Mes EnVies

L’emballement du monde

Tempète de boulettes géantesCe soir, devinette : quel point commun entre le dessin animé « Tempête de boulettes géantes » et le livre « Changer le monde : tout un programme ! » du polytechnicien Jean-Marc Jancovici ? Et bien surprise, ils décrivent chacun (à leur façon) la même chose : l’emballement du monde.

Le dessin animé est une fable qui illustre à merveille la situation vers laquelle nous nous dirigeons. Bercé par la technologie qui nous entoure et nous nourrie, chacun de nous regarde ailleurs, fait semblant de ne pas voir et continue à consommer, pendant que la situation se tend de plus en plus, vers une situation où cela risque de finir fort mal. La corne d’abondance à laquelle le petit monde de ce dessin animé devient dépendant est une invention qui transforme de l’eau en nourriture. L’eau étant disponible en quantité inépuisable et l’appétit des hommes aussi, la machine finie par s’emballer dans une gigantesque apocalypse gargantuesque et dévastatrice !

De son coté, le polytechnicien fait plus sobre et plus sérieux, mais ne raconte pas vraiment autre chose. Partant de la description des deux derniers siècles, il nous raconte comment l’Homme a accéléré brutalement la transformation de la société en découvrant une énergie peu chère et considérée comme infinie. La corne d’abondance du livre, c’est le pétrole ou le gaz qui ont permis à l’homme une accélération fulgurante de son développement. Le fond de l’histoire du livre, c’est de nous montrer comment nous avons oublié sur quoi reposait notre développement et à quel point nous étions dépendants de cette énergie pour vivre dans ce monde que nous avions construit.

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Livre : La vie, quelle entreprise !

La vie quelle entreprise Je viens de finir le livre de Robert Barbault et de Jacques Weber, « La vie, quelle entreprise ! Pour une révolution écologique de l’économie » et je dois avouer en recommander chaudement la lecture.

Au fil des notes de ce blog, il m’arrive de m’évertuer à tenter de rendre compréhensible la biodiversité et son incommensurable utilité pour le vivant et donc pour l’Homme. Ce livre atteint cet objectif avec brio et intelligence, c’est un magnifique tour d’horizon sur le sujet.

L’ouvrage aborde d’abord avec pédagogie la question de la biodiversité et pourquoi elle est au centre de tout, sorte d’épine dorsale du vivant qui lui permet de résister aux chocs, aux crises. Vient ensuite le temps de replacer l’humain dans tout cela, de faire le bilan de son action et de dresser un état des lieux objectif des risques qui pèsent sur nous. Pour enfin conclure par une vision de ce qui pourrait donner lieux à des opportunités pour l’Homme, en relation avec son milieu et ses références économiques.

Le livre donne beaucoup d’exemples, s’appuie sur de nombreuses expérimentations scientifiques ou d’expériences de changement menées aux quatre coins du globe. Il revient sur beaucoup d’idées préconçues que l’on nous a peu à peu fait prendre pour des évidences, mais qui en fait servent un modèle économique et non l’Homme. C’est un livre qui remet en question et qui éclaire sur une question complexe, parce qu’oubliée, mais qui relève après tout de beaucoup du bon sens.

A se procurer dans toutes les bonnes librairies et devrait être dans toutes les bonnes bibliothèques !

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L’approche Forum Ouvert : vers une participation éclairée

Forum ouv Le fonctionnement de nos institutions démocratiques est déjà en soi une chose complexe. La montée en puissance de la démocratie participative rajoute à cette complexité, ce qui la rend parfois difficile, voire même risquée à pratiquer. Pour autant, la participation des citoyens à la réflexion et à la décision publiques est un gage de maturité et de bonne santé d’une société. Des formes nouvelles d’échanges et de délibérations doivent donc être trouvées pour arriver à passer du souhaitable, au possible.

La méthode des Forums Ouverts donne une bonne perspective de ce que pourrait être ces nouvelles formes de délibérations collectives. L’Open Space Technology (en anglais) est un process d’animation de rencontres participatives, une sorte d’outil opérationnel pour une participation éclairée.

Il s’agit à la fois de créer des espaces d’échange et d’apprentissage entre parties prenantes intéressées par un sujet donné, mais aussi des espaces de production d’un matériel opérationnel pour alimenter la décision publique. Dans d’autres pays, ce genre de délibération collective porte ses fruits, il n’y a pas de raison objective pour que nous ne puissions pas y arriver aussi ! A nous d’expérimenter.

Ci-après des liens sur les forums ouverts :

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11 septembre 2001

WTC C’était un jour comme les autres, jusqu’à ce que l’incroyable nouvelle ne parvienne. Incroyable, au premier sens du terme, je n’y ai d’abord pas cru. Ces tours, je les avais vu, nous y étions montés, rien ne pouvait leur arriver. Mais quand plusieurs personnes, la mine effarée, ont commencé à parler d’une même voie, alors l’incroyable est devenu possible puis réalité.

La surprise fut très rapidement effacée par de la peur. Peur pour des proches qui se habitaient là-bas et prenaient tous les jours le métro de Brooklyn, passant sous les tours. Peur pour ce qui pouvait encore se produire et que l’on n’osait plus imaginer.

Je me souviens être vite rentré à la maison et avoir allumé la télé au moment de l’effondrement de la seconde tour. Je me souviens des propos des journalistes, ne sachant comment commenter en directe l’effroyable tragédie qui se déroulaient devant leurs yeux, des images répétées ensuite en boucle sur toutes les chaines, comme dans l’esprit d’un monde en état de choc.

Plus que tout autre jour, internet permis de relier Manhattan au reste du monde. Très rapidement, via quelques mails, nous avons pu échanger quelques mots vites écrits, comme un cordon reliant à la vie de ceux qui nous étaient chers, puis comme un canal d’échange d’informations entre eux et nous. Eux qui vivaient l’évènement sans trop comprendre, dans l’inertie de l’effervescence new yorkaise qui s'arrêtait. Nous qui l’observions à plusieurs milliers de kilomètres de distance, mais avec souvent un meilleur niveau d’information.

Je me souviens avoir été envahi d’une grande tristesse, pas tant pour les victimes d’ailleurs que pour l’absence d’humanité qu’un tel acte représentait. C’était notre monde et il allait falloir vivre avec. C’était il y a dix ans.


Une rentrée politique sous le signe des primaires

Fr Hollande La rentrée 2011 se fait sous le signe de la préparation des primaires à gauche. L’élection présidentielle approche lentement mais surement. La politique du gouvernement a marqué le pas depuis maintenant de nombreux mois autour de leur candidat unique. Europe Ecologie Les Verts ont fait leur primaire interne avant l’été. Voici le tour des partis de gauche : PS et Radicaux de gauche.

Les primaires d’octobre prochain seront un temps où tous les citoyens qui se sentent de gauche pourront aller s’exprimer par le vote. L’objectif est d’abord la liberté de l’expression pour désigner le candidat de la gauche.

Lors de la précédente élection présidentielle, seuls les militants encartés au PS avaient pu voter pour les trois candidats (Royal, DSK e Fabius). Des voix hors du PS s’étaient élevées pour dire que les militants du PS n’étaient pas forcément les plus représentatifs pour choisir LE candidat de la gauche, ayant la plus forte probabilité de faire face à la droite au second tour. C’était en effet une critique entendable, même si elle pouvait être discutée. Les primaires les 2011 répondent sur ce point, en ouvrant au maximum la possibilité de participer. Chaque citoyen se reconnaissant de gauche pourra voter.

