de société auquel nous aspirons.

J’espère sincèrement que cela témoigne d’une transition de notre parti. Sinon, je crains de devoir partager l’opinion que développe Bernard Poignant dans son article.

J’écrirai un courrier à Martine Aubry avant le 3 juillet. A la fois pour dire ce qui me déplait, mais aussi pour proposer une vision et un travail pour ce parti qui me tiendrait à cœur.

Ne ménageons pas notre peine, mais avant de partir, choissions la bonne direction.


Européennes, les socialistes sont restés ce qu’ils sont !

Eiffel Depuis le début de la semaine, je regarde les réactions de mes camarades socialistes sur le bilan de ces européennes et le moins que je puisse dire, c’est que j’ai du mal à partager leurs analyses de la situation.

Il fut un temps où, lors des échecs électoraux de mon parti, j’analysais les votes comme une forme d’ingratitude ou d’incompréhension du monde par la population française. J’ai changé d’avis. Je crois aujourd’hui qu’il y a une véritable pertinence dans le vote des français et qu’il témoigne plutôt d’un effet miroir sur ce que Le Politique donne à voir au monde. Le vote des français est avant tout une forme de sondage grandeur nature qu’il s’agit de décrypter.

L’abstention d’abord

Il est clair que depuis le vote sur le traité constitutionnel européen, l’Europe n’est plus la même pour les français. Le TCE est une cassure dans la construction européenne qui témoigne d’une incompréhension sur le sens de l’Europe que nous voulons construire : pourquoi, comment, avec qui et pour qui ? Un regard réaliste sur le monde permet d’y trouver une réponse … mais cette réponse ne plaît pas aux citoyens. C’est d’abord une Europe de l’économie et du nivelage par le bas. C’est ensuite une Europe réglementaire avec ses contraintes incomprises. C’est enfin une Europe dénuée de moyens à l’échelle du citoyen. L’Europe est désincarnée, sans nouveau sens et nouveau but pour les citoyens. Les discours peuvent être bons et enjoués en périodes électorales, les citoyens ne s’y projettent plus, n’y croient plus.

Le vote ensuite

L’abstention est un élément de myopie rendant toute analyse microscopique osée, d’autant plus que chaque parti dispose d’une force d’irréductibles qui constituent un talon électoral difficile à estimer. Les messages peuvent donc se résumer à un décryptage macroscopique des tendances.

Les tendances macro sont connues : très bon score des Verts, bon score de l’UMP, faible score du PS et très faible score du MoDem.

Verts et MoDem s’articulent dans un jeu de vases communicants dans un vote, si ce n’est de sanction, à minima de non adhésion aux programmes des deux autres. Ce jeu a pu un temps bénéficier au FN. Le 21 avril aura suffisamment marqué les esprits pour vacciner de la tentation d’un vote contestataire aux extrêmes.

Quels messages passent UMP et Verts pour arriver à créer l’adhésion ?

Le premier est un message commun fort sur l’écologie. C’est évidemment le core business des Verts, mais l’UMP, au travers des Grenelles de l’environnement, a su donner l’image d’un parti qui chercherait à trouver des réponses concrètes sur ces sujets-là. Il n’en est qu’au stade des questions, mais il est probable que les français soient sensibles à un parti qui prenne cela en considération.

Le second est un double message d’opposition. Un discours plutôt social de gauche et cadrant l’économie (présence d’Eva Joly) pour les Verts, quand l’UMP se place comme toujours sur un discours capitalisme libéral, axé sur le soutien de ceux qui sont valorisés par l’économie et donc souvent aussi les plus riches.

Le troisième et dernier qui me semble donner sens est aussi un message d’opposition entre les deux : un parti plutôt historiquement libertaire, face à un parti qui revendique un discours sécuritaire, adossé parfois à un management politique quasi autoritaire.

Dans les trois cas, ces messages furent assumés et clairement identifiés dans la communication ou l’action des deux partis.

Et le PS dans tout cela ?

Dans ces élections, les socialistes sont restés ce qu’ils sont ! Ils ont travaillé, entre eux, un texte programmatique, traitant les problèmes économiques, sociaux et l’écologiques sous une forme curative.

Conclusions

Dans ces élections, ce qui se passe au sein du PS m’apparaît finalement comme jouant un rôle secondaire dans le résultat final. Certains critiqueront les désignations, le congrès de Reims, la guerre des chefs, etc … J’ai le sentiment que cela relève du people dans l’esprit des citoyens et qu’ils savent maintenant parfaitement faire la part des choses entre le people et la politique (le cas Dati en témoigne.) Le problème du PS n’est donc pas dans ses fonctionnements ou dans la personnalité de ses chefs, il est bien sur le fond : sa posture politique et ses façons d’élaborer ses propositions politiques.

Deux leçons me semblent claires pour renouer avec les français. La première est d’évidence : recommencer à travailler avec eux, peut-être d’une façon nouvelle par rapport à nos modes d’actions historiques, mais nous ne réussirons jamais en allant vers eux qu’une fois notre programme bouclé. La seconde est qu’il nous revient le devoir de décrire le siècle que l’on veut, d’affirmer ce qui dans le monde d’aujourd’hui est acceptable et ce qu’il ne l’est pas, de dire clairement ce qui compte pour nous et ce que nous pouvons laisser de coté. Cette perspective claire, cette vision d’un autre monde, conscient des difficultés, des efforts et du chemin à parcourir, c’est ce qu’attendent de nous les français.


Martine Aubry : Aimer l’Europe, c’est vouloir la changer

Martine Aubry Quelques jours avant le grand meeting de la circonscription Ouest, à Rezé, le 27 mai, Martine Aubry rappelle l’enjeu des élections du 7 juin.

Cap Finistère : Comment juges-tu la mobilisation du Parti Socialiste pour ces élections européennes ?

Martine Aubry : Le contexte est difficile car la droite refuse d’avoir un débat politique sur ces élections. Les médias ont très peu de parlé de la campagne électorale jusqu’à ce que le président de la République commence à parler d’Europe.

En réalité, l’UMP cherche à dissimuler son bilan, avec ses alliés de droite majoritaire au Conseil Européen comme au Parlement.

Il faut expliquer aux Français que cette Europe libérale, qu’ils ont contestée en votant non au référendum, cette Europe libérale dont ils se méfient, ce n’est pas la nôtre.

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Groupe des élu-e-s socialistes de Brest métropole océane

Groupe des élus socialistes Un peu de pub pour le site du groupe de élus socialistes de Brest métropole océane.

En plus d'informations récentes sur l'actualité politique de Brest métropole océane, on peut y trouver des expressions d'élus sur divers sujets. Ce site édite aussi une newsletter afin d'être tenu informé en live des différents ajouts.

Bonne lecture !


Structuration

PS - seconde fondation Quand on se lance dans un projet, il faut d’abord passer un peu de temps à essayer de structurer ce qui va servir de colonne vertébrale à l’ensemble. Dans ce projet, afin de réfléchir sur les problèmes de notre société, il me semble intéressant d'entrer par 4 des grands enjeux globaux de ce XXIème siècle qui nous fait face.

Le premier de ces enjeux me semble être notre relation à notre environnement, à notre Planète au sens d’un écosystème auquel vient se greffer une espèce particulière, qui amène un certain nombre de chamboulements brutaux et chaotiques pour le reste. Derrière ce thème, il est possible de discuter des problèmes de lutte contre le réchauffement climatique, des enjeux en terme d’énergie pour le futur ou encore des thèmes liés au maintien de la biodiversité, par exemple.

Le second de ces enjeux me semble être lié à nos choix de sociétés sur les relations interhumaines. Comment articulons-nous notre société, entre nous ? Comment faisons-nous pour que chacun se respecte et se côtoie de façon pacifié ? Comment l’entraide s’établie au sein des groupes et comment des groupes différents apprennent à se connaître, à se comprendre ? Derrière ce thème, il est possible d’aborder la lutte contre les inégalités et les solidarités possibles, les rapports entre les cultures et l’acceptation de la diversité culturelle comme potentiel socle d’une société plus apaisée.

Le troisième de ces enjeux me semble être nos choix en matière de création de richesses. Quels sont-elles ces richesses que nous créons aujourd’hui ? Cette richesse est-elle source de bien-être ou source de mal-être ? Comment se fait la répartition de cette richesse au sein des groupes ? Qui en profite et qui en est exclue ? Derrière ce thème, c’est toute de l’économie actuelle qui est en question, mais aussi ses externalités positives ou négatives, dans le « monde réel » !

Enfin, le quatrième et dernier de ces enjeux me semble être notre façon de partager les décisions qui construisent nos choix collectifs. La démocratie est-elle aujourd’hui une illusion ou une réalité ? Comment améliorer nos modes d’échanges et de construction du futur ? Comment faire en sorte que ce débat soit accessible à tous et comment n’en exclure personne ? Derrière ce thème, nous aborderons les sujets liés aux fonctionnements politiques, au premier sens du terme, ceux qui aujourd’hui font vivre nos démocraties ou nos partis, par exemple.