On connaît la liste des candidats à cette primaire. Il y a des hommes et des femmes, des jeunes et moins jeunes, des expérimentés et des moins expérimentés et il y a bien sur, des postures politiques un peu différentes entre chaque candidats. Il y a le choix et on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas là des personnes de grandes qualités.

Une primaire n’est pas une élection entre un candidat d’extrême droite face à un candidat d’extrême gauche ! Les différences se font dans les nuances, dans les perceptions individuelles, dans les ressentis et dans les façons d’être, les façons de se comporter ou d’être candidat, en vu de devenir Président. Le choix n’est pas simple, mais c’est aussi cela la politique, il n’y a pas toujours d’un coté le blanc et de l’autre le noir, heureusement !

Pour ma part, j’ai fait mon choix avant les vacances après avoir lu et écouter les déclarations, les articles et échangé avec quelques proches amis. Je soutiendrai François Hollande dans cette primaire et si les électeurs de gauche le souhaitent, pour la présidentielle.


Une renaissance pour Recouvrance et un tablier pour le tramway !

P1030523 87,5 m et 625 tonnes, telles aurait pu être les informations figurant sur le faire-part de naissance. Sauf qu’il ne s’agit pas ici d’une naissance, mais bien d’une renaissance pour le pont de Recouvrance !

Remorqué par le Zephyrus, le nouveau tablier du pont de Recouvrance a « accosté » cet après-midi à Brest. Il restera au port de commerce encore quelques jours puisque que la pose du tablier historique (âgé de 57 ans, dimanche) se fera le 26 juillet prochain. La patience étant une vertu, il devra encore attendre un jour de plus le passage du Tourville, avant de prendre sa place définitive entre les 4 piliers, le 28 juillet.

En 1954, lors de sa construction, le pont de Recouvrance était le plus grand pont levant d’Europe. Il fut détrôné depuis par ceux de Rouen et de Bordeaux. Aujourd’hui, il reprend ses lettres de noblesse puisque qu’il redevient le plus long pont levant d’Europe … accueillant un tramway !

Au-delà du voyage, de l’architecture et de ses mensurations, l’arrivée du tablier du pont de Recouvrance a une réelle dimension symbolique et affective pour Brest.

C’est évidemment d’abord une étape historique dans la vie de cet édifice, classé au patrimoine des Monuments de France. Sa singularité structurelle, avec ses 4 piliers hissant une travée mobile, fait de lui un symbole de Brest, reconnaissable partout ailleurs. Sa localisation centrale dans l’agglomération, au cœur historique de la cité, lui donne un rôle particulier. Enfin, comme tous les ponts, c’est un objet de transition, de liens, qui se voit aujourd’hui complété par le passage de notre tramway, outils d’agglomération permettant aussi de relier différents quartiers de Brest.

L’arrivée du tablier du pont de Recouvrance marque indéniablement une étape dans la construction de notre agglomération. Une étape qui prend racine dans un passé qui nous appartient à tous, un passé à qui nous devons ce que nous sommes. Mais cette renaissance depuis le centre historique marque aussi le futur de Brest, de son agglomération, de son pays, tournés vers des enjeux nouveaux.

Le Brest de demain s’écrit aujourd’hui et un bout de cette histoire vient d’arriver aujourd’hui, par la mer.

Info sur les travaux du pont de Recouvrance [ici]


Dignité et modernité

Dignité « Il fut un temps où les Hommes terminaient leur vie à la Charité, à l’Hôtel Dieu, à la Pitié-Salpêtrière. Il l’a finit généralement aujourd’hui dans une maison de long séjour, dans une EHPAD, terrible acronyme qui veut dire : Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes.

Ce qui est intéressant, c’est que du temps où les gens finissaient leur vie à la Charité, il y avait au-dessus de leur lit un crucifix qui était sensé guider les gestes du soignant. Il devait soigner le vieillard, comme le Christ a soigné le pauvre. La laïcisation du monde a fait que l’on a enlevé le crucifix au-dessus du lit du malade et qu’on y a mis une Charte du patient hospitalisé, sur laquelle il n’est pas du tout question de l’amour du prochain, mais du respect de la dignité d’autrui.

On est passé de l’amour, au respect. Je me demande si on n’y a pas perdu quelque chose.

Parce que l’être humain, c’est le seul être qui sache qu’il aurait pu ne pas être et qu’il ne sera plus. « Je n’ai pas demandé à être et je n’ai pas demandé à être comme je suis. » D’ailleurs, si je le pouvais, je demanderais des modifications !

Or, parce que je sais que « je n’ai pas demandé à être et que je ne serais plus », je crois que, comme tout homme, je suis à la recherche d’une légitimation au fait que je sois et que je sois comme je suis. D’une justification au fait que je sois et que je sois comme je suis. Or, il me parait que le respect kantien n’est pas suffisant, il est nécessaire mais pas suffisant. Il y faut quelque chose comme de l’amour. [...]

Comme disait Gabin : « le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau ». Alors que le jour où quelqu’un vous respecte peut être un jour gris, comme les autres. Et précisément, le respect c’est la distance. Tenir quelqu’un en respect, c’est le tenir à distance. Mais l’amour est nécessaire pour que celui qui a perdu le sentiment de sa dignité, peut-être le retrouve. »

Eric FIAT, philosophe, extrait de l’émission d’ARTE Philosophie de Raphaël Enthoven, sur la Dignité (29 mai 2011).


Quelques pas dans le bon sens

Qq pas ds bon sens
Petit conseil de lecture du soir : « Quelques pas dans le bon sens » de Benjamin Grebot [
ici].

Ce petit livre est une invitation à la remise en avant d’une volonté politique portée par le sens … le bon sens en l’occurrence.

Ce livre nous invite à nous extraire d’une myopie qui ne nous mène nulle part, pour nous inciter à regarder un avenir que nous aurions choisi avec des valeurs humanistes. Pour cela, il nous faudrait re-questionner un certain nombre de dogmes modernes (notamment économiques) et surtout nous questionner nous-mêmes sur ce que nous voulons.

Loin de se contenter de grandes déclarations, ce livre donne des pistes très concrètes et à notre portée, pour ce changement de cap.

Sauf information erronée, il ne s’agit pas là d’un programme pour un potentiel candidat à la candidature, mais plutôt d’une envie citoyenne de donner son avis, de porter à connaissance une vision alternative à celle que l’on nous sert tous les jours … et dans une démocratie, c’est un bien public précieux !

Cerise sur le gâteau, Benjamin Grebot est brestois, depuis quelques mois.

Image : Créée sur www.wordle.net avec le texte du livre.

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La biodiversité : qu’est-ce que cela n’est pas ?

Biodiv Parfois, lorsque l’on a du mal à comprendre quel que chose, le mieux est de renverser la question et de se demander : « ce que cela n’est pas ». Alors, qu’est ce que n’est pas la biodiversité ?