Ces quatre thématiques me semblent porter la majeure partie des sujets auxquels notre siècle devra répondre pour gagner en maturité, sur l’héritage de nos précurseurs. Ces thèmes peuvent être traités de façon « fractale », c'est-à-dire en prenant en considération qu’ils existent à toutes les : niveau global de la planète, niveau national ou niveau d’un quartier, mais aussi de façon totalement transverse.


Reims, le « coup du siècle » pour le PS

Congrs_de_reimsCamarade, trêve d’amertume en ce dimanche soir. Quoi qu’en dise la droite, ce congrès nous hisse au plus haut niveau de la stratégie politique. Ne ménageons pas encore une fois notre plaisir en de dérisoires querelles enfantines.

Souvenez-vous, Camp David le 20 octobre dernier, quand Nicolas Sarkozy sort de sa rencontre pour parler des issues à la crise mondiale avec l’homme le plus puissant du monde (« W » pour les distraits qui se seraient endormis en route) et qu’il jubile : "J'ai réussi le coup du siècle !" parce qu’il a réussi à placer le G20 à la même date que notre congrès (lire ici). Le brave homme pensait qu’il arriverait à nous voler la vedette … jugez-en vous-même !

Ce n’est pas tous les jours que le PS arrive à éclipser Sarko sur sa propre stratégie politique … et c’est tant mieux, parce que cela ne vole pas très haut, en fait ! Mais, en ce soir de victoire, ne boudons pas notre plaisir, car il faut bien le reconnaître … cela nous demande pas mal d’énergie !


Le PS comprendra-t-il la stratégie d'Obama ?

Obama_barack"Sa campagne s'est inscrite aux antipodes de la conception traditionnelle, technocratique et gestionnaire [française]. Quitte à essuyer un procès en incompétence, il a d'abord avancé une vision, un récit du possible qui a donné du sens, et ce n'est qu'ensuite qu'il en a proposé une déclinaison programmatique."

Commentaire de Sophie Bouchet-Petersen, proche collaboratrice de Ségolène Royal, sur la campagne de Barack Obama (issue d’un article du monde du 6 novembre 2008).

Cela fait déjà longtemps que je suis un fervent défenseur de ce concept politique pour le PS. J’en avais déjà parlé dans la note faisant suite à la déclaration de principe (ici), mais je remets le couvert aujourd’hui tant cette idée me semble fondatrice d’un renouveau constructif, pour la gauche tout entière.

Contrairement à la droite (en général, il y a bien-sûr des cas particuliers), la gauche porte des valeurs de changements, des valeurs de construction de la société, des valeurs d’émancipation de l’homme.

Contrairement à la droite qui adore, soit supprimer pour mieux laisser faire les mécanismes naturels (en réalité la loi du plus fort !), soit ne rien faire, dans une vision conservatrice de la société, la gauche inscrit son action dans un temps nécessairement plus long. Comme le rappelait encore Vincent Peillon ce matin à la radio, il faudra des décennies pour revenir sur le système financier actuel et il faudra se battre au coude-à-coude contre certains qui le critiquent aujourd’hui, mais attendent que les regards se tournent ailleurs pour recommencer. Sur ce même sujet, Hubert Védrine ne dit d’ailleurs pas autre chose dans sa dernière note (ici).

Pour inscrire sa vision dans la société, la gauche a besoin de temps. Or, nous sommes dans une société de l’instantanéité, du zapping perpétuel, de la contradiction médiatique en temps réelle de chaque acte. Pour convaincre, pour installer des postures sociétales différentes, il ne nous faut plus poser des petits actes et rester dans la gestion court ou moyen terme.

Lionel Jospin aimait à répéter sa phrase vertueuse : « Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit ». Evidemment, c’est important, mais il se trompait !

En limitant notre discours à un champ d'actions nécessairemnt borné dans le temps, en omettant d’inscrire nos actes dans une vision plus long terme, au-delà de la durée des mandats pour lesquels nous sommes élus, on dé-humanise l’action politique de gauche et on en fait un verbiage technocratique incompréhensible pour la population qui vit tous les jours les difficultés. En faisant cela, on n’explique pas non plus au reste des français, les raisons et les objectifs finaux de l’effort collectif à porter. 