L’inverse de la biodiversité, c’est une sorte de clonage. C’est une forme de reproduction à l’identique d’un matériel génétique, autant de fois que cela serait nécessaire. Ce serait aussi, peu d'espèces avec un nombre réduit d'interactions entre elles. On pourrait concevoir plusieurs types d’animaux ou de plantes, mais ils contiendraient tous un même code interne par espèce. Pour peu que cela puisse exister en vai, une forêt ainsi constitué ne serait surement pas très éloignée visuellement de la forêt que l’on connait, elle n’en serait pas moins fondamentalement très différente.

La particularité des clones est qu’ils sont identiques, dans leurs forces et leurs faiblesses. S’il y a une faille, alors tous les clones sont atteints.

Pour des raisons de productivité, l’agriculture ou même les producteurs de fleurs utilisent largement le principe du clonage. Une conséquence positive est une grande prévisibilité dans les comportements de la plantes : les plants de fraises de Plougastel, par exemple, sont programmés pour fleurir à la bonne date, par rapport à la demande du marché (un peu avant l’arrivée des cerises !) La contrepartie n’est pas un plant plus fragile en soi, mais c’est l’ensemble de la culture qui est plus risquée face à une maladie. Si l’un des plants est atteint, c’est l’ensemble qui risque de collapser d’un coup, si on ne réagit pas vite. Le système ne trouve naturellement pas un état d’équilibre pour sa survie, au contraire.

Nous connaissons bien un autre grand clone planétaire. Probablement, faites-lui vous d’ailleurs face , en ce moment même ! C’est Windows : un programme informatique, reproduit quasiment à l’identique sur des millions de machines, en même temps. C’est surement plus simple pour la maintenance informatique, par contre, combien de mise à jour par an sont nécessaires pour combler les failles de stabilité et se protéger des attaques extérieures ? La fragilité du système réside dans sa force : on peut faire propager extrêmement vite des programmes malveillants.

 

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Docu - La quatrième révolution

Cette semaine passait sur ARTE le documentaire allemand : La quatrième révolution.

Ce documentaire est instructif car il démontre que le possible est tout à fait à notre porte. Il nous rappelle qu'au lieu de nous focaliser sur ce qui s'apparente à des rentes de certains pays ou parfois à des dogmes, comme le nucléaire, nous ferions mieux de faire tourner nos neurones sur les énergies de l'avenir.

La seule critique de ce film est qu'il n'aborde pas la question des coûts ... que cela soit des coûts de réparation, si on ne fait rien ou des nouveaux coûts de production, si l'on passe au renouvelable.

Cela étant dit, on y apprend plein de choses. A voir donc !

 

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Couches : lavables or not lavables ?

Cycle_couche_lavable Je suis tombé par hasard sur l’article du Télégramme d’hier qui vantait les papas passés aux couches lavables [ici] et je dois avouer faire partie de ceux-ci !

Pas de quoi me décerner la médaille du mérite en fait. Les couches lavables, c’est comme les couches jetables, simplement il faut les « jeter » dans la machine à laver, la faire tourner et étendre. A cela, on économise le caddie rempli de couches et bien-sur le coût qui va avec.

Dans notre cas, on a fait de la récup d’amis qui n’en avaient plus l’usage, c’est donc très économique. On doit en avoir une dizaine qui permettent de faire des lavages tous les deux jours.

Je dois avouer ne pas être un ayatollah de la couche lavable. On s’autorise une jetable pour la nuit, car quoi qu’on en dise, pour les plus de deux ans, les jetables tiennent mieux dans le temps et donc permettent de passer de meilleures nuits, tant pour l’enfant que pour le papa et la maman (et c’est important !) Sur les 5 couches journalières, nous avons donc réduit de 80% les jetables et donc les déchets qui vont avec, c’est déjà ça.

On s’autorise aussi des "dérogations lors des déplacements ou lorsque les sels sont trop liquides, afin de se faciliter la vie. Mais en dehors de cela, on ne peut pas dire que cela soit très contraignant.

Alors, oui aux couches lavables, mais sans totalement s’interdire les jetables non plus !


STOMP

Stomp Samedi, j’assistais pour la troisième fois à une représentation du spectacle Stomp. La première fois que je fus emporté par ce spectacle fut à son premier passage au Quartz de Brest, il y a plus de 10 ans (de mémoire). Je m’étais alors empressé d’y inviter ma famille lors d’une représentation parisienne. Cette fois-ci, j’y suis retourné avec mes enfants, avec toujours autant de plaisir.

Michel-Ange a dit un jour : « J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselé jusqu’à l’en libérer ». En regardant le spectacle, c’est cette phrase qui m’est venue à l’esprit.

Le cœur du spectacle, ce sont les petits bruits (ou les gros bruits) de la vie quotidienne : balaies, briquets, pieds, mains, journaux, éviers, casseroles, sacs, poubelles ou seaux. Le génie du spectacle, c’est l’assemblage de ces bruits que l’on qualifierait de communs dans notre quotidien.

D’une certaine façon, ils n’inventent rien. Un orchestre symphonique ne fait pas autre chose. Simplement, il le fait à partir d’instruments de musique, d’outils dédiés à produire de la musique. On ne s’étonne donc pas alors qu’il en sorte de grandes mélodies, comme de tout autre orchestre : jazz, rock ou même punk !

La spécificité de Stomp, c’est le décalage entre le visuel et l’auditif. D’une chorégraphie quasi chaotique, ils nous entrainent dans une musique très ordonnée, au travers des sons de la vie de tous les jours. Du chao, ils font émerger l’ordre qui sommeille à l’intérieur, grâce au génie humain. Magique !

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2011 : Ethique, justice et équilibre durable

Stéphane Hessel J’ai mis à profit les vacances pour lire les 20 pages du livre de Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! » [ici] C’est court, mais c’est dense et instructif.

J’aime beaucoup sa façon de raconter comment notre société repose sur les acquis sociaux construits juste après la seconde guerre mondiale, après le pire de l’histoire de ce XXème siècle. Comment des hommes qui avaient survécu au pire, construisirent les fondations de ce qui leur semblait être la voie d’un meilleur avenir pour leur enfant. Cet héritage institutionnel protecteur que nous laissons déconstruire aujourd’hui, lentement mais surement, par le monde du pouvoir et de l’argent.

J’aime beaucoup sa façon de raconter comment l’espoir d’un vivre ensemble apaisé est né à l’issue de l’holocauste, au travers de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette déclaration que nous avons encore tant de mal à faire vivre, quand nous ne l’ignorons pas tout simplement.

J’aime sa façon de rappeler que l’indifférence est la pire des attitudes, car elle nous soustrait à notre humanité.

J’adhère à sa lecture des dix premières années de ce XXIème siècle qui ont été marquées par le recul de la civilisation et l’émergence de risques très graves pour l’aventure humaine.

Enfin, j’aime sa notion d’insurrection pacifique. Au détour d’une phrase, il nous en donne le sens : « Il est grand temps que le souci d’éthique, de justice, d’équilibre durable devienne prévalent. »

La première note de l’année est pour souhaiter mes vœux. Alors pour 2011, j’accompagne ce vœu d’une plus grande recherche d’éthique, de justice et d’équilibre durable dans nos sociétés.

Bonne année 2011 à toutes et à tous.


Miss France

Laury Thilleman Miss France 2011 Je ne vais pas faire une Nème note sur le bien-fondé ou non des Miss France. Il y a ceux qui aiment, ceux qui détestent et ceux que cela indiffèrent. J’avoue faire plutôt partie de la dernière catégorie.

Cela étant, il faut bien reconnaitre à l’évènement une réelle qualité : c’est un puissant créateur de lien social.

A Brest, depuis que nous savons que Miss France est de la Cavale, pas un jour sans en entendre parler, sans que quelqu’un n’avoue connaitre un de ses proches, un de ses amis, une de ses connaissances, une activité qu’elle fait ou même un lieu qu’elle fréquente. Chacun sort sa petite anecdote ou sa petite photo. Il n’est plus question de défilés et de maillots de bain, mais simplement d’une rencontre plus ou moins proche avec l’élue, celle qui a été choisie, celle qui a gagné.

A la façon des grands évènements sportifs nationaux populaires, pour un temps donné, l’élection de Miss France relie les gens et créée de l’émotion. Et ça, ce n’est pas rien, car c’est un des ciments de notre vivre ensemble !


Journée de la gentillesse

Kindness  Gentillesse

   Sens 1 : Qualité de quelqu’un qui est gentil.

   Sens 2 : Parole, geste doux, aimable.

Synonymes : amabilité, aménité, attention, bienveillance, bonhomie, bonté, caresse, douceur, empressement, grâce, indulgence, prévenance, tendresse.

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Finalement, c’est plutôt une belle journée dans un monde où la dureté et la compétition se voudraient être les valeurs dominantes !

J’entendais un psychologue parler de la gentillesse et dire que ce n’était pas donné à tous. Faire preuve de gentillesse, c’est être assez fort pour en assumer l’échec, c'est-à-dire le refus d’autrui.

Si notre société est autant tournée vers des valeurs compétitives, dans tous les domaines où elles peuvent se loger, ce n'est pas parce que nous sommes les plus forts. C’est d’abord parce que nous laissons les peurs nous dominer.


A vous de faire partie de l'histoire !

Cestnotrehistoire J’ai été contacté par une journaliste de CAPA TV pour faire un appel à témoignage sur l’élection de François Mitterrand, en 1981 et sur ses premières réformes de début de mandat.

N’ayant que 11 ans à l’époque, mon bagage en la matière est plutôt mince.

Avis à tous ceux qui auraient des archives ou qui auraient envie de témoigner de cette victoire historique de la gauche et comment les réformes qui ont suivies ont transformé leur quotidien ou influencé leurs actions.

L'émission passera sur France 5, début janvier et sera sur le même format que celle diffusée ce soir sur De Gaulle [ici].

Ci-après l'appel à témoignages, l’adresse du site mis en place par France 5 et les coordonnés de la journaliste.

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Habitat et humanisme Finistère, utile et solidaire

Habitat et humanisme Habitat et humanisme est une association fondée il y a 25 ans près de Lyon afin de créer du logement très social. Cette semaine aura lieu le lancement de l’association au niveau du Finistère.

Invitation à la conférence de lancement d'Habitat et Humanisme Finistère, avec la participation du président et fondateur du mouvement Habitat et Humanisme, vendredi prochain à Quimper [ici].

J’ai découvert cette association par hasard en 2003, en voulant rendre un peu plus utile mon épargne (et pas seulement pour le CAC40 !) Intéressé à la question de l’économie sociale et solidaire, je me suis aussi renseigné sur les placements éthiques et solidaires. Grâce au magazine Alternative économique : Placements solidaires et le site Finansol, j’ai découvert cette association.

Le logement est sûrement une des choses les plus fondamentales pour commencer à se construire. Vivre dans un pays riche et accepter que des personnes vivent encore dans la rue continue à être inacceptable, à mes yeux. Pour paraphraser Michel Rocard, on ne peut pas régler tout seul toute la misère du monde, mais chacun peut facilement y contribuer à son niveau. C’est dans cet esprit que j’ai commencé à soutenir Habitat et Humanisme.

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Voiturelib, un concept d'avenir

Voiturelib « Les voitures particulières sont, en Europe, utilisées en moyenne aux alentours de 700 heures par an, et la distance moyenne parcourue est de l'ordre de 15 000 km. Ce qui traduit une vitesse moyenne d'un peu plus de 20 km/h ! Cela semble paradoxal. En pratique, les véhicules automobiles sont certainement l'une des formes de capital les plus mal utilisé (10 % du temps potentiel d'usages). Elles ne sont utilisées à leur potentiel réel (pleine charge et vitesse sur autoroute) qu'une partie très faible du temps (de lors d'une centaine d’heure par an). L'essentiel du service rendu par une automobile l'est en ville avec un faible taux d'occupation et à faible vitesse. Cela signifie que le principal service rendu pourrait l'être par des véhicules beaucoup plus légers et beaucoup moins puissants et que ces nouveaux véhicules pourraient être mutualisés.

On montre par ailleurs que l'espace urbain mobilisé par les véhicules d'une famille est souvent supérieur à l'espace nécessaire au logement (dans l'évidence comme Paris). Réduire le nombre de véhicules par leur mutualisation permettrait de libérer une grande partie de l'espace urbain et périurbain (en particulier les parkings). D'autre part il faut remarquer qu'augmenter la durée de fonctionnement d'un équipement, le dimensionner convenablement, a été à l'origine d'augmentation de productivité très importante dans de nombreuses industries. »

Le monde émergent - Les nouveaux défis environnementaux, sous la direction de l'Yves Charles Zarka - Lieu 4, Pierre Matarasso.

Quelque chose me dit que ce nouveau concept de location de voiture entre particuliers à de l’avenir !

http://www.voiturelib.com/


Eurêka !

Guide cables multidiamètres Allez ce soir, c’est vendredi, pas de surmenage bloguistique. Juste une petite note pour témoigner qu’en dehors de la politique et du syndicalisme, il peut m’arriver de travailler et d’avoir aussi de l’imagination !

Voici le brevet d’une invention que j’ai déposé l’an dernier avec un collègue de Thales : un guide câble pour des câbles multi diamètres. Nous ne résoudrons pas la faim dans le monde avec cela, mais bon, cela fait toujours chaud à son égo de savoir que l’on a été les premiers à y penser ! !

L’objectif de la dite invention est de permettre de trancanner plusieurs câbles de diamètres successifs différents, intercalés ou non avec des objets enroulables plus gros. Le fonctionnement du guide câble se fait sans partie mobile … et donc sans avoir à être actionné, comme sur les design existants auparavant. La forme spéciale (que décrit le brevet) permet d’assurer un guidage spire-à-spire du câble multi diamètres lors de l’enroulement sur le touret, sans aucune pièce de réglage en fonction des différents diamètres à passer dans le guide câble.


Première arrivée sur Brest

IMG_2714 C'était en juillet 92, je venais de décrocher mon A2C, à la base de l’école de voiles des Glénans de l’ile d’Arz, pour devenir moniteur sur habitable. À la fin du stage, trois motivés d'entre nous avaient décidé de pousser l’aventure jusqu'à Brest, où nous avions entendu parler d'une certaine fête nautique sympa de vieux gréements.

Le moniteur, une autre stagiaire et moi-même avons ainsi « débarqué » en train, à Brest. Je me souviens de quelques heures sur la fête, de la place de la liberté, d'une nuit en sac de couchage dans le gymnase de l’Harteloire ouvert pour l'occasion et d'une après-midi passée au Moulin blanc à rêver devant le trimaran de Kersauson, vainqueur du tour du monde en solitaire en 1989.