Parler d’objectifs que l’on ne pourra atteindre dans son mandat n’est pas trahir ses électeurs ou les tromper. C’est poser ses actes dans le cadre d’un environnement compréhensible par tous. C’est rendre une lecture de la politique pour tous.

En ces temps de crise, il est urgent que le PS trace un nouvel horizon en capacité à répondre à l’attente des français qui voient arriver toutes ces crises avec angoisse. Qu’importe qui détient aujourd’hui le pouvoir, si nous faisons adhérer la population à une vision collective d’un futur ambitieux et acceptable par une majorité, l’élection sera presque gagnée. Il ne restera plus, en temps voulu, qu’à mettre en musique par le champ de l’action politique technique pour tendre, lentement mais surement vers les objectifs que nous nous serons donnés.

Barack Obama avait compris cela … espérons que nous y parviendrons aussi.


Analyse « énergétique » des motions A, D et E pour Reims

2919108548_b5b751254d_m_4Comme je l’ai dit dans ma précédente note, les propositions sur des politiques locales, nationales ou internationales ne me semblent pas être le seul angle d’analyse des motions A, D et E. D’abord parce qu'elles se ressemblent étrangement (on pourrait même finir par croire qu’elles sont toutes issues du même parti !) Ensuite, parce que les lacunes de l’une se comblent assez naturellement avec la complémentarité des autres. Enfin, parce que le congrès ouvre la voie d’une période de travail de trois ans, pendant laquelle toutes ces idées devront être débattues, travaillées et consolidées afin de fournir un matériel de campagne optimal à notre futur(e) candidat(e).

Un second angle d’analyse pourrait être sur l’énergie portée par les motions afin de mettre en mouvement notre parti. D’évidence (halte-là l’hypocrisie des premiers ou derniers signataires !), cette énergie est le reflet de l’état d’esprit des prétendants au secrétariat national du PS et de leurs équipes.

Je pense qu’une analyse de ce type est à même de permettre un peu de discernement entre les 3 motions candidates à la candidature, en tous cas sur les écrits ...

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Motions pour Reims … l’analyse du fond

2919108548_b5b751254d_m_4Le travail militant consiste à lire les motions et à s’en faire une analyse (qui vaut ce qu’elle vaut, restons humble !) Je profite donc de l’espace de liberté d’expression que m’offre ce blog, pour vous donner les grandes lignes de mon analyse.

Pour moi, il y a deux types de contributions dans ce congrès, 3 ont vocation à départager des premiers secrétaires et 3 ont vocation à poursuivre le travail de contribution, sur une base déjà plus consolidée.

Sachant que le congrès de Reims est là pour définir une ligne politique et choisir notre 1er secrétaire, je me suis surtout attaché aux 3 premières :

  • La motion A, dont le premier signataire est le camarade Bertrand
  • La motion D, dont la première signataire est la camarade Martine
  • La motion E, dont la dernière signataire est la camarade Ségolène

Il faut creuser un peu (voire beaucoup) pour trouver des vraies divergences de fond sur ces 3 motions. Ce qui existe plutôt, c’est un développement différent de certains arguments, mais sur une ligne globale plutôt cohérente entre les trois.

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100% Aubry

Aubry_2 Dame Martine séjourne à Brest pendant la durée des 36ème journées des communautés urbaines (ACUF) qui ont lieux aujourd’hui et demain dans notre belle ville (belle communauté urbaine devrais-je dire !) Elle n’a pas manqué de passer par Dialogue puis par le PS brestois pour y donner une conférence débat en lien avec le congrès de Reims à venir.

Même si mon avis était (je l’avoue) un peu fait avant même la prestation de ce soir, je dois dire qu’elle m’a impressionné tant sur le fond que sur la forme de son propos. Je n’ai pas relevé un seul point de désaccord sur la logique d’engagement de sa motion et surtout, j’y ai trouvé ce que j’attends des leaders de notre parti pour sortir la France de la léthargie conservatrice moderne dans laquelle l’UMP tente de nous morfondre.

Il est un peu tard pour développer, mais mon choix est fait, je serais de la motion D : Changer à gauche pour changer la France.

http://aubry29.unblog.fr/


Contribution pour Reims : le bilan avant les motions

492736860_9facb5b30bJe m’étais donné comme objectif de participer, à ma façon, suivant mes possibilités et mes disponibilités au congrès de Reims. Pour ma part, l’objectif est atteint avec la contribution « Une seconde voie pour le XXIème siècle » que j’ai écrite et travaillée avec quelques camarades. C’est un texte qui va peut-être trop loin sur certaines idées, mais qui traduit une volonté d’avancer et de changer les choses, d’oser de nouveaux points de vue.