Rien d'extraordinaire là-dedans en fait, si ce n'est que l'un d'entre nous allait revenir à Brest, vainqueur du mythique trophée Jules Verne, près de 18 ans plus tard.


Le paradigme de l'acrobate de cirque

Acrobate “L’artiste, on le sait, est obligé de dépenser autant d’énergie à faire savoir à son public que ce qu’il fait est difficile, qu’à faire ce qu’il fait. Les roulements de tambour sont généralement là pour le montrer.” [ici]

J’aime bien cette théorie sociologique du paradigme de l’acrobate de cirque. On la retrouve dans beaucoup de situations de la vie de tous les jours, où certains aimeraient bien faire croire (à coup de roulements de tambour) que ce qu’ils font relève d’un héroïsme sans limite … y compris dans le monde politique !


Lady Gaga ... à découvrir !

Je ne suis pas instinctivement grand fan de musique électro, mais je dois avouer être tombé sous le charme de Lady Gaga ces derniers jours, après avoir vu la vidéo ci-dessus, au hasard d’un surf sur le site de Taratata.

Cette réinterprétation de sa chanson Eh Eh est très belle et tellement décalée par rapport à la version originale [ici] qu’elle témoigne assurément d’une sensibilité très particulière et d’une capacité musicale plus fine qu'il n'y parait.

Après quelques recherches sur la dite Lady, je dois avouer aussi aimer son franc parler et son engagement pour la cause gay. Cela me replonge presque 15 années plus tôt, où la réflexion sur l’homosexualité émergeait au grand jour dans le débat politique français. Ces années où j’ai adoré dévorer les fameuses Chroniques de San Francisco et où, au hasard d’amitiées outre atlantique, j’ai passé quelques jours dans le milieu gay et lesbien new-yorkais, pour enfin me retrouver à écouter Cindy Lauper lors d’une pride dans un square de NY … quelques heures avant de prendre l’avion du retour ! Cela me semble bien loin, mais je ne garde que des bons souvenir de cette période-là. Elle aura sûrement fondé un peu de ma conception politique d’aujourd’hui.

Lady Gaga, voilà une personnalité complexe comme je les aime ! A suivre …


tck tck tck ...

Ce soir, encore une vidéo, mais cette fois-ci pour vous inviter à signer la mobilisation mondiale, portée par Kofi Annan, sur le changement climatique afin de faire monter la pression auprès de nos représentants au sommet de Copenhague, en décembre prochain.

En téléchargeant la chanson "Beds Are Burning" sur le site www.timeforclimatejustice.org, vous signez pour devenir "climate ally", une personne qui se soucie des problèmes liés au changement climatique et aux injustices que ce derniers créera dans le prochain siècle. Vous signer pour avertir nos responsables que nous sommes en attente de réponses claires et d’actions réelles sur ce sujet. Vous signer pour donner une réelle chance de changement à une question qui ne pourra avancer que si nous le voulons tous.

Alors comme moi ce soir, become a climate ally !


Le blog de François CUILLANDRE

Fc La blogosphère s’enrichit d’un nouveau bloggeur : « fc » (alias François CUILLANDRE, dans le monde réel).

www.francoiscuillandre.fr

C’est une bonne chose qu’un homme politique ait un espace d’expression plus personnel que la seule scène politico-médiatique. D’abord parce que les médias sont aujourd’hui un espace où il est difficile de développer des idées de plus de deux lignes, mais aussi parce qu’un « politique » est avant tout un homme ou une femme, avec ses questionnements et ses incertidues. Pour comprendre le fait politique, il faut aussi avoir compris cette dimension-là.

Une expression plus posée et plus personnelle est donc un bon moyen d’ouvrir cette compréhension aux citoyens, en des temps où les médias s’attachent plus à scénariser la vie politique, en un immense show de téléréalité, qu’à tenter d’en faire comprendre les enjeux et les politiques alternatives possibles.

Qu’un maire d’une grande ville s’autorise à intervenir dans un cadre autre que celui de ses responsabilités institutionnelles est une bonne chose, car cela permet de donner un éclairage différent, de la part d’un homme ou d’une femme qui se situe à la croisée d’enjeux multiples. Que l’on soit d’accord ou pas avec le propos importe peu du moment que l’intelligence de celui-ci soit capable de nourrir et d’enrichir la réflexion collective, le sens des politiques publiques et la compréhension de la dimension humaine d’un parcours politique. Sur ces trois points, il me semble que notre maire président peut avoir une véritable valeur ajoutée.

Souhaitons donc bon vent à ce nouveau blog, en espérant que son auteur saura trouver le temps pour y mettre quelques notes, de temps en temps.


Huit ans

Cet été, j’ai regardé la première saison de la série Brothers & Sister. Une phrase m’a étonné. Parlant du 11 septembre, Kitty Walker (Calista Flockart) journaliste républicaine a dit : « They have attacked our way of life. »

Je ne suis pas sûr que si cela était arrivé ailleurs, les habitants auraient pensé la même chose. La façon dont les américains ont ressenti ces attentats n’est pas quelque chose de simple à comprendre ... peut-être parce que l’identité américaine, au regard du reste du monde, ne l’est pas non plus.


Locacity.fr - Le premier site spécialisé dans la location meublée

locacity.fr Ce soir, petit coup de chapeau et de projecteur sur des créateurs d’entreprises. Des amis viennent de lancer le premier site français spécialisé dans la location meublée en ville : locacity.fr. Comme quoi, il y a encore matière à innover et à créer de nouveaux services sur internet.

Partant du principe que le besoin de mobilité est au cœur de notre société, que ce soit au niveau professionnel ou touristique, leur site propose une meilleure visibilité pour l’offre tout en facilitant la recherche pour ceux qui en ont besoin, souvent dans l’urgence.

Déjà expérimentés dans l’hôtellerie, l’immobilier et la création de sites internet, ils ont réussi à créer un espace de recherche plus convivial et fonctionnel que ce que l’on a l’habitude de trouver dans le domaine. Démarré en mai dernier, le site semble déjà bien fonctionner …au-delà des prévisions des concepteurs.

Souhaitons bon vent à locacity.fr !

Communiqué de presse sur le site et premier article dans le Parisien.


HOME de Yann Arthus-Bertrand

Arton1234-a9496Ayant été sollicité par la FNAC et le cinéma multiplexe Liberté de Brest pour répondre aux questions de la salle suite à la projection du film HOME de Yann Arthus-Bertrand demain soir, j’ai eu la chance de pouvoir le voir en avant première mondiale cet après-midi !

Le 5 juin étant la journée mondiale de l’environnement, ce film sera diffusé aussi largement que possible demain, tant dans sur les grands écrans de cinéma que sur les petits écrans puisqu’il sera aussi diffusé à 20H30 sur France 2 et ensuite sur Youtube.

On s’attend seulement à de belles images de la part de YAB, mais elles sont ici là pour imager le propos et donner du sens aux mots. On ne refait pas le monde en deux heures, mais il arrive à en donner une lecture globale qui j’espère réveillera les esprits et donnera la nature et la hauteur des enjeux auxquels nous avons à répondre ensemble dans ce tout début de siècle.

Demain, regardez ce film, car c’est aussi un miroir sur ce que nous sommes.

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Article : Terra Eco

Site de HOME

 


Education nationale - Grand Corps Malade

 

« Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS

Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses

Au milieu des tours y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire

Ne laissons pas nos rois devenir fou dans des défaites spectaculaires

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L’enseignement en France va mal et personne peut nier la vérité

Les zones d’éducation prioritaires ne sont pas des priorités

Les classes sont surchargées pas comme la paye des profs minés

Et on supprime des effectifs dans des écoles déjà en apnées

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Au contraire faut rajouter des profs et des autres métiers qui prennent la relève

Dans des quartiers les plus en galère, créer des classes de 15 élèves

Ajouter des postes d’assistants ou d’auxiliaires qui aident aux devoirs

Qui connaissent les parents et accompagnent les enfants les plus en retard

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L’enseignement en France va mal, l’état ne met pas assez d’argent

Quelques réformes à deux balles pour ne pas voir le plus urgent

Un établissement scolaire sans vrais moyens est impuissant

Comment peut on faire des économies sur l’avenir de nos enfants

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L’enseignement en France va mal car il rend pas les gens égaux

Les plus fragiles tirent l’alarme mais on étouffe leur écho

L’école publique va mal car elle a la tête sous l’eau

Y a pas d’éducation nationale, y a que des moyens de survies locaux

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Alors continuons de dire aux p‘tit frères que l’école est la solution

Et donnons leur les bons outils pour leur avenir car attention

La réussite scolaire dans certaines zones pourrait rester un mystère

Et l’égalité des chances un concept de ministère

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Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS

Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses

Au milieu des tours il y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire

Ne laissons pas nos rois devenir fous dans des défaites spectaculaires.

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J’m’appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay

Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né

C’est pas d’ma faute à moi si j’ai moins de chance d’avoir le bac

C’est simplement parce que j’vis là, que mon avenir est un cul de sac. »

 

Grand Corps Malade


Lip Dub à Brest

Le Centre des Jeunes Dirigeants de Brest (CJD Brest) fêtera ses 60 ans le 25 juin prochain. A cette occasion ils nous ont concoctés une petite promo sympa sous la forme d'un lip dub.

Ha, si tous les dirigeants du monde pouvaient faire cela … on rigolerait sûrement plus en entreprise … et on serait sûrement tous plus créatifs aussi ! !

 


Congé paternité : un grand pas vers l’égalité entre femmes et hommes

Bébé Le congé paternité n’est pas une anecdote dans la vie de son enfant, c’est un acte qui permet de prendre pleinement sa place de père, à égalité avec la mère.

Me voilà en congés paternité pour la troisième fois. Grace à mes fonctions syndicales, j’ai souvent participé à des discussions sur l’égalité professionnelle, soit dans le cadre de signatures d’accords avec la direction de mon entreprise, soit simplement entre collègues ou amis.

J’ai toujours pensé et défendu que le congé paternité était une grande avancée mal reconnue vers une meilleure répartition des taches concernant les soins à l’enfant. Certains y voit un acte symbolique pour sa durée : 11 jours, je pense au contraire que c’est un temps qui permet au père de prendre la place qui est la sienne dans le rapport à son enfant.

C’est dans les premiers jours après la naissance que se créent les rôles, simplement parce que la maman, présente 24h/24 prend peu à peu plus d’assurance que le père face au jeune enfant. Le père, contraint à tenir les rythmes de son emploi, tant pour les absences le jour que pour la difficulté des premières nuits, quand il faut se lever le matin, n’a pas la disponibilité pour construire sa confiance en soi vis-à-vis de son rapport au tout jeune enfant.

On aurait tort de croire que tout cela tient de l’évidence. L’arrivée d’un nourrisson est une expérience nouvelle (notamment le premier). On a beau avoir fait tout pleins d’études, on ne s’en retrouve pas moins démuni lors des premiers pleures, des premiers bains ou des premiers habillages. S’il s’installe dès le départ un décalage dans la confiance en soi vis-à-vis des soins au nourrisson, ce décalage s’installera sur la durée et chacun, sans le réfléchir ou le vouloir, prendra la place qu’il croit être la sienne pour l’enfant et l’inégalité sera ainsi créée.

Avec le recul de trois enfants, je me rends compte à quel point le premier congé paternité est important pour faire ses premiers pas avec la mère, à pied d’égalité. Après, le reste suit … simplement parce qu’être père, c’est aussi bien que d’être mère !


Questionnaire terra nova

Question J'ai répondu le weekend dernier au questionnaire que terra nova envoyait à tous ses adhérents, en amont d'une réponse qu'ils préparent pour le secrétariat d'Etat à la Prospective, dans le cadre du projet France 2025. Ce projet à pour but d'étudier ce que sera la France à l'horizon 2025 et le questionnaire, de terra nova, élabore toute une série de questions visant à dévelloper ce sujet, dans le but final de consolider une réponse plus collective.

L'exercice n'était pas dénué d'intéret pour la réflexion personnelle, aussi je m'y suis lancé. J'ai essayé d'y répondre avec sérieux et sincérité, sans tomber dans les calculs politiques (ce n'était pas l'objet). Ma grande surprise fut que j'y ai dévellopé une vision très noire de l'avenir.

Le politique est par nature optimiste dans son discours puisqu'il doit "vendre sa soupe" ! Mais la question prospective semble être de savoir si l'être humain est en capacité à surmonter les défis de demain. C'est bien cette question là que j'aborde de façon assez pessimiste aujourd'hui, car cela pose la question de sa capacité collective au changement, face à celle du repliement sur soi.

Je vous engage à faire l'exercice pour vous avec ce même questionnaire , ou de passer directement par le site du projet France 2025, du secrétariat d'Etat à la Prospective.


Structuration

PS - seconde fondation Quand on se lance dans un projet, il faut d’abord passer un peu de temps à essayer de structurer ce qui va servir de colonne vertébrale à l’ensemble. Dans ce projet, afin de réfléchir sur les problèmes de notre société, il me semble intéressant d'entrer par 4 des grands enjeux globaux de ce XXIème siècle qui nous fait face.

Le premier de ces enjeux me semble être notre relation à notre environnement, à notre Planète au sens d’un écosystème auquel vient se greffer une espèce particulière, qui amène un certain nombre de chamboulements brutaux et chaotiques pour le reste. Derrière ce thème, il est possible de discuter des problèmes de lutte contre le réchauffement climatique, des enjeux en terme d’énergie pour le futur ou encore des thèmes liés au maintien de la biodiversité, par exemple.

Le second de ces enjeux me semble être lié à nos choix de sociétés sur les relations interhumaines. Comment articulons-nous notre société, entre nous ? Comment faisons-nous pour que chacun se respecte et se côtoie de façon pacifié ? Comment l’entraide s’établie au sein des groupes et comment des groupes différents apprennent à se connaître, à se comprendre ? Derrière ce thème, il est possible d’aborder la lutte contre les inégalités et les solidarités possibles, les rapports entre les cultures et l’acceptation de la diversité culturelle comme potentiel socle d’une société plus apaisée.

Le troisième de ces enjeux me semble être nos choix en matière de création de richesses. Quels sont-elles ces richesses que nous créons aujourd’hui ? Cette richesse est-elle source de bien-être ou source de mal-être ? Comment se fait la répartition de cette richesse au sein des groupes ? Qui en profite et qui en est exclue ? Derrière ce thème, c’est toute de l’économie actuelle qui est en question, mais aussi ses externalités positives ou négatives, dans le « monde réel » !