Si cette contribution fut publiée au niveau fédéral (et j’en remercie le conseil fédéral du Finistère), mon grand regret restera la forme d’autisme dans lequel s’est plongé le PS au niveau national, durant cette période de contributions. Alors que j’avais envoyé une copie de la contribution, dûment accompagnée d’un courrier d’explication, à 25 membres imminents de notre Conseil national, je n’ai pas réussi à décrocher la première signature d’un de ces membres qui m’aurait permis une modeste participation au titre des contributions thématiques … publiées sur internet !

Au-delà de mon égo froissé qui n’intéresse personne J, je trouve vraiment dommage que le PS se soit fermé aux idées, simplement venues de sa base, dans un temps de congrès (notre contribution de section a aussi subit le même sort). Aurais-je du passer plus de temps à chercher des potentiels signataires du CN, avec déjà dans l’idée un geste en retour pour une motion particulière ? Comme ce n’était pas l’objet de ma démarche initiale qui était avant tout de « faire avancer le schmilblick », je n’ai pas souhaité rentrer dans ce jeu-là … de plus, je n’en aurai objectivement pas eu le temps, vu les délais pour sotir une contribution.

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Match racing présidentiel au parti socialiste

Delano_royal_3A quelques semaines du congrès, les spéculations vont bon train au sein du PS, notamment vis-à-vis de la perspective de la prochaine présidentielle : élection importante dans le quinquennat, puisque c’est aussi l’élection qui tire ensuite le renouvellement du parlement.

Pour ma part, je ne vois aujourd’hui que deux bons candidats pour cet exercice : un homme et une femme : Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Tous deux ont la même soif d’arriver en haut mais pour le reste, ils ont chacun des atouts opposés, voire complémentaires : Ségolène Royal est celle qui puise sa force à l’extérieur du parti, quand Bertrand Delanoë puise la sienne à l’intérieur.

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Premiers signataires

Voici les premiers signataires de la contribution : « Une seconde voie pour le XXIème siècle. »

Marc Sawicki (Brest), Gérard Foricher (Brest), Gwenael Luneau (Nanterre), Magali Jacopin (Nanterre), Jean Claude Lardic (Brest), Pierre Karleskind (secrétaire de section Brest rive droite), Franck Respriget (secrétaire de section Brest Lambé-Bellevue),

Merci à eux.


Congrès de Reims : la quête des signataires

Voilà, après quelques retouches sur la forme et sur le fond, j’ai édité ce qui est la version finale de la contribution au débat que je présente pour le congrès du parti socialiste, à Reims en novembre prochain.

[lire la contribution finale ici]

Je passe maintenant à la phase deux : la quête des signataires ! Sachant que les contributions doivent arriver à Paris avant la fin juin, il ne faut pas tarder à rassembler quelques signatures.

Que tous ceux qui souhaitent signer ce texte afin de faire remonter les idées qu’ils comportent me le fasse savoir rapidement, en laissant un petit message après ou par email (pour ceux qui l'ont).

De mon coté, il ne me reste plus qu’à aller convaincre un ou plusieurs membres du conseil national du PS du bienfondé de cette réflexion, de façon à ce que ce texte soit retenu dans les contributions du congrès de Reims. Dans le cas contraire, j’aurai toujours eu le plaisir de l’écrire et la volonté de faire remonter des idées nouvelles aux responsables de notre parti … c’est aussi ça le boulot de militant !

A suivre donc …


Vers une contribution pour le congrès de Reims ...

Logo_parti_socialiste_2Les congrès du parti socialiste sont des temps qui permettent l’échange des idées et pourquoi pas, l’émergence d’idées innovantes. Militant depuis plus de dix ans, cette année je me suis mis en tête d’essayer d’apporter ma pierre à la réflexion collective interne à notre parti au travers d'un projet de contribution.

D’abord tenté par une contribution sur le dialogue social et le monde des entreprises, j’ai été récemment frappé par le discours (et l’usage de mots) de leaders de notre parti et cela m’a donné un sujet de réflexion pour cette contribution. Elle ne se construit pas en opposition à ces leaders, mais a vocation à apporter un éclairage différent sur nos pratiques et nos façons de penser.