Enfin, le quatrième et dernier de ces enjeux me semble être notre façon de partager les décisions qui construisent nos choix collectifs. La démocratie est-elle aujourd’hui une illusion ou une réalité ? Comment améliorer nos modes d’échanges et de construction du futur ? Comment faire en sorte que ce débat soit accessible à tous et comment n’en exclure personne ? Derrière ce thème, nous aborderons les sujets liés aux fonctionnements politiques, au premier sens du terme, ceux qui aujourd’hui font vivre nos démocraties ou nos partis, par exemple.

Ces quatre thématiques me semblent porter la majeure partie des sujets auxquels notre siècle devra répondre pour gagner en maturité, sur l’héritage de nos précurseurs. Ces thèmes peuvent être traités de façon « fractale », c'est-à-dire en prenant en considération qu’ils existent à toutes les : niveau global de la planète, niveau national ou niveau d’un quartier, mais aussi de façon totalement transverse.


Anniversaire

Anniversaire Voilà un an j’ouvrais ce blog : Brest EnVies. Je n’imaginais pas alors que cette date serait marquée, un an plus tard, par le départ en live de la structure dirigeante du PS.

J’entendais Edgar Morin il y a deux jours à la radio et il tenait le propos suivant : avec le XXIème siècle, il faut d’abord s’attendre à l’imprévisible. Il citait pour exemple : le 11 septembre, la crise financière ou l’élection d’Obama. Je crois que la situation du parti socialiste aujourd’hui ne déroge pas à sa règle ! Au-delà de la petite phrase, il ne serait pas inintéressant de se poser la question du pourquoi …

Au niveau national, il est clair que la semaine qui vient de s’écouler marque un coup d’arrêt, voire le début une période de trouble pour notre parti. Doit-on s’en satisfaire et attendre que cela passe ? Je ne le crois pas. Au contraire, je crois qu’il y a urgence à travailler et à débattre sur des sujets de fond. Les français nous attendent là-dessus et nous devons répondre présents.

Dans cet esprit, j’ouvre aujourd’hui (modestement) un nouvel espace sur ce blog : « PS – seconde fondation ». J’aurai le loisir de développer sa logique d’action et d’expliquer ses règles de fonctionnement un peu plus tard. Pour l’instant, n’hésitons pas à regarder devant, loin devant …


Ecosystèmes

1011990343_b4ab9211aa_b « L’écologie, c’est comprendre que les liens qui unissent les êtres vivants entre eux sont plus essentiels que les êtres humains eux-mêmes. Tout est lié. En mettant en danger l’un, on met en danger tous. »

  Laurent Ballesta (biologiste, plongeur et photographe)

Cette citation est issue du film « Au royaume du nautile » qui passe en ce moment à Océanopolis. Le film est très beau et vaut le détour, mais cette phrase, issue des propos du personnage central du film, va beaucoup plus loin.

Au-delà du simple point de vue d’un défenseur de l’écologie et de la biodiversité, elle traduit dans une approche biologique que l’important ne se trouve pas dans les individus, mais dans les relations qui les unissent et les organisent.

J’ai toujours été passionné par les approches systémiques sur des domaines croisés. Je crois que ce qui est vrai pour le vivant, l’est aussi en ce qui concerne d’autres domaines, comme l’économie ou la politique, par exemple. Le vivant à mis des milliers d’années pour trouver des équilibres stables (en tout cas à notre échelle des temps). Son observation est une source d’enrichissement sur le plan organisationnel et comportemental.

Nous serions sages de prendre bonne note de la citation ci-dessus. Dans une société qui se tourne désespérément vers un individualisme stérile, des comportements d’accaparement mégalomaniaques et qui développe de plus en plus de crises dangereuses pour elle-même, il serait judicieux de revenir aux fondamentaux de ce qui marche … depuis des milliers d’années !


Objectif S.O.L.E.I.L

174723main_leftbluecusunEn cette rentrée 2008, un seul mot est sur toutes les lèvres, une seule question pointe : « du soleil, as-tu eu du soleil ? » Qu’importe de savoir si les vacances furent bonnes ou mauvaises, l’important, c’était la météo qu’il y a fait et au retour, le sentiment de souffrir d’un déficit lourd en photons ! Mais il y a aussi, dans ce questionnement, une forme d’anxiété latente qui reste sans réponse.

A coup de publicités touristiques et de marketing télé subliminal (« Sous le soleil » &Co) le soleil est devenu la valeur phare des vacances. L’expression partir au soleil a remplacé celle de partir en vacances et l’expérience montre que ce n’est pas seulement des mots : un été sans soleil est vécu comme un traumatisme par une société de consommation où l’on a les moyens de tout prévoir et de tout acheter ... ou presque !

Mais il est probable que cette frustration estivale dépasse cette première analyse et qu'elle témoigne d’une prise de conscience plus profonde. Il n’est pas à exclure que l’inquiétude qui pointe sous ces questionnements aille de paire avec les perspectives qui se dessinent sur le plan météorologique planétaire. Il est possible que la prise de conscience sur le dérèglement climatique prenne peu à peu forme par une plus grande attention aux évènements météorologiques de tous les jours.

L’anxiété que la météo a provoqué cette année pourrait être en relation avec l’incertitude que pose le dérèglement climatique et ses différents scénario, pour les années qui viennent. Mais aussi, l’incertitude sur les efforts qui nous attendent les uns et les autres pour équilibrer cette contre-réaction de la nature à notre propre développement. Dans quelle société allons nous vivre ? Quels efforts devrons nous faire ? Qui seront les gagnants et les perdants de ces changements ? Toutes ses questions n’ont pas de réponse, mais elles sont de plus en plus dans les esprits.

Alors que le cyclone Gustav menace La Nouvelle-Orléans, la Louisiane et le Mississippi, trois ans après le désastre provoqué par Katrina dans les mêmes régions des Etats-Unis, notre petite question anodine de rentrée pourrait bien cacher un questionnement beaucoup plus vaste sur le devenir de nos sociétés.

Ne me demandez pas ce que j’en pense … je ne suis pas Madame Soleil !


Des vieux gréements … à Sea orbiter

B2008_2 Lors de Brest 2008, j’ai eu la chance de pouvoir faire le Brest-Douarnenez à bord d’une goélette. En dehors de l’aspect simplement poétique du périple (qui ne m’aura pas échappé, malgré mon propos ;-), il m’est apparu que l’homme avait oublié d’habiter la mer et que peut-être, dans le futur, cela serait amené à changer …

Dans le long bord qui nous mena des Tas de pois au Cap de la chèvre, une image impressionnante m’a marquée : la mer s’était transformée en une autoroute de voiliers, de toutes tailles et de toutes formes. Comme nous naviguions tous dans la même direction, l’ensemble donnait une autre image que l’on a de la voile, avec des voiliers perdus au beau milieu de l’immensité d’eau, allant dans différentes directions, tel un mouvement brownien sans cohérence.

Il émanait de cette flottille une énergie impressionnante et à la réflexion, il y avait bien réellement dans cette flottille une énergie impressionnante. Plusieurs centaines de bateaux, pesant respectivement plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, venaient de s’avaler 50 km, en silence sans moteur et sans essence. J’avais oublié ma calculette à terre pour l’occasion, mais l’énergie de cette caravane nautique alignait sûrement les kWh. 

Sea_orbiter_2_2 La mer a toujours attiré les hommes pour y rechercher des ressources. La pêche en est le meilleur exemple. Peut-on imaginer que dans quelques dizaines d'années, des voiliers d'un autre type sillonneront les océans à la recherche du vent pour en tirer le meilleur parti en énergie. Verrons-nous un jour des marins d’un nouveau genre aller habiter des océans pour produire l'énergie des terriens. A la façon de la conquête de l’Ouest, y aura-t-il un jour une conquête des océans … pas seulement pour un passage avant de retourner à terre, mais aussi pour y séjournée un temps ou une vie.

Un des derniers projets de Jacques Rougerie invite à cette fiction. A la façon d'une station spatiale, le projet Sea Orbiter propose d'investir la mer ... pour y habiter.

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Premiers signataires

Voici les premiers signataires de la contribution : « Une seconde voie pour le XXIème siècle. »

Marc Sawicki (Brest), Gérard Foricher (Brest), Gwenael Luneau (Nanterre), Magali Jacopin (Nanterre), Jean Claude Lardic (Brest), Pierre Karleskind (secrétaire de section Brest rive droite), Franck Respriget (secrétaire de section Brest Lambé-Bellevue),

Merci à eux.


Congrès de Reims : la quête des signataires

Voilà, après quelques retouches sur la forme et sur le fond, j’ai édité ce qui est la version finale de la contribution au débat que je présente pour le congrès du parti socialiste, à Reims en novembre prochain.

[lire la contribution finale ici]

Je passe maintenant à la phase deux : la quête des signataires ! Sachant que les contributions doivent arriver à Paris avant la fin juin, il ne faut pas tarder à rassembler quelques signatures.

Que tous ceux qui souhaitent signer ce texte afin de faire remonter les idées qu’ils comportent me le fasse savoir rapidement, en laissant un petit message après ou par email (pour ceux qui l'ont).

De mon coté, il ne me reste plus qu’à aller convaincre un ou plusieurs membres du conseil national du PS du bienfondé de cette réflexion, de façon à ce que ce texte soit retenu dans les contributions du congrès de Reims. Dans le cas contraire, j’aurai toujours eu le plaisir de l’écrire et la volonté de faire remonter des idées nouvelles aux responsables de notre parti … c’est aussi ça le boulot de militant !

A suivre donc …


Vers une contribution pour le congrès de Reims ...

Logo_parti_socialiste_2Les congrès du parti socialiste sont des temps qui permettent l’échange des idées et pourquoi pas, l’émergence d’idées innovantes. Militant depuis plus de dix ans, cette année je me suis mis en tête d’essayer d’apporter ma pierre à la réflexion collective interne à notre parti au travers d'un projet de contribution.

D’abord tenté par une contribution sur le dialogue social et le monde des entreprises, j’ai été récemment frappé par le discours (et l’usage de mots) de leaders de notre parti et cela m’a donné un sujet de réflexion pour cette contribution. Elle ne se construit pas en opposition à ces leaders, mais a vocation à apporter un éclairage différent sur nos pratiques et nos façons de penser.

La première idée de fond de cette contribution est d’abord d’acter d’une désorientation du peuple de gauche qui ne trouve plus un discours dans lequel puisse s’incarner un axe de travail collectif global, à même de répondre aux évolutions de 20 dernières années, mais aussi aux enjeux des 50 prochaines. Il me semble que ce qui s’apparente à du désintérêt de la part de notre électorat (au sens large de la gauche) est en fait une difficulté à s’identifier dans nos propositions, car notre discours recèle d’importantes contradictions. Notre électorat ne croit plus « au grand soir » (Cf. score de l’extrême gauche), pour autant, il attend bien une réponse globale et un axe d’action qui répondent aux grandes questions que ce début de siècle pose brutalement, dans notre paysage politique mondial (et non plus français).

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Mon choix pour le tramway de Brest

Design_b_anis Pour moi, ce sera le projet de design B, couleur Anis.

Du 20 au 31 mai, Brest métropole océane expose à tous les brestois les trois projets de design du futur tramway de Brest (ici et dans le hall de la mairie de Brest). Une commission se réunira le 29 mai pour délibérer et choisir le design final, sur la base des commentaires recueillis et sur la base d’avis éclairés sur le sujet.

Mon choix se porte sur le design B d’abord par gout, au premier coup d’œil. C’est ensuite la ligne qui me semble la plus en phase avec une ville qui allie son histoire et son présent avec la mer et le milieu marin. La petite « vague d’étrave » rappelle évidemment la mer, mais elle donne aussi à l’avant de la rame une forme qui n’est pas sans rappeler la forme d’un profil de dauphin (en tout cas je trouve !) Plus que les deux autres design, je la trouve plus ronde et plus sympathique.

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Séquence frisson

2090833793_601a0509c3_o_2J'aime bien Nicolas Hulot. Pas tant pour son Pacte écologique qui l'a mis au premier plan ces derniers mois, mais parce qu'il fut le présentateur vedette d'Ushuaia, le magazine de l'extrême qui a bercé quelques unes de mes soirées.

Ushuaia, c'était un peu le cirque télévisé de cette fin de XXe siècle ; La séquence nature, un peu un parallèle à la parade des animaux d’autrefois ; La séquence frison, les trapézistes ou les funambules (le live en moins) ; La séquence émotion, le dépaysement pour un Monde à découvrir ; Et Monsieur Hulot en Monsieur Loyal ! Mêmes ingrédients pour une recette qui a très bien marché.

Comme j’ai toujours eu une forme de fascination pour ces fêlés du risque qui faisaient le bonheur des téléspectateurs dans cette émission, le temps d’une note, je vous propose une petite séquence frisson, à la sauce Web 2.0 cette fois-ci (il faut vivre avec son temps !)

Accrochez vos souries …

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Nantes

2136022023_c65096cc17Quelques jours en escale à Nantes, le temps de se reposer en famille, après un début d’année bien rempli.

J’aime bien Nantes. J’ai eu la chance de m’y trouver lorsque je recherchais mon premier emploi en 94-95. Même si la recherche d’un emploi est un vrai boulot, cela laisse aussi un peu de temps de libre pour la découverte !

C’est une ville de taille sympathique avec un centre ville très agréable. J’aime l’association d’une architecture ancienne avec un urbanisme moderne. J’aime bien les jardins et les espaces de promenade. J’aime évidemment bien le tram (les trams). C’est une ville où il y a plein de choses à faire et plein de choses à découvrir.

Nantes se lance en se moment dans les vélos en location avec le Bicloo, à la suite de Lyon ou Paris. Mais elle va aussi plus loin en lançant aussi une opération d’auto-partage : Marguerite. Voilà une initiative qui me semble avoir des perspectives intéressantes, une fois que l’on aura trouvé nos habitudes et des règles communes pour arriver à partager cet objet qui a fini par devenir un espace privé, pour se déplacer dans l’espace public.

Si le concept est simplissime et a toutes les vertus sur le papier, le chemin psychologique à parcourir pour y arriver est d’une infinie complexité, tant l’Homme s’est lié à sa machine !

A suivre donc, avec intérêt …