La première idée de fond de cette contribution est d’abord d’acter d’une désorientation du peuple de gauche qui ne trouve plus un discours dans lequel puisse s’incarner un axe de travail collectif global, à même de répondre aux évolutions de 20 dernières années, mais aussi aux enjeux des 50 prochaines. Il me semble que ce qui s’apparente à du désintérêt de la part de notre électorat (au sens large de la gauche) est en fait une difficulté à s’identifier dans nos propositions, car notre discours recèle d’importantes contradictions. Notre électorat ne croit plus « au grand soir » (Cf. score de l’extrême gauche), pour autant, il attend bien une réponse globale et un axe d’action qui répondent aux grandes questions que ce début de siècle pose brutalement, dans notre paysage politique mondial (et non plus français).

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Aller à l'idéal et comprendre le réel

GirafeLa commission de la Rénovation du Parti socialiste, qui rassemble toutes les sensibilités du PS, vient d’élaborer un projet de « déclaration de principes » pour 2008 (le Monde du 21.IV.08). C’est la cinquième seulement en un siècle… elle sera soumise à débat, puis au vote des fédérations, avant d’être adoptée lors de la Convention nationale du 14 juin.

Lire l'analyse d’Alain Bergounioux, Secrétaire national aux Études, qui est l’un des auteurs de ce projet. (Projet ici)

Je trouve que cette déclaration remet du liant et du sens dans notre parti, quelque peu usé par ces temps de débats sur l’Europe et ces temps de primaires internes pour les présidentielles. On avait perdu le fils de ce qui faisait notre sens commun et notre vision pour l’action.

De plus, je suis heureux de voir que le parti reprend goût à la notion d’idéal et de principes constitutifs à notre action. Nos quelques années au pouvoir nous avaient concentrés sur la gestion du présent … ou du futur proche et je pense que cela nous affaibli politiquement, si on oublie le reste.

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« Pour Brest, la gauche debout ! » : La stratégie fusionnelle

CouleIl y a des listes d’union, mais à Brest nous avons à gauche une liste de fusion.

Depuis que je lis les propos de la liste « Pour Brest, la gauche debout ! », j’ai vraiment du mal à comprendre leur stratégie. C’est une stratégie d’opposition quasi systématique et en même temps, leur Saint Graal est l’obtention des 10% qui leur permettraient la fusion avec la liste majoritaire ! ! C’est presque devenu leur noyau de campagne depuis leur première AG.

La liste de François CUILLANDRE, « Brest En Marche ! » a tenté de réunir tous les partis proches de nos idées qui le souhaitaient, en amont de la constitution de la liste. C’est la raison qui fait qu’aujourd’hui la liste Brest en marche est la réunion de 6 partis de gauches ou écologique. Et cela ne nous empèche pas de faire chacun listes à part pour les deux élections cantonales de Brest centre et Bellevue.

Cette diversité fait sa richesse et ce travail en amont, une garantie pour une capacité réelle à travailler ensemble.

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Fortuné Pellicano et financement de campagne

Sarko_poigne_de_main_jyt_ok_blog_2Faisant la tournée des popotes dans les blogs de campagne pour les municipales de Brest, je me suis arrêté pour lire celui de Fortuné Pellicano. Commençant par le dernier article en date : Liste de Rassemblement pour faire gagner Brest, je me suis arrèté sur le fond d'un de ces propos quelque peu tendancieux.

Sa dernière phrase, en guise de conclusion sur les autres listes candidates ne manque pas d’ironie : « Pour en terminer, j’aimerai juste signaler que cette campagne sera menée grâce aux emprunts contractés par de nombreux membres de cette équipe et aux dons de personnes physiques. A l’inverse des autres listes qui bénéficient de financement de partis. Ceci aussi est un gage fort de notre indépendance. »

Evidemment, se présentant comme un candidat « sans étiquette », on pourrait sortir une petite larme pour les difficultés de financement qu’il rencontre. Pourtant Monsieur Pellicano n’est sans étiquette que depuis quelques semaines, suite à son exclusion de l’UMP. Aussi, pour mieux comprendre le caractère ironique du propos, il faut aller faire un tour du coté des financements de partis politiques.

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Elections municipales 2008

Logo_brest_en_marche_6 Inauguration du site Brest en marche, le site de la liste socialiste de François Cuillandre, dont j'ai le plaisir de faire partie.

Nous espérons que ce site sera un lieu d'information et un lieu d'échange libre entre les brestois et les candidats.

Le temps de la campagne est par nature un temps d'échange démocratique, un temps où le dialogue est plus simple, dans un sens comme dans l'autre. Un site internet est un outil pour favoriser et faciliter cette communication